En réponse au Livre Vert de la Commission européenne sur les retraites, la société de conseil Aon Hewitt considère, dans un communiqué publié le 14 décembre, qu’avant l’introduction de nouvelles règles au niveau européen, il faudrait assurer l’application plus effective de celles existant déjà. Dans l’ensemble, Aon Hewitt a accueilli favorablement la démarche de la Commission européenne ainsi que l’analyse proposée comme base de la consultation, tout en estimant cette dernière comme étant l’une des plus exhaustives réalisées par la Commission depuis plus d’une décennie.Selon Leonardo Sforza, directeur des affaires européennes et de la recherche chez Aon Hewitt, « le principal mérite du processus de consultation lancé par la Commission européenne a été de placer au centre du débat l’objectif ultime des pensions – à savoir l’amélioration de la sécurité financière des retraites. Cependant le Livre Vert semble avoir sous-estimé la question clé de l’accessibilité des régimes de retraites complémentaires pour les employeurs. Le cadre législatif devrait encourager la mise en place de dispositifs de retraites complémentaires au lieu de les freiner. En effet, l’introduction au niveau européen de nouveaux dispositifs réglementaires risque d’accroître le coût pour les employeurs au lieu d’élargir la palette de dispositifs de retraite pour les salariés.». L’Union européenne devrait au contraire se concentrer sur la mise en oeuvre adéquate des législations déjà adoptées, notamment la directive de l’Union sur les fonds de pension, toute en rendant leur application pratique plus transparente et prévisible, estime Aon Hewitt. Aon Hewitt estime que pour l’avenir il est temps de mieux répondre aux attentes des entreprises quant à la simplification des régimes de retraite complémentaires transfrontalières. Selon Leonardo Sforza, « il subsiste encore des lacunes qui compromettent l’efficacité et la crédibilité du Marché Unique Européen au niveau des retraites complémentaires. Un examen approfondi de toutes les mesures nationales transposant la directive IORP de 2003 est essentiel, notamment en vue de l’adoption d’un nouvel ensemble de mesures préconisées par le commissaire Barnier dans le cadre d’un prochain « acte unique européen ». En parallèle, il apparaît opportun d’examiner la possibilité d’un véritable régime européen de retraite complémentaire facultatif répondant aux besoins des entreprises multinationales implantées dans différents pays, qui puisse être utilisé sur une base volontaire à la place des multiples régimes nationaux spécifiques. » Aon Hewitt appelle également la Commission Européenne à la création d’une plateforme consultative permanente impliquant les praticiens de terrain en matière de retraite complémentaire (y compris les représentants des services financiers, des employeurs, des salariés et des retraités) qui puisse être utilisée comme « banc d’essai » par les institutions de l’Union sur les besoins des différents opérateurs du secteur et sur les ajustements nécessaires entre évolution des marchés et cadre législatif. Aon Hewitt préconise également une amélioration du suivi et de l'échange de bonnes pratiques nationales en utilisant mieux les forums consultatifs existants, une analyse approfondie de l’impact des propositions législatives européennes et des mesures déjà en place, un maintien des règles existantes en matière de solvabilité, car des règles de solvabilité supplémentaires pour les fonds de pension augmenteraient sensiblement le coût pour les entreprises sans améliorer, d’un point de vue financier, la pension des bénéficiaires.
Mardi, la Commission européenne, qui prépare une réglementation en vue de limiter les risques excessifs des fonds d’investissement et pour garantir que les politiques de rémunération s’appliquent avec cohérence dans tout le secteur financier, a ouvert une consultation publique destinée à recueillir les avis des parties prenantes sur la révision des règles communautaires en matière de création et de fonctionnement des fonds, rapporte Cinco Días.Les réponses recueillies serviront à l'élaboration d’une directive dont Bruxelles compte présenter le projet au printemps 2011. Les suggestions et remarques seront reçues jusqu’au 31 janvier.
