Le groupe américain a annoncé le rachat pour 290 millions de livres (345,8 millions d’euros) d’actifs de Travelex. Mastercard attend en outre de cette acquisition un effet relutif à partir de 2013. Les activités reprises délivrent des «passeports» prépayés aux voyageurs qui peuvent les utiliser aux distributeurs automatiques de billets et faire des achats à l'étranger.
Le gouvernement britannique a publié les modalités de la taxe bancaire qui apportera 2,5 milliards de livres par an dans les caisses de l’Etat. La version finale du dispositif diffusée par le ministère des Finances fait état d’une taxe s’élevant à 0,05% du bilan des banques en 2011 et à 0,075% par la suite. Cette mesure s’appliquera à toutes les banques britanniques ainsi qu’aux filiales de banques étrangères dont le bilan est supérieur à 20 milliards de livres.
Dans la dernière livraison de sa revue de stabilité financière, la Banque centrale européenne souligne que de nombreux assureurs affichent des expositions significatives aux banques via la détention d’actions et de titres de dette. Selon des estimations provisoires, les compagnies d’assurance et les caisses de retraite européennes possédaient au deuxième trimestre environ 569 milliards d’euros de titres de dette émis par des institutions financières de la zone euro, contre 528 milliards au quatrième trimestre de 2009. Cela représente 22% de leurs détentions totales en titres de dette et 8% de leurs actifs financiers globaux. Dans le même temps, leurs participations sous forme d’actions cotées dans ces mêmes établissements avoisinaient 49 milliards d’euros, contre 58 milliards d’euros. D’après la BCE, les assureurs «restent vulnérables à d’éventuels événements hostiles dans le secteur bancaire».
En raison des pertes continues de la structure, qui reflètent la rentabilité aléatoire du secteur des services à la personne, la mutuelle et la banque laissent Séréna à leurs partenaires Maif et Macif. Un deuxième plan social est envisagé, après celui de 2009.
L’assureur américain sous tutelle de l’Etat, American International Group, pourrait mettre fin au suspense concernant l’identité du repreneur de sa filiale taïwanaise, Nan Shan Life Insurance, dès aujourd’hui ou au plus tard la semaine prochaine après avoir rencontré les autorités de régulation et les acheteurs potentiels, indique le journal qui ne cite pas ses sources.
Le repreneur, quatrième groupe de services financiers coréen, veut ainsi réduire le montant de l’augmentation de capital avec droit de souscription préférentiel qu’il envisage. Hana doit payer 4,1 milliards de dollars à Lone Star, fonds américain qui détenait 51% de Korean Exchange Bank. Il est prêt à accueillir des investisseurs désireux d’acquérir chacun jusqu’à 9% de la cible, pour 650 millions de dollars.
L’action Standard Chartered perdait près de 4% jeudi vers la mi-journée, pâtissant des déclarations de la banque britannique au sujet de la hausse rapide de ses coûts liée à la nécessité d’embaucher et de fidéliser des salariés en Asie. Cette annonce a relégué au second plan les prévisions faites par le groupe d’un produit net bancaire et d’un bénéfice records pour cette année, grâce à une baisse des dépréciations sur crédits et une progression des activités de banque de détail.
L’administrateur chargé de la liquidation de la société du financier Bernard Madoff et du recouvrement de l’argent des victimes a annoncé mercredi avoir déposé un nouveau recours contre sept banques, dont la française Natixis, portant sur un total de plus d’un milliard de dollars. La dernière procédure en date lancée par Irving Picard, le liquidateur de Bernard Madoff Investment Securities LLC, concerne également Citigroup , Fortis (la partie néerlandaise de la banque), ABN Amro, Banco Bilbao Vizcaya Argentaria , Nomura et Merrill Lynch, aujourd’hui détenue par Bank of America. Dans un communiqué, Natixis a précisé qu’elle ne disposait pas encore à ce stade de la plainte du liquidateur, mais qu’elle «conteste les griefs invoqués contre elle». «Natixis a toujours agi de bonne foi et n’a ni bénéficié, ni participé, ni eu connaissance de la fraude commise par Bernard Madoff», ajoute la banque dans un communiqué, rappelant qu’au 31 décembre 2009, elle avait provisionné 463 millions d’euros, soit l’intégralité de son exposition aux encours Madoff, nette d’assurances.
Mercredi, Irving Picard, le liquidateur de Bernard L. Madoff Securities, a intenté une nouvelle rafale de procès : il réclame de l’argent à cinq des petits-enfants de Bernard Madoff et veut récupérer 1,4 milliard de dollars auprès de sept banques, indique The Wall Street Journal.Il reproche à Citibank, Natixis, Fortis Prime Fund Solutions Bank (ireland), ABN Amro Bank, BBVA, Nomura Bank International et Merrill Lynch International d’avoir négligé les indices de fraude. Il poursuit aussi pour 80 millions de dollars les administrateurs de Madoff au Royaume-Uni.De fait, Irving Picard est pressé de réclamer les fonds, parce que la loi fédérale ne lui permet d’entamer des actions en justice que jusqu'à samedi, l’anniversaire de l’arrestation de Bernard Madoff.
