Demi-teinte. La crise de 2020 nécessite de « revisiter en profondeur certains sujets », a estimé l’Autorité des marchés financiers (AMF, photo) lors de la présentation de son rapport annuel. La montée en puissance de l’actionnariat individuel a été saluée par le régulateur, qui insiste toutefois sur la nécessité de s’inscrire dans le long terme. Certains mécanismes de marché, ventes à découvert et fragilité des fonds d’investissement, ont aussi été pointés du doigt. La pertinence du cadre réglementaire et des méthodes de supervision sera revue, a précisé l’autorité, qui réfléchira à la mise en place d’outils contracycliques. Le développement de la finance durable rend aussi nécessaires des précisions sur l’information non financière, le rôle des agences de notation et la normalisation des produits financiers verts. Enfin, le régulateur s’est inquiété d’un après-Brexit qui se dessine trop lentement. Une cinquantaine de sociétés ont choisi Paris, mais l’industrie européenne « est en position de faiblesse sur son marché domestique » et « pénalisée dans son développement international car elle doit respecter les règles locales en plus de celles de l’Union européenne », a regretté l’AMF.
Le risque de prévoyance est à surveiller de près cette année. Concept très français qui relève au fond de la santé, il couvre le décès, l’invalidité ou l’incapacité. Avec des garanties qui peuvent être souscrites à titre individuel (lire l’encadré) mais qui bénéficient surtout aux salariés. Ainsi, la France a passé le cap symbolique des 100.000 morts du Covid-19 mais « la surmortalité liée à la pandémie, en France et en Europe, concerne essentiellement les populations les plus âgées : la prévoyance en entreprise est peu concernée », pointe Benjamin Serra, senior vice president insurance Emea financial institutions group de Moody’s France.
Pour les tifosi des cryptomonnaies, la cotation directe de Coinbase sonne comme l’avènement des monnaies digitales. L’entrée en Bourse d’une plateforme de trading qui facture à ses clients d’imposantes commissions contredit l’idéal des concepteurs du bitcoin, celui d’une finance décentralisée et sans intermédiaires, mais qu’importe. Les supporters les plus ultras ont vu dans la valorisation stratosphérique de l’entreprise une preuve supplémentaire que la relégation en deuxième division constitue l’horizon des banques traditionnelles. Et pourtant, aux Etats-Unis, celles-ci ne se sont pas aussi bien portées depuis longtemps.
C’est le nombre d’insuffisances que la Banque centrale européenne (BCE) a relevées en passant au crible les modèles internes d’évaluation des risques des banques. La BCE a publié le 19 avril les résultats de cet examen lancé il y a cinq ans et baptisé TRIM (targeted review of internal models). Plus de 200 enquêtes sur place ont été réalisées auprès de 65 banques importantes utilisant des modèles internes, pour vérifier qu’à risque égal, ces groupes appliquaient des évaluations cohérentes. TRIM a permis de découvrir que les bilans des banques présentaient davantage de risques qu’attendu, et a ainsi entraîné une augmentation de 12 %, soit 275 milliards d’euros, des actifs pondérés en fonction des risques.
Interrogé lors de la conférence de résultats 2020 de Covéa sur sa saisine du Parquet national financier contre Denis Kessler, patron de Scor, Thierry Derez (photo), président-directeur général du groupe (aux marques GMF, Maaf, MMA), a précisé : « Nous n’agissons pas pour le compte de Covéa, mais dans l’intérêt de Scor ». Une action « ut singuli », a-t-il dit, donc au nom de Scor dont Covéa est le premier actionnaire avec 8,45 % du capital. L’objet : manipulation de cours et abus de biens sociaux. En parallèle, Thierry Derez et Covéa sont attendus en juillet par le tribunal correctionnel de Paris, respectivement pour abus de confiance et recel d’abus de confiance. Condamné pour avoir transmis à son groupe des informations en vue d’une prise de contrôle de Scor et ainsi avoir violé ses obligations d’administrateur en nom propre, cet avocat de formation a fait appel de la décision du même tribunal de commerce de Paris pour réparer le préjudice subi dans cette affaire par le réassureur : verser plus de 19 millions d’euros – avec les entités Covéa Sgam et Covéa Coopérations, donc in solidum.
L'Agefi révèle le rapport d'expert de Secafi sur le projet de rapprochement des réseaux de la banque en France, qui a motivé l'avis négatif rendu par les syndicats.
Le mariage entre Aon et Willis Tower se fera-t-il sans Gras Savoye ? Cette hypothèse prend de plus en plus de force, la Commission européenne ayant repris son enquêtesur ce rapprochement après des concessions de Aon. Or, ce dernier souhaiterait conserver l’activité de réassurance Willis Re, très rentable, et aurait décidé de se séparer d’entités d’Europe continentale, dont Gras Savoye. La CFDT Banques et Assurances se plaint ainsi de la possibilité trouvée, qui reviendrait à « vendre Gras Savoye à la découpe ». « Et pas un mot sur les conséquences sociales d’une telle opération », s’offusque le syndicat dans un communiqué. Les représentants des salariés de Gras Savoye ont activé en conséquence un droit d’alerte du Comité social et économique central (CSEC).
