La Nairobi Securities Exchange a l’intention de proposer dans un avenir proche des ETF. Pour commencer, elle lancera la semaine prochaine une gamme d’indices qui serviront de sous-jacents à ces fonds et à d’autres produits indiciels censés attirer des capitaux étrangers, rapporte le Handelsblatt.En juin, la Capital Markets Authority (CMA) avait déjà annoncé le lancement d’un marché de dérivés qui traitera des futures sur les devises et les matières premières.Le Ghana a lui aussi l’intention de lancer des ETF, ajoute le journal.
Les entreprises suisses et néerlandaises sont les moins susceptibles de verser des pots-de-vin à l'étranger, selon le nouveau classement de Transparency International sur la corruption publié le 2 novembre. La Chine et la Russie, qui ont investi 120 milliards de dollars à l’étranger en 2010, occupent les deux dernières places de ce classement basé sur l’indice de corruption des pays exportateurs pour 2011. Cet indice permet de mesurer 28 des plus grandes puissances économiques du monde en fonction de la probabilité perçue de leurs entreprises à verser des pots-de-vin à l'étranger.Les Pays-Bas et la Suisse arrivent en tête de ce classement avec 8,8 points sur 10. La Belgique figure au troisième rang (8,7 points), suivie par l’Allemagne et le Japon (8,6 points chacun). Les Etats-Unis se classent au dixième rang, avec 8,1 points, devant la France (8 points). La Chine occupe la 27ème place avec 6,5 points juste devant la Russie, dernière avec 6,1 points. Transparency rappelle que les dirigeants du G20 devraient approuver le 3 novembre à Cannes un rapport d'étape sur la lutte contre la corruption transnationale. Elle estime qu’ils doivent faire de ce thème «un chantier urgent et prioritaire» afin de garantir une économie mondiale plus juste et plus ouverte «qui crée les conditions d’une reprise durable et de la stabilité de la croissance future».
Le juge fédéral américain Colleen McMahon a rejeté la demande d’Irving Picard, le liquidateur des affaires de Madoff, qui réclamait un total de 20 milliards de dollars à J.P. Morgan Chase et UBS, rapporte La Tribune de Genève. La juge a estimé que le liquidateur n’avait pas le droit de poursuivre les deux établissements devant la justice dans cette affaire. Seuls les investisseurs floués pouvaient le faire.
Des cadres de la banque britannique ont confié au quotidien que le directeur général Antonio Horta-Osorio s’apprête à quitter le groupe pour raisons de santé. Ses médecins lui auraient ordonné du repos pour cause de stress. Si l’absence du dirigeant pourrait bien durer au moins six mois, lui espèrerait revenir aux affaires d’ici la fin de l’année selon une source interne. Le directeur financier Tim Tookey, pourtant démissionnaire, pourrait prendre les commandes par intérim.
Bank of America a annoncé le retrait de son projet visant à facturer une commission mensuelle de cinq dollars pour l’usage d’une carte de crédit. La deuxième banque américaine a expliqué que cette décision venait après avoir écouté «très attentivement» ses clients, et alors que ses principales rivales (JPMorgan, Wells Fargo) avaient déjà pris une mesure similaire.
Le premier groupe bancaire privé brésilien a engrangé un bénéfice net de 3,81 milliards de réaux (1,6 milliard d’euros) au troisième trimestre, à la faveur de plus-values dans les activités de trading. Ce chiffre est en croissance de 25% sur un an et de 5,6% comparé au deuxième trimestre.
La Bourse de Paris lâchait 1,62% en fin de matinée, plombée par les valeurs bancaires qui chutaient à nouveau, après avoir bondi la semaine dernière. BNP Paribas perdait 5,69% à 34,28 euros, Crédit Agricole 6,62% à 5,75 euros et Société Générale 6,31% à 21,92 euros. Axa lâchait 4,15% à 11,67 euros. En Italie l’action Intesa SanPaolo a été réservée à la baisse lundi, alors que le titre reculait de 6,24% à 1,30 euro à la Bourse de Milan. Au même moment, l’action d’UniCredit cédait 4,39% à 0,85 euro et Banco Popolare perdait 2,2% à 1,09 euro.
