L’Autorité des marchés financiers (AMF) a rappelé, vendredi 18 mars, son attachement au vote de tous les actionnaires et publie une recommandation relative aux agences de conseil en vote. Dans ce cadre, l’AMF rappelle tout d’abord que les sociétés de gestion de portefeuille sont tenues de rendre compte aux actionnaires et porteurs de parts d’OPCVM qu’elles gèrent, de leurs pratiques en matière d’exercice des droits de vote dans l’intérêt exclusif de ces derniers et, lorsqu’elles n’exercent pas ces droits, d’en expliquer les motifs.Le régulateur invite également tous les autres investisseurs, qu’ils soient français ou internationaux, à définir leurs propres politiques de vote et à voter en assemblée générale. Constatant qu’un nombre important de grands investisseurs utilisent les services d’agences de conseil en vote (« proxy advisers »), qui analysent les projets de résolution des sociétés et formulent des recommandations de vote, l’AMF a engagé des discussions avec les professionnels concernés et publie une recommandation relative à ces agences, indique un communiqué.Cette recommandation que l’AMF souhaite voir mise en œuvre dans le cadre des assemblées générales en 2012 porte sur les quatre sujets suivants :1. l’élaboration et la publication des politiques de vote des agences de conseil ;2. l’élaboration et la diffusion des recommandations de vote aux investisseurs ;3. le dialogue avec les sociétés cotées ; 4. la prévention des conflits d’intérêts.
Les clients de banques suisses qui refusent de régulariser leur situation fiscale peuvent se reporter vers des gérants indépendants, admet le président du conseil d’administration de la banque Julius Baer, Raymond Baer, dans un entretien au Temps daté du 19 mars, rapporte L’Agefi suisse. «On entend parler de tels cas», reconnaît le banquier. «Le fait qu’ils puissent aller vers des gérants indépendants est une inquiétude que nous avons en tant que banque dépositaire.» Les gérants indépendants représentent un «secteur important qui n’a pas les mêmes règles que les banques», ajoute Raymond Baer. «Or il faut défendre la réputation de la place financière. Cela démontre la nécessité de le réguler.»
Daniel Trèves, directeur général de La Compagnie Benjamin de Rothschild, ne se représentera pas à une nouvelle réélection au conseil d’administration de Banque Privée Edmond de Rothschild (BPER). Daniel Trèves entend ainsi se conformer aux règles de séparation des fonctions voulues par la législation bancaire, a annoncé BPER à la suite de la séance du conseil d’administration du 17 mars. Daniel Trèves siégeait au conseil d’administration depuis 18 ans.
Le Comité sur les systèmes de paiement et de règlement (CSPR) et le Comité technique de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) ont invité en fin de semaine dernière toutes les parties intéressées à livrer leurs observations sur le rapport consultatif intitulé Principles for financial market infrastructures (Principes pour les infrastructures des marchés financiers) publié le 10 mars 2011, et plus particulièrement sur les points évoqués dans la note de lancement du rapport.S’appuyant sur les corps existants de normes du CSPR et de l’OICV pour les systèmes de paiement, de compensation et de règlement, le rapport propose des exigences actualisées et plus élevés et ainsi que de nouveaux principes pour les systèmes de paiement d’importance systémique, les dépositaires centraux de titres, les systèmes de règlement-livraison de titres, les contreparties centrales et les référentiels centraux de données. Une fois finalisés, ces principes remplaceront les normes actuelles. Une série de normes unique permettra une plus grande cohérence dans la surveillance et la réglementation des infrastructures des marchés financiers dans le monde entier. Le rapport consultatif peut-être consulté à l’adresse suivante http://www.bis.org/publ/cpss94.htm. Les commentaires peuvent être envoyés à la BCE jusqu’au 29 juillet 2011 aux adresses suivantes: cpss@bis.org et fmi@iosco.org.
L’Autorité européenne des marchés financies (AEMF ou Esma) a lancé le 18 mars une consultation sur ses instructions générales relatives au régime d’approbation des agences de notation.Cette consultation, ouverte jusqu’au 31 mars, est contrainte par la réglementation qui exige de l’AEMF qu’elle conduise des consultations concernant tant les instructions générales que les recommandations. Les instructions définitives seront publiées d’ici au 7 juin 2011.
