Le remplaçant de Jean-Pierre Denis à la présidence de la banque devra reprendre le dossier de l'autonomie vis-à-vis de la Confédération du Crédit Mutuel.
Swiss Re a ainsi précisé mardi ses engagements climatiques, indiquant qu’il visait un objectif de réduction de 35% de l‘intensité carbone en 2025 pour son portefeuille d’obligations d’entreprises et d’actions cotées en Bourse (par rapport à 2018). Il fixe à 2030 l’objectif de sortie complète des actifs liés au charbon dans l’OCDE et à 2040 dans le monde. L’assureur de Zurich se fixe aussi l’objectif d’augmenter ses investissements dans les infrastructures renouvelables et sociales de 750 millions de dollars (629 millions d’euros) et de rendre son exposition aux obligations vertes, sociales et durables plus significative pour atteindre 4 milliards de dollars d’ici fin 2024.
Le régulateur financier britannique, la FCA (Financial Conduct Authority) a ouvert mardi une enquête criminelle contre la banque NatWest, soupçonnée de blanchiment d’argent. Il s’agit de la première procédure du genre dans le cadre d’une loi votée en 2007. L’ex-Royal Bank of Scotland n’a pu détecter des mouvements douteux d’argent entre 2011 et 2016, selon la FCA. La banque britannique a enregistré 365 millions de livres (427 millions d’euros) de dépôts sur le compte d’un client, dont 245 millions en cash. La FCA ne nomme pas ce client, mais il s’agirait d’un négociant en or, Fowler Oldfield, basé à Bradford, a révélé l’agence Bloomberg. La banque est citée à comparaître devant la justice le 14 avril.
La banque allemande Commerzbank a annoncé mardi que le président de son conseil de surveillance, Hans-Jörg Vetter, avait présenté sa démission et quitterait ses fonctions ce jour en raison de problèmes de santé. Le vice-président du conseil de surveillance, Uwe Tschäge, remplira les fonctions du président en attendant l'élection du successeur de Hans-Jörg Vetter. Ce dernier avait été nommé en août 2020 pour mettre fin à la crise de gouvernance que traversait la banque allemande. A l'époque, le président du conseil de surveillance Stefan Schmittmann et le président du directoire Martin Zielke avaient tous deux démissionné sous la pression d’actionnaires mécontents de la stratégie de Commerzbank. Commerzbank a annoncé en février une nouvelle restructuration dans le cadre d’un plan stratégique à horizon 2024.
Le Brexit ne conduira pas le régulateur britannique de l’assurance à alléger ses exigences de solvabilité, a indiqué mardi le gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre, Sam Woods, qui est aussi le président de la tutelle des banques et des assureurs, la PRA (Prudential Regulation Authority), rattachée à la Banque d’Angleterre. Alors que l’Union européenne a engagé une révision de la réglementation Solvabilité 2 applicable aux assureurs, Sam Woods s’est prononcé en début d’année pour que Londres ajuste ses règles beaucoup plus vite. La consultation sur cette révision de Solvabilité 2 s’est achevée en février au Royaume-Uni, et la profession a plaidé logiquement pour un cadre plus souple.
Mastercard et Visa ont annoncé mardi qu’elles avaient reporté les prélèvement de frais prélevés auprès des commerçants lorsque leurs clients paient par carte bancaire jusqu’avril 2022. Les activités commerciales continuent de souffrir face à la pandémie du Covid-19. Visa a précisé qu’elle n’allait pas modifier son taux de commission aux Etats-Unis avant la reprise économique.
N’en déplaise aux ONG, 2030 s’affirme comme la date fixée par la majorité des acteurs financiers pour atteindre un objectif zéro carbone. Swiss Re a ainsi précisé ce mardi ses engagements climatiques, indiquant qu’il visait un objectif de réduction de 35% de l‘intensité carbone en 2025 pour son portefeuille d’obligations d’entreprises et d’actions cotées en Bourse (par rapport à 2018). Il fixe à 2030 l’objectif de sortie complète des actifs liés au charbon dans l’OCDE et à 2040 dans le monde.
Le régulateur financier britannique, la FCA (Financial Conduct Authority) a ouvert mardi une enquête criminelle contre la banque NatWest, soupçonnée de blanchiment d’argent. Il s’agit de la première procédure du genre dans le cadre d’une loi votée en 2007, et qui peut donner lieu à des sanctions sans limite de montant.
Le Brexit ne conduira pas le régulateur britannique de l’assurance à alléger ses exigences de solvabilité, a indiqué mardi le gouverneur adjoint de la Banque d’Angleterre, Sam Woods.
La banque allemande Commerzbank a annoncé mardi que le président de son conseil de surveillance, Hans-Jörg Vetter, avait présenté sa démission et quitterait ses fonctions ce jour en raison de problèmes de santé.
La banque Credit Suisse a annoncé mardi qu’elle pourrait comptabiliser une charge liée à la faillite de la société financière Greensill Capital et à la liquidation de ses fonds de financement des chaînes d’approvisionnement, gérés par la division de gestion d’actifs de Credit Suisse, CSAM, rapporte Dow Jones Newswires.
Arkéa a rompu son silence sur le départ de son président lors d’une conférence de presse mardi matin. Pour justifier sa décision, Jean-Pierre Denis n’a pas épargné le groupe Crédit Mutuel : « mon départ repose sur les constations que j’ai faites, il n’y a aucune raison liée au groupe Arkéa ». « La Confédération s’est immiscée dans des décisions relevant des instances d’Arkéa et a porté atteinte à ma liberté de choix. Un autre élément que je citerais est l’importance du climat qui pouvait régner à certains moments autour du groupe Arkéa avec un certain nombre d’opérations orchestrées par les poissons pilotes de la Confédération », s’est épanché l’ancien de l’Inspection des Finances en fustigeant le manque d’ouverture du Crédit Mutuel sur le projet d’indépendance d’Arkéa.
