Les Principes pour l’investissement responsable (PRI) ont lancé le 27 janvier à La Haye les principes pour les investisseurs dans la finance inclusive (en anglais les PIIF, Principles for Investors in Inclusive Finance), autrement dit une série de principes visant à rendre accessibles les institutions financières aux populations les plus démunies.Le même jour, une quarantaine de grands investisseurs internationaux ont signé ces principes dans le cadre du forum pour la finance responsable à La Haye. Les premiers signataires des PIIF Accion Investments in Microfinance, Achmea, APG, Bamboo Finance, Blue Orchard Finance, Blue Orchard Investments, Calvert Foundation, Caspian Advisors, Cordaid, Developing World Markets, Dutch Microfund, FMO, Finance-in-Motion, Goodwell Investments, Grassroots Capital Management, Incofin Investment Management, Leger des Heils, Microvest Capital Management, Minlam Asset Management, MN Services, Municipality of Eindhoven, Nedlloyd Pension Fund, Norwegian Microfinance Initiative (NMI), Oikocredit, Pensioenfonds Vervoer, Pensioenfonds Zorg en Welzijn (PFZW), Pensionfund of the Ministers in the Protestant Church in the Netherlands, PGGM, PMA, PNO Media, Reaal, responsAbility Social Investments, Sarona, SNS Asset Management, SPF Beheer, Stichting Pensioenfonds SNS Reaal, Symbiotics, TIAA-CREF, Triodos Investment Management, et Triple Jump.
Dans une interview à la Börsen-Zeitung, Hans Joachim Reinke, président du directoire d’Union Investment, se prononce contre l’introduction d’une durée minimale de détention de deux ans pour les nouveaux investisseurs qui est prévue dans le dernier projet de réglementation pour les fonds immobiliers offerts au public. Il estime que l’introduction d’un préavis d’un an pour tous les investisseurs, même ceux qui sont déjà porteurs de parts, est suffisante pour améliorer la situation de liquidité des fonds. Par ailleurs, Hans Joachim Reinke souhaiterait pour les particuliers la possibilité de retirer davantage que 30.000 euros par semestre. Il réclame une réglementation pour les sorties en rente et une amélioration de la procédure de liquidation.
La Fondation Insead, l’Observatoire de l'épargne européenne (OEE), la Caisse des dépôts et le groupe Viel ont annoncé le 27 janvier le lancement d’une plate-forme de données financières européennes, Insead OEE Data Services (IODS), avec le soutien du pôle de compétitivité Finance Innovation, de la Banque de France et du ministère de l'économie et des finances.La recherche en finance avait-elle vraiment besoin d’un tel outil ? «La réponse est surabondamment oui», a lancé hier à l’occasion d’un point de presse le président de l’Observatoire de l'épargne européenne, Jacques de Larosière. «Dans un monde financiarisé à outrance, il nous fallait un système opérationnel pour mieux appréhender les besoins des épargnants et aussi valider les modèles théoriques», a poursuivi Jacques de Larosière qui a déploré la fragmentation des sources d’information en Europe qui pourrait «durablement handicaper» la recherche européenne qui faute d’une offre reconnue, s’appuie le plus souvent sur des bases de données américaines.La plate-forme proposera deux types d’offre. D’une part, une offre produits donnant accès aux différentes familles ou bases de données que l’on peut regrouper en quatre grands domaines, les valeurs mobilières, les entreprises, l'épargne et les fonds d’investissement. D’autre part, une offre de services à forte valeur ajoutée à destination des utilisateurs de bases de données, entre autres interface d’extraction de données, calcul de données complémentaires, service d’ingénierie et d’hébergement.L’opérateur de la plate-forme sera structuré autour d’une société commerciale sous forme de SAS. La société est présidée par Georges Pauget, ancien directeur ghénéral de Crédit Agricole et actuel président de Finance Innovation et son directeur général est Didier Davydoff. Elle dispose d’un capital de 1,7 million d’euros, plus une dotation de Bercy de 500.000 euros, son tour de table étant composé de quatre grands actionnaires : la Fondation Insead, l’OEE, la Caisse des dépôts et le groupe Viel. A la différence du Wharton Research Data Services de l’université de Pennsylvanie, qui a largement inspiré le modèle IODS, l’opérateur français ne veut pas imposer une barrière à l’entrée trop élevée. L’abonnement de base, 37.500 dollars par an pour le Wharton, a été fixé à 5.000 euros. L'équilibre économique devrait être atteint en trois ans, le chiffre d’affaires se situant autour de 2 millions d’euros en régime de croisière.
