Credit Suisse a annoncé jeudi qu’elle va séparer à compter du 1er avril son activité de gestion d’actifs de celle de gestion de fortune internationale. Cette réorganisation fait suite à la faillite de Greensill Capital et la fermeture des fonds de Credit Suisse liés à cette société d’affacturage. La direction de la gestion d’actifs va être confiée à Ulrich Körner, qui arrive d’UBS, où il a occupé un rôle équivalent de 2014 à 2019. Il va remplacer Eric Varvel, qui prendra la direction générale de Credit Suisse Holdings (USA) et la présidence de la banque d’investissement. Ulrich Körner, qui intègre également le comité exécutif de la banque, était dernièrement senior advisor du directeur général d’UBS (2019-2020).
La crise sanitaire n’est pas terminée, mais les institutions publiques anticipent déjà les répercussions qu’elle pourrait avoir sur les populations les plus fragiles. Dans son rapport public annuel 2021, la Cour des comptes estime que « la crise sanitaire de 2020 et ses conséquences économiques et sociales vont fortement peser sur la situation financière de nombreuses personnes ». C’est pour cette raison qu’elle y a consacré un chapitre sur l’inclusion bancaire. L’institution revient notamment sur le dispositif de droit au compte et le plafonnement des frais pour les clients en position de fragilité financière. Elle juge que ces dispositifs, « susceptibles d’être très fortement sollicités dans les mois à venir » sont « encore perfectibles ».
Credit Suisse a annoncé ce 18 mars au matin qu’elle va séparer à compter du 1er avril son activité de gestion d’actifs de celle de gestion de fortune internationale. L'étude de cette mesure avait été annoncée par le directeur général de la banque Thomas Gottstein, lors de la conférence annuelle organisée du 16 au 18 mars par Morgan Stanley réunissant les dirigeants des banques européennes.
La société d’investissement Eurazeo a annoncé dans un communiqué ce jeudi 18 mars la signature d’un accord d’exclusivité avec le groupe Premium, spécialisé en produits d'épargne et retraite, en vue de son acquisition.
Lors d’une réunion qui s’est tenue ce jeudi 18 mars, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), l’autorité macro-prudentielle française chargée d’exercer la surveillance du système financier, a maintenu toutes les dispositions qu’il avait prises en 2020 ou au début de l’année 2021 pour assurer la stabilité du système financier. Le HCSF juge que les risques restent « à un niveau élevé », en raison de l’impact de la crise sur les comptes des acteurs financiers et non financiers. Ces risques restent toutefois « maîtrisés », indique une source proche du HCSF. La hausse de l’endettement des entreprises, source de vulnérabilité du système, s’est en effet accompagnée d’une hausse quasi équivalente de leur trésorerie.
Le régulateur renonce à modifier son règlement général pour élargir l’obligation de vigilance aux actionnaires de l’initiateur de l’offre et de la cible.
Allison Herren Lee, la présidente par intérim de la Securities and Exchange Commission, souhaite que le régulateur exige des informations plus claires sur la manière dont les gestionnaires d’actifs votent pour le compte des investisseurs, rapporte le Wall Street Journal. Elle a déclaré mercredi dans un discours que les règles de publication n’ont pas réussi à aider les investisseurs particuliers à comprendre la manière dont les gestionnaires exercent ces votes. Les informations sur les votes sont «lourdes, difficiles à comprendre et difficiles à comparer entre les différents fonds», estime Allison Herren Lee, qui s’exprimait lors d’un événement organisé par Investment Company Institute. Elle a demandé à ses équipes d’explorer les moyens d’améliorer les formulaires N-PX que les fonds fournissent sur leur vote. Allison Herren Lee a aussi déclaré dans son discours qu’elle envisageait une nouvelle règle qui exigerait des divulgations plus normalisées et plus rapides, et obligerait les gestionnaires de fonds à indiquer clairement le nombre d’actions pour lesquelles ils refusent d’exercer leur droit de vote.
