Alors que le conseil d’administration de la banque UBS doit arrêter, dans les premières semaines de 2011, les détails des plans des rémunérations variables, des éléments importants de son programme sont toujours contestés par la Finma, indique Le Temps.L’autorité de surveillance financière suisse veut que la grande banque aligne sa distribution de bonus sur les risques pris par les employés, un principe qu’elle a édicté par directive en janvier 2010.
Il y aura bien une médiation entre les adhérents de l’Afer et les fondateurs pour tenter d'éviter que «l’affaire Afer» ne rebondisse au civil, rapporte Les Echos. Gérard Bekerman, le président de l’association d'épargnants, a confirmé au quotidien que «le principe d’une médiation a été signé le 30 novembre dernier» et que les deux médiateurs, l’expert-comptable René Ricol et l’avocat Maurice Lantourne, «se sont mis au travail». L’objectif est d’aboutir à un projet de transaction avec les fondateurs Gérard Athias et André Le Saux, définitivement condamnés au pénal, avant le 28 février, ce qui resterait compatible avec les délais de convocation de l’assemblée générale 2011 de l’Afer.
Afin de répondre à la nouvelle loi de régulation bancaire et financière du 22 octobre 2010, la Chambre Nationale des Conseils Experts Financiers (CNCEF) a annoncé le 28 décembre la création de la Chambre Nationale des Conseils Intermédiaires en Opérations de Banque ou CNCIOB. La nouvelle chambre permettra donc de répondre aux attentes des professionnels qui exercent cette activité en plus du conseil haut de bilan, du conseil en gestion de patrimoine et du conseil aux institutionnels.Le législateur a souhaité retirer aux conseillers en investissements financiers leur champ de conseil en opérations de banque. Cette prestation ne peut être désormais fournie que par un intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement.La CNCIOB sera présidée par Paul Bougnoux, associé-fondateur de Largillière Finance. Il exerce une activité de conseil en fusions-acquisitions. Il est par ailleurs administrateur de la Chambre Nationale des Conseils Experts Financiers.
Pour la première fois de son histoire, la Société Générale s’est hissée en 2010 dans le top 10 européen de l'«equity capital market». Et pour couronner le tout, la banque monte sur la première marche du podium français devant sa rivale BNP Paribas. Laurent Morel, responsable de l’ECM à la Société Générale, explique à L’Agefi les raisons de ce succès.
En mettant la main sur l’intégralité du capital de Tower Australia, le groupe nippon prévoit de porter la part de ses bénéfices à l’international de 3 à 9 %
Christian Baillet a présenté sa démission au Conseil d’administration de Compagnie Financière Tradition (CFT) avec effet au 31 décembre 2010 pour des raisons de contraintes personnelles et professionnelles. Il continuera néanmoins de contribuer aux comités d’audit et de rémunération dont il était membre, fait savoir le communiqué du groupe suisse spécialisé dans le courtage interbancaire.
Le régime de retraite facultatif par capitalisation des fonctionnaires, la Préfon, va devoir être renfloué. Une provision technique, comprise entre 150 et 500 millions d’euros, va être constituée par ses gestionnaires, les assureurs Groupama, CNP Assurances, Axa et Allianz. «Il s’agit d’un ajustement comptable», indique une source proche du dossier, qui souligne que si les taux remontent, une reprise de provisions pourra être effectuée.
La banque a gelé deux fonds d’une valeur totale d’environ 236 millions d’euros pour des raisons administratives liées au transfert de leur gestion à un autre gérant. Baptisés «Serenity» et «Opportunity», les deux fonds investis dans des «hedge funds» ont perdu respectivement 2% et 5,8% depuis début 2010. Leur gestion est désormais confiée à Marc Harewood Asset Management, filiale de BNP Paribas, alors qu’elle était assurée par Fauchier Partners dont la banque détient 50%.
Le Conseil constitutionnel a validé le budget de l’Etat pour 2011 et le quatrième «collectif budgétaire» pour 2010, adoptés respectivement le 15 et le 21 décembre par le Parlement. Rejetant les recours des groupes socialistes de l’Assemblée et du Sénat, le conseil a cependant censuré certaines mesures introduites dans ces textes sans y avoir leur place, notamment l’article concernant les commissions interbancaires pour le paiement par carte présent dans la loi de Finances 2011.
Bank Austria, la filiale autrichienne de l’italienne UniCredit, va verser 135 millions d’euros de taxe bancaire en 2011, contre une prévision initiale comprise entre 80 et 90 millions d’euros. Le montant devrait retomber à 100 millions d’euros environ à partir de 2012, selon le quotidien WirtschaftsBlatt qui a rapporté l’information.
Le directeur des gestions de Groupama Asset Management depuis un peu plus d’un an quitte la société de gestion, filiale du groupe d’assurance mutuelle, a rapporté lundi Reuters, citant deux sources. Le départ de Romain Boscher et son remplacement à la tête de la gestion du groupe, qui gère près de 90 milliards d’euros, doit être annoncé mi-janvier, a précisé l’une d’entre elles. Personne n’a pu être joint dans l’immédiat chez Groupama AM pour commenter cette information.