L’Association française des marchés financiers (Amafi) vient d’adresser au Premier ministre, François Fillon, et à la ministre de l'économie, Christine Lagarde, un rapport relatif à la régulation internationale des marchés de matières premières. Les professionnels de marché ont ainsi souhaité apporter leur contribution à la réflexion sur ce dossier que mène le G20 présidée actuellement par la France.L’association décline douze axes d’action autour desquels elle estime que, «de façon prioritaire ou sur une échéance de moyen terme, les travaux du G20 devraient plus particulièrement se concentrer». Parmi ces axes prioritaires figurent notamment la question du périmètre d’application, la transparence et la qualité des données,ou encore les conditions dans lesquelles les «forwards» entrent dans la catégorie des dérivés de matières premières. Parmi les axes de moyen terme, l'étude évoque la compensation sur les dérivés de matières, la mise en place d’un cadre ad hoc permettant la répression des abus de marché ou encore l’influence éventuelle des ETF dans les phénomènes de volatilité.
Le laboratoire français Servier a confirmé hier que son principal assureur, Axa, refuse de couvrir les risques liés au Mediator, ne sachant pas si le produit fait partie des anorexigènes (non couverts depuis l’affaire de l’Isoméride). Servier assure qu’il fournira «prochainement» tous les éléments nécessaires pour que l’assureur puisse se faire sa propre idée sur la nature du médicament.
La banque basée en Floride a levé 783 millions de dollars à l’occasion de son entrée en Bourse. Un montant supérieur aux attentes. BankUnited visait la vente de 26,5 millions de titres à un prix unitaire de 23 à 25 dollars. Elle aura finalement vendu 29 millions de titres à 27 dollars. Les fonds de private equity, dont WL Ross & Co, Blackstone et Carlyle, qui avaient racheté la banque pendant la crise, voient à ce prix la valeur de leur investissement triplé.
La compagnie d’assurance dédiée aux professionnels de santé, filiale de Crédit Agricole Assurances, a annoncé l’ouverture d’une délégation à La Réunion. Cette nouvelle implantation porte à 43 le nombre total d’agences régionales de La Médicale.
Douze des treize principaux groupes financiers américains étaient au bord de la faillite au plus fort de la crise du crédit de 2008, déclarait en novembre 2009 le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke devant une commission d’enquête parlementaire, selon une transcription publiée hier.
Lors du sommet de Davos, en réponse au PDG de JPMorgan, James Dimon, qui suggérait de «faire une pause» dans la régulation financière, Nicolas Sarkozy a estimé que la faillite de Lehman Brothers avait créé «beaucoup de colère (…) et beaucoup de souffrance». «On sera sage, on sera raisonnable, mais, ne vous trompez pas, on sera déterminés», a-t-il ajouté.
La caisse espagnole va transférer ses activités bancaires à sa holding cotée Criteria, renommée CaixaBank, pour se conformer aux nouvelles règles du jeu fixées par Madrid.
Les banques britanniques, qui échappent à une enquête formelle pour distorsion de la concurrence, ont selon l’OFT augmenté leurs tarifs depuis la crise
Les banques ont laissé inchangées leurs conditions de prêts aux entreprises non financières au dernier trimestre, alors qu’elles les avaient resserrées au trimestre précédent, selon l’enquête de la BCE publiée jeudi. La demande de crédit provenant des corporate s’est par ailleurs améliorée. En revanche, les banques ont nettement durci leurs critères d’octroi de crédits immobiliers aux ménages, dont la demande a beaucoup augmenté.
La Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) prévoit une croissance de 0 à 4% du marché de l’assurance-vie pour 2011. «On n’est pas du tout optimiste», a indiqué lors d’une conférence de presse Jérôme Cornu, directeur des études de la FFSA. En cause, une possible augmentation de la fiscalité, la hausse du rendement du livret A et la baisse attendue du taux d'épargne des ménages. L’organisation table pour l’ensemble du marché français de l’assurance une progression comprise entre 0 et 2%, après une hausse de 3,8% en 2010 à 207,2 milliards d’euros.
Les conseils d’administration de la caisse d'épargne catalane et de Criteria, son holding coté de participations industrielles, se réunissent aujourd’hui, ont annoncé les deux sociétés. A l'étude: une réorganisation qui impliquerait le transfert de l’activité bancaire de La Caixa vers Criteria, ce dernier lui rétrocédant à son tour d’autres actifs. Un tel schéma permettrait de fait à La Caixa de se coter, alors que Madrid vient d’annoncer une réforme du statut des «cajas» pour que ces dernières puissent lever des capitaux privés et s’introduire en bourse.
