Près de la moitié des dirigeants d’entreprises européens sont contre l’introduction des règles paneuropéennes de gouvernance d’entreprise, mais les dirigeants basés au Royaume-Uni adoptent une attitude très différente de celle de leurs homologues du continent, selon une enquête que vient de publier le cabinet Allen & Overy. Les résultats de l’analyse révèlent que 64% des cadres supérieurs du Royaume-Uni sont contre l’introduction de règles applicables à l’échelle européenne, alors que 65 % des cadres européens continentaux y sont favorables.Dans l’ensemble, 49 % des répondants ne veulent pas que la Commission introduise des règles de gouvernance d’entreprise applicables à l’échelle européenne. 73 % d’entre eux estiment inappropriée une approche uniforme de la gouvernance, 44 % pensent que des règles locales seraient plus pertinentes et 24 % que les règles locales existantes sont suffisantes.Ceux en faveur de l’introduction de règles de gouvernance d’entreprise applicables à l’échelle européenne (65 % des dirigeants du continent européen par rapport à seulement 31 % des cadres supérieurs du Royaume- Uni en fonction) estiment qu’assurer une plus grande cohérence (86 %), créer des comités des risques (34 %), assurer des qualifications suffisantes au sein des conseils de direction (20 %) et promouvoir un engagement renforcé de l’actionnariat (11 %) sont les exigences les plus importantes.En ce qui concerne les questions de la composition du conseil, de l’application de la gouvernance et de l’engagement des actionnaires évoquées dans le Livre vert que vient de publier la Commission européenne, l’enquête indique que 82% des cadres européens d’entreprise sont contre l’introduction de quotas obligatoires pour les femmes au sein des conseils de direction, 78 % pensent que les directives de gouvernance d’entreprise ne devraient être appliquées qu’à titre de conformité ou de clarification et 57 % que les investisseurs sont plus engagés que jamais.