JPMorgan Chase ajoute près de 190 banquiers à ses équipes, alors que les firmes de Wall Street cherchent à réduire le volume de travail pour les jeunes banquiers submergés de tâches durant la pandémie. La principale banque américaine a recruté 65 analystes et 22 associés dans le monde, et prévoit de recruter 100 banquiers et équipes de support, selon l’agence Bloomberg, qui cite des sources proches. Wall Street était en efferversence le mois dernier suite à la révélation d’une présentation interne de jeunes banquiers de Goldman Sachs révélant leur très importante charge de travail, poussant les entreprises à alléger la charge. Credit Suisse Group AG et Wells Fargo font partie des sociétés qui ont proposé des bonus à cette occasion.
Le mariage entre Aon et Willis Tower se fera-t-il sans Gras Savoye ? Cette hypothèse prend de plus en plus de force, la Commission européenne ayant repris son enquêtesur ce rapprochement après des concessions de Aon. Or, ce dernier souhaiterait conserver l’activité de réassurance Willis Re, très rentable, et aurait décidé de se séparer d’entités d’Europe continentale, dont Gras Savoye.
Credit Agricole Italia (CAI) a annoncé mardi 20 avril au soir dans un communiqué avoir aménagé son offre d’achat de titres sur Credito Valtellinese (Creval). La banque propose dorénavant de racheter les titres de Creval à 12,5 euros, sans aucune condition. Auparavant, la filiale italienne du Crédit Agricole proposait 12,2 euros par titre Creval, avec la possibilité de passer à 12,5 euros, à condition que l’offre soit souscrite à plus de 90%.
La banque s'apprête à licencier plus de 8.000 personnes. Ces départs s’intègrent dans un mouvement de réduction des effectifs plus large dans le secteur en Espagne.
Quelque 35 investisseurs gérant 11.000 milliards de dollars d’actifs exhortent les banques à agir concrètement pour réduire leur impact sur la pollution liée aux émissions de gaz à effet de serre.
La fintech Advize Group, spécialisée dans la digitalisation des produits d’épargne, a annoncé mardi accompagner Apicil, troisième groupe français de protection sociale, dans la transformation digitale de ses partenaires distributeurs. Tous deux pourront ainsi proposer de nouvelles solutions digitales clés en main à leurs clients distributeurs (cabinets de conseil en gestion de patrimoine, courtiers en assurance, banques, etc) sur le marché de l’assurance vie ou de la retraite (PER) en ligne. Apicil propose actuellement ses services en épargne à une vingtaine de grands comptes.
Les régulateurs américains et suisses ont demandé des précisions à Credit Suisse ces derniers jours au sujet de nouvelles cessions de titres liées à la faillite du fonds Archegos Capital Management, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier. Ces ventes d’actions pourraient se solder par des pertes excédant le montant de 4,7 milliards de dollars déjà révélé par la banque en avril, mais toute perte supplémentaire restera limitée par rapport à celles déjà constatées. Depuis l’annonce de cette perte, Credit Suisse a cherché à se défaire de quelque 4 milliards de dollars d’actions liées à Archegos, selon les sources. Les régulateurs cherchent à déterminer comment Credit Suisse gère son exposition à Archegos, ont-elles ajouté. Dans une note publiée vendredi, les analystes de JPMorgan ont estimé que la banque pourrait passer une charge supplémentaire de 400 millions de dollars afin de pouvoir refermer ce dossier.
Apple a dévoilé mardi un nouveau dispositif, appelé «Apple Card Family», lors de sa dernière keynote, présentée à distance. Les propriétaires américains d’une Apple Card, carte bancaire lancée avec la banque Goldman Sachs en 2019, pourront la partager avec les membres de leur famille, âgés de 13 ans et plus, via le service iCloud Family Sharing. Le propriétaire de la carte bancaire pourra fixer un plafond de dépenses pour chaque utilisateur invité. Des options permettront aux parents de contrôler les dépenses de leurs enfants. Avec la fonction «Allow spending only», les utilisateurs invités ne pourront pas accéder au solde du compte ni à l’historique des transactions. Pour ouvrir ces fonctionnalités, le propriétaire de la carte devra sélecitonner l’option «Become co-owners», rapporte le site spécialisé 9to5Mac. Apple n’a pas communiqué de date de déploiement de son Apple Card en Europe.
La banque espagnole CaixaBank cherche à supprimer 8.291 emplois et à fermer 1.534 agences dans le cadre de la restructuration qui suivra sa fusion avec Bankia, a annoncé mardi le syndicat espagnol Comisiones Obreras. Ces suppressions de postes seront effectuées au moyen de départs volontaires.
Chris Vogelzang, directeur général de Danske Bank et ancien d’ABN Amro, a présenté sa démission à la suite de l’enquête concernant la banque néerlandaise.
Credit Suisse a annoncé lundi le départ des deux principaux dirigeants de sa division de courtage dédiée aux fonds alternatifs (Prime Brokerage) après la perte de 4,7 milliards de dollars accusée par le groupe bancaire à la suite de la faillite du fond Archegos. La banque a indiqué dans une note interne que les deux coresponsables de la division, John Dabbs et Ryan Nelson, démissionnaient avec effet immédiat et qu’ils aideraient la banque à assurer une transition ordonnée jusqu'à la mi-mai. Credit Suisse avait déjà annoncé le départ du directeur de son pôle de banque d’investissement et de sa directrice des risques à la suite notamment de cette affaire. L’effondrement d’Archegos a provoqué des pertes importantes pour plusieurs banques qui ont dû liquider dans l’urgence des positions du fonds, incapable de faire face à ses appels de marge après de mauvais placements.