Un porte-parole de DekaBank a confirmé samedi à Reuters la teneur d’un article de la Börsen-Zeitung du même jour selon lequel le gestionnaire central des caisses d'épargne a commis quelques irrégularités dans la comptabilisation de certaines opérations sur actions, ce qui risque de lui coûter une cinquantaine de millions d’euros, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.En fait, Deka aurait laissé passer certains délais légaux et ne pourrait plus bénéficier du remboursement fiscal sur des actions prises en pension auprès de non-résidents au moment du détachement du dividende.
Les pays de l’OCDE concluent accord sur accord d'échange d’informations avec les pays qui figurent sur leur liste des paradis fiscaux, mais sans résultats concrets. Singapour est en train de supplanter la Suisse et conserve son secret bancaire, note Expansión. L’OCDE concentre ses efforts sur les paradis fiscaux occidentaux, ce qui en fait éclore en Asie (et même en Afrique, avec l’exemple récent du Ghana qui a choisi cette option pour son développement).Au ministère espagnol des Finances (Hacienda), on se plaint que les accords signés jusqu’ici n’aient pas encore apporté d’information importante. Francisco de la Torre, porte-parole des inspecteurs du fisc, estime qu’il faut des règles communautaires pour s’attaquer à ce fléau : il y aura des problèmes d'évasion fiscale tant qu’un pays de la zone euro collaborera avec les économies opaques.Les experts utilisent d’ailleurs des formules toutes faites pour l'évasion du capital : le «sandwich hollandais» (qui aurait été utilisé par le groupe Rumasa) ou le «double Irish» que pratiquent les grandes sociétés qui vendent dans toute l’Europe en passant par l’Irlande. Et, pour les finances publiques espagnoles, les paradis fiscaux les plus nuisibles sont les plus proches : Andorre et Gibraltar, selon Francisco de la Torre.
L’Agefi rapporte que des fuites portant sur les résultats de la cinquième étude d’impact (QIS5) des règles Solvabilité 2 pour le secteur de l’assurance montrent que celui-ci affiche une santé financière «solide», selon l’Autorité européenne de supervision des assureurs, l’Eiopa. L’ensemble du secteur présente un surplus de 395 milliards d’euros sur le seuil de capital cible (SCR, solvency capital requirement) qu’ont fixé les régulateurs pour absorber un choc économique majeur. Quelques compagnies ont néanmoins du souci à se faire, note le quotidien. Environ 15% d’entre elles ne respecteraient pas le SCR. Plus gênant encore, environ 4,6% des assureurs ne pouvaient respecter à fin 2009 le minimum en capital requis, «ce qui déclencherait l’intervention la plus sérieuse de la part du superviseur, c’est-à-dire le retrait de la licence», souligne l’Eiopa.
L’affaire Galleon, qui met en cause un des anciens «managing directors» de McKinsey, tombe mal pour le cabinet de conseil, fier de sa culture d’excellence et de confidentialité, rapporte Les Echos. Dans cette affaire, Rajat Gupta, l’ancien numéro un du cabinet, qui siégeait aux conseils d’administration de Goldman Sachs et de Procter & Gamble, aurait en effet averti le milliardaire Raj Rajaratnam, fondateur de Galleon, de l’investissement de 5 milliards de dollars que Warren Buffett s’apprêtait à injecter dans le capital de Goldman Sachs. «La mise en cause d’anciens collègues dans l’affaire Galleon est très préoccupante», a estimé le 11 mars le cabinet. «Les faits qui leur sont reprochés et qui sont actuellement débattus devant des tribunaux aux Etats-Unis sont diamétralement contraires à nos valeurs, à nos règles et à notre culture. Nous prenons l’affaire Galleon très au sérieux et nous continuons à coopérer pleinement avec les autorités», a-t-il poursuivi.
Selon Les Echos, le groupe bancaire italien a décidé, vendredi, de geler les droits de vote de la banque centrale de Libye, détentrice de 5% de son capital, et le fonds souverain Libyan Investment Authority (LIA), propriétaire quant à lui de 2,6%. UniCredit a fait ce choix pour se mettre en conformité avec les sanctions prises par l’Union européenne contre le régime de Tripoli.
