L’Autorité des marchés financiers (AMF) et la Commission de régulation de l’énergie (CRE) ont annoncé le 10 décembre la signature d’un protocole d’accord relatif à l’échange d’informations, au contrôle et à la surveillance des marchés de quotas d’émission de gaz à effet de serre, de l’électricité, du gaz naturel et de leurs dérivés.Concrètement, cette coopération se traduira par un échange d’information et d’assistance entre l’AMF et la CRE dans le cadre de leur mission de contrôle et de surveillance. Il s’agit pour les deux autorités de partager leurs informations et leurs expertises respectives afin d’identifier les facteurs de risques de ces marchés. Le champ d’application du protocole concerne la surveillance des quotas d’émission de gaz à effet de serre et les dérivés dont les quotas d’émission de CO2 sont les sous-jacents ; l’électricité et les dérivés dont l’électricité est le sous-jacent ; ainsi que le gaz naturel et les dérivés dont le gaz naturel est le sous-jacent. Cet accord est une des applications de la loi sur la régulation bancaire et financière qui définit la coopération entre les deux régulateurs sur le marché carbone. Cette loi permet l’admission sur des marchés réglementés d’instruments financiers des quotas d’émission et donne compétence à l’AMF pour surveiller le marché au comptant du CO2. Elle étend la mission de la CRE à la surveillance des transactions effectuées par les acteurs des marchés de l’énergie sur le CO2 afin d’analyser leur cohérence avec les facteurs économiques et techniques explicatifs de ces marchés. Par cet accord, souligne l’AMF, la France est le premier pays européen à anticiper les dispositions du projet de règlement européen sur l’intégrité et la transparence des marchés de l’énergie (REMIT) que la Commission européenne vient de rendre public. 1
L’Agefi rapporte que le fonds de retournement Fin’Active a perdu un procès engagé contre les créanciers de la société ECM devant la cour d’appel de Grenoble. Détenue par Fin’Active depuis 2007, la société spécialisée dans les fours de traitement thermiques a depuis déposé le bilan. Fin’Active, associé dans le procès aux dirigeants et à la société, s'était retourné contre les créanciers d’ECM, un pool bancaire emmené par BNP Paribas. Les plaignants mettaient en cause leur responsabilité dans la faillite du groupe et leur réclamaient 60 millions d’euros, dont 30 millions pour Fin’Active. Condamné en première instance au motif d’une rupture abusive des crédits, le pool bancaire a finalement gagné en appel le 28 octobre.
La cellule de régularisation fiscale a permis à 4.600 personnes de régulariser leur situation, a indiqué le ministre du Budget, François Baroin, dans un entretien au Journal du Dimanche daté du 12 décembre. «La cellule de régularisation, fermée depuis un an, a permis à 4.600 personnes de mettre leur situation au clair. Le bilan est très positif», se félicite François Baroin. «Nous avons encaissé un milliard d’euros de droits et de pénalités. Nous avons fait revenir en France 7 milliards d’euros de capitaux», poursuit-il. Interrogé sur les 3.000 personnes soupçonnées d'évasion fiscale après la diffusion d’une liste par la filiale suisse de la banque britannique HSBC il y a un an, François Baroin assure que «les contrôles fiscaux suivent leur cours pour ceux qui n’ont pas régularisé». «Plus d’un millier de contrôles sont engagés», ajoute-t-il.
Le Comité de Bâle a publié le 10 décembre deux documents sur le risque opérationnel : «Sound Practices for the Management and Supervision of Operational Risk» et «Operational Risk –Supervisory Guidelines for the Advanced Measurement Approaches». Les deux textes sont ouverts à consultation jusqu’au 25 février prochain.
Le Comité de Bâle a a publié le 10 décembre un guide dédié au «backtesting» des évaluations internes concernant les expositions au risque de contrepartie «Sound Practices for backtesting counterparty credit risk models». Le document passe en revue les exigences réglementaires en la matière tout en déclinant des recommandations pour renforcer la validation des modèles internes d'évaluation du risque de contrepartie. Ce qui, à terme, devrait permettre d’améliorer la solidité financière des établissements bancaires et de l’ensemble du système financier.
