Les autorités de régulation américaine auraient trouvé de sérieux problèmes de contrôle interne et de responsabilités hiérarchiques dans les pratiques d’octroi de prêts hypothécaires, ce qui devrait conduire, selon le quotidien qui cite des sources proches du dossier, à un renforcement des procédures à l’encontre de plus d’une douzaine de banques américaines.
La banque helvétique projette une augmentation de 15% de ses effectifs dans sa division de gestion d’actifs au Japon cette année, selon le quotidien Nippon qui ne cite aucune source. Cette activité emploie actuellement plus d’une centaine de personnes, ajoute le journal.
Le groupe d’assurance mutualiste Groupama maintient sa décision de s’introduire en Bourse mais la concrétisation de cette option stratégique n’interviendra pas en 2011, a déclaré mercredi son directeur financier à Reuters qui a précisé que ce calendrier permettrait notamment au groupe d’avoir une vision plus claire de l’impact des nouvelles normes prudentielles Solvency II. Groupama souhaite que cette introduction en Bourse lui donne les moyens de financer une acquisition d’envergure même si le groupe n’a pas de «besoins immédiats» de financement. Christian Collin a ainsi déclaré que son groupe avait vu son endettement diminuer de huit points à 23,4% au 31 décembre 2010 et qu’il venait juste de renouveler par anticipation une ligne de crédit d’un milliard d’euros à cinq ans.Le résultat net part du groupe s'élève à 387 millions d’euros pour 2010 contre 660 millions d’euros en 2009, soit une baisse de plus de 40%. Le chiffre d’affaires du mutualiste s’est lui élevé à 14,7 milliards d’euros, une hausse de 2,3% à périmètre et taux de change constants.
Le bancassureur néerlandais ING a fait savoir que son objectif premier était de rembourser 7,5 milliards d’euros à l’Etat néerlandais. ING opérera par ailleurs une scission de ses opérations d’assurance aux Etats-Unis, en Europe et en Asie par le biais de deux introductions en Bourse distinctes. Le groupe a fait état d’un bénéfice net de 433 millions d’euros au quatrième trimestre 2010, alors que le consensus des analystes donnait 502 millions d’euros.
La Société Générale, qui a signé un quatrième trimestre en phase avec les attentes, a constaté en début d’année une amélioration sur les marchés financiers après les fortes tensions liées à la crise de la dette souveraine et confirme ses objectifs pour 2012. La deuxième banque française par la capitalisation boursière a dans le même temps réaffirmé qu’elle n’aurait pas besoin de lancer une augmentation de capital pour être en conformité avec les nouvelles règles prudentielles du Comité de Bâle. Pour le quatrième trimestre, son résultat net a quadruplé pour atteindre 874 millions d’euros. Son produit net bancaire a crû de 33,6% sur la période tandis que ses provisions pour mauvaises créances ont baissé de 42,3%. Pour rassurer des analystes sceptiques dans sa capacité à atteindre ses objectifs, la SocGen a confirmé qu’elle serait en mesure de dégager un bénéfice net de six milliards d’euros en 2012 contre 3,9 milliards à fin 2010. Le coût du risque se maintient néanmoins à un niveau élevé en Grèce où sa filiale Geniki Bank a creusé ses pertes en 2010 en raison de l’aggravation de la situation économique dans le pays. Le titre bondissait vers 13h30 de 4,61% à 51,12 euros.
La banque allemande WestLB a transmis à la Commission européenne un plan de restructuration qui prévoit la réduction d’un tiers de ses actifs risqués d’ici à 2015. Elle prévoit aussi de se scinder en quatre entités (banque de détail et d’entreprises, financements spécialisés, banque transactionnelle et fonctions supports) qui pourront être cédées. Reste à savoir si Bruxelles acceptera ce schéma.
Jens Weidmann a été désigné comme successeur d’Axel Weber à la présidence de la Bundesbank, indique l’agence Reuters. Le choix de Jens Weidmann rend moins probable le fait qu’Angela Merkel continue à plaider pour le choix d’un Allemand à la tête de la BCE. La chancelière a coopté son conseiller aux affaires économiques, pour lequel Axel Weber avait déjà exprimé sa préférence.