QIS5 was the most comprehensive exercise to assess the impact of some key aspects and was executed upon request of the European Commission. Participation of insurers in the exercise increased considerably, compared to the fourth Quantitative Impact Study that was conducted in 2008. Almost 70% of all insurance and reinsurance companies under the scope of the Solvency II directive participated in QIS5, up from 33%, who participated in QIS4. Additionally, 167 insurance and reinsurance groups participated, up from 111 under QIS4.
La structure de Solvabilité II est déjà définie dans ses grandes lignes, mais il y a encore aujourd'hui un univers de paramétrage très ouvert. Il n'y avait pas de capital pour le risque sur des actifs dans Solvabilité I, il y en a dans Solvabilité II. Il représente à peu près 50 % du capital.
Le patron de la banque américaine pour l’Asie depuis trois ans, Owen Thomas, va faire son retour aux Etats-Unis,selon une note interne consultée par Reuters. Il sera basé à New York afin de diriger les opérations de Morgan Stanley dans l’immobilier.
La Réunion des Organismes d’Assurance Mutuelle (ROAM) se félicite de l’adoption par 386 parlementaires européens de la déclaration écrite 84/2010 prônant la création de statut européen pour les mutuelles, associations et fondations. L’association se dit prête à collaborer à l’avancement rapide de ce dossier urgent dans toutes les instances européennes et ce, à la veille de l’application de la directive Solvabilité II.
Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé le gel par le Royaume-Uni de 12 milliards de livres (13,9 milliards d’euros) d’actif libyens afin d’accentuer la pression sur le régime du colonel Mouammar Kadhafi. L’Union européenne a déjà imposé des sanctions sur le fonds souverain de la Libye, sa banque centrale, trois autres institutions financières et 27 ressortissants au moins, dont Mouammar Kadhafi et plusieurs membres de sa famille.
La banque a déposé plainte pour une affaire d’escroquerie présumée au sein de BP2S portant sur onze millions d’euros. Un cadre de l’établissement a été mis en examen. Présumé innocent, il est soupçonné d’avoir profité d’un «effet d’aubaine» lui permettant de «neutraliser» la somme dans les livres de comptes puis de l’avoir fait virer au Monténégro. L’information a été rapportée par le Journal du Dimanche.
A la fin février, le montant des prêts spéciaux accordés par la banque centrale irlandaise aux banques du pays s'élevaient à 70 milliards d’euros, soit une hausse de 19 milliards d’euros par rapport au mois précédent, selon des données officielles. La banque centrale a précisé que plus de la moitié de cette hausse était due à une modification des règles liées aux garanties collatérales à la Banque centrale européenne.
Les banques italiennes et allemandes recevront la semaine prochaine le questionnaire détaillant les tests de résistance imposées aux banques européennes, a rapporté Reuters vendredi de source proche du dossier. Les banques allemandes recevront un questionnaire le 18 mars et devront soumettre leurs données au régulateur local avant le 13 avril, a-t-on précisé. Les régulateurs veulent achever l’analyse des données bancaires allemandes et les transmettre à l’Autorité bancaire européenne avant le 20 mai.
La faible attractivité des fonds en euro et la réforme de la fiscalité devraient modifier les comportements d’épargne, selon le baromètre Facts and Figures
Face à la réforme de la fiscalité, la Fédération française des sociétés d’assurances s’élève contre une éventuelle hausse de la taxation de l’assurance vie, dont la collecte a reculé de 15% en février. «Il s’agit du troisième mois consécutif de recul. Cela n’est jamais arrivé», a relevé Bernard Spitz, son président.
Le responsable des opérations de la banque, Spyros Filaretos, a indiqué au quotidien qu’Alpha Bank n’avait aucune intention d’accepter une proposition de fusion de la part de la National Bank of Greece. «En ce qui nous concerne, le projet est mort» précise-t-il. Spyros Filaretos indique que la banque est soutenue dans sa stratégie par ses actionnaires étrangers, dont le Qatar, Blackrock et Fidelity International.
Tout d'abord, la directive Solvabilité II s'inscrit dans la construction du marché de l'assurance, du marché unique. En cela, elle apporte incontestablement un certain nombre d'aspects positifs. D'abord, parce qu'elle retient une approche économique du risque, ce qui constitue une avancée indéniable par rapport au cadre actuel. Deuxièmement, parce qu'elle met la gestion des risques au c??ur du pilotage des entreprises d'assurances. Enfin, parce qu'elle s'est inscrite dans une démarche active de relation avec la profession. Je pense qu'il y a eu un travail important d'échanges entre la profession, la Commission et le CEIOPS qui a été bénéfique.
