Alors que le 11 août, en pleine tempête boursière, l’Autorité des marchés financiers a interdit les ventes à découvert sur dix titres de banques et d’assureurs, puis a prolongé la mesure jusqu’au 11 novembre, le bilan n’est pas fameux compte tenu des récentes pertes enregistrés par les établissements financiers, note L’Agefi.L’efficacité de l’interdiction est d’ailleurs contestée aussi par les praticiens de la finance en raison de l’existence d’autres instruments qui permettent de la contourner. C’est le cas des options de vente (put) et autre dérivés grâce auxquels un investisseur peut construire des positions courtes synthétiques, ou encore des ETF «short». Une étude de la Cass Business School, portant sur la période 2007-2009, et publiée le 26 août, apporte de l’eau au moulin des sceptiques. Selon Alessandro Baber, coauteur de l'étude, qui a passé en revue les mesures adoptées dans trente pays, «toutes les preuves indiquent que l’interdiction de la vente à découvert n’a, au mieux, pas affecté le prix des valeurs, et au pire, contribué à leur chute».