Injection. Les médecins du travail peuvent aussi vacciner contre le Covid depuis qu’une ordonnance leur en a donné la possibilité. Une occasion dont commencent à se saisir plusieurs entreprises, dont BNP Paribas et Axa. L’assureur, qui avait déjà pour habitude de proposer à ses salariés de se vacciner contre la grippe en France, a mis en place une plateforme en ligne qui permet aux collaborateurs intéressés par une injection de se manifester. Les salariés à risque et de plus de 50 ans sont concernés, mais avec des contingents limités : Axa dit pouvoir commander deux à trois flacons par semaine, de quoi vacciner 30 personnes, a confié le groupe aux Echos. BNP Paribas s’est également mis en ordre de bataille depuis le début du mois de mars pour offrir cette option à ses collaborateurs.
Universitaire, Gérard Bekerman a dirigé de 1991 à 2016 le magistère banque finance de l’Université de Paris 2 et le M2 de techniques financières et bancaires. Il a fondé la chaire finance de l’Essec. Il nous livre ici quelques réflexions sur la problématique du contrôle prudentiel assurantiel.
Ceinture. L’attribution de titres-restaurant pour les salariés en télétravail ne va pas de soi. Un jugement du tribunal de Nanterre rendu le 10 mars a donné raison à Malakoff Humanis face à la fédération syndicale Unsa Fessad. Celle-ci réclamait à plusieurs entités du groupe d’assurance et de protection sociale le versement d’un ticket repas aux salariés placés depuis mars 2020 en télétravail et qui n’ont plus accès de ce fait aux services de restauration d’entreprise. Or, rappelle le tribunal, « l’objectif poursuivi par l’employeur en finançant ces titres de paiement en tout ou en partie est de permettre à ses salariés de faire face au surcoût lié à la restauration hors de leur domicile ». Dans la mesure où les salariés « placés en télétravail sont à leur domicile », ils « ne peuvent donc prétendre, en l’absence de surcoût lié à leur restauration hors de leur domicile, à l’attribution de titres-restaurant », concluent les juges.
Intégration. En portant sa part dans Exane de 50 % depuis 2004 à 100 %, BNP Paribas souhaite regrouper ses forces d’accès aux marchés actions au sein de sa banque de financement et d’investissement. Cela dans la foulée de la reprise en 2019 des activités prime services et electronic equities de Deutsche Bank. Sur la partie exécution, deux plateformes coexisteront pendant quelques mois (celle de BNP Paribas issue de Deutsche Bank et celle d’Exane) avant d’être regroupées. Exane y gagnera la possibilité d’élargir son champ d’action plus sensiblement au-delà de l’Europe, y compris sur la recherche. Responsable global markets de BNP Paribas, Olivier Osty voit dans l’opération Exane « une évolution naturelle de (notre) partenariat, nous permettant de construire ensemble des relations encore plus étroites avec nos clients ». La reprise concerne également les sociétés de gestion d’actifs Exane AM, Ellipsis AM et Ixios AM.
A l’instar des entreprises, les emplois salariés de la zone euro sont encore sous perfusion. Seule la fin des mesures de soutien permettra d’évaluer le marché du travail.
Coupes claires. Plan concerté ou accumulation de réorganisations sans lien entre elles ? Les syndicats du groupe Crédit Agricole s’interrogent en tout cas sur les annonces faites ces dernières semaines au sein des différentes entités de la banque verte. La filiale de service titres Caceis prévoit ainsi de supprimer environ 400 postes en net sur un total de 4.500 collaborateurs dans le monde, dans le cadre d’un plan de transformation sur trois ans baptisé Turbo, comme l’a révélé L’Agefi. Sur le périmètre français, qui emploie environ 2.000 salariés, le spécialiste de l’asset servicing a prévu 370 suppressions d’un côté et 125 créations de postes de l’autre d’ici à fin 2023, ce qui reviendrait à réduire les effectifs de 12 % (voir le graphique). Caceis ne prévoit ni départs contraints ni plan de départs volontaires, son turnover et une pyramide des âges favorable lui permettant de gérer le processus.