Mises en évidence à la faveur de la crise et de la querelle autour de la notion de juste valeur, les problématiques de l'évaluation sont de plus en plus reconnues. Ce qui a donné une nouvelle légitimité et un nouveau départ à l’International Valuation Standards Council (IVSC) dont la mission est de promouvoir les bonnes pratiques en matière d'évaluation et dont le board of trustees est présidé par l’ex-président de l’AMF, Michel Prada.A l’initiative de l’AMF, une concertation s’est engagée fin 2009 avec les professionnels de la place de Paris concernés pour que l’expertise et les bonnes pratiques françaises puissent être représentées à l’IVSC. Cette concertation a conduit à la création de la Fédération Française des Experts en Evaluation (FFEE) qui a été présentée à la presse le 14 décembre et dont la candidature à l’IVSC a été acceptée en octobre dernier.Quatre organisations constituent pour le moment la FFEE : l’Afrexim (Association française des sociétés d’expertise immobilière), l’Apei (Association professionnelle des experts indépendants), l’Ifei (Institut français de l’expertise immobilière) et la SFEV (Société française des évaluateurs).Selon le président de la FFEE, Dominique Ledouble, les principaux objectifs à court terme de la fédération sont d’abord de réunir les institutions qui, par leur activité, ont vocation naturelle à être représentées au sein de la FFEE et de susciter la création de groupements dans les secteurs où ils manquent encore. Il s’agit ensuite de faire connaître et de promouvoir les normes de l’IVSC. Un colloque est programmé début 2011 sur ce thème. Enfin, la FFEE se propose de participer aux débats publics qui touchent à l'évaluation, en participant par exemple à l’exposé-sondage de l’IASB sur les contrats de location. Dominique Ledouble souligne que «la création de la FFEE est importante en ce qu’elle rassemble des praticiens dont les organisations n’avaient jusqu’ici que des contacts occasionnels. C’est une avancée vers une véritable inter-professionnalité».Michel Prada se réjouit pour sa part de la création de la FFEE et de son adhésion à l’IVSC. : «Il est, en effet, important que la profession française des évaluateurs participe à l’élaboration et à la mise en oeuvre de standards internationaux et de règles de conduite qui contribuent à la crédibilité et à la comparabilité des évaluations. Comme l’ont souligné les membres du G20, la crise financière nous a rappelé que la robustesse de l’évaluation des actifs de toute nature est une composante indispensable du bon fonctionnement du marché. La nouvelle stratégie de l’IVSC , où sont engagés Patrick Gounelle, vice-président du Board de Trustees, et Jean-Florent Rérolle, président du Professional Board, vise précisément à rénover les standards et à améliorer la pratique de l’évaluation, contribuant ainsi, en collaboration avec les autres organisations internationales concernées, au rétablissement de la confiance des acteurs du marché ».Michel Prada reconnaît toutefois que la tâche est immense. «La Commission est en train de découvrir le sujet», observe Michel Prada qui souligne toutefois les réactions très positives du CESR qui a engagé des travaux avec l’IVCS. Et certains sujets, mis en lumière par la crise financière, méritent une attention toute particulière, entre autres l'évaluation des instruments financiers…
Selon L’Agefi suisse, l’enquête pour blanchiment d’avoirs d’origine douteuse conduite par le parquet de Nice à partir des fichiers soustraits à la banque HSBC par un de ses employés a été transférée au parquet de Paris. Le procureur de la République à Nice, Eric de Montgolfier, a resserré en avril son enquête sur le délit de blanchiment d’avoirs d’origine douteuse plutôt que sur le blanchiment de fraude fiscale. Cette enquête préliminaire va être transférée de Nice à Paris, le transfert devant être effectif en janvier.
Selon la Banque d’Espagne, les établissements bancaires espagnols ont limité leurs emprunts auprès de la Banque centrale européenne à 61,1 milliards d’euros en novembre, contre 67,9 milliards le mois précédent. Il s’agit du plus bas niveau depuis janvier dernier.
Les résultats de la mission de contrôle des rémunérations des professionnels de marché confiée à Michel Camdessus en septembre 2009 par Nicolas Sarkozy, devraient être connus d’ici peu. Le rapport du contrôleur des rémunérations a été remis hier à Christine Lagarde, ministre de l’Economie et une présentation publique pourrait avoir lieu d’ici à la fin du mois. «C’est en tout cas le souhait de Michel Camdessus», indique une source.
