La loi Fatca (Foreign Account Tax Compliance Act) semble d’ores et déjà susciter beaucoup d’intérêt dans le monde, notamment en Europe. Selon un sondage réalisé par RBC Dexia Investor Services, seulement 26% des établissements financiers interrogés n’avaient peu ou pas du tout connaissance de cette législation adoptée l’an dernier mais dont on ne connaît pas encore tous les détails.Le sondage montre que les institutions financières européennes semblent plus que les autres attacher une attention particulière à la loi Fatca, avec un taux de connaissance de 86%. Malgré les points d’interrogation qui subsistent, les institutions qui ont connaissance de la loi s’y préparent activement. Le coût de sa mise en œuvre est estimé à environ 1 million de dollars. Lors de la conférence annuelle de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI), les 27 et 28 septembre à Luxembourg, le président de l’association de la gestion financière américaine (ICI), Paul Schott Stevens, s’est montré plutôt réservé sur les possibilités de limiter l’impact de cette législation. «Nous comprenons les inquiétudes des étrangers à ce sujet. Mais je ne crois pas que cette loi puisse être substantiellement amendée», a estimé Paul Schott Stevens. «Je pense toutefois qu’on devrait pouvoir mettre en place un cadre fonctionnel», a-t-il poursuivi. Après tout, a-t-il conclu, «l'évasion fiscale est un sujet que n’est pas réservé au seul fisc américain. L'évasion fiscale préoccupe de nombreuses autorités dans le monde».
L’Agefi rapporte que dans un discours prononcé hier devant des étudiants, le président de la Financial Services Authority (FSA), Adair Turner, a estimé que les superviseurs «pourraient avoir besoin d'être encore plus radicaux» dans la régulation du trading de produits financiers complexes par les établissements bancaires.
Les ETF restent au centre des préoccupations de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma). «Des activités tels que le prêt de titres, ou des formes spécifiques d’ETF, tels que les ETF synthétiques, méritent davantage d’attention du point de vue de la stabilité financière», a déclaré le président de l’Esma, Steven Maijoor, dans un discours prononcé le 29 septembre à Vienne.Steven Maijoor a indiqué que l’Esma envisage de lancer une consultation sur un projet de recommandations relatives aux ETF et aux Ucits structurés d’ici à la fin de l’année, avec l’objectif prioritaire d’améliorer la transparence de ces produits. Le président de l’Esma a par ailleurs souligné la mise en place récente d’un comité permanent sur l’innovation financière (Fisc) qui devrait jouer un rôle essentiel en matière de prévention sur les produits financiers.
Les dirigeants des principales sociétés suisses cotées en Bourse ont gagné moins en 2010, rapporte L’Agefi suisse. Dans les vingt entreprises du SMI, les directeurs ont touché en moyenne 7,2 millions de francs, soit une baisse de 12,5% par rapport à 2009.Les rémunérations des patrons des 28 entreprises de l’indice SMIM des moyennes capitalisations – non incluses dans le SMI – ont affiché la même tendance. Elles ont baissé de 6,3% à 2,8 millions de francs, selon une étude du cabinet d’audit et de conseil PricewaterhouseCoopers publiée le 29 septembre.Le salaire médian a en revanche augmenté de 28% à 7,5 millions de francs au SMI et de 15% à 2,5 millions au SMIM.
Dans le sillage de mesures similaires prises mercredi par la France, l’Italie et l’Espagne, l’autorité grecque de régulation des marchés a décidé jeudi 29 septembre de prolonger jusqu’au 9 décembre prochain l’interdiction des ventes à découvert à la Bourse d’Athènes, rapporte L’Agefi. L’interdiction devait expirer le 9 octobre.
Philipp Hildebrand a déclaré soutenir la directrice générale du FMI dans sa volonté de recapitaliser les banques. Le président de la Banque nationale suisse a déclaré que l'économie mondiale était dans une situation très dangereuse. «Une croissance faible se combine à un système bancaire affaibli» a-t-il indiqué, ajoutant que «nous sommes dans une phase sans aucun doute très dangereuse avec des problèmes énormes à résoudre».