La deuxième plus importante banque suisse est en quête d’acquisitions en vue de renforcer ses activités de banque privée, a dit Walter Berchtold, à la tête de cette division. «En Suisse, les prix pour les banques privées de taille plus modeste sont revenus à un niveau raisonnable. Sur des marchés en croissance, des acquisitions pourraient nous aider à atteindre une certaine taille plus rapidement» a confié le dirigeant au Sonntagszeitung.
La banque a annoncé vendredi le rachat de 1,35 milliard d’euros de titres super subordonnés (TSS), ce montant incluant les 518 millions d’euros annoncés lors de la publication des résultats du troisième trimestre. L’opération a porté sur 1,15 milliard d’euros de titres émis le 11 décembre 2008, portant un intérêt annuel de 9,14% et 200 millions d’euros de titres émis le 26 juin 2009, portant un intérêt annuel de 9,01%. Natixis précise que ce rachat anticipé complémentaire permet d’éviter une majoration de la prime de remboursement de 12,6 millions d’euros. Il améliorera le bénéfice par action avec une réduction des intérêts de 7 millions d’euros environ avant impôt en 2010 et de 123 millions d’euros environ avant impôt en 2011. De son côté, BPCE a fait part le même jour du rachat de 700 millions d’euros de TSS détenus par la Société de Prise de Participation de l’Etat (SPPE), filiale à 100% de l’Etat.
Le groupe de services financiers sud-coréen prévoit de lever près de 1.200 milliards de wons (1,05 milliard de dollars) en début d’année prochaine afin de financer l’acquisition de Korea Exchange Bank, a indiqué dimanche son président Kim Seung-yu.
«Aucun des deux groupes n’a intégré ses systèmes de façon irréversible, donc un démantèlement des activités est encore possible». C’est ce qu’a confié Paul Myners au quotidien en évoquant Royal Bank of Scotland et Lloyds Banking Group. L’ancien ministre travailliste souhaite cette séparation des activités afin d’améliorer la concurrence et de renforcer la stabilité du secteur bancaire britannique.
La banque suisse envisagerait d’émettre jusqu’à 30 milliards de dollars en obligations à conversion obligatoire ou « CoCo » dès l’année prochaine afin de renforcer ses fonds propres et d’anticiper les nouvelles règles bancaires, indique le quotidien qui cite des propos du directeur général de l’établissement, Brady Dougan. Ce type de produits a connu un franc succès suite aux déclarations des autorités suisses rapportant que ces obligations permettraient de renforcer les fonds propres des banques. En effet, la banque britannique Lloyds et la banque néerlandaise Rabobank avaient déjà émis ce type d’obligations respectivement en novembre 2009 et mars 2010.
Le directeur général de la principale banque suisse, Oswald Grübel, ainsi que son président Kaspar Villiger, ne quitteront pas leur poste avant 2012, rapporte l’hebdomadaire, citant deux sources proches de la direction. La nomination, la semaine dernière, de Sergio Ermotti, ancien banquier d’affaires d’UniCredit au poste de directeur et président de la zone Emea (Europe, Moyen-Orient, Afrique), a relancé les spéculations sur la succession d’Oswald Grübel.
BNP Paribas a racheté à l’homme d’affaires ukrainien Alexandre Yaroslavski la part de 18,6% que ce dernier détenait dans UkrSibbank. Le groupe détient désormais près de 100% du capital de la banque ukrainienne, dont il avait pris le contrôle en 2005. Après l’extension de la crise financière à l’Ukraine fin 2008, UkrSibbank a été largement restructurée.
Le britannique Gartmore a écopé d’une amende de 1,35 million de dollars pour avoir, l’an dernier, laissé son hedge fund américain, AlphaGen RhoCas, vendre à découvert les titres d’une société pour ensuite participer à une augmentation de capital de la même société.
Selon le gouvernement britannique, la taxe bancaire dans sa version finale va représenter 0,05% du bilan des banques en 2011 et 0,075% par la suite, rapporte l’Agefi. Cette mesure s’appliquera à toutes les banques britanniques ainsi qu’aux filiales de banques étrangères dont le bilan est supérieur à 20 milliards de livres.