Sur la voie du rétablissement, l’assureur américain a décroché 4,3 milliards de dollars de lignes de crédit auprès d’un syndicat bancaire composé d’une trentaine d’établissements. JPMorgan en est l’agent administratif. Le financement comprend deux facilités de 1,5 milliard de dollars, l’une à trois ans et l’autre à 364 jours. Chartis, la filiale d’assurance dommages du groupe, a obtenu pour sa part un crédit de 1,3 milliard de dollars, a précisé AIG dans un document réglementaire. Ces facilités sont «une autre marque de confiance importante adressée par le marché à AIG», a estimé le directeur général Robert Benmosche. «Nous pensons que nous sommes si proche de la finalisation de notre recapitalisation que nous pouvons distinguer la ligne d’arrivée», a-t-il ajouté. La délivrance de ce crédit bancaire est conditionnée au remboursement de la ligne de crédit de la Fed de New York d’ici au 31 mars.
Dans un entretien donné à Reuters, le PDG de Mizuho Financial Group, Takashi Tsukamoto, estime que la banque japonaise pourra faire face à des exigences de fonds propres supplémentaires, au cas où elle serait placée dans la catégorie des établissements dits d’importance systémique, sans devoir lever de capitaux. «Nous pouvons y faire face en rationalisant efficacement nos actifs à risque et en poursuivant nos efforts de réduction de coûts», a-t-il ajouté.
Le taux des créances douteuses au bilan des banques atteint un record de 15 ans en Espagne et s’accroît au Portugal. Une tendance qui devrait s’accentuer en 2011 quand les programmes d’austérité votés dans ces pays produiront leur plein effet.
L’Etat néerlandais a confirmé par écrit deux actions à l’encontre d’Ageas concernant la conversion de MCS (Mandatory Convertible Securities) pour un montant global de 875 millions d’euros. Dans le cadre de la vente des activités néerlandaises de banque et d’assurance de l’ex-Fortis, Ageas estime que ces obligations convertibles subordonnées d’un montant de 2 milliards d’euros, qui sont échues le 7 décembre, doivent être rémunérées à leur valeur nominale. Une version que l’Etat néerlandais, propriétaire d’ABN Amro, conteste.
Alors que l’allemande Deutsche Bank s’est acquittée récemment de lourdes pénalités, le département américain de la Justice a ouvert une enquête criminelle portant sur des soupçons d’incitation à la fraude fiscale dans de petites banques cantonales suisses. Selon le New York Times, qui rapporte l’information, plusieurs banques de Wall Street ayant pu servir de relais sont également dans le collimateur de la justice.
Des dix noms sélectionnés en octobre pour assister l’Etat russe dans son programme de privatisations, la France ne comptait aucun représentant. Moscou avait donné la primeur aux grandes banques d’affaires internationales, dont Credit Suisse, JPMorgan, Merrill Lynch, Morgan Stanley, et aux acteurs incontournables de la finance russe: VTB Capital, VEB Capital et Renaissance. L’oubli a été réparé dans un décret daté du 20 décembre et publié vendredi. Le gouvernement a livré une liste de treize noms supplémentaires, comprenant deux établissements français (BNP Paribas et Société Générale),cinq russes (Alfa-Bank, Gazprombank, Troika Dialog, MDM Bank et Sberbank), ainsi que Barclays, Royal Bank of Scotland, Raiffeisen, Citigroup, UBS et UniCredit. Au bout du compte, 23 établissements ont été mandatés dans le cadre de ce programme de 1.000 milliards de roubles (24,3 milliards d’euros) qui doit s'étaler sur les trois prochaines années.
Natixis a annoncé qu’elle rembourserait par anticipation le 21 janvier prochain une émission de titres subordonnés remboursables (Lower Tier 2) arrivant à maturité en 2016 et d’un montant de 750 millions d’euros. La banque française précise que cette opération est possible grâce à l’amélioration de ses ratios de solvabilité.
Selon les Echos, deux anciens banquiers du groupe bancaire suisse ont plaidé coupable aux Etats-Unis de délits liés à l'évasion fiscale et à la fraude boursière. Le premier, soupçonné d’inciter des clients à ne pas déclarer leur compte en Suisse aux autorités américaines, risque jusqu'à cinq ans de prison, l’autre jusqu'à soixante-cinq ans et 15 millions de dollars d’amende.
Dans une interview accordée au quotidien La Tribune, Jacques de la Rosière insiste sur le fait que les Autorités de supervision financière européenne auront besoin de « leadership ». «Les présidents devront être choisis en fonction de leurs qualités d’indépendance, de leurs compétences et de leur autorité. Les procédures de sélection ne doivent pas aboutir à privilégier les candidats les plus neutres ou les plus « acceptables » par leurs pairs. Je ne suis pas sûr que les règles envisagées de limite d'âge, de positionnement hiérarchique et de mise sur la place publique des noms des candidats soient nécessairement les meilleures», a-t-il précisé.
L’assureur et le conglomérat chinois Avic investiront 480 millions d’euros d’ici à 2021 dans leur coentreprise d’assurance dommages, détenue et administrée à parité. La rentabilité devrait être atteinte en 2015.
Le groupe a injecté 640 millions d’euros dans sa filiale française par conversion d’un prêt subordonné en actions. Les moins-values latentes du Crédit Local sur son énorme portefeuille obligataire géré en extinction menaçaient en effet sa capitalisation, telle qu’elle est calculée en normes comptables françaises.