Dans un entretien au Wall Street Journal, le CEO de la banque privée suisse Sarasin, Joachim Strähle, défend le secret bancaire. «Je reste un partisan convaincu du secret bancaire, il n’y a aucune raison pour que le monde entier ait connaissance de quelque chose d’aussi personnel que votre situation financière. De la même façon qu’un médecin ne va pas communiquer des informations vous concernant, un banquier ne devrait pas non plus le faire», estime-t-il.Confrontée toutefois à une offensive sans précédent contre le secret bancaire, la Suisse devrait devenir une terre d’accueil pour l’argent propre. «Je ne suis pas d’accord avec ceux qui pensent que la place financière suisse est morte si le secret bancaire est plus ou moins supprimé. Je pense que la Suisse a un système politique stable, une économie qui a fait ses preuves durant la crise, une population active bien formée –qui parle souvent plusieurs langues- et une longue histoire banaire. Autant de qualités dont ne disposent pas les autres pays», lance Joachim Strähle. Joachim Strähle a par ailleurs indiqué que la collecte nette de la banque s’est maintenue au second semestre au niveau observé au premier semestre. La collecte nette s'était alors élevée à 6,41 milliards de francs suisses. Sarasin doit présenter ses résultats annuels le 24 février prochain.