Le Luxembourg a été le premier Etat membre à transposer la directive OPCVM IV en droit national le 17 décembre 2010. Ce texte, qui est censé être en vigueur dans les 27 Etats de l’UE pour le 1er juillet de cette année, est en bonne voie de transposition en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Irlande, ce qui risque de conférer un avantage compétitif à ces pays par rapport à l’Italie, la Belgique, la Grèce, le Portugal et l’Espagne, qui ne sont pas aussi avancés sur ce plan, souligne RBC Dexia Investor Services dans l'étude «UCITS IV: the dangers of a two speed Europe» (voir pdf joint).Les auteurs de l'étude soulignent que si les gestionnaires d’actifs peuvent raisonnablement adopter une attitude attentiste à l'égard d’OPCVM IV, il serait dangereux pour les Etats membres de faire de même : ceux qui retarderaient la transposition pourraient courir le risque de devenir de simples centres de distribution pour des fonds créés ailleurs.L’autre danger que les Etats membres doivent conjurer est celui de céder à la tentation de durcir unilatéralement leur réglementation locale par rapport à la directive européenne (le «gold plating»), écrit RBC Dexia IS. Quelques indices d’un tel phénomène sont déjà décelables, notamment en Allemagne, qui ne prévoit pas de période de transition pour l’adoption du KID par les fonds allemands. De tels comportements risquent de déboucher sur des distorsions de concurrence.RBC Dexia, pour sa part, met désormais en ligne sur son site Internet une veille sur l’avancement de la transposition de la directive dans les différents pays.