Le liquidateur de l’affaire Madoff a annoncé mercredi qu’il réclamait plus d’un milliard de dollars au total à sept banques. Le liquidateur précise avoir déposé plainte auprès du tribunal des faillites de New York contre les banques américaines Citibank et Merrill Lynch, la française Natixis, l’ex-banque belge Fortis (dont une partie des activités a été rachetée par BNP-Paribas), la néerlandaise ABN-Amro, l’espagnole BBVA (Banco Bilbao Vizcaya Argentaria) et la japonaise Nomura."Ces banques ont reçu des transferts de fonds de BLMIS (le fonds d’investissement de Madoff) par l’intermédiaire de nombreux fonds rabatteurs de Madoff à une période où elles avaient ou auraient dû avoir connaissance de la fraude de Madoff», précise le communiqué. Irving Picard réclame 425 millions de dollars à la seule Citibank et 400 millions à Natixis, pour avoir continué à faire des affaires avec Madoff malgré les premières dénonciations faisant état d’escroquerie.
La Commission a annoncé le 8 décembre le lancement d’une consultation concernant la révision de la directive sur les marchés d’instruments financiers (MIF ou MiFID en anglais) dans le cadre de sa stratégie pour la création d’un système financier plus transparent et plus stable. En vigueur depuis novembre 2007, la directive a renforcé la concurrence et l’intégration sur les marchés financiers de l’UE et considérablement amélioré la protection des investisseurs. Pourtant, les avancées technologiques rapides, la complexité et la volatilité des marchés financiers ainsi que les leçons de la crise financière appellent «une révision en profondeur» chaque fois que des insuffisances ont été constatées ou que des améliorations sont jugées nécessaires, souligne la Commission dans un communiqué.L’objectif de cette consultation est de recueillir les contributions de toutes les parties concernées, qui viendront alimenter les propositions législatives prévues au printemps 2011. Le délai de réponse a été fixé au 2 février 2011.Principales questions posées dans la consultation- Développements des structures des marchés et des pratiques Les marchés financiers sont de plus en plus complexes et les places de négociation, les participants et les produits se sont multipliés. Le cadre européen doit s’adapter au rythme de l'évolution des méthodes de négociation et des développements technologiques. Comment réviser la MIF de façon à en faire un cadre réglementaire solide et approprié, qui englobe l’ensemble des services et des activités d’investissement ? Comment écarter les risques liés aux activités non couvertes ?- Transparence des marchés La transparence des données du marché (y compris les données pré- et post-négociation) est cruciale pour que tous les participants au marché soient égaux dans l’accès à l’information sur les opportunités commerciales. Elle facilite aussi la formation des prix et renforce la liquidité. Actuellement, les règles de transparence définies dans la MIF ne couvrent que les participations. Comment limiter les dérogations prévues par le cadre actuel [à savoir la question des plates-formes d'échanges anonymes (dark pools)] ? Faut-il soumettre les autres produits financiers tels que les obligations et les instruments dérivés négociés de gré à gré à des règles similaires, conformément aux engagements du G-20 ? Des mesures visant à améliorer la disponibilité, la qualité et la consolidation des données commerciales sont également proposées.- Marchés dérivés des produits de base Quelles sont les mesures possibles pour répondre aux problèmes liés au fonctionnement des marchés dérivés des produits de base et à leurs conséquences sur la volatilité des prix des produits de base ? Comment améliorer les flux d’informations ? Quelles exigences de déclaration pourraient être nécessaires ? Faut-il envisager des limites de positions ? Le réexamen de la MIF viendra compléter d’autres initiatives de la Commission dans ce domaine, telles que la révision de la directive sur les abus de marché, prévue pour le printemps 2011.- Protection des investisseurs Quelles sont les mesures nécessaires pour renforcer la protection des investisseurs de sorte que les sociétés d’investissements traitent tous les investisseurs de manière appropriée à la lumière de leurs profils spécifiques ?- Surveillance Faudrait-il revoir la surveillance des activités et des participants et, en particulier, quel devrait être le rôle précis de l’Autorité européenne des valeurs mobilières (Esma) dans le cadre d’une surveillance resserrée de ces marchés.
Selon La Tribune, la révision de la directive Marchés d’instruments financiers (MIF) devait être l’un des outils de l’arsenal contre la volatilité des cours des matières premières, avec la prochaine réforme de la directive Abus de Marchés. Bruxelles entend renforcer les pouvoirs des régulateurs en matière de supervision sur les contrats dérivés, et notamment de matières premières. «Les régulateurs doivent pouvoir intervenir à tout moment de la vie des contrats, exiger de tout acteur une explication complète de ses positions, documents à la clé y compris pour prouver son objectif, voire exiger de cet intervenant qu’il réduise sa position», note le quotidien. Enfin, Bruxelles pose la question de l’efficacité d’imposer des limites aux positions pour combattre les manipulations de marché.
