Le Hedge Fund Standards Board (HFSB), une association basée au Royaume-Uni qui regroupe les principaux hedge funds européens, vient de publier un document de consultation afin d’élargir l’audience internationale de l’organisation.Créée en 2008 pour promouvoir un corps de normes et de pratiques de haut niveau en Europe, l’association, basée à Londres où se trouvent la plupart des acteurs du secteur des hedge funds, s’était largement inspirée de la réglementation britannique. Les grands acteurs européens ayant désormais rejoint l’association qui compte une soixantaine de membres, l’objectif est d’adapter le corpus de règles afin d’attirer les acteurs américains et asiatiques, indique le Board dans un communiqué. Selon Dame Amelia Fawcett, présidente du HFSB, «les normes sont très largement acceptées sur le marché européen et les principaux gérants de hedge funds au Royaume-Uni et en Europe continentale sont signataires. Les investisseurs souhaitent voir désormais une adoption plus large des standards par les gérants des marchés américain et asiatique». Outre l’internationalisation des normes, la consultation est aussi l’occasion de proposer un certain nombre d’amendements afin de tirer les leçons de la crise financière de2007-2008, notamment du côté de la gestion des risques et de la transparence. La consultation est ouverte jusqu’au 28 octobre prochain.
Les avocats de Raj Rajaratnam, le fondateur de Galleon Group reconnu coupable de délit d’initié, tentent d’obtenir une peine de prison inférieure aux plus de 24 ans requis par les procureurs, rapporte le Financial Times. Ils réclament l’indulgence du juge, invoquant la générosité et la santé défaillante de leur client. Ils critiquent aussi la façon dont ont été calculés les gains qu’aurait empochés Raj Rajaratnam. Le gouvernement estime ce chiffre à 63,8 millions de dollars, tandis que ses avocats l’évaluent à 36,3 millions. La sentence sera connue le 27 septembre.
Plusieurs plateformes de distribution de fonds parmi les plus importantes du secteur ont annoncé le 9 août leur décision de se regrouper pour former le Fund Platform Group (FPG), une association de droit luxembourgeois à vocation internationale.Parmi les entités fondatrices de cette représentation unique figurent notamment RBC-Dexia Investors Services, Fund Channel, Moventum, MFEX, Attrax, Swisscanto London et Société Générale Securities Services. La société Kneip, membre associé, a permis le lancement de cette initiative en facilitant et en encourageant les efforts des entreprises à l’origine de la constitution de cette association. Les membres fondateurs sont tous des institutions financières intervenant comme plateformes dans la distribution de fonds tiers et répondent à un certain nombre de critères définis pour adhérer au FPG.La mission de l’association est d’établir des relations et d’encourager une bonne compréhension entre toutes les parties prenantes de la distribution de fonds au plan international, au travers de trois objectifs principaux. Pour améliorer l’efficacité et la fluidité des transactions, l’association s’attachera tout d’abord à développer des normes et standards professionnels de qualité, en s’appuyant notamment sur les initiatives en cours, en termes de contractualisation, d’échanges d’informations, de traitement des OST (opérations sur titres), ou encore de règlement livraison cash et titres.Face aux profondes évolutions en cours dans les métiers de la distribution et de l’asset management en général, l’association cherchera ensuite à être la voix de ses membres pour contribuer aux évolutions règlementaires en cours en expliquant les spécificités du métier et en œuvrant à la prise en considération des enjeux spécifiques aux plateformes. Enfin, l’association souhaite aider à développer et promouvoir au sein de ses membres et plus largement à destination de l’ensemble des acteurs de la profession les meilleurs pratiques («best practices») au service des investisseurs.Selon Edouard Bokuetenge, directeur du Distribution Support chez RBC-Dexia Investors Services et président du FPG, «les plateformes de distribution de fonds participent de manière essentielle aux changements en cours dans la distribution de produits financiers à travers le monde. Nous avons lancé cette association pour servir de catalyseur et encourager des avancées à un moment où des évolutions importantes favorisent le développement de la distribution cross border d’une part tout en complexifiant le contexte opérationnel d’autre part. Nous espérons qu’une association internationale, représentative, forte et dynamique pourra activement contribuer à cela».
