Le président de la banque chinoise Industrial & Commercial Bank of China, Jiang Jianqing, estime que les craintes d’un effondrement de l’immobilier en Chine sont une «exagération», selon des propos rapportés par le journal. «Je crois qu’un reflux progressif des crédits logés dans les véhicules de financement des gouvernements locaux vers un niveau normal peut être réalisé» précise-t-il.
Citant des sources proches, le quotidien assure que Bank of New York Mellon discute avec les autorités fédérales américaines en vue d’un règlement à l’amiable de la procédure civile engagée à l’encontre de la banque concernant des commissions abusives facturées à ses clients dans des opérations de trading sur les changes. BoNY ne reconnaîtrait aucune faute.
Le courtier aux particuliers, filiale britannique de Boursorama (groupe Société Générale), a reçu l’autorisation de la Financial Services Authority (FSA) de lancer une banque de détail en Grande-Bretagne. Sa première incursion dans les produits de type bancaires sera un compte épargne individuel (ISA) exonéré d’impôts, disponible à compter de décembre.
L’assureur a enregistré une perte de plus de quatre milliards de dollars au troisième trimestre, notamment en raison d’une baisse de 2,3 milliards de dollars de la juste valeur de sa participation de 33% dans AIA. La perte trimestrielle s’est élevée à 4,11 milliards de dollars, contre une perte de 2,52 milliards l’an passé. C’est la dixième fois au cours des quinze derniers trimestres qu’AIG affiche une perte d’au moins un milliard de dollars.
L’agence américaine de refinancement hypothécaire a réclamé hier six milliards de dollars au gouvernement pour se maintenir à flot après une perte de 4,4 milliards de dollars au troisième trimestre, contre une perte de 2,1 milliards de dollars il y a un an.
Reuters assure que le gouvernement suisse a proposé de régler à coup de milliards de dollars le différent l’opposant aux autorités américaines, qui accuse la Suisse d’aider les Américains fortunés à éviter de payer des milliards de dollars d’impôts. La proposition de règlement, qui pourrait dépasser dix milliards de dollars, couvrirait tous les banques suisses.
BNP Paribas, qui a vu son bénéfice net chuter de près de 72% au troisième trimestre, a indiqué avoir cédé depuis fin juin pour plus de 10 milliards d’euros de titres de dette souveraine de la zone euro et enregistré dans ses comptes une décote de 60%, plus élevée qu’anticipé, sur la dette publique grecque. La deuxième banque de la zone euro par la capitalisation boursière, après l’espagnole Santander, ajoute avoir passé une provision de 2,2 milliards d’euros sur ses titres de dette souveraine grecque. Elle a réduit de 20,7% sur les quatre derniers mois son exposition à la dette publique des Etats de la zone euro, en vendant notamment pour 8,3 milliards d’euros de dette italienne et 2,2 milliards de titres espagnols, réduisant ainsi son exposition à deux pays menacés par une possible contagion de la crise. Le résultat net trimestriel de BNP Paribas ressort du coup à 541 millions d’euros, là où le consensus établi par la rédaction de Reuters tablait sur une baisse de 48% seulement, à 992 millions.
Swiss Re a publié des résultats trimestriels nettement meilleurs que prévu grâce à des éléments exceptionnels de près de 700 millions de dollars liés à des reprises de provisions mais il s’est abstenu de donner une évaluation des dommages causés par les inondations en Thaïlande. Le bénéfice net du réassureur suisse a plus que doublé au troisième trimestre, à 1,35 milliard de dollars (988 millions d’euros) contre 618 millions lors de l’exercice précédent.
ING a dégagé lors du trimestre juillet-septembre un bénéfice imposable courant de 1,063 milliard d’euros. Le bénéfice net est ressorti à 1,69 milliard. Le groupe a passé une charge avant impôts de 467 millions d’euros sur les créances souveraines grecques qu’elle détient et précise avoir déprécié ces titres de dette pour les ramener à leur valeur de marché. Il supprimera 2.700 postes aux Pays-Bas dont 2.000 emplois à temps plein, soit 10,5% de ses opérations dans la banque de détail aux Pays-Bas et 700 postes de sous-traitance.
BNP Paribas a publié ce jeudi matin un résultat net en chute de 71,6% au troisième trimestre, sous les attentes du marché, après avoir intégré dans ses comptes une décote de 60%, plus élevée qu’anticipé, sur la dette grecque et après un net recul des revenus de ses activités de marché.