Deux semaines après l’ouverture du procès, l’ancien dirigeant de McKinsey et ex-administrateur de Goldman Sachs, Rajat Gupta, accusé d’avoir alimenté le fondateur de Galleon en informations privilégiées, a porté plainte le 18 mars contre la Securities & Exchange Commission (SEC), rapporte Les Echos. Tout en niant les charges dont il fait l’objet depuis que la SEC a déposé un recours à son encontre le 1 ermars, Rajat Gupta accuse le régulateur de vouloir le priver de ses droits à la défense en ayant recours à une procédure administrative.
Les négociations en vue d’un règlement amiable étant au point mort, Irving Picard, le liquidateur judiciaire des affaires de Bernard Madoff, a produit vendredi des détails supplémentaires sur les faits qu’il reproche à Fred Wilpon et Saul Katz, les principaux actionnaires de l'équipe de baseball des New York Mets. Selon The Wall Street Journal, il affirme qu’ils devaient savoir depuis des années que les activités de Bernard Madoff étaient une escroquerie ; de plus, il leur reproche d’avoir ensuite mis au point un plan pour mettre leurs actifs à l’abri d’une confiscation après la découverte de l’escroquerie.
John Varley, le directeur général de la banque, aurait menacé le Trésor britannique de quitter le Royaume-Uni pour installer son quartier général aux Etats-Unis si le gouvernement devait aller au bout de son projet de séparer les banques commerciales des banques d’investissement et de financement, selon des propos rapportés par le Sunday Times.
A 6,1% en janvier, contre 5,8% en décembre, le taux des créances douteuses des banques espagnoles a battu un nouveau record depuis janvier 1995, a indiqué vendredi la Banque d’Espagne. Le volume de prêts douteux atteint 110,7 milliards d’euros.
L’assureur américain a déclaré qu’il subirait une perte imposable estimée à un milliard de dollars liée à des catastrophes naturelles au premier trimestre et ce essentiellement en raison de son exposition au tremblement de terre du 11 mars au Japon et ses conséquences.
Dans un entretien au Corriere della Sera, Vincent Bolloré, actionnaire de Generali, a demandé «plus de transparence» dans la gestion de l’assureur. Il a été le seul à s’abstenir de voter les comptes 2010 lors du dernier conseil, invoquant un accord «déséquilibré» avec le groupe tchèque PPF. Ce qui lui a valu un communiqué de Generali et une verte réplique du patron de Tod’s.
Le conseiller de la banque centrale chinoise, Li Daokui, a estimé lors d’un forum à Beijing, que le dollar pourrait encore chuter sensiblement dans les trois prochaines années du fait du niveau de la dette américaine, rapporte le journal. Li Daokui indique ainsi que, si les investisseurs se sont focalisés sur la dette souveraine en zone euro, ils devraient prochainement réorienter leurs inquiétudes vers le risque souverain américain.
Michel Barnier, le Commissaire européen aux services financiers, a confié au quotidien britannique que certains banquiers n’avaient malheureusement pas entendu l’«appel à la modération» lancé sur les bonus et n’ont «pas compris» l’importance de la question. Il regrette que l’application des nouvelles règles à travers l’Europe reste insatisfaisante à ses yeux. Michel Barnier entend bien interroger à ce sujet les ministres des finances du G20. Responsable à Bruxelles du Marché intérieur, il a par ailleurs évoqué les nouvelles règles de transparence applicables aux groupes miniers quant à leurs relations avec les états étrangers.
L’assureur américain s’attend à ce que d’autres prétendants placent une offre pour le portefeuille de titrisations adossées à des créances hypothécaires qu’il a proposé de racheter pour quelque 15,7 milliards de dollars auprès de la Réserve fédérale américaine. AIG avait cédé ses actifs à la Fed dans le cadre de son sauvetage par les pouvoirs publics américains.
Le Crédit agricole est confiant de réussir la deuxième série de tests de résistance auxquels les établissements bancaires européens vont être soumis, a déclaré vendredi sur BFM le directeur général de la banque, Jean-Paul Chifflet. «Jepense que Crédit agricole se présente à ces tests de la manière la plus sereine (...) compte-tenu de la solidité de son équilibre, de son socle et de ce qu’il représente» a-t-il ajouté.