Les autorités vont vérifier le bien-fondé de la hausse annoncée des tarifs d’assurance habitation et automobile des principales compagnies françaises, a annoncé mardi la ministre de l’Economie, Christine Lagarde. Les tarifs d’assurance multirisque habitation augmenteront de 3,5% à 7% en 2011 selon Les Echos. Les compagnies justifient ces hausses bien supérieures à l’inflation par une nette augmentation de la «sinistralité».
Le salaire de Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers, a été réduit d’environ 35% par un arrêté du ministère du Budget publié hier au Journal officiel. Ce salaire passera de 231.708 euros bruts par an à 150.000 euros. Jean-Pierre Jouyet continuera néanmoins de toucher en plus son traitement de fonctionnaire de 85.903 euros bruts par an.
Le tremblement de terre en Nouvelle-Zélande qui a endommagé plus de 100.000 habitations dans le pays en septembre dernier pourrait engendrer des coûts supplémentaires pour les assureurs de quelque 5,5 milliards de dollars, selon une étude du réassureur PartnerRe.
Devenir leader en Europe de la banque universelle de proximité. Derrière cette ambition affichée, le projet à long terme de la banque verte présenté ce matin aux cadres traduit le recentrage du groupe sur le Vieux Continent et le Bassin méditerranéen, et l’arrêt de la croissance externe tous azimuts.
La banque japonaise compte dépenser 50 milliards de yens, soit environ 450 millions d’euros, pour changer son système informatique actuel contre un autre développé par Nomura Research Institute, selon le quotidien. L’établissement compte néanmoins réaliser 20 milliards de yens d’économies annuelles grâce à ce changement, qui sera effectif en 2013.
L’Autorité des marchés britanniques souhaite publier un rapport détaillé concernant son enquête relative aux agissements des anciens administrateurs de Royal Bank of Scotland. C’est ce qu’a confié au quotidien Andrew Tyrie, président du Comité du Trésor au Parlement qui est à l’initiative formelle de cette publication.
Selon une enquête du «New York Times», le département américain de la Justice enquête sur d'éventuelles pratiques anticoncurrentielles imputables à un cartel bancaire sur le marché des dérivés de crédit, rapporte Les Echos. Le département de la Justice soupçonne un cartel bancaire de «faire la loi» sur le marché des dérivés et des CDS en contrôlant de facto les principales chambres de compensation: l’Intercontinental Exchange (ICE Trust) et le Chicago Mercantile Exchange.
Goldman Sachs a rejeté les accusations selon lesquelles ses pratiques en matière de transactions ont contribué à la faillite de deux hedge funds de Bear Stearns en 2007, rapporte le Financial Times. Dans un document soumis à la Financial Crisis Inquiry Commisson, la banque a cherché à prouver que sa valorisation des MBS détenus par les fonds avait eu peu d’impact sur leur santé financière.
La Securities and Exchange Commission a informé Danny Bogar, ancien président des activités de courtage de Stanford Inernational Bank, ainsi que plusieurs brokers ces derniers mois qu’elle a l’intention de porter plainte contre eux au civil dans le cadre de l’enquête sur la fraude menée par Allen Stanford, rapporte le Financial Times.
Alors que la presse rapportait la semaine dernière qu’Allied Irish Banks comptait verser 40 millions d’euros de bonus à certains de ses dirigeants au titre de 2008, la banque irlandaise a indiqué qu’elle y renonçait. Face à la bronca suscitée par ce projet, le ministre des finances Brian Lenihan avait écrit à AIB pour lui signifier que le soutien de l’Etat serait «conditionné au non versement de bonus, quelle que soit la période concernée». L’établissement reconnaît par ailleurs qu’il sera encore amené à bénéficier du soutien public. Sur les 85 milliards d’euros attribués dans le cadre du plan de soutien mis en place par le FMI et l’UE, environ 35 milliards d’euros seront destinés aux banques. 10 milliards serviront à renflouer d’entrée de jeu certaines bases de fonds propres, tandis que 25 milliards seront conservés en cas de besoin.