La banque russe Sberbank a racheté le courtier Troika Dialog pour un milliard de dollars (725 millions d’euros), dans le cadre de sa stratégie visant à devenir un établissement de taille mondiale. Sberbank rachètera une participation de 63,6% auprès d’un groupe d’actionnaires dont le président de la plus ancienne maison de courtage moscovite, Ruben Vardanyan. Et la banque versera 372 millions de dollars pour acquérir les 36,4% que détient le sud-africain Standard Bank dans Troika.
Les autorités veulent désormais s’attaquer au secteur bancaire «fantôme» dans le cadre d’une réforme plus vaste de la réglementation financière, mais les pays divergent sur les mesures à prendre, a déclaré jeudi Axel Weber, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). Le secteur bancaire «fantôme» désigne en particulier les fonds spéculatifs, le capital-investissement ou encore les véhicules d’investissements spéciaux.
L’Autorité européenne de supervision des assureurs (Eiopa) a jugé «solide» la solvabilité du secteur, à l’issue de la cinquième étude d’impact (QIS5) des nouvelles règles Solvabilité 2. Les 167 groupes d’assurance qui ont participé à l'étude affichent des excédents de 395 milliards et de 676 milliards d’euros, respectivement, pour respecter leurs ratios SCR et MCR. Par rapport à Solvabilité 1, le surplus est réduit de 86 milliards. Les résultats, donnés sous embargo à la presse, devaient être publiés lundi 14 mars à 9 heures mais ont été donnés par erreur en avance par certaines agences de presse.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a lancé une mise en garde le 10 mars sur les activités de la société Altanus Limited ayant son siège aux Pays-Bas et dont les sites internet sont swissmoneyreport.net et smr-news.com.Cette société envoie sur les télécopieurs d’entreprises, mais également sur des numéros de particuliers, des communications à l’en-tête «Swiss Money Report» contenant des informations très optimistes concernant la situation financière de sociétés cotées à l’étranger (à faible capitalisation boursière) et annonçant des perspectives de retour sur investissement très fortes avec des prévisions de hausse des cours de plus de 50 % à court terme et plus de 200 % à moyen terme. L’AMF rappelle aux investisseurs qu’"un tel potentiel de gain suppose également un potentiel de perte important, accompagné éventuellement d’une très grande volatilité des cours». Par ailleurs, l’AMF souligne que dans la communication de Swiss Money Report, il est fait mention d’un conflit d’intérêts, Swiss Money Report possédant des actions émises par les sociétés dont elle vante les perspectives, indique se réserver la possibilité d’en racheter ou d’en revendre à tout moment. Par conséquent,» l’AMF recommande la plus grande prudence aux investisseurs et, d’une façon générale, invite le public à examiner avec attention les suggestions d’investissements présentant des performances élevées et à ne pas les relayer auprès de tiers, sous quelque forme que ce soit».
Selon Les Echos, le gouvernement a transmis le 10 mars aux représentants du patronat, aux ONG et aux syndicats le projet de décret prévoyant qu'à partir de 2013, les entreprises dont le total de bilan dépasse 100 millions d’euros et qui emploient plus de 500 salariés devront présenter leur rapport social et environnemental. Depuis dix ans, seules les sociétés cotées y sont contraintes. La Loi Grenelle de l’Environnement prévoyait d'étendre cette obligation dès 2011 mais n’avait pas fixé de seuil.
La Commission européenne a promis jeudi des «réformes fondamentales» de la régulation des agences de notation, rapporte La Tribune. Ceci fait suite aux dégradations des notes de la Grèce et de l’Espagne par Moody’s. La Commission devrait faire ses propositions législatives avant la fin de l'été.
Anil Kumar, un ancien partenaire de McKinsey, a déclaré au cours de son témoignage lors du procès de Raj Rajaratnam, le fondateur de Galleon, qu’il partageait les secrets de ses clients avec ce dernier, car il se sentait redevable après avoir accepté de recevoir personnellement 500.000 dollars par an de commissions de conseil, rapporte le Financial Times. Il a raconté comment Raj Rajaratnam lui a conseillé d’ouvrir un compte en Suisse et un compte offshore investi chez Galleon, en utilisant le nom de son concierge afin d’éviter que ce ne soit détecté.