La Commission des valeurs chinoise (China Securities Regulatory Commission ou CSRC) a ouvert jusqu’au 12 février une consultation de place sur un projet visant à autoriser les titulaires de licences Qualified Foreign Institutional Investors (QFII) à opérer des transactions de couverture en utilisant des futures sur indices d’actions, rapporte Fund Strategy.Les opérations à but spéculatif demeureraient interdites. De plus, le volume de transactions serait limité à la valeur journalière des contrats de futures détenus par l’investisseur QFII ; le volume journalier de transactions ne pourrait pas non plus dépasser le quota approuvé par le régulateur du marché des changes.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) a indiqué le 26 janvier que la Commission européenne lui avait demandé son avis sur certains points touchant la directive prospectus amendée d’ici au 30 septembre 2011.Dans cette perspective, l’AEMF invite toutes les parties intéressées à lui soumettre ses commentaires d’ici au 25 février 2011.
Deux anciens gérants de portefeuilles de Galleon Group, Adam Smith et Michael Cardillo, ont plaidé coupable d’avoir effectué des opérations avant des rachats d’entreprises en se basant sur des informations privilégiées. Ils ont accepté de coopérer avec le gouvernement dans son procès contre Raj Rajaratnam, rapporte le Financial Times.
La Securities and Exchange Commission (SEC) vient d’adopter la règle du «say-on-pay», en application de la loi Dodd-Frank, rapporte L’Agefi. La rémunération des dirigeants des entreprises cotées sera soumise, au moins une fois tous les trois ans, au vote des actionnaires. Les entreprises devront également fournir des informations précises sur les «parachutes dorés» lors des opérations de fusion. Les petites capitalisations sont exonérées jusqu’en janvier 2013.
La Financial Services Authority (FSA) a infligé une amende de 455 000 livres à la société JJB Sports plc pour avoir omis d’informer le marché sur le coût réel de deux acquisitions. Ce qui a induit le marché en erreur durant plus de neuf mois. Durant cette période, JJB a fait un certain nombre d’annonces de marché qui n’ont pas corrigé la situation.Le 18 décembre 2007, JJB avait annoncé l’achat d’une chaîne de distribution Original Shoe Company (CVMO) pour 5 millions de livres en espèces. Cependant, en plus du prix au comptant, l’entreprise avait payé le stock en magasin d’un montant égal à 10,038 millions de livres.Le 22 mai 2008, JJB avait également annoncé l’acquisition d’une autre chaîne de vente au détail, Qubefootwear Ltd, pour 1 livre, sans dire que, dans le cadre de l’acquisition, elle avait aussi accepté de régler le découvert de Qube estimé à 6,47 millions de livres.
Le nouveau dispositif visant à introduire un régime permanent de transparence vis-à-vis de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et du marché, pour les positions courtes nettes sur actions sera applicable le 1er février 2011, a indiqué l’AMF le 26 janvier dans un communiqué. A compter de cette date, les mesures exceptionnelles prises par le régulateur, le 19 septembre 2008, sur une liste définie de valeurs financières ne seront plus applicables. Afin de faciliter la mise en oeuvre de cette nouvelle disposition, l’AMF souhaite rappeler aux différents intervenants son champ d’application et exposer ses modalités pratiques de mise en oeuvre.Ce nouveau régime porte sur les actions admises aux négociations sur un marché réglementé français (Euronext Paris) ou sur un système multilatéral de négociation organisé français (Alternext Paris), à l’exclusion des actions pour lesquelles le marché français n’est pas le marché directeur. La liste « négative » de valeurs, c’est-à-dire la liste des valeurs pour lesquelles le nouveau régime ne s’appliquera pas est disponible sur le site internet de l’AMF : http://www.amf-france.org, dans les espaces émetteur, prestataire et RCCI/RCSI / rubrique Ventes à découvert Le premier calcul par les investisseurs portera sur la position courte nette, pour chaque émetteur concerné, arrêtée en fin de journée du 1er février (minuit maximum). Ce calcul est à effectuer au niveau du décisionnaire responsable de la prise de position. Pour chacune des valeurs pour lesquelles la position détenue est supérieure à l’un des seuils réglementaires prévus, une déclaration doit être transmise à l’AMF au plus tard à 15h30 le mercredi 2 février 2011, par la personne (physique ou morale) détentrice de la position ou par