Réunis le 25 octobre à Londres, le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz et le chancelier de l’Echiquier, George Osborne, ont débattu de la collaboration en matière fiscale et financière. Ensuite, Hans-Rudolf Merz et le ministre britannique délégué aux questions fiscales, David Gauke, ont signé une déclaration concernant l’ouverture de négociations sur la fiscalité entre la Suisse et le Royaume-Uni.Ils ont confirmé la volonté de leurs pays de continuer d’approfondir leur collaboration en matière fiscale et financière et de renforcer à long terme la sécurité juridique pour les acteurs financiers et sont convenus d’ouvrir des négociations sur un élargissement de la collaboration transfrontières en matière de fiscalité et sur une amélioration de l’accès des banques au marché. Le début des négociations est prévu pour le début de 2011.Berne précise que les «deux parties s’accordent à penser qu’une nouvelle solution permettra d'éviter des distorsions de concurrence en matière fiscale. Les contribuables britanniques ne doivent pas être dissuadés de détenir un compte en Suisse».Lors des discussions exploratoires, la Suisse et le Royaume-Uni sont convenus «de chercher une solution garantissant durablement la protection de la sphère privée des clients des banques». Ainsi, il ne sera plus question de l'échange automatique d’informations dans le cadre des relations entre les deux Etats. La nouvelle solution s’appliquera à partir de l’entrée en vigueur de l’accord qui doit être négocié (pas d’effet rétroactif).Parmi les principaux points évoqués durant les discussions exploratoires, on retiendra néanmoins que «les anciens avoirs non déclarés devront être régularisés». D’autre part, «les futurs rendements seront soumis à un impôt libératoire dont le taux doit être négocié». Afin d’empêcher d'éventuels contournements de l’impôt libératoire, «il est convenu de recourir à une assistance administrative élargie».