Selon Les Echos, dix pays européens mettent en place un système de prélèvement sur leurs banques sans attendre que la Commission européenne ne propose des règles du jeu, en légiférant en juin 2011. Outre l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, figurent dans ce peloton de tête la Suède, le Portugal, l’Autriche, la Hongrie et Chypre, mais aussi le Danemark et la Belgique, qui ont instauré des nouveaux prélèvements pour renforcer leur système de garantie des dépôts."L’entrée en vigueur est, dans la majorité des cas, prévue pour le 1er janvier 2011", souligne un rapport soumis mardi aux ministres européens des Finances, qui précise que seule la moitié des pays a prévu une clause de rendez-vous. «Dix autres pays sont favorables à l’instauration d’un prélèvement à un stade ultérieur ou pourraient l’envisager».Seules l’Italie, la Roumanie et la République tchèque n’ont pas l’intention de s’en doter.
Irving Picard, le liquidateur judiciaire des affaires de Bernard Madoff, a déposé le 7 décembre une nouvelle plainte contre UBS et lui réclame 555 millions de dollars. Le groupe suisse a répondu le 8 décembre dans un communiqué en indiquant que les affirmations du liquidateur ne sont pas compréhensibles et sont dépourvues de tout fondement. L’administrateur avait déjà entrepris le 24 novembre (NewsManagers du 25 novembre) une première démarche judiciaire contre UBS et Access International Advisors LLC, leur réclamant 2 milliards de dollars pour, selon lui, leur implication présumée dans la pyramide de Ponzi montée par Bernard Madoff.UBS est accusée d’avoir mis en place des fonds nourriciers (feeder funds) par lesquels a transité l’argent de la clientèle dans le véhicule d’investissement de l’ancien président du Nasdaq.L’administrateur judiciaire a également entamé des poursuites contre JPMorgan Chase & Co et HSBC, leur réclament respectivement 6,4 et 9 milliards de dollars. Irving Picard a porté la veille plainte contre BNP Paribas, Legacy Capital et Khronos Capital Research, entre autres, selon des documents transmis à la justice américaine.
Dans un entretien aux Echos, François d’Aubert, délégué général à la lutte contre les juridictions et les territoires non coopératifs, indique que «la France va faire des paradis fiscaux un sujet primordial du G20. Des propositions importantes vont être faites. La philosophie qui les inspire tend à relier les trois thèmes du blanchiment, de l’opacité fiscale et des cadres réglementaires en visant explicitement les territoires non coopératifs. Il sera question de discuter des moyens pour dissuader les opérateurs d’utiliser les paradis fiscaux».
Après les banques, ce sont les anciens directeurs des opérations de Bernard Madoff au Royaume-Uni qui se retrouvent poursuivis par le Trustee chargé de défendre les intérêts des clients malheureux de l’escroc. Ils sont en outre accusés d’avoir été une plaque tournante des fonds de la société de Bernard Madoff et 80 millions de dollars leur sont réclamés. Le liquidateur a également annoncé qu’il réclamait plus d’un milliard de dollars au total à sept banques, dont la française Natixis.
La deuxième banque russe s’apprête à devenir la première société du pays à émettre en yuan. Selon une source proche de l’opération, VTB va proposer des obligations à trois ans. Sa division de banque d’investissement, VTB Capital, et HSBC sont en charge de piloter l’offre.
Le groupe néerlandais a cédé sa participation de 5% dans Fubon Financial Holding à des investisseurs institutionnels pour environ 395 millions d’euros. ING s’attend à retirer de la vente un bénéfice avant impôt d’environ 170 millions d’euros qui sera comptabilisé au titre du quatrième trimestre.
L’action du courtier en ligne néerlandais a clôturé mercredi en hausse de 6,16%, à 12,07 euros, sur fond de rumeurs de marché évoquant un intérêt du géant américain Charles Schwab. BinckBank, dont la capitalisation boursière avoisine 910 millions d’euros, a été au centre de plusieurs rumeurs de rachat au cours des dernières semaines.
Alors que leurs parts de marché stagnent autour de 5 % et 1 % en assurance vie et dommages, les assureurs ne prévoient pas de réelle évolution d’ici 2013
Le quotidien avance, citant une source proche du dossier, que la banque américaine pourrait bien verser un montant 10 à 25% inférieur à celui de l’an passé en termes de bonus. Cela en raison de «conditions de marché volatiles». Certains cadres dirigeants ont été informés d’estimations de bonus qui restent encore soumises à évolution au cours des prochaines semaines. Les plus hauts responsables seraient invités à la modération sur leur propre rémunération, les traders ou le back-office par exemple devant être plus largement concernés. Les salariés les plus performants au sein des marchés de capitaux actions et en banque d’investissement seraient épargnés.
Dans un entretien télévisé, l’ancien Premier ministre britannique a prévenu que l’Europe pourrait bien faire face à une crise majeure au cours des premiers mois de 2011 faute d’une volonté commune de la part de ses dirigeants de traiter les dettes bancaires colossales et de remédier aux perspectives peu encourageantes sur le front économique.
L’assureur et le Trésor, dont la part au capital serait abaissée de 20 points à 72%, pourraient céder 10 à 15 milliards de dollars de titres au printemps