Un décret publié au JO du 1er novembre 2011 modifie la liste des actifs que les organismes d’assurance peuvent détenir pour représenter leurs engagements vis-à-vis des assurés, en y ajoutant une nouvelle catégorie de placements constituée de titres issus de la titrisation de créances (créances sur l’Etat ou des établissements publics). Ces titres sont notamment soumis à une obligation de valorisation publique régulière, effectuée par un tiers indépendant. Pour le ministère de l’Economie, à l’origine du texte, « l’ajout de cette nouvelle catégorie de placements permettra notamment aux organismes d’assurance de refinancer des partenariats public-privé, qui constituent des investissements naturels pour ces investisseurs de long terme. Afin de respecter une diversification minimale des actifs, ces titres pourront représenter jusqu'à 5 % des engagements des assureurs.» Les trois codes, (des assurances, de la mutualité, de la Sécurité sociale) sont modifiés. Pour lire le décret: cliquez ici
La Caisse Régionale du Crédit Agricole Pyrénées-Gascogne se lance dans la vente en ligne de fonds ISR, rapporte Novethic dans sa revue L’Essentiel de l’ISR. Un site entièrement dédié à la vente de fonds ISR, baptisé Kam et Léo a été créé. kametleo.com ne proposera pas que des fonds maison, souligne Novethic.
L’Autorité britannique des services financiers (FSA) a publié le 2 novembre de nouvelles recommandations soumises à consultation qui s’adressent aux sociétés souhaitant proposer des produits structurés aux consommateurs. Alors que la popularité des produits structurés va croissant, «les sociétés ont tendance à privilégier leurs intérêts commerciaux plutôt que les besoins des consommateurs», souligne la FSA dans un communiqué. La plupart des recommandations sont aussi valables pour les autres produits retail, précise le communiqué.Les fournisseurs de produits structurés devraient notamment bien identifier leur cible de clientèle pour ensuite proposer des produits adaptés à la clientèle. Les nouveaux produits devraient subir des tests préparatoires et être soumis à une procédure d’approbation robuste. Enfin, le fournisseur de produits devrait surveiller l'évolution d’un produit pendant tout son cycle de vie. Ces recommandations ainsi que d’autres propositions font l’objet d’une consultation ouverte jusqu’au 11 janvier 2012. La FSA indique qu’elle est encore loin d’avoir fait le tour des interrogations touchant les produits structurés. Elle poursuivra ses travaux sur ce dossier en 2012.
Les banques françaises souhaitent poursuivre «une politique de distribution raisonnable et modérée» comme elles l’ont fait par le passé en mettant en réserve une très légère part de leurs bénéfices, a indiqué le 2 novembre dans un communiqué la Fédération bancaire française dans le sillage d’une réunion à Matignon des principales banques françaises.Les banques françaises appliquent «strictement la directive européenne de 2010", ce qui se traduit par «une modération des rémunérations variables» reconnue par plusieurs rapports internationaux. «Il en sera de même pour l’année 2011 qui, compte tenu de l’environnement de marché, s’inscrira en baisse significative par rapport à 2010", écrit la fédération professionnelle. Les banques françaises ont par ailleurs réaffirmé qu’elles allaient continuer à renforcer leurs fonds propres, conformément aux nouvelles exigences de l’Autorité Bancaire Européenne et dans la perspective de leur objectif d’appliquer dès 2013 les nouvelles normes de solvabilité de Bâle 3. Les banques ont en outre confirmé au Premier Ministre, François Fillon, qu’elles renforceraient leurs fonds propres par leurs propres moyens sans intervention de l’Etat. Pour ce faire, elles travailleront en étroite liaison avec le Gouverneur de la Banque de France. François Fillon a souligné hier qu’elles devraient fournir à l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) un plan détaillant la façon dont elles vont atteindre cet objectif avant le 15 décembre.
Traiter avec une chambre de compensation (CCP) coûtera des fonds propres aux banques dès le 1er janvier 2013, rapporte L’Agefi. L’an dernier, le Comité de Bâle proposait de nouvelles règles prudentielles alors qu’un nombre croissant de produits dérivés a vocation à être compensé par des contreparties centrales. Le régulateur a lancé hier une deuxième consultation - jusqu’au 25 novembre - qui tient compte des réponses reçues à ses premières propositions. Les grands principes restent les mêmes, note le quotidien. Une banque est notamment exposée à une CCP au titre des transactions qui y transitent (appels de marge, collatéral déposé auprès de la chambre). L’exposition des banques au titre de leurs transactions sera désormais pondérée à 2% des encours pour le calcul de leurs fonds propres réglementaires, contre 0% aujourd’hui.