Dans un communiqué, les conseils d’administration du Crédit Mutuel Arkéa, du Crédit Mutuel de Bretagne et du Crédit Mutuel du Sud-Ouest réuni ce 15 mars, ont confirmé que Jean-Pierre Denis, l’actuel président du Credit Mutuel Arkéa, a pris la décision de ne pas demander le renouvellement de son mandat lors de l’assemblée générale le 11 mai prochain. Jean-Pierre Denis était président du groupe bancaire coopératif et territorial depuis treize ans. Selon la formule, il souhaite aujourd’hui « se consacrer à d’autres projets ». Il demeurera néanmoins à la pleine disposition du Crédit Mutuel Arkéa, au-delà de l’Assemblée générale 2021, pour accompagner notamment son successeur dans la période de transition, précise le groupe. Jean-Pierre Denis était une des chevilles ouvrières du projet d’indépendance du groupe qui s’éloigne avec son départ.
Caceis, filiale de Crédit Agricole SA spécialisée dans la fourniture de services financiers aux investisseurs institutionnels, a été retenue pour servir les premiers fonds de Theoreim, une société de gestion indépendante spécialisée dans les investissements immobiliers et agréée par l’Autorité des Marchés Financiers en septembre 2020. Le premier fonds, la société civile Pythagore, est accessible au travers de contrats d’assurance-vie en unités de compte. Le second fonds, le Fonds professionnel spécialisé FPS Newton, est un fonds réservé aux investisseurs professionnels. Caceis, désormais banque dépositaire de ces deux fonds, assure également les services de valorisateur et teneur de registre du fonds FPS Newton.
BNP Paribas SA a réduit ses réserves de bonus après que la banque centrale européenne (BCE) se soit opposée à ses projets initiaux. Le régulateur a demandé à la banque française de réduire le montant global des bonus attribués à ses salariés pour l’année 2020, la laissant libre de décider au cas par cas, selon des sources proches citées par l’agence Bloomberg. Elles n’ont pas précisé le montant de la réduction des bonus. En 2019, BNP Paribas avait attribué 480 millions d’euros de salaire variable aux salariés dont les activités ont un impact matériel sur la performance du groupe - dont 226 millions d’euros en cash. Les Echos ont rapporté plus tôt dans le mois suivant que le montant des bonus pour 2020 serait diminué de 5%.
Malgré la pandémie en 2020 et les incertitudes sur un retour à la normale, les catastrophes naturelles s’imposent comme le risque majeur pour ces acteurs.
Martin Blessing a annoncé le 15 mars son intention de lancer une société chèque en blanc (Spac), nommée EFIC1. Ce Spac a pour objectif de réaliser un regroupement d’entreprises avec un partenaire approprié qui exerce ou est basé en Europe, y compris au Royaume-Uni, ou Israël, dans les secteurs des services financiers ou de la technologie financière (fintech).
L’assureur Axa a annoncé vendredi qu’Antoine Gosset-Grainville succéderait à Denis Duverne à la présidence de son conseil d’administration en avril 2022. A cette date, le mandat de Denis Duverne viendra à échéance. Pour lui succéder, le conseil d’administration de l’assureur a décidé de nommer Antoine Gosset-Grainville, cofondateur du cabinet d’avocats BDGS Associés et ancien directeur général par interim du groupe Caisse des Dépôts. Il est administrateur indépendant d’Axa depuis le 30 juin 2020. Il est également administrateur du distributeur Fnac Darty et du groupe de loisirs Compagnie des Alpes. En parallèle de la présidence non exécutive d’Axa, Antoine Gosset-Grainville continuera d’exercer ses activités d’avocat, a appris L’Agefi.
Morgan Stanley a annoncé vendredi la nomination d’Emmanuel Goldstein comme directeur général en France avec effet immédiat. Ce banquier d’affaires de 54 ans, sorti de la promotion Victor Schœlcher de l’Ena, succède à René Proglio, qui a quitté le groupe en début d’année. Entré chez Morgan Stanley en 2001, Emmanuel Goldstein est aujourd’hui responsable de la practice transports & infrastructures pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), une responsabilité qu’il conservera. Il sera rattaché à Clare Woodman, la patronne de la région EMEA. La banque américaine, qui se renforce à Paris dans le cadre du Brexit, a notamment pris la première place du classement des conseils en fusions-acquisitions réalisé par L’Agefi pour la France sur la base des transactions réalisées.
Le salaire du président du directoire de Deutsche Bank, Christian Sewing, a augmenté de 46% en 2020, passant de 5 millions d’euros en 2019 à 7,4 millions en 2020. Dans le même temps, les primes pour l’ensemble du groupe ont augmenté de 29%, à 1,9 milliard d’euros. Ces chiffres sont en ligne avec les fuites dans la presse du mois de janvier sur les montants que la banque avait l’intention de distribuer. La rémunération du directoire est passée de 36 millions d’euros en 2019 à 50 millions d’euros en 2020, soit une hausse de 38%. Au total, 684 employés ont reçu une rémunération d’un million d’euros ou plus pour l’année, contre 583 employés en 2019. Début mars, Natixis et la Société Générale avaient annoncé, au contraire, avoir coupé les bonus de leurs traders.