L’Agefi suisse rapporte que la responsabilité des autorités financières a rarement été critiquée aussi directement que ne l’a fait Ross Levine, professeur d’économie à Brown University, dans un rapport sur la gouvernance des réglementations financières («The Governance of financial regulation: reform lessons from the recent crisis», novembre 2010, présenté dans le cadre de la 9e conférence de la Banque des Règlements Internationaux sur l’avenir des banques centrales après la crise).Pour Ross Levine, l’incapacité systémique de contrôle et de gouvernance de la SEC a été un facteur déterminant de la crise. Dès le début des années 2000, on savait par exemple que la flambée de la titrisation rapportait des bénéfices considérables aux agences et les encourageait à gonfler leurs notes pour augmenter leurs profits. Entre 2000 et 2007, la marge d’exploitation de Moody’s était de 53% (celles de Microsoft ou de Google se situent entre 30 et 36%).La SEC n’est jamais intervenue pour corriger ce conflit d’intérêts flagrant et a maintenu et renforcé sa politique basée sur les évaluations desdites agences.
Le cabinet de conseil aux actionnaires français Deminor a appelé le 9 décembre les investisseurs européens victimes de la fraude Madoff à ne pas se reposer uniquement sur l’action du liquidateur de l’affaire aux Etats-Unis qui ne couvre pas, selon lui, des clients indirects.«Deminor prend note des multiples actions judiciaires récemment entamées par le liquidateur de l’affaire Madoff», indique le cabinet. Selon Deminor, ces actions «ont pour objectif de récolter un maximmum d’argent au bénéfice de la «liquidation Madoff» afin d'être redistribués aux «clients» de Madoff». Or, «la très grande majorité des investisseurs européens défendus par Deminor ont une exposition indirecte à Madoff» par l’intermédiaire de fonds ou de banques, souligne le cabinet.Selon lui, «en vue d'éviter une possible dilution de leur recouvrement, il reste de la plus haute importance que les investisseurs ne se reposent pas sur les actions du US Trustee (liquidateur) et entreprennent des initiatives européennes (...) en vue d’obtenir une indemnisation complète».
SIX Exchange Regulation a annoncé le 9 décembre qu’elle compte désormais deux organes consultatifs supplémentaires pour aider les sociétés cotées, leurs réviseurs, ainsi que les investisseurs et les analystes financiers, confrontés aux changements fréquents et toujours plus complexes des dispositions relatives à la présentation des comptes. Il s’agit d’une part du conseil d’experts en reporting financier, un organe stratégique qui conseille SIX Exchange Regulation dans le cadre de l'établissement et de la mise en oeuvre des règles relatives aux rapports financiers. D’autre part, le pool d’experts IFRS est un organe opérationnel dont les experts peuvent être rapidement consultés par SIX Exchange Regulation pour des questions d’application concrètes des normes comptables.
Natixis a indiqué le 9 décembre dans un communiqué ne pas encore disposer de la plainte du liquidateur de Bernard L. Madoff Investment Securities LLC («BMIS») mais contester néanmoins les griefs invoqués contre elle.Suite au communiqué de presse diffusé par le liquidateur Irving Picard, «Natixis conteste les griefs invoqués contre elle, et entend prendre les mesures nécessaires pour se défendre et assurer la sauvegarde de ses droits». Natixis souligne par ailleurs qu’elle «a toujours agi de bonne foi et n’a ni bénéficié, ni participé, ni eu connaissance de la fraude commise par Bernard Madoff. Au contraire, elle s’est constituée partie civile dans la procédure pénale actuellement en cours d’instruction à Paris». Le communiqué rappelle enfin, qu’au 31 décembre 2009, Natixis avait provisionné 463 millions d’euros soit 100% de son exposition aux encours Madoff, nette d’assurances.
Selon Les Echos, la commission des sanctions de l’AMF a tenu le 9 décembre sa première audience pour statuer sur la montée de Wendel aucapital de Saint-Gobain. Une audience publique au cours de laquelle s’est invité le conflit entre LVMH et Hermès. Les enquêteurs de l’AMF et le collège du régulateur reprochent à Wendel et à son ancien dirigeant de ne pas avoir informé à temps le public de l’opération financière qu’il menait sur Saint-Gobain entre décembre 2006 et septembre2007. Une opération financière qui constituait à leurs yeux une «information privilégiée» au moment des faits, laquelle aurait dû donner lieu à une communication au public «dès que possible», comme le précise le règlement de l’AMF.