Les expatriés travaillant aux Emirats Arabes Unis (E.A.U) pourraient devoir commencer à contribuer à un système de retraite dont l’objectif premier est de bâtir un secteur local de la gestion d’actifs et renforcer les marchés actions et obligataires, selon le Financial Times Fund Management. Les actifs que cela représenterait s’élèveraient à des centaines de milliards de dollars, selon Nigel Sillitoe, directeur général d’Insight Discovery. Cela constituerait une opportunité énorme pour les sociétés de gestion internationales et les maisons locales.
La première tranche d'un plan de 100 milliards de roupies dépassera les 30 milliards. Ce programme devra amener à 9 % le ratio tier one du premier prêteur du pays
Matignon a demandé aux banques françaises de réduire significativement les versements de bonus pour l’exercice 2011 afin qu’elles renforcent en priorité leurs fonds propres. Une demande facile à satisfaire en raison du recul attendu des revenus des activités de marché.
Royal Bank of Scotland a assoupli ses conditions de prêts aux petites entreprises. La banque, détenue à 83% par l’Etat britannique, détient un quart de ce marché environ. Certes, RBS est parmi les principaux établissements du pays selon le quotidien celui qui éprouve le plus de difficultés à respecter les engagements convenus avec les pouvoirs publics (qui passent par l’octroi de 76 milliards de livres de nouveaux prêts pour l’ensemble du secteur bancaire cette année). RBS abandonne désormais la commission initiale représentant habituellement 1,5% du montant d’un prêt, ainsi que les frais pour remboursement anticipé.
La banque néerlandaise, notée triple A, a émis pour deux milliards de dollars d’obligations perpétuelles hybrides tier one. Conformes aux nouvelles règles de Bâle 3, elles pourront être dépréciées en cas de chute du ratio de solvabilité de l’établissement sous un niveau donné. Les titres ont été placés à un rendement de 8,4%.
Les banques italiennes peinent à se financer sur les marchés internationaux, mais disposent d’une importante marge de manœuvre via les systèmes de financement européens, a conclu hier le comité national de stabilité financière. Le Trésor italien a ajouté que le volume global de fonds propres des banques italiennes a augmenté en 2011 grâce à diverses mesures, dont des augmentations de capital, et qu’il augmentera encore via des mesures paneuropéennes.
Le deuxième acteur mondial du marché des paiements a signé un troisième trimestre supérieur aux attentes, confirmant la bonne tenue de ses activités depuis le début de l’année. Le bénéfice net a grimpé de 38% sur un an pour atteindre 717 millions de dollars (5,63 dollars par action), là où le panel Bloomberg attendait un BPA de 4,82 dollars. Les revenus nets ont augmenté de 27% à 1,8 milliard de dollars, tandis que les dépenses d’exploitation ont progressé de 23% à 816 millions de dollars, en raison de coûts liés à des acquisitions et à des investissements. Les dépenses effectuées à travers le monde via les cartes MasterCard ou Maestro ont décollé de 17% pour s’établir à 628 milliards de dollars (en devises locales). Les transactions traitées affichent de leur côté une hausse de 21%. MasterCard tâche de lutter contre la domination de son rival Visa, alors que les Etats-Unis ont dévoilé de nouvelles règles sur les commissions multilatérales d’interchange.
L’assureur vie américain a fait état d’un bénéfice net de 1,52 milliard de dollars au troisième trimestre, soit 3,06 dollars par action, contre un bénéfice de 1,17 milliard (2,46 dollars) un an auparavant. Le renforcement du yen et des changements intervenus sur les dérivés expliquent une plus-value nette réalisée de 1,62 milliard de dollars.
Selon une source proche de la situation relayée par Bloomberg, c’est en raison d’une extrême fatigue causée par une surcharge de travail qu’Antonio Horta-Osorio doit quitter temporairement la direction générale de Lloyds Banking Group. Le directeur financier Tim Tookey, qui doit rejoindre Friends Provident prochainement, a été chargé d’assurer l’intérim.
Les représentants des banques françaises ont confirmé mercredi leur intention de renforcer leurs fonds propres d’ici juin prochain sans faire appel à l’argent public et elles devront faire preuve de modération en matière de dividendes et de bonus, a déclaré mercredi le Premier ministre qui s’exprimait après une réunion avec les dirigeants des principales banques françaises, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et le ministre de l’Economie. Chaque banque présentera avant le 15 décembre un plan détaillé pour atteindre cet objectif, a-t-il précisé, ajoutant que les banques n’auraient pas besoin de capitaux publics pour y parvenir.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) a annoncé le 31 octobre avoir enregistré les