Les deux banques américaines ont provisionné au premier trimestre le risque de hausse des défauts sur leurs portefeuilles de crédit. Il n’est pas certain que cela suffise.
La banque américaine Wells Fargo a publié mardi un résultat net sur actions ordinaires de seulement 42 millions de dollars (38 millions d’euros) au premier trimestre, ou un penny par action, contre 5,5 milliards un an plus tôt. Le quatrième établissement de crédit des Etats-Unis par le total de bilan (à fin 2019) a enregistré 3,83 milliards de dollars de provisions pour créances douteuses sur son portefeuille de prêts, face à l’ampleur de la crise sanitaire et économique. Wells Fargo a aussi passé 950 millions de dollars de dépréciations sur titres dans ses activités de marchés. Le produit net bancaire trimestriel du groupe a chuté de 18% sur un an, à 17,7 milliards de dollars.
Alors que le gouvernement jugeait insuffisante l’action des assureurs, la profession s’engage à porter à 2,5 milliards d’euros sa contribution face à la crise sanitaire. «J’ai reçu (...) hier soir les propositions complémentaires des assureurs», a déclaré mardi le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire sur BFMTV et RMC. Les assureurs français proposent «d’investir 1,5 milliard d’euros sur des PME, notamment des PME de santé, dans le cadre d’un fonds qui se trouve à la Caisse des dépôts et consignations», a officialisé Bruno Le Maire. Il s’agit de relancer les fonds de Place de type Novo.
Dans la lignée des annonces de Bruno Le Maire, plusieurs assureurs ont annoncé, mardi, leurs contributions face à la pandémie. Le groupe d’assurance mutualiste Covéa (MAAF, MMA et GMF) indique, dans un communiqué, mobiliser 525 millions d’euros, dont 300 millions d’euros pour les garanties contractuelles liées à la crise pandémique, 125 millions d’euros «en actions de soutien et en dons», et 100 millions d’euros «pour participer à l’initiative des pouvoirs publics pour la reprise de l’économie». En outre, il s’engage à ne pas recourir au chômage partiel. Groupama, pour sa part, mobilisera 300 millions d’euros, et ce «sans prendre en compte les cotisations irrécouvrables qui dépasseront les 100 millions d’euros». Axa France annonce porter à 375 millions d’euros le montant de «ses actions exceptionnelles pour aider ses clients et le pays»: 200 millions d’euros de cotisations sont redistribuées aux clients professionnels et entreprises, et 175 millions consacrés à la solidarité nationale, précise-t-il dans un communiqué.
La banque américaine Wells Fargo a publié ce mardi un résultat net sur actions ordinaires de seulement 42 millions de dollars (38 millions d’euros) au premier trimestre, ou un penny par action, contre 5,5 milliards de dollars un an plus tôt. Le quatrième établissement de crédit des Etats-Unis par le total de bilan (à fin 2019) a enregistré 3,83 milliards de dollars de provisions pour créances douteuses sur son portefeuille de prêts, face à l’ampleur de la crise sanitaire et économique. Wells Fargo a aussi passé 950 millions de dollars de dépréciations sur titres dans ses activités de marchés.
Le résultat net de JPMorgan a chuté de 68% au premier trimestre, à 2,87 milliards de dollars (2,62 milliards d’euros) en raison de fortes provisions sur les crédits à risque, a annoncé à la mi-journée la première banque américaine. Elle a augmenté ses réserves de 6,8 milliards de dollars, portant le total mise de côté à 8,3 milliards, pour couvrir des pertes potentielles sur ses créances douteuses. Les deux tiers des nouvelles provisions portent sur les prêts à la consommation. Le groupe enregistre aussi une charge exceptionnelle de 896 millions de dollars dans sa division de banque d’investissement en raison de dépréciations sur son portefeuille de prêts relais (bridge loans) aux entreprises, et 951 millions de dollars de pertes en raison de l’écartement des spreads de refinancement sur des dérivés.
Alors que le gouvernement jugeait insuffisante l’action des assureurs, la profession s’engage à porter à 2,5 milliards d’euros sa contribution face à la crise sanitaire. « J’ai reçu (...) hier soir les propositions complémentaires des assureurs », a déclaré ce mardi le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire sur BFMTV et RMC, en estimant qu’il s’agit d'« une bonne proposition qui montre que les entreprises assurantielles s’engagent plus dans la solidarité ».
Ces investisseurs institutionnels vont investir dans des fonds de Place dédiés aux PME-ETI et à la santé. Ils seront ouverts à de nouveaux gestionnaires d'actifs.
La profession devrait ajouter 200 millions d’euros au fonds de solidarité du gouvernement. Elle veut préciser l’ampleur de ses actions, face aux critiques de l'opinion et de l'exécutif.
Le gouvernement français attend des assureurs un «effort supplémentaire» dans leur contribution à la crise actuelle, les appelant notamment à mettre à profit la baisse du nombre d’accidents de la circulation liée au confinement pour rendre de l’argent aux assurés, a déclaré vendredi Bruno Le Maire. «Les assureurs ont déjà fait beaucoup d’efforts», a rappelé le ministre de l’Economie et des Finances sur Europe 1, soulignant qu’ils avaient contribué à hauteur de 200 millions d’euros au Fonds de solidarité en faveur des TPE et indépendants. Mais il a notamment été suggéré aux assureurs, a poursuivi Bruno Le Maire, que «l’argent des sinistres qui n’ont pas eu lieu - il y a eu moins d’accidents de la circulation, moins de sinistres, donc moins de primes d’assurance à payer – [...] pourrait être rendu aux assurés».