Selon l’Autorité de contrôle prudentiel, les organismes d’assurance français ont été deux fois plus nombreux à répondre à la cinquième étude d’impact (QIS 5) du projet Solvabilité 2 que lors de la précédente. QIS5 vise notamment à obtenir des données chiffrées détaillées relatives aux impacts quantitatifs de Solvabilité 2 sur le bilan des assureurs, note le quotidien.
Devant un tribunal de Luxembourg, environ 650 investisseurs allemands victimes de l’escroquerie Madoff ont porté plainte contre le britannique HSBC, dépositaire d’Herald (Lux)rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Ils réclament 25 millions de dommages et intérêts parce que la banque a confié la conservation des capitaux à Madoff, ce qui est interdit clairement par la législation luxembourgeoise, rappelle Deminor International.
Le 9 décembre, l’International Accounting Standards Board (IASB) a lancé une consultation sur un projet visant à améliorer en les simplifiant les règles de comptabilisation des opérations de couverture. Ce texte propose des normes permettant aux rapports financiers de mieux refléter les activités de gestion du risque et aux investisseurs de comprendre l’impact de telles opérations sur les cash flows futurs.Contrairement au système en vigueur, qui s’appuie sur des règles et qui est à la fois trop complexe et trop rigide, le nouveau système fonctionnerait sur la base de principes.Les grandes lignes de ce projet ouvert à consultation jusqu’au 9 mars 2011 peuvent être consultées à l’adresse http://www.ifrs.org/NR/rdonlyres/A2E3EEBF-04F8-4D75-B62D-BA81BED4B67E/0/EDHedgeAccounting_SNAPSHOTDec10.pdfLes nouvelles règles pourraient être prêtes avant la fin du premier semestre de l’an prochain, pour une application aux exercices débutant en janvier 2013.
Selon L’Agefi suisse, Irving Picard veut maximiser les fonds récupérés dans le cadre de la liquidation de l’affaire Madoff, tout en diminuant autant que possible le nombre d’entités ayant droit à une part de cette masse. Ses méthodes aboutissent à exclure les victimes européennes pour favoriser les clients américains. Jusqu’au 3 décembre dernier, 16.394 clients de Bernard Madoff Investment Securities (BMIS) se sont manifestés auprès du trustee et produit l'état de leur créance envers Madoff en date du 11 décembre 2008, jour de son arrestation. Après avoir examiné 94,4% de ces dossiers, le liquidateur a jugé que 2355 d’entre eux étaient recevables, soit 14,3%, et pouvaient recevoir une partie des fonds récupérés.Près de 80% des demandes ont été rejetées car le trustee ne reconnaît comme créanciers que les détenteurs d’un compte auprès de BMIS. Ce qui exclut pratiquement tous les clients européens, investis chez Madoff à travers des fonds.Bien que titulaires d’un compte en direct auprès de BMIS, les fonds en question sont eux aussi exclus de la faillite. Au motif qu’ils auraient dû savoir que Madoff fraudait et qu’ils ont été ses complices objectifs. «Le trustee étant le représentant de Madoff dans la procédure de liquidation, on obtient une situation ubuesque dans laquelle le représentant du fraudeur attaque ses victimes car elles n’ont pas découvert la fraude», souligne le quotidien suisse.
Selon l’Autorité de contrôle prudentiel, les organismes d’assurance français ont été deux fois plus nombreux à répondre à la cinquième étude d’impact (QIS 5) du projet Solvabilité 2 que lors de la précédente. QIS5 vise notamment à obtenir des données chiffrées détaillées relatives aux impacts quantitatifs de Solvabilité 2 sur le bilan des assureurs.
Le réassureur français a placé avec succès une nouvelle obligation catastrophe, Atlas VI Capital Limited Series 2010-1, qui fournit au groupe une couverture de 75 millions d’euros contre les tempêtes en Europe et les tremblements de terre au Japon pour une période de risque courant jusqu’au 31 mars 2014. Aon Benfield Securities a été en charge de l’opération.
Le groupe américain compte embaucher 250 personnes dans le pays l’an prochain, notamment dans la technologie et le développement produit. Citigroup emploie plus de 2.200 personnes à Dublin et Waterford.