son représentant étant entendu que, dans ce dernier cas, la personne détentrice de la position doit être néanmoins nominativement identifiée dans la déclaration. Les détenteurs d’une position nette courte sur une valeur financière, déjà déclarée à l’AMF dans le cadre du régime mis en place le 19 septembre 2008, devront transmettre une nouvelle déclaration relative à la position courte nette détenue en fin de journée du 1er février 2011 sur cette valeur et calculée conformément aux modalités prévues à l’article 4 de l’instruction 2010-08, si cette position est supérieure à l’un des seuils prévus par le nouveau régime. La déclaration type doit être envoyée exclusivement sous forme électronique à l’adresse suivante reportingpositionscourtes@amf-france.org. Le formulaire de déclaration à utiliser impérativement est disponible sur le site internet de l’AMF : http://www.amf-france.org, dans les espaces émetteur, prestataire et RCCI/RCSI / rubrique Ventes à découvert La demande préalable d’exonération de la déclaration des positions courtes nettes sur un émetteur défini doit être envoyée à l’adresse suivante reportingpositionscourtes@amf-france.org et contenir les éléments recensés en annexe 2 de l’instruction AMF n° 2010-08. L’AMF rappelle que seule une activité d’apport de liquidité strictement conforme à la définition donnée à l’article 5 de cette instruction pourra bénéficier de l’exonération. Toute question relative à la mise en oeuvre de ce régime doit être adressée à l’adresse suivante : reportingpositionscourtes@amf-france.org. Enfin, l’AMF se propose de publier prochainement une liste de questions - réponses sur la mise en oeuvre du nouveau régime de transparence des positions courtes nettes.
Grâce aux ressources supplémentaires accordées par l’Etat, rapporte L’Agefi, le budget de 84 millions d’euros de l’Autorité des marchés financiers (AMF) sera à l'équilibre en 2011, contre un déficit de 24 millions dans le budget prévisionnel 2010. Il comprendra plus de 7 millions d’euros d’investissements informatiques dans la surveillance et le contrôle. Sur le front de la transparence des entreprises cotées, précise le quotidien, l’AMF se concentrera sur le fonctionnement des assemblées générales et sur les agences de conseil en vote (proxies).
L’agence de notation Fitch Ratings a confirmé le 26 janvier la note «M2+» d’asset manager de BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP).Cette confirmation de note reflète notamment l’intégration pratiquement bouclée et réussie des activités de Fortis Investment Management, un mix produits plus riche et un socle diversifié d’investisseurs, souligne Fitch Ratings dans un communiqué.
Afin de renforcer encore la sécurité juridique des émetteurs de «sukuk» tout en assurant une protection appropriée des investisseurs, la CSSF a précisé, mercredi 26 janvier, certaines règles applicables aux émissions d’obligations islamiques dites «sukuk», notamment quant aux annexes du Règlement «Prospectus». Ainsi, indique un communiqué du régulateur luxembourgeois, les «sukuk» peuvent être traités comme des titres adossés à des actifs sur base des dispositions de l’article 2.5 du Règlement Prospectus ou, sous certaines conditions, comme titres d’emprunts garantis suivant l’article 23.2 et l’Annexe VI du Règlement Prospectus. En effet, si le paiement du principal et des revenus périodiques des titres est garanti sur base contractuelle par une ou plusieurs entités sous-jacentes, c’est-à-dire si le principal et les distributions périodiques sont payés indépendamment de la performance de l’actif sous-jacent, la CSSF considère que la description des entités sous-jacentes pourra se faire suivant l’Annexe VI du Règlement Prospectus.
La banque britannique, qui a fait part de son intention de supprimer environ 1.000 postes au Royaume-Uni, prévoit de recentrer sur internet son offre de conseil en investissement. Barclays estime que maintenir des conseillers dans ses agences devient de moins en moins rentable.
La banque d’investissement indépendante fondée par Ken Moelis a annoncé son arrivée en Asie. De quoi attiser la guerre des talents dans la région, les banquiers étant en quête de régulations plus clémentes sur les bonus. Pour ses premiers pas dans la zone, Moelis & Co a racheté à Hong Kong la société de conseil Asia Pacific Advisors.
Nicolas Mérindol vise cette année une progression de 25 % du chiffre d'affaires dans le conseil aux M&A, grâce notamment à la clientèle de private equity