Credit Suisse devrait annoncer de nouvelles suppressions d’emplois portant sur 1.000 postes lors de la publication mardi de ses chiffres pour le troisième trimestre, rapporte lundi le quotidien zurichois Tages-Anzeiger sans identifier ses sources. Cette restructuration s’ajoute à celle annoncée fin juillet et concernera principalement les Etats-Unis et Londres dans les activités de banque d’investissement.
Barclays a pu contrebalancer le recul des revenus tirés de sa banque de financement et d’investissement (BFI) par l’amélioration d’autres activités, dont la banque de détail en Grande-Bretagne et son segment de cartes de crédit BarclayCard ainsi que par le recul de ses provisions pour pertes sur crédit. La banque a dégagé un bénéfice courant en hausse de 5% au troisième trimestre 2011. Son bénéfice imposable s’est inscrit à 2,4 milliards de livres (2,7 milliards d’euros). En excluant la valeur de sa propre dette et d’autres éléments exceptionnels, le résultat s’est inscrit à 1,34 milliard de livres. Le produit net bancaire tiré de ses activités de BFI est tombé à 2,25 milliards de livres, un recul de 22% par rapport au trimestre précédent.
La Chine a renouvelé ce week-end les dirigeants de ses trois principaux organes de régulation financière. Shang Fuli, patron de l’autorité des marchés (la CSRC), prend la tête de la China Banking Regulatory Commission, la tutelle des banques. Il est remplacé à son poste par Guo Shunqing, ancien président de la China Construction Bank. Un autre président de banque publique, Xiang Junbo, numéro un de l’Agricultural Bank of China, dirigera la CIRC, le gendarme des assurances. Des nominations qui n’annoncent pas de changement majeur dans la politique de supervision financière chinoise, selon les observateurs.
L’Association européenne de la gestion financière (Efama) a publié le 28 octobre une mise à jour de ses travaux sur la classification des fonds européens (EFC, European Fund Classification).L’objectif premier de cette classification est de proposer à toutes les parties prenantes une structure de classification transparente. A court terme, il s’agit de classer et de répertorier tous les fonds d’investissement disponibles à la vente dans les différentes juridictions européennes. A plus long terme, il s’agit de proposer une couverture complète des produits Ucits.Le groupe de travail EFC indique qu’il a désormais arrêté les principales catégories qui regrouperont les différentes catégories sectorielles. Selon la méthodologie définie, l’univers des actions, des obligations, des diversifiés et des fonds monétaires est segmenté sur la base de huit critères : pays/région, secteur, capitalisation, devise, qualité de crédit, taux d’intérêt, exposition aux marchés émergents et allocation d’actifs.L’Efama prévoit de publier un rapport de présentation des principales catégories au premier trimestre 2012.