Un rapport de l’inspecteur général du plan de soutien américain aux banques, le Troubled asset relief program, indique que ces banques disposeraient aujourd’hui de bases de capitaux plus solides pour faire face aux turbulences si les régulateurs n’avaient pas assoupli les règles initiales du plan en permettant aux banques un remboursement anticipé et avec des conditions plus laxistes en termes de levées de capitaux obligatoires.
Dans un discours prononcé hier devant des étudiants, le président de la Financial Services Authority (FSA), Adair Turner, a estimé que les superviseurs «pourraient avoir besoin d’être encore plus radicaux» dans la régulation du trading de produits financiers complexes par les établissements bancaires.
Bank of America (BoA) prévoit de facturer à l’essentiel de ses clients à compter du début de l’année prochaine une commission mensuelle de 5 dollars pour l’utilisation d’une carte de débit. La banque souligne qu’elle répond ainsi aux limites sur les frais bancaires imposées par les régulateurs.
L’assureur italien a finalisé la cession de sa participation de 51% dans BNL Vita à Cardif, compagnie d’assurance vie de BNP Paribas, pour 325,2 millions d’euros en numéraire. L’opération, annoncée en avril, a été bouclée après l’obtention des autorisations réglementaires.
Gilles Plante, responsable d’ANZ (Australia & New Zealand Banking Group) pour l’Asie du Nord-Est, l’Europe et l’Amérique, assure que le groupe a une forte ambition en Chine, selon le quotidien. Le groupe bancaire entend notamment procéder à l’ouverture de plus de vingt agences dans le pays au cours des deux prochaines années.
La banque suisse a confirmé qu’un chasseur de têtes avait été mandaté pour trouver un remplaçant permanent à son directeur général Oswald Grübel. Le quotidien croit savoir qu’il s’agit d’Egon Zehnder, l’une des agences qui travaillent régulièrement pour UBS. La procédure pourrait durer six mois. Mais le patron par intérim Sergio Ermotti fait figure de candidat favori. La banque a nié avoir contacté l’ancien coresponsable de la banque d’investissement chez JPMorgan, Bill Winters. Le quotidien avance quoi qu’il en soit que le conseil d’administration entend bien étudier une liste de candidats potentiels avant de les contacter formellement.
Le directeur général de Citigroup veut croire que les turbulences actuelles au sein des marchés financiers internationaux ne sont pas une répétition de la crise de 2008. Il y a selon le dirigeant suffisamment de capital et de liquidité dans le système bancaire mondial pour faire face à la volatilité des marchés. Le niveau de capitalisation est particulièrement élevé en Asie.
La banque espagnole, qui réunissait hier les investisseurs, espère un retour à la normale en 2014 en termes de profitabilité, soit 3 à 6 points de RoE en plus, en tenant compte des coûts liés aux réformes réglementaires, notamment en Grande-Bretagne.
Selon une étude de la FFSA et du GEMA, la collecte des contrats d’assurance vie en unités de compte (UC) s'élève à 1,1 milliard d’euros au mois d’août 2011 (13,6 milliards d’euros cumulés sur les huit premiers mois de l’année, en baisse de 2 %). Lire la suite: cliquez ici
La Securities and Exchange Commission accuse Corey Ribotsky, gérant de hedge funds de la société NIR Group, de fraude, rapporte The Wall Street Journal. Selon elle, l’homme et sa société ont dissimulé des pertes et dépensé l’argent des investisseurs dans des voitures, une Rolex et d’autres biens de luxe. Entre 2004 et 2009, il se serait approprié indument plus d’un million de dollars. La SEC a porté plainte au civil contre lui, sa société et un ancien analyste.