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a publié le 9 août une actualisation des mesures concernant les ventes à découvert prises par les différentes autorités de tutelle des Etats membres.La Grèce notamment vient de revoir son dispositif, après l’Italie qui l’a fait le mois dernier.
Goldman Sachs Group a annoncé que la Securities and Exchange Commission menait une enquête pour déterminer si elle avait enfreint la loi sur la corruption. Selon les informations du Wall Street Journal, le régulateur examine les relations de la banque avec le fonds souverain libyen, la Libyan Investment Authority. En 2008, Goldman a négocié des options pour le compte du fonds ce qui lui a fait perdre plus de 1 milliard de dollars. La SEC s’intéresse à une commission de 50 millions de dollars que la banque avait accepté de payer afin d’aider le fonds à récupérer ses pertes. Même si ce montant n’a jamais été versé, Goldman pourrait tout de même être accusée d’infraction à la réglementation sur la corruption.
Le maire d’Angoulême, Philippe Lavaud (PS), a annoncé le 9 août avoir assigné la banque franco-belge Dexia devant le tribunal de grande instance de Nanterre pour obtenir l’annulation d’un emprunt toxique de 16 millions d’euros souscrit par la précédente municipalité, rapporte Les Echos. L’action de la mairie d’Angoulême argue notamment du «défaut de conseil» de Dexia. La municipalité charentaise lui reproche de n’avoir fourni «aucune information sur les risques et sur les clauses de sortie du contrat» de cet emprunt, qui court sur dix-sept ans.
La Banque du Portugal a déclaré que BNP Paribas ne lui avait présenté aucun projet de prise de participation dans Millennium BCP. Un démenti par rapport aux informations du quotidien Jornal de Negocios selon lequel la banque française avait manifesté son intérêt pour acquérir une participation de contrôle dans Millenium BCP à la Banque du Portugal afin de pouvoir acheter sa filiale polonaise Millennium.
Les trois nuits d'émeutes à Londres et dans d’autres villes britanniques vont coûter «des dizaines de millions de livres» aux assureurs, a estimé hier l’Association des assureurs britanniques. «Il est trop tôt pour avoir une idée précise du coût total, surtout du coût lié à la fermeture des commerces, mais les assureurs travaillent dur pour s’occuper des plaintes qui parviennent et qui nous donneront une idée du niveau et du coût des dégâts», a dit Nick Starling, responsable de l’assurance et de la santé de l’ABI. Une loi vieille de 125 ans qui rend la police responsable pour les dommages causés sur les biens du fait des émeutes pourrait néanmoins alléger la facture.
La banque américaine, qui réalise 50% de ses revenus grâce aux activités de trading, a enregistré des pertes sur 15 séances au deuxième trimestre, un record depuis le dernier trimestre 2008. Les traders auraient même perdu 100 millions de dollars sur une seule séance, selon les données fournies par Goldman Sachs aux autorités de marché américaines, la SEC.
Le secrétaire au Trésor des Etats-Unis, Timothy Geithner, a affirmé dans un entretien télévisé diffusé lundi que les gouvernements et banques centrales avaient « largement de la marge » pour répondre à la crise économique et financière. « La croissance a ralenti, mais il y a largement de la marge pour que les banques centrales et les gouvernements agissent afin de contribuer à gérer les pressions que nous voyons toujours dans le monde », a déclaré M. Geithner sur la chaîne CNBC, qui diffusait des propos prononcés la veille. L’entretien a été réalisé avant l’annonce par la Banque centrale européenne, dimanche soir, de la reprise de ses achats d’obligations d’Etats de la zone euro en difficulté sur les marchés. La banque centrale américaine (Fed) doit pour sa part réunir son comité de politique monétaire mardi. Interrogé pour savoir s’il croyait qu’une récession était en cours ou s’annonçait, M. Geithner a répondu qu’il n’y croyait pas. « Je ne pense pas que ce soit probable. Cela dépend de la qualité du jugement des gouvernements et banques centrales dans le monde entier », a-t-il dit. « Je sais qu’il y a cette perception ici ou là selon laquelle il n’y a plus la possibilité de réagir par une politique [contre la crise] mais c’est une perception fondamentalement erronée », a poursuivi le secrétaire au Trésor. « Dans les pays autour du monde, pas seulement aux Etats-Unis, nous avons toute la place pour faire des choses qui aideront à rendre notre économie forte à court terme, et c’est notre responsabilité de le faire », a-t-il souligné. Le Trésor avait annoncé dimanche que M. Geithner avait décidé de rester à son poste, après des semaines de spéculations dans la presse sur un éventuel départ.