Selon l’Agefi, un juge de l’Etat du Delaware a accusé la filiale d’investissement de la banque britannique d’avoir été juge et partie dans le processus de vente de Del Monte pour 5,3 milliards de dollars à un consortium dirigé par KKR. Le juge a décidé hier de repousser de 20 jours le vote d’approbation de l’opération par les actionnaires.
Dans sa première interview destinée à publication depuis son arrestation en décembre 2008, Bernard Madoff affirme au New York Times que des banques et des fonds ayant été en contact avec sa société de conseils en investissements «ont fermé les yeux» sur ses activités et «devaient savoir» pour le caractère frauduleux du vaste montage financier, rapporte La Tribune.fr.Il leur reproche de ne pas avoir cherché à comprendre les contradictions entre les documents officiels et d’autres informations au sujet de son montage financier, dit pyramide de Ponzi, sans toutefois accuser directement aucune institution d’avoir eu formellement connaissance ni d’avoir été complice de sa fraude.
Barclays a révélé le 15 février, à l’occasion de la publication de ses résultats annuels, le montant global des primes allouées à ses employés. Elles atteindront 3,4 milliards de livres , un montant proche du bénéfice net annuel qui s’est élevé à 3,5 milliards de livres. Toutefois la banque insiste dans un communiqué sur le fait que cette somme est inférieure de 7% à celle de 2009, malgré la hausse des bénéfices. «Nous avons voulu démontrer que nous faisons preuve de responsabilité et prenons au sérieux nos engagements auprès du gouvernement», assure le directeur général de Barclays, Bob Diamond.
Dans un communiqué daté du 15 février, la CSSF informe que, le 11 février 2011, à sa demande, le 1er vice-président de la Cour du Luxembourg, siégeant sur les questions commerciales, a nommé, KPMG Advisory s.à.rl, représentée par M. Eric Collard, comme administrateur provisoire de la société anonyme Lifemark SA – cf Newsmanagers du 02/02/2011 - pour une nouvelle période de trois mois, avec un mandat et des pouvoirs inchangés. La cour a également confirmé que la mesure du 11 février 2011 ne doit pas être considérée comme une procédure d’insolvabilité telle qu’une faillite, une procédure de cessation de paiement ou de liquidation judiciaire, précise le communiqué.
Le Conseil fédéral suisse a indiqué le 15 février qu’il souhaitait adapter l’entraide administrative en matière fiscale. L’identification des contribuables et des détenteurs des renseignements, condition incontournable de l’octroi de l’assistance administrative, s’opère dans la plupart des cas au moyen de la mention du nom et de l’adresse. «A l’avenir, d’autres moyens d’identification devront être également admis», indique le Conseil fédéral dans un communiqué. La Suisse écarte ainsi un obstacle prévisible à un échange efficace de renseignements en matière fiscale et évite le risque d’un échec lors du processus d’examen par les pairs («peer review process»). La pêche aux renseignements («fishing expedition») continue d’être inadmissible. Les dispositions concernant l’assistance administrative des conventions contre les doubles impositions (CDI) doivent être adaptées dans ce sens. Jusqu'à présent, lors de négociations de CDI, la Suisse partait du principe que les éclaircissements relatifs aux critères du Conseil fédéral concernant l’interdiction de la pêche aux renseignements, qui exigeaient dans une demande d’assistance le nom et l’adresse du contribuable et également du détenteur des renseignements (par ex. la banque), étaient conformes à la norme de l’OCDE. Cette appréciation ne s’est pas confirmée ainsi que l’ont montré les premiers signaux provenant du processus d’examen par les pairs. En général, l’identification des contribuables et des détenteurs des renseignements dans une demande d’assistance sera donc toujours effectuée par le biais du nom et de l’adresse. Mais l’aménagement proposé permet d'éviter qu’une interprétation trop formaliste des dispositions conventionnelles ne fasse obstacle à la procédure d’assistance administrative et, pour ce, admet également d’autres moyens d’identification, par exemple le compte en banque.