Bercy a annoncé vendredi que les produits de réassurance publique des risques d’assurance-crédit des entreprises seraient commercialisés à compter du 15 avril. Le dispositif va permettre aux entreprises ayant souscrit une assurance-crédit, et qui se verraient notifier des réductions ou des refus de garanties sur certains clients du fait de la dégradation de la conjoncture économique, de continuer à être couvertes. «Les assureurs bénéficient dans ce cadre d’une réassurance publique garantie par l’Etat à hauteur 12 milliards d’euros, conformément à la loi du 23 mars de finances rectificative pour 2020», précise un communiqué. Les pouvoirs publics ont réactivé les dispositifs Cap, Cap+ et CapFranceExport, mis en oeuvre après la crise de 2008-2009.
Le conseil d’administration de Generali a approuvé vendredi le principe d’un versement en deux fois du dividende de l’assureur italien au titre de 2019, qui sera proposé à la prochaine assemblée générale. La compagnie a confirmé sa proposition d’un dividende de 0,96 euro par action, mais a décidé d’en verser seulement 0,50 euro le 20 mai. Le solde de 0,46 euro sera versé en fin d’année après examen de la solvabilité du groupe. L’Eiopa, l’autorité européenne du secteur, avait demandé le 2 avril aux assureurs de suspendre leur dividende 2019, mais cette recommandation n’a pas été endossée par toutes les autorités nationales. Les dirigeants de Generali ont par ailleurs décidé une baisse de 20% de leur rémunération fixe cette année.
Les principales assurances américaines proposent des crédits aux assurés sur leur automobile ou leur moto, suite à une baisse importante de leur circulation, la plupart des Américains restant confinés chez eux pour aider à limiter le développement du coronavirus. Parmi les assurances en ayant déjà fait l’annonce figurent notamment Allstate Corp., un des principaux assureurs automobiles américains, qui retournera plus de 600 millions de dollars de cotisations, la plupart sous forme de remise de 15% sur leurs versements mensuels d’avril et mai ; American Family Insurance (200 millions de dollars de cotisations retournés); Aviva Canada; Chubb; Erie Insurance; Farmers Insurance; Geico; Hanover Insurance Group; Liberty Mutual Insurance; Metlife; Progressive Insurance Corp.; State Farm; Travelers Companies Inc.; ainsi que USAA.
Bercy a annoncé vendredi que les produits de réassurance publique des risques d’assurance-crédit des entreprises seraient commercialisés à compter du 15 avril.
Le conseil d’administration de Generali a approuvé vendredi le principe d’un versement en deux fois du dividende de l’assureur italien au titre de 2019, qui sera proposé à la prochaine assemblée générale. La compagnie a confirmé sa proposition d’un dividende de 0,96 euro par action, mais a décidé d’en verser seulement 0,50 euro le 20 mai. Le solde de 0,46 euro sera versé en fin d’année après examen de la solvabilité du groupe.
Le gouvernement français attend des assureurs un « effort supplémentaire » dans leur contribution à la crise actuelle, les appelant notamment à mettre à profit la baisse du nombre d’accidents de la circulation liée au confinement pour rendre de l’argent aux assurés, a déclaré vendredi Bruno Le Maire.
James Gorman, le PDG de Morgan Stanley, a indiqué dans une vidéo d’une dizaine de minutes adressée aux salariés de la banque qu’il avait contracté le Covid-19 mais qu’il est désormais guéri. Il est toujours en isolation chez lui. Un porte-parole de Morgan Stanley a confirmé à Reuters le contenu de la vidéo et a précisé que James Gorman n’a jamais été en incapacité de travailler. Le conseil d’administration de la banque avait été mis au courant dès le dépistage positif connu, a ajouté ce porte-parole.
Les deux premières banques suisses ont annoncé ce jeudi le versement en deux fois de leur dividende 2019, sous la pression du régulateur qui souhaitait initialement un report de la rémunération des actionnaires. Elles n’ont toutefois pas renoncé à leur politique de distribution, contrairement à la plupart de leurs concurrentes de la zone euro et du Royaume-Uni. UBS va payer la moitié de son dividende 2019 de 0,73 dollar après son assemblée générale annuelle, et l’autre moitié fera l’objet d’un vote au cours d’une autre AG en novembre prochain. Credit Suisse va proposer un dividende de 0,1388 franc par action à son AG ordinaire, soit la moitié du montant initialement prévu. Une autre distribution de même montant devra là encore être approuvée après les résultats à fin septembre.
James Gorman, le PDG de Morgan Stanley, a indiqué dans une vidéo d’une dizaine de minutes adressée aux salariés de la banque qu’il avait contracté le Covid-19 mais qu’il est désormais guéri. Le dirigeant est toujours en isolation chez lui.
La décision de relever le plafond du paiement sans contact de 30 à 50 euros pourrait être prise « en tout début de semaine prochaine », assure Europe 1 ce matin. « Un travail est en cours avec les banques sur ce sujet », réagit Bercy qui ajoute qu’il n’y a « rien de prévu avant la semaine prochaine ».
Les deux premières banques suisses ont annoncé ce jeudi le versement en deux fois de leur dividende 2019, sous la pression du régulateur national qui souhaitait initialement un report de la rémunération des actionnaires. Elles n’ont toutefois pas renoncé à leur politique de distribution, contrairement à la plupart de leurs concurrentes de la zone euro et du Royaume-Uni.
Les différents PCA que les « risks managers » ont préparés se mettent en œuvre les uns après les autres. Mais la différence se fera aussi dans la communication avec les partenaires financiers.