La banque française BNP Paribas aurait informé la Banque du Portugal de son intérêt pour un éventuel rachat de la Millennium BCP, première institution financière privée portugaise, a affirmé mardi le quotidien Jornal de Negocios. D’après des sources non identifiées contactées par ce journal économique, la BNP Paribas chercherait surtout à prendre le contrôle de la filiale de la BCP en Pologne, la Millennium Bank. Après la publication de ces informations, l’autorité boursière portugaise (CMVM) a fait savoir dans un communiqué qu’elle avait sollicité leur « clarification » auprès des entités concernées. La CMVM a précisé ensuite que, selon la Banque du Portugal, « la BNP Paribas n’a présenté aucun projet d’acquisition d’une participation qualifiée dans la BCP ». Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la banque portugaise a indiqué que « la Millennium BCP ne commente pas des spéculations du marché ». Lors de la présentation de ses résultats trimestriels, la banque portugaise avait annoncé une réévaluation de ses actifs en Europe, notamment en Grèce et en Pologne, qui ont cessé d'être considérés comme « stratégiques ». « Nous étudions les opportunités qui se présentent en Pologne », avait dit fin juillet son président Carlos Santos Ferreira. Seule valeur en hausse à la Bourse de Lisbonne mardi matin, la BCP s’appréciait de 1,10% à 0,27 euro vers 09H45 GMT.
Suite à l’alerte lancée début août par l’AMF (Autorité des marchés financiers) et l’ACP (Autorité de contrôle prudentiel) concernant la société iForex (NewsManagers du 1er août 2011), les deux autorités de tutelle françaises ont indiqué en fin de semaine dernière que l’obligation de mettre en œuvre immédiatement la décision prononcée par l’Autorité hongroise de supervision financière était suspendue.À la suite du recours exercé par la société « iForex » devant le tribunal hongrois compétent, l’ACP et l’AMF ont été informées le 2 août par l’autorité hongroise que cette société avait obtenu, le 29 juillet 2011, la suspension de l’obligation de mettre en oeuvre la décision de l’autorité hongroise dans l’attente du jugement de l’affaire sur le fond. L’Autorité hongroise a engagé un recours contre cette suspension décidée par le tribunal. En conséquence, et dans l’attente de la suite de ces procédures, la société « iForex » n’est pas tenue d’appliquer immédiatement la décision prononcée à son encontre par l’Autorité hongroise de supervision financière et peut ainsi continuer à offrir ses services en France. La société hongroise propose des services de réception et transmission d’ordres pour le compte de tiers, d’exécution d’ordres pour le compte de tiers ainsi que de gestion de portefeuille pour le compte de tiers.
Dans un entretien aux Echos, Edouard Vieillefond, secrétaire général adjoint de l’Autorité des marchés financiers (AMF), revient sur les risques des trackers et souligne que l’AMF travaille «dans une logique de prévention et de sensibilisation des risques des acteurs». Alors que la structuration des fonds va s’internationaliser avec OPCVM IV, «nous nous concentrons sur la surveillance des documents commerciaux, afin que soient précisés les risques par classe d’actifs: ETF, ETC («exchange-traded commodities»), ETN(«exchange-traded notes»), etc. Si les ETF obéissent à la réglementation OPCVM, les autres ETP («exchange-traded products») suivent la directive Prospectus, dont les règles de structuration sont plus légères. Cette clarification est particulièrement nécessaire pour les investisseurs individuels, dans un marché autrefois réservé à des investisseurs institutionnels avertis». Edouard Vieillefond ajoute que l’OICV (Organisation internationale des commissions de valeurs) et l’ESMA (European Securities and Markets Authority) réfléchissent à un «sous-label ETF qui permettrait de mieux les différencier des autres ETP».