Goldman Sachs a annoncé en interne il y a quelques jours la nomination de Philippe Altuzarra et de Laurent Lellouche à la tête du bureau parisien dès le mois prochain. Le premier va diriger les activités de banque d’affaires, le second les métiers de marché. Le sortant Jean Raby part codiriger le bureau de la banque à Moscou, précise le quotidien.
American International Group, un temps plus important assureur au Monde et qui subit actuellement une cure drastique de cessions d’actifs dans le sillage d’un plan massif de sauvetage consenti par les autorités américaines, «commence» à penser à des acquisitions. C’est ce qu’indique au quotidien dans un entretien le président d’AIG, Robert Miller.
L’agence de notation a modifié de négative à stable la perspective des notes des sociétés du groupe et confirmé la note de solidité financière «AA-». Fitch estime que la solidité financière de l’assureur s’est redressée depuis les bas niveaux observés à la fin 2008 et s’attend à ce qu’elle montre une capacité de résilience à court terme.
La Grande-Bretagne n’appliquera pas unilatéralement aux banques systémiques des surcharges en capital si un accord international en ce sens n’est pas trouvé avec les pays membres du G20. «Nous comprenons que les grandes institutions basées à Londres doivent être placées sur un pied d’égalité au niveau mondial et nous ne serions sans doute pas ‘mieux-disant’» a indiqué lundi à Reuters Hector Sants, directeur général de la FSA.
Huntington Bancshares a émis des actions et des obligations afin de rembourser 1,4 milliard de dollars reçus dans le cadre du plan de sauvetage américain (Tarp). Une autre banque régionale américaine, First Horizon National, compte en faire de même pour un montant estimé à 867 millions de dollars.
La Société Générale souhaite développer en Chine une activité de négoce de matières premières, qu’elle espère lancer d’ici un ou deux ans, a déclaré le responsable pour la Chine de la banque d’investissement et banque corporate Pascal Sefrin. Le groupe prévoit en outre d’embaucher courant 2011 du personnel pour son activité de banque d’investissement en Chine afin de se focaliser sur les acquisitions menées à l'étranger par les entreprises chinoises dans les matières premières et l'énergie.
L’Australie a introduit des mesures destinées à renforcer la concurrence entre les banques, en les autorisant à émettre des obligations sécurisées et en contrôlant plus sévèrement les éventuelles ententes sur les taux d’intérêt. Ces réformes, destinées aussi à apaiser une opinion publique remontée contre les banques, doivent permettre aux organismes de crédit mutualistes et aux sociétés de crédit immobilier de constituer la cinquième force du secteur financier australien et d’avoir accès plus facilement aux financements et à la clientèle, a déclaré le Trésorier du gouvernement, Wayne Swan.
Mark, l’un des fils de Bernard Madoff, a été retrouvé pendu samedi dans son appartement de Soho à New York, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L’avocat de l’intéressé à confirmé qu’il s’est agi d’un suicide, le jour du deuxième anniversaire de l’arrestation de Bernard Madoff.
Vendredi, Irving Picard, le liquidateur de Bernard L Madoff Securities, a déposé devant le tribunal des faillites de Manhattan une plainte au civil pour récupérer 19,6 milliards de dollars auprès de Sonja Kohn, qui dirigeait la Bank Medici de Vienne et qui a été un personnage central de l’escroquerie, rapporte The Wall Street Journal.D’après Irving Picard, la complicité entre Sonja Kohn et Bernard Madoff a duré 23 ans durant lesquels la banquière a canalisé plus de 9,1 milliards de dollars dans la pyramide de Ponzi.
Le «New York Times» a selon La Tribune révélé l’existence de réunions mensuelles entre «notamment JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley» afin de maintenir la suprématie des grandes banques sur les produits dérivés.
Le Comité de Bâle a publié le 10 décembre deux documents sur le risque opérationnel : «Sound Practices for the Management and Supervision of Operational Risk» et «Operational Risk –Supervisory Guidelines for the Advanced Measurement Approaches». Les deux textes sont ouverts à consultation jusqu’au 25 février prochain.