Selon La Tribune, l’ancien trader Jérôme Kerviel sera rejugé en appel du 4 au 28 juin prochain. En première instance, le tribunal correctionnel avait jugé Jérôme Kerviel, 34 ans, seul responsable d’une perte de près de 5 milliards d’euros enregistrée par la Société Générale.
La cour d’appel de Paris rejugera du 4 au 28 juin 2012 l’ex-trader de la Société Générale Jérôme Kerviel, condamné en première instance à cinq ans de prison dont trois ferme pour une perte de 4,9 milliards d’euros essuyée par la banque en 2008, a indiqué lundi son avocate.
L’activité allemande d’assurance vie d’Ageas est cédée à Augur Capital. Ageas Deutschland distribue ses produits par le biais de banques, de courtiers et de partenariats. La transaction devrait être finalisée pour fin 2011 et engendrer pour Ageas une perte limitée en capital.
Le patron de Deutsche Bank a alerté dans un entretien accordé au journal que la crise de la zone euro pourrait se prolonger sur le « moyen terme » et que l’incapacité des dirigeants européens à adresser une réponse claire à la crise de la dette que connaît la région pourrait endommager la «marque sociale» européenne. La seule réponse à la crise est le retour de la croissance, selon lui.
Les valeurs bancaires et de l’assurance accusent lundi les plus fortes baisses sectorielles en Europe, plombées par l’accumulation de mauvaises nouvelles sur la crise de la dette souveraine en zone euro. Vers 12h30, l’indice Stoxx des banques européennes lâche 2,78% et celui des assurances 2,57%. A Paris, la Société générale (-5,75%), BNP Paribas (-5,61%), le Crédit agricole (-4,51%) et Axa (-3,92%) comptent parmi les cinq plus fortes baisses du CAC 40 qui perd 2,18%.
L’enregistrement obligatoire auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) pour tous les hedge funds dont les actifs s'élèvent à au moins 150 millions de dollars pourrait concerner un nombre de hedge funds plus important que prévu. Selon le Wall Street Journal, les hedge funds de taille moyenne pourraient également être touchés par cette disposition de la loi Dodd-Franck. A l’origine de cette extension du périmètre d’application, la définition des actifs, qui ne se limitent pas à la collecte nette. Selon la SEC, le niveau des 150 millions de dollars concerne les actifs bruts, qui incluent entre autres le levier utilisé par la firme. Autrement dit, un hedge fund déclarant des actifs nets de 75 millions de dollars serait tenu de s’enregistrer s’il utilise un levier de deux d’ici à fin mars 2012, date d’entrée en vigueur de la loi Dodd-Franck.
La banque reste l’interlocuteur privilégié des investisseurs européens L’enquête de Fidelity sur la confiance des investisseurs européens et français montre qu’en 2011, « les banques restent le premier partenaire des épargnants européens pour l’achat de produits et services financiers ». Une prééminence qui, selon Fidelity, est confortée vraisemblablement par « le contexte actuel avec une priorité donnée au « connu », au « simple », au « rassurant », tant pour les produits et placements financiers que pour les partenaires ». Parmi les facteurs de « stabilité » et de « fidélité », l’enquête révèle que « la relation de long terme est le 1er motif cité (par les 37% de ceux qui déclarent avoir des raisons de rester fidèles), suivi de près par la qualité du conseil (35%) ». Si l'étude de Fidelity souligne « que 68% des Européens ayant souscrit un produit financier au cours des 12 derniers mois l’ont fait via une banque, en France le plébiscite est nettement supérieur puisque les investisseurs sont 78% à préférer la banque comme interlocuteur. » Comparée à 2010, la moyenne européenne est en baisse de 6 points (68% contre 74%) tandis que les Français se maintiennent au même niveau (78%) La relation de confiance laisse entrevoir certaines fragilités Malgré la crise, la précédente étude de 2010 révélait « une confiance globalement conservée : « Avec 78% des européens déclaraient alors avoir confiance en leur conseiller ». Cependant, Fidelity note que « la confiance des épargnants européens dans leurs intermédiaires financiers a été globalement ébranlée en 2011 » puisqu’ ils « sont près d’un tiers (31%) à déclarer avoir moins confiance dans leur intermédiaire financier depuis la crise de 2008 et 33% en France ». En dehors de la Pologne, tous les pays « montrent une baisse de confiance (en moyenne 11 points d'écart avec ceux qui disent avoir davantage confiance) ». Plus que la qualité