A l’instar de Morgan Stanley et JPMorgan Chase et afin de se mettre en conformité avec la règle Volker, la banque américaine serait sur le point de fermer dans les prochains jours son «desk» de trading pour compte propre sur la partie taux et dérivés de taux, composée d’une équipe de 8 personnes, selon Bloomberg.
Quelques jours après Emporiki, dans le giron du groupe Crédit Agricole, c’est au tour de Geniki, filiale grecque de SocGen, de dévoiler de lourdes pertes au titre de 2010. La banque rachetée en 2004 par le groupe français, a perdu 411 millions d’euros en 2010 contre une perte de 109,5 millions en 2009. «La détérioration sensible de l’environnement économique a affecté la qualité de notre portefeuille de prêts», a expliqué Geniki dans un communiqué. Le PIB de la Grèce s’est contracté de 4,5% l’année dernière en raison notamment du programme d’austérité mis en œuvre par Athènes à l’instigation du Fonds monétaire international et de l’Union européenne. Les provisions pour pertes sur crédit ont grimpé à 415,2 millions d’euros contre 139,6 millions en 2009. La participation de SocGen dans Geniki a grimpé en novembre à 88,4%, contre 53,9% précédemment, conséquence de la recapitalisation de l’établissement.
Le gouvernement du président sortant de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, a menacé hier d’intenter une action en justice contre les filiales de BNP Paribas et de Citibank qui ont suspendu leurs activités en raison de la crise politique qui secoue le pays. BICICI, filiale de BNP, a fermé lundi ses activités en raison «de la situation instable en Côte d’Ivoire».
La banque britannique, qui a lancé un « examen discipliné » sur ses activités, vise un rendement sur fonds propres de 13 % en 2011, contre 7,2 % en 2010
L’assureur italien devrait concentrer ses investissements en Amérique du sud où il pourrait en outre réaliser des acquisitions dans le cadre d’un plan de développement de ses activités vers les pays émergents, où sa présence reste pour le moment limitée, indique le journal qui cite des propos de Cesare Geronzi, le président de Generali.
Dans une interview accordée au quotidien depuis la prison fédérale de Butner, Bernard Madoff affirme que des banques et des fonds ayant été en contact avec sa société de conseil en investissements avaient connaissance du caractère frauduleux du montage financier qui lui vaut de passer le restant de ses jours en prison, mais «ont fermé les yeux». Sans nommer aucune institution, il ajoute qu’elles avaient pris le parti de dire « si jamais vous faites quelque chose de mal, on ne veut pas le savoir». Parmi les accusés accrochés au tableau de chasse d’Irving Picard qui a déjà récupéré environ 10 milliards de dollars, figure notamment JP Morgan Chase.
Les banques américaines accumuleraient des milliards de dollars destinés au financement des villes, Etats, écoles et autres institutions publiques, dans le cadre d’une stratégie alternative au marché obligataire, indique le quotidien qui cite des sources bancaires. JPMorgan et Citigroup feraient ainsi parties des établissements qui proposeraient à la fois des solutions de refinancement mais également des prêts au développement de nouveaux projets publics
Boursorama a annoncé un bénéfice net de 7,6 millions d’euros seulement pour son exercice 2010 en raison d’une dépréciation sur OnVista, le portail internet allemand racheté en 2007. La société spécialisée dans la banque et le courtage en ligne, filiale à près de 56% de la Société Générale, avait prévenu le 8 février qu’elle passerait une charge exceptionnelle, dont le montant s’est finalement établi à 29,8 millions d’euros. Boursorama a dit viser pour 2011 une croissance de son résultat brut d’exploitation, après avoir accusé cette année une baisse de 11% à 60,3 millions d’euros.