Le Comité de Bâle a confirmé le 28 septembre une série de règles plus sévères pour les banques dites d’importance systémique. Le Comité a décidé «de finaliser la méthodologie d'évaluation des banques d’importance systémique» et d'édicter des normes supplémentaires pour ces établissements financiers, indique dans un communiqué la Banque des règlements internationaux (BRI).Le Comité de Bâle avait identifié en juillet 28 banques d’importance systémique et leur avait imposé une couche de fonds propres durs supplémentaire de 1 à 2,5 points de pourcentage par rapport aux exigences de base. Les exigences supplémentaires s’appliqueront en fonction du degré d’importance systémique des banques.Une surcharge pouvant atteindre 3,5% pourrait également s’appliquer aux établissements financiers afin de les «décourager de devenir encore plus systémiques», ont averti les régulateurs."Le Comité de Bâle est sur la bonne voie pour finaliser le travail restant à accomplir en accord avec le calendrier établi», indique le président du Comité de Bâle, Stefan Ingves. «La mise en place des normes du Comité de Bâle est maintenant une de nos plus importantes priorités», ajoute Stefan Ingves, par ailleurs gouverneur de la banque centrale de Suède.
Les entreprises européennes doivent se préparer à un renchérissement significatif de leurs conditions de financement sous Bâle III et Solvabilité II, rapporte Les Echos.C’est la conclusion sans appel d’une étude présentée aujourd’hui par l’agence Standard & Poor’s (S&P), qui s’est penchée sur les impacts potentiels des futurs cadres réglementaires de la banque et de l’assurance.«Ces réglementations vont probablement modifier les comportements des prêteurs et des emprunteurs, et conduire à des changements profonds sur les marchés des capitaux», annonce Blaise Ganguin, «chief credit officer» pour l’Europe chez S&P. Selon l’agence, le coût additionnel du crédit bancaire pourrait atteindre de 30 à 50 milliards d’euros par an pour les entreprises de la zone euro d’ici à 2018.
Alain Dubois, le président de Lyxor, estime que les ETF à réplication physique présentent les mêmes risques de défaut que les ETF à réplication synthétique, car le fournisseur de fonds prête les titres sous-jacents du produit, rapporte Financial News.
En étroite coordination avec les régulateurs européens concernés et sous l’égide de l’ESMA, l’AMF indiqué le 28 septembre avoir procédé à un examen des conditions de marché et de l’impact du dispositif adopté en août 2011 interdisant les prises de position courte nette sur une liste de dix valeurs financières françaises."Dans ce contexte, les régulateurs européens qui avaient pris des mesures comparables jusqu’au 30 septembre, ont décidé de reconduire cette interdiction, et l’AMF a estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour la lever. En conséquence, la décision arrêtée le 11 août par l’AMF reste en vigueur jusqu’au 11 novembre», indique l’AMF dans un communiqué.Dans l’intervalle, l’AMF continue à surveiller étroitement les marchés et leurs évolutions, en coordination avec les régulateurs européens concernés, et pourrait, si les conditions de marché le permettent, décider de lever l’interdiction.
GDF Suez a tiré il y a une semaine une ligne de 2 milliards d’euros pour tester la disponibilité des fonds, rapporte le journal Les Echos. Durant la crise de liquidité de 2008, les banques avaient fortement enjoint les corporates à ne pas tirer sur ces lignes. Autre mesure de précaution, les entreprises déplacent leurs dépôts vers des sicav, jugées plus sûres en cas de défaut.
Thorsten Michalik, directeur de db x-trackers (Deutsche Bank) réfute les critiques selon lesquelles les souscripteurs des ETF seraient insuffisamment protégés : au minimum, les produits de la gamme db x-trackers, en tous cas, sont surcollatéralisés à 107 %, mais souvent à 120 %.Le manager ajoute que db x-trackers publie quotidiennement depuis novembre 2010 le détail des lignes de chacun de ses ETF ainsi que la composition du collatéral correspondant. De plus, ces fonds sont assujettis à la directive OPCVM III qui fixe des normes pour l’utilisation des dérivés dans le cas d’ETF à réplication synthétique. Enfin, la contrepartie des swaps, la Deutsche Bank, a constitué un compte au Luxembourg auprès de State Street Bank, sur lequel est déposé un encours correspondant à celui de tous les ETF de db x-trackers, sous forme d’actions très liquides de pays solides, avec un plafond de 4 % pour chaque titre.