des conseils dont les épargnants peuvent reconnaître la difficulté par les temps actuels, l'étude de Fidelity précise que « c’est le manque de réactivité (1er critère avec 25%) et le manque d'écoute (2èmecritère avec 22%) qui sont épinglés. » Le constat rassurant de l'étude de Fidelity est que « 47% des Européens et 48% des Français déclarent avoir de bonnes raisons de rester avec leur intermédiaire financier et aucune raison d’en changer ». Explications personnalisées et transparence sur les frais sont au c??ur de la restauration de la confiance L'étude de Fidelity met en exergue la fait que « les intermédiaires financiers font l’objet d’attentes fortes de la part des épargnants avec une exigence accrue en matière de clarté de l’information, d'écoute et de qualité de conseil, de transparence sur les frais, et ce, à chaque étape de la relation » et elle note que « la qualité des informations reçues est perçue comme excellente ou bonne pour 64% des Européens et 66% des Français » En matière de conseil, Fidelity souligne que « 7 épargnants sur 10 se disent être globalement satisfaits de la qualité de conseil et sont 10% à en être « pleinement » satisfaits ». En France, « la situation est un peu plus fragile avec respectivement 6 épargnants sur 10 globalement satisfaits et 7% pleinement satisfaits ». Le fait plus alarmant au regard des résultats est qu’ « 1 Européen sur 5 pense que son conseiller fait passer ses intérêts avant le sien »et « c’est en Italie et en France que les taux sont les plus élevés avec respectivement 32% et 31% des personnes interrogées qui remettent ainsi en question l'éthique des conseillers. » Christophe Gloser, Président de Fidelity en France, conclut : « cette étude montre que les Européens gardent confiance en leurs partenaires financiers même si certains points de fragilisation apparaissent.»
Le veto politique de Londres au sujet de la surveillance des chambres de compensation n’ayant pas été levé, la réforme des marchés dérivés sera débattue mardi 4 octobre à Luxembourg entre ministres des Finances, rapporte L’Agefi.La Commission européenne avait proposé, il y a un an, de placer ces dernières sous le contrôle direct de l’Autorité européenne des marchés (ESMA).Mais Londres, qui centralise la majorité des opérations de clearing sur dérivés, tient à ce que la Financial Services Authority (FSA) assure la supervision, note le quotidien.
Les entreprises du CAC40 appliquent déjà largement les recommandations de l’article 225 du Grenelle de l’environnement destiné à organiser le «reporting» extrafinancier dans les rapports de gestion des entreprises de plus de 500 salariés, rapporte Les Echos. Une étude que doit publier ce lundi le cabinet Capitalcom passant en revue l’ensemble des rapports «développement durable» des sociétés du CAC montre que 35 entreprises ont déjà fait certifier ou auditer leurs indicateurs extrafinanciers par des commissaires aux comptes ou un organisme tiers indépendant contre 31 l’an dernier. De surcroît, elles ont choisi d’augmenter le nombre de données publiées en moyenne (9,7 indicateurs environnementaux en 2011, contre 7,4 en moyenne en 2010, et 7,3 indicateurs sociaux contre 5 en 2010).
La banque espagnole a annoncé vendredi viser en 2012 un résultat équivalent à celui de cette année. Celui-ci devrait être en ligne avec les 8,18 milliards gagnés en 2010, avait indiqué en juin la banque. Les provisions en Espagne l’an prochain resteront elles aussi à leur niveau de 2011.
D’après les données collectées par la Banque de France, l’encours de crédits mobilisés et mobilisables aux entreprises (au-delà du seuil de 25.000 euros) a augmenté de 4,6 % en glissement annuel, comme en juillet (+ 4,7 %). Les crédits aux PME (+ 5,7 %) et à l’immobilier (+ 7,6 %) restent les plus dynamiques.
L’action Morgan Stanley a plongé vendredi de 10,5%, à 13,50 dollars sur fond d’inquiétudes liées à son exposition aux banques européennes. Le contrat d’assurance contre le risque de défaut (CDS) des obligations à cinq ans, pour un montant de 10 millions de dollars, a culminé à 470.000 dollars vendredi, soit un niveau presque trois fois supérieur à celui du 30 juin.
Le Sunday Times croit savoir que la banque américaine pourrait quasiment réduire ses bonus à néant alors que l'établissement se prépare à une perte au troisième trimestre. Selon le journal, Goldman Sachs s’est engagée à ne pas dépenser plus de 35 à 45% de ses revenus en éléments de rémunération.