La banque britannique Barclays a fait état d’un bond de 32% de son bénéfice annuel, supérieur aux attentes. Bob Diamond, directeur général depuis le début de l’année, a déclaré qu’une réglementation plus rigoureuse allait réduire les rendements et a dit prévoir désormais un rendement des fonds propres de 13%. Le bénéfice imposable est ressorti à 6,1 milliards de livres sterling (7,25 milliards d’euros) en 2010, après un bénéfice de 4,6 milliards en 2009, une hausse liée en grande partie à une baisse de 30% à 5,7 milliards de sterling des pertes sur créances.
Selon Les Echos, Proxinvest indique que les AG des sociétés cotées à Paris ont enregistré un taux de contestation moyen de 5,9% en 2010, un niveau inégalé dans les autres grands pays européens. Pour les entreprises du CAC40, ce taux a atteint 6,3% l’an passé, contre 5,9% en 2009 et 4,8% en 2008. Proxinvest s’attend à une saison 2011 des AG au moins aussi contestataire. Une situation qui la pousse à militer pour élargir le comité de rédaction du code Afep-Medef, composé à ce jour uniquement de représentants des émetteurs, aux investisseurs.
Les fonds de pension publics ont intensifié leurs activités sur les marchés des changes lors de la dernière décennie, mais ils n’ont pas, pendant des années, surveillé les prix que les banques leur facturaient pour effectuer ces opérations, rapporte The Wall Street Journal citant des documents gouvernementaux et juridiques ainsi que des interview avec des consultants et d’autres. Le journal relate qu’en 2003, un consultant britannique et ancien économiste de la Banque d’Angleterre, Neil Record, a prévenu Calpers qu’on lui surfacturait ses opérations sur devises. Mais cela n’a eu aucun effet.
Le ministère de l’Economie espagnol a écouté au moins en partie les sociétés de gestion et leur association (l’Inverco). Il va ainsi écarter l’un des obstacles les plus importants à la distribution de fonds par des tiers, indique Cinco Días. Avec la transposition de la directive OPCVM IV qui modifiera la loi espagnole sur les organismes de placement collectif, et dont le projet vient d’être soumis à consultation de place (jusqu’au 28 février), les distributeurs de fonds ne seront plus obligés de fournir aux gestionnaires les données des souscripteurs pour ces produits. La formule pour arriver à ce résultat est celle des comptes globaux, connus sous le nom de comptes «omnibus».En revanche, le législateur n’a pas retenu pour l’instant une autre des suggestions qui visaient à faciliter la commercialisation de fonds espagnols à l’étranger au moyen de comptes omnibus: cette disposition n’apparaît pas dans l’avant-projet de loi.
La région Asie-Pacifique est le deuxième plus grand marché pour les Real estate investment trusts (Reits), rapporte Asian Investor, soit une capitalisation représentant 21% du marché mondial. Dans le détail cependant, la plupart des pays d’Asie sont loin derrière l’Australie, le leader régional en matière de gouvernance et de la protection des investisseurs. Hong Kong, la Malaisie, Singapour et le Japon ont déjà des structures en place. De leur côté, les Philippines et la Thaïlande sont en train d'élaborer une réglementation. Mais le véritable potentiel pour les Reits asiatiques réside en Chine et en Inde, qui ont d’ores et déjà, eux aussi, annoncé leur intention d'établir des règlements et de fixer des normes au marché. Un élément positif car les règles existantes ont besoin d'être encore améliorés si l’on en croit le CFA Institue dans un rapport publié lundi 14 février (Asia-Pacific Reits: Building trust through better Reit governance). Des recommandations en matière de gouvernance y figurent, couvrant des domaines tels que l’indépendance du management du Reit, les assemblées générales annuelles (AGA), la structure des frais de gestion, etc.
L’agence de notation Moody’s a confirmé les notations Aaa/P-1 de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), assortie d’une perspective stable. «L’implication très nette de l’Etat français dans la nomination des hauts dirigeants de la CDC, dans sa supervision et dans ses décisions stratégiques est, selon nous, une preuve solide des liens opérationnels et financiers intrinsèques entre la CDC et l’Etat français», estime l’agence.