Dans un communiqué Standard & Poor’s explique avoir placé la perspective de Groupama à « négative » contre « stable » auparavant. La note reste, elle, est confirmée à A-.
Malgré un potentiel significatif d’améliorations, la France affiche dans l’ensemble de bonnes pratiques de gouvernance, selon la 7ème édition de l’étude Heidrick & Struggles sur la gouvernance d’entreprise en Europe («Challenging Board Performance») réalisée sur la base des rapports annuels 2010 de plus de 400 sociétés cotées dans quinze pays européens.La France réalise notamment de bonnes performances en ce qui concerne la diversité et la mise en place de l’évaluation des conseils. La proportion des étrangers au sein des conseils d’administration (27% contre 26% en 2009, lors de la précédente étude), se situe au-dessus de la moyenne européenne (24%). Facteur d’ouverture et de renouvellement, 67% des conseils français comprennent trois étrangers ou plus.L’étude relève aussi que l’évaluation des conseils progresse significativement, 95% des sociétés du CAC 40 évaluant leur conseil, contre 78% en 2009 et 50% en 2007. Une évolution positive qui place la France en deuxième position en Europe même si les modalités d’exécution de cette évaluation sont loin d’être satisfaisantes. L’indépendance du processus laisse à désirer puisque seul un tiers des évaluations ont impliqué un consultant externe. La transparence n’est pas non plus la règle, un quart des entreprises ne précisant pas le processus d’évaluation qu’elles ont mis en place.La disponibilité et l’engagement des administrateurs ont progressé. Les comités français se réunissent plus fréquemment (16 fois par an contre 14 en 2009). Néanmoins, l’assiduité aux réunions est la plus faible d’Europe (89% contre une moyenne européenne de 92%).Autres points à fort potentiel d’amélioration, les conseils français ne sont pas assez ouverts ni indépendants et le pourcentage de femmes reste faible. La part des administrateurs indépendants dans les conseils français est ainsi inférieure à la moyenne européenne (40% en France contre 43% en Europe). En France, les comités restent souvent dirigés par des administrateurs non-indépendants.L’étude relève qu’au sein des entreprises françaises, 42% des présidents de conseil sont également des dirigeants exécutifs (PDG) et 30% des présidents sont l’ancien PDG. Par ailleurs, les barrières d’entrée au conseil sont importantes : sur une moyenne de 14 membres du conseil, 9 sont des DG ou anciens DG (63%). Il s’agit de la proportion la plus élevée d’Europe.D’autre part, les femmes sont faiblement représentées au sein des conseils (11% contre 8% en 2009). A noter toutefois que cette proportion a fortement augmenté au cours des douze derniers mois pour se situer autour de 15% actuellement. Seulement 13% des conseils comportent 20% de femmes : les conseils sont donc encore loin des objectifs fixés par la loi Copé Zimmerman.Enfin, si les conseils français sont assez internationaux, cette caractéristique est quelque peu minimisée par le fait que les conseils sont essentiellement composés d’Européens (69% des administrateurs étrangers sont des européens et la Belgique reste le pays le plus représenté).L’étude indique qu’en moyenne, 6,5 membres du conseil sur un total de 14 (47%) sont administrateurs ou présidents de trois sociétés cotées ou plus. Le taux le plus élevé d’Europe. Si les problèmes posés par cette situation sont évoqués, l’étude souligne néanmoins certains effets positifs : les administrateurs français jouissent d’un réseau puissant et élargi. Disposant d’un accès à d’autres conseils, ils jouissent d’une expertise forte et d’une expérience accrue.Concernant la question de la rémunération des administrateurs, l’étude révèle tout d’abord que celle-ci a augmenté de 15% en deux ans en France alors qu’elle a diminué de 4% en Europe. A 55.000 euros, la rémunération moyenne des administrateurs français s’élève à 71% de la moyenne européenne.