L’assureur italien avait prévenu: il lui restait 2,3 milliards d’euros de capital à redéployer dans son plan stratégique 2022. Il Sole 24 Ore a rapporté mercredi que l’assureur étudie une éventuelle acquisition en Russie d’un montant de l’ordre de deux milliards d’euros. Le quotidien italien précise que VTB Insurance, Rosgosstrakh et RESO-Garantia seraient scrutés de façon informelle. Cette potentielle acquisition aurait lieu dans le segment non-vie. Le directeur général, Philippe Donnet, appuyait durant les résultats annuels la stratégie du groupe qui consiste à flécher l’épargne vers des activités plus rémunératrices, à l’image du plan d’investissement de 3,5 milliards d’euros Fenice 190.
La filiale du Crédit Agricole en Italie, Credit Agricole Italia, a modifié son accord avec la société de gestion d’actifs Algebris et rachètera sa participation de 5,38% dans Creval, même si le projet de rachat du groupe bancaire français sur son homologue italien échoue, rapporte l’agence Reuters. Ainsi, Credit Agricole Italia a indiqué qu’elle achèterait la participation d’Algebris dans Creval cinq jours ouvrables après l'échec éventuel de l’offre publique d’achat, en payant le prix de l’offre, soit 10,5 euros, ou le prix du marché s’il était plus élevé. Algebris s'était déjà engagé à céder sa participation dans Creval à Credit Agricole Italia dans le cadre de son offre de rachat (OPA) déposée en novembre 2020. Depuis, Creval essaie de faire monter les enchères en mobilisant ses autres actionnaires.
Le groupe financier espagnol Santander, via sa filiale de banque privée Banco Santander International Miami (BSI Miami), a trouvé un accord avec Indosuez Wealth Management pour l’acquisition de CA Indosuez Wealth (Miami), l’activité de gestion de fortune d’Indosuez Wealth Management, filiale du Crédit Agricole en Floride (Etats-Unis). Santander va ainsi mettre la main sur un portefeuille de 4,3 milliards de dollars d’encours. L’opération, soumise à l’approbation des régulateurs, devrait être bouclée mi-2021. Alfonso Castillo, directeur général de BSI Miami, sera le nouveau directeur des activités de CA Indosuez Wealth (Miami) après l’acquisition, d’après Citywire Americas.
Le régulateur renonce à modifier son règlement général pour élargir l’obligation de vigilance aux actionnaires de l’initiateur de l’offre et de la cible.
Le groupe financier espagnol Santander, via sa filiale de banque privée Banco Santander International Miami (BSI Miami), a trouvé un accord avec Indosuez Wealth Management pour l’acquisition de CA Indosuez Wealth (Miami), l’activité de gestion de fortune d’Indosuez Wealth Management, filiale du Crédit Agricole en Floride (Etats-Unis).
L’assureur italien avait prévenu: il lui restait 2,3 milliards d’euros de capital à redéployer dans son plan stratégique 2022. Il Sole 24 Ore a rapporté mercredi que l’assureur étudie une éventuelle acquisition en Russie d’un montant de l’ordre de deux milliards d’euros. Le quotidien italien précise que VTB Insurance, Rosgosstrakh et RESO-Garantia seraient scrutés de façon informelle.
La filiale du Crédit Agricole en Italie, Credit Agricole Italia, a modifié son accord avec la société de gestion d’actifs Algebris et rachètera sa participation de 5,38% dans Creval même si le projet de rachat du groupe bancaire français sur son homologue italien échoue, rapporte l’agence Reuters. Ainsi, Credit Agricole Italia a indiqué qu’elle achèterait la participation d’Algebris dans Creval cinq jours ouvrables après l'échec éventuel de l’offre publique d’achat, en payant le prix de l’offre, soit 10,5 euros, ou le prix du marché s’il était plus élevé.
Le fonds Cerberus est désormais le seul en lice pour racheter la banque de détail d’HSBC France. Une réunion de la direction avec les représentants du personnel de la banque ce matin, a confirmé l’information dévoilée par le journal les Echos un peu plus tôt dans la journée. Formellement, les autres repreneurs potentiels, qui étaient Anacap et un fonds de capital investissement français dont le nom n’a pas été dévoilé, n’ont pas abandonné. Mais les négociations avec Cerberus sont devenues « quasiment exclusives », explique un représentant syndical ayant assisté à la réunion. La probabilité pour que cette opération puisse se faire apparaît « très élevée », continue-t-il.