Les primes distribuées aux «golden boys» de la City de Londres pour 2011 vont chuter de 38 %, à 4,2 milliards de livres, selon le Center for Economics and Business Research (CEBR), rapporte Les Echos. Ils retrouvent leur niveau d’il y a dix ans, loin du pic de 11,6 milliards atteint en 2007. Le CEBR prévoit que le niveau total des bonus grimpera très lentement à 4,6 milliards pour 2015.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) ont attiré l’attention du public, le 28 octobre dans un communiqué, sur les activités de la société SECURCORP LIMITED dont le siège social est situé en Australie.Cette société propose aux investisseurs de Nouvelle-Calédonie, notamment par voie d’encarts publicitaires dans la presse locale, un produit financier mettant en avant des rendements élevés de 9,25 % annuels. Ce produit serait exposé au risque du marché de l’immobilier australien.S’il semble que cette société est enregistrée auprès de l’Australian Securities & Investments Commission dans la catégorie «Securities Dealers», l’AMF et l’IEOM signalent que la société Securcorp n’est pas autorisée à fournir des services d’investissement et n’est pas habilitée à se livrer à une activité de démarchage bancaire ou financier en France métropolitaine ou dans les départements et collectivités d’outre-mer. De surcroît, aucun des placements qu’elle propose ne dispose d’une quelconque autorisation de commercialisation sur le territoire français.En conséquence, l’AMF et l’IEOM recommandent aux investisseurs de ne pas donner suite aux sollicitations d’investissement de cette société et de ne pas les relayer auprès de tiers, sous quelque forme que ce soit.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) accuse la société de gestion Tocqueville Finance et son directeur général délégué, Marc Tournier, d’avoir manipulé le cours du loueur de voitures ADA en 2009, rapporte Les Echos. Les faits reprochés se concentrent sur la séance du 26 juin 2009, au cours de laquelle Tocqueville Finance, sur instruction de Marc Tournier, a procédé à des rachats massifs de titres ADA, provoquant un bond de 41,25% du cours de l’action, d’après les conclusions d’un rapport d’enquête de la commission des sanctions du gendarme boursier. Tocqueville Finance et Marc Tournier rejettent ces accusations et insistent sur l'étroitesse du flottant au moment des faits. La représentante du collège de l’AMF a requis une amende de 150.000 euros, assortie d’un blâme, à l’encontre de Marc Tournier. Elle a également demandé une sanction de 100.000 euros à l’encontre de Tocqueville Finance.
Quatre grandes banques italiennes devront trouver 14,8 milliards d’euros de fonds propres d’ici mi-2012, selon les calculs de l’EBA, dont la moitié pour UniCredit. L’augmentation de capital de Popolare di Milano à compter de ce jour donnera un aperçu de l’appétit des investisseurs.
Le quotidien américain souligne que le Trésor ne profitera sans doute pas de la prochaine possibilité lui étant offerte cette semaine pour céder des titres de l’assureur American International Group, dont il détient actuellement 77% du capital. Le Trésor a procédé à une première réduction de sa participation en mai dernier, mais préfère désormais attendre des conditions de marché plus favorables.
L’agence de notation a remonté de «A+» à «AA-» la note de crédit long terme du réassureur, estimant que le groupe avait rempli ses objectifs, à savoir l’amélioration de son profil financier, le remboursement des instruments de dette convertible de Berkshire Hathaway, et la maintien d’une solide performance opérationnelle.
L’assureur a procédé à de nouvelles dépréciations en juste valeur sur l’ensemble de son portefeuille de titres de dette souveraine grecque, y compris ceux venant à échéance après 2020. L’impact négatif net total sur les résultats du troisième trimestre, y compris une dépréciation supplémentaire sur actions, s'élève à 438 millions d’euros. L’exposition brute en dette souveraine grecque est passée de 1,4 milliard d’euros à fin juin à 600 millions à fin septembre.
BBVA a été la première banque à profiter du regain d’appétit pour le risque suscité par le sommet européen de mercredi dernier. Le groupe a émis le 28 octobre pour 750 millions d’euros de dette senior non sécurisée. La réouverture durable du marché de la dette bancaire senior unsecured, gelé depuis trois mois sauf pour les meilleures signatures (Rabobank, Deutsche Bank), sera un élément clé du succès du sommet. Reste que BBVA a dû s’employer pour parvenir à ses fins. La banque a émis sur une maturité courte, 18 mois, et est sortie à un rendement de 250 points de base au-dessus des swaps. En avril, date de sa dernière opération benchmark, le prêteur n’avait payé «que» 180 pb de marge pour lever 500 millions d’euros senior unsecured à 5 ans. Depuis un placement d’un milliard d’euros de Santander en mai, aucune banque espagnole n’avait pu émettre sur le compartiment. BBVA a dirigé elle-même l’opération avec Citigroup et Goldman Sachs.