Dans son édition du 18 mars, La Tribune annonce que le Crédit Agricole CIB (ex Calyon), Natixis et La Banque Postale AM sont poursuivis par l’AMF. Convoqués jeudi 17 mars devant la commission des sanctions du régulateur, ils devaient répondre des griefs de non-respect des règles de sondage lors d’une émission obligataire – de la société Danone en l’occurrence - et d’utilisation d’une information privilégiée. Faisant référence à une affaire remontant à novembre 2008, le représentant du collège a requis 600.000 euros d’amende à l’encontre de Calyon et Natixis. Sur l’utilisation d’une information privilégiée à l’encontre de LBP AM et de son gérant, le rapporteur a estimé que le manquement n'était pas constitué, mais le représentant du collège a maintenu le grief, estimant que l’aller-retour réalisé sur les obligations Danone ne pouvait s’expliquer que par la détention d’une information privilégiée.
La séance plénière de jeudi, à Forum GI, était placée sous un vocable ambitieux : «la dynamique de place et l’innovation au service de l’investissement et de la performance financière», avec un plateau de choix : Pierre Bollon délégué général et Alain Leclair, président d’honneur de l’AFG, Bernard Descreux, directeur de la gestion de la Banque Postale Asset Management et président de la commission «techniques financières de gestion» l’AFG, Philippe Delienne, président de Convictions AM, Etienne Stofer, directeur de la CRPN, responsable du groupe «transparence obligataire de l’AF2I, et Arnaud Faller directeur des gestions de CPR AM et président du groupe de travail «compétitivité. Pourtant -était-ce l’heure matinale ?-, cette présentation n’aura été suivie que par moins d’une cinquantaine de personnes.Après avoir opéré un tour d’horizon des dysfonctionnements révélés par la crise financière comme des techniques de gestion quantitatives fondées sur des corrélations du passé ou des innovations sous-optimales comme le développement exagéré des titrisations, les intervenants sont convenus que les opérateurs sous-estiment toujours les queues de distribution et qu’il auraient besoin de tenir compte très en amont des scénarios adverses "à tout moment». Ils sont également tombés d’accord sur le fait que les professionnels ne doivent pas attendre que le besoin soit exprimé par le client, mais proposer des solutions.Etienne Stofer a pour sa part insisté sur la véritable révolution que représentent les projets de plates-formes de négociation sur les obligations (projet Cassiopée), avec des marchés ouverts à tous, transparents en pré et post-trade, avec chambre de compensation et ordres fermes. NYSE Euronext Bondmatch sera ainsi opérationnelle au deuxième trimestre, tandis que trading Screen et MTS préparent aussi leurs plates-formes. Parmi les innovations souhaitées par les participants figurent les sicav sous forme de SAS (sociétés par actions simplifiées), des catégories de parts couvrant des stratégies hors bilan, les obligations indexées sur l’inflation couvertes en taux, un univers plus clair pour les fonds qui ne seraient de droit ni luxembourgeois, ni irlandais, ni français et des produits sur les «loans». De plus, il serait souhaitable d’ouvrir une marge pour les fonds non coordonnés.
La banque américaine a licencié mardi 5% de ses équipes de trading dernier dans le cadre d’un processus annuel, croit savoir Reuters. Il y a eu également des licenciements dans d’autres divisions. D’autres employés seront remerciés dans les semaines à venir. Ces licenciements «pourraient vouloir dire qu’on réduit les coûts face à un chiffre d’affaires médiocre pour protéger les profits», commente une source.
Le quotidien croit savoir que Royal Bank of Scotland a rencontré des investisseurs au Royaume-Uni et aux Etats-Unis au sujet d’une cession d’actions détenues par le gouvernement britannique. Ce dernier détient 84% du capital de RBS. Ces présentations ont été réalisées au cours des dernières semaines par des représentants de haut niveau de la banque, selon le quotidien.
Le quotidien indique que l’ancien directeur général de Lloyds Banking Group, Eric Daniels, figure parmi la «poignée» de candidats encore en lice pour rejoindre le conseil de surveillance de l’assureur britannique en vue d’en prendre la présidence en 2013. Après plusieurs mois d’une quête «intensive», la désignation d’Eric Daniels ne manquerait pas de déclencher la controverse selon le quotidien, au regard des aventures subies par son ancien groupe.