Le troisième réassureur mondial, a confirmé lundi ses objectifs financiers pour 2011 après un bénéfice net en hausse de 4,1% à 166,2 millions d’euros au deuxième trimestre, contre 154 millions d’euros anticipé par le consensus réalisé par Reuters. «Le bénéfice net de notre groupe (...) pour la première moitié de l’année devrait nous permettre ‑sur la base d’un second semestre normal‑ d’atteindre confortablement notre objectif d’un profit d’environ 500 millions à la fin de l’année», a déclaré dans un communiqué le président du directoire Ulrich Wallin. L’action a perdu un peu plus de 20% depuis le début de l’année du fait des conséquences financières des séismes survenus au Japon et en Nouvelle-Zélande. Selon les données Thomson Reuters, l’action Hannover Re est valorisée à un multiple de 6,5 fois ses profits annuels anticipés contre 8,6 et 9,3 pour Munich Re et Swiss Re respectivement.
L’agence de notation a annoncé qu’elle confirmait la note «A+» du Crédit du Nord, avec une perspective stable. Cette décision «reflète la capacité des dirigeants à dégager des résultats stables, sa bonne base de dépôts, sa forte expertise dans des segments bien déterminés, une qualité d’actifs satisfaisante et des ratios de capitaux propres acceptables», indique Fitch dans son communiqué. Et de préciser que le soutien de son actionnaire, la Société Générale, est un élément déterminant du maintien de la note.
Bank of New York Mellon, qui a décidé d’appliquer une taxe de 0,13% sur les dépôts supérieurs à 50 millions de dollars, a indiqué qu’elle avait constaté un ralentissement dans la hausse des gros dépôts en numéraire ces derniers jours. «Nous pensons que la commission sera seulement appliquée à des cas exceptionnels qui ont vu leurs dépôts augmenter de manière importante», a indiqué la banque.
Bank of Kigali, le plus gros prêteur rwandais en termes d’actifs, a reçu des offres de plus de trois fois le montant d’actions mises sur le marché pour son introduction en Bourse, a indiqué le ministre des Finances, John Rwangombwa. Bank of Kigali a annoncé en juin qu’elle mettrait 300 millions d’actions en vente à 125 francs rwandais par titre, espérant ainsi lever 37,5 milliards de francs, soit 44,5 millions d’euros.
Le différentiel de taux entre l’Euribor et le swap eonia s’est encore creusé hier. Et les contrats de protection contre le risque de défaut de certaines banques ont fortement décalé. Les conséquences de la dégradation de la note américaine font craindre pour le financement des banques et leur activité. L’action Société Générale a plongé de 8,42% hier.
Ayant constaté que la société de gestion de portefeuille La Nouvelle Finance ne remplissait plus les conditions auxquelles est subordonné le maintien de son agrément, le collège de l’AMF, lors de sa séance du 21 juin 2011, a décidé, en application de l’article L. 532-10 du code monétaire et financier, de prononcer le retrait de son agrément en qualité de société de gestion de portefeuille. La Nouvelle finance avait été agréée en date du 21 septembre 2009 pour exercer les activités de gestion d’un fonds d’investissement de proximité, de réception transmission d’ordres et de conseil en investissement. Le retrait d’agrément prendra effet le 1er septembre 2011. Jusqu'à cette date : - la société de gestion de portefeuille est placée sous le contrôle de Monsieur Alain Hindié, désigné en qualité de mandataire par l’AMF ; - la société ne pourra effectuer que des opérations strictement nécessaires à la préservation des intérêts des porteurs du fonds d’investissement de proximité qu’elle gère. La Nouvelle Finance, qui avait demandé au Conseil d’Etat la suspension de la mise en oeuvre immédiate de la décision de l’AMF, a vu sa requête rejetée par une ordonnance en date du 5 août 2011. La société a également déposé un recours sur le fond devant le Conseil d’Etat qui est toujours en cours.