HSBC est la seule banque étrangère à avoir été sélectionnée pour souscrire des obligations corporate, selon l’Association nationale des investisseurs institutionnels sur les marchés financiers (NAFMII). Cette décision devrait favoriser l’accès de la banque au marché interbancaire chinois, régulé par la banque centrale.
L’Espagne a injecté au total 7,55 milliards d’euros au capital de ses caisses d'épargne, suivant un processus conclu le 30 septembre. Outre CAM, sous tutelle, les décotes de 88 % à 100% sur la valeur comptable de trois autres caisses traduisent l’ampleur des provisions à venir.
Les ministres des Finances belge et français devraient examiner en début de semaine, en marge de l’Eurogroupe, les différentes options pour assurer la pérennité de Dexia et du financement des collectivités. Les diversités de schémas imaginés se heurtent aux intérêts de chacun.
Dans le cadre de ses projets d’internationalisation, la banque d’investissement brésilienne a recruté en tant que «managing partner» un ancien cadre de Barclays, Roger Jenkins, grand orchestrateur notamment de la levée de fonds auprès d’investisseurs moyens-orientaux au plus fort de la crise au sein de la banque britannique. Des investisseurs désormais attendus en Amérique Latine.
Dans un entretien, le Secrétaire du conseil d’administration d’Agricultural Bank of China, Li Zhenjiang, assure que la banque n’aura pas besoin de faire de nouveau appel au marché avant au moins fin 2012. Une précision de la part du dirigeant alors que des rumeurs d’émission anticipée de titres avaient circulé la semaine passée. AgBank a levé 22 milliards de dollars l’an passé lors de son IPO.
Créée en 2009, la société Millenium - Actuariat & Conseil (AC) exerce une activité de conseil autour des métiers de la gestion d'actifs: formation financière, allocation d'actifs, analyse de portefeuilles, recherche de fonds ou de structures de diversification, modélisation du risque de marché dans la perspective Solvabilité II, mise en place de procédures de contrôle des risques.
Entretien avec Sylvie Malécot, gérante - associée de Millénium AC.
Les assureurs jugés systémiques (Systemically Important Financial Institutions - SIFI) devraient être soumis à une réglementation différente de celle de leurs homologues du secteur bancaire, ont déclaré les représentants de l’IAIS, réunis à Séoul. Mais l’association internationale des superviseurs de l’assurance n’arrêtera rien tant qu’elle n’aura pas achevé l’examen des compagnies qui seront considérées comme «systémiques à l’échelle mondiale» (global SIFI ou G-SIFI). Ce n’est qu’à l’issue de cet examen que l’IAIS décidera si, par exemple, les G-SIFI devront appliquer une surcharge de fonds propres réglementaires. «Je n’exclus pas que le résultat des discussions soit différent de celui des banques», a précisé son président Peter Braumüller. Il faudra s’armer de patience: une version préliminaire devrait être prête pour le sommet du G20 de Mexico en début d’année prochaine.
Les ministres des Finances belge et français ont prévu de se rencontrer lundi pour évoquer le devenir de la banque Dexia, au centre d’intenses négociations sur une possible restructuration, écrivent vendredi Les Echos. La banque franco-belge, l’un des établissements non grecs les plus exposés à la Grèce, a dit mardi examiner différentes possibilités pour renforcer son bilan mais exclure toute scission du groupe.
La Commission européenne a donné vendredi son accord provisoire à une aide publique de 4,75 milliards d’euros destinée à recapitaliser trois banques espagnoles, NCG Banco, Catalunya Bank et Unnim Banc, créées cette année dans le cadre d’une restructuration du réseau de caisses d'épargne. La Banque d’Espagne a dit vendredi que 96,4% des banques avaient achevé leur recapitalisation. Elle a ajouté que la recapitalisation avait coûté 13,4 milliards d’euros, alors que l’estimation initiale donnait 15,2 milliards.
En étroite coordination avec les régulateurs européens concernés1 et sous l'égide de l’ESMA, l’AMF a procédé à un examen des conditions de marché et de l’impact du dispositif adopté en août 2011 interdisant les prises de position courte nette sur une liste de dix valeurs financières françaises. Dans ce contexte, les régulateurs européens qui avaient pris des mesures comparables jusqu’au 30 septembre, ont décidé de reconduire cette interdiction, et l’AMF a estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour la lever. En conséquence, la Décision arrêtée le 11 août par l’AMF reste en vigueur jusqu’au 11 novembre. Dans l’intervalle, l’AMF continue à surveiller étroitement les marchés et leurs évolutions, en coordination avec les régulateurs européens concernés, et pourrait, si les conditions de marché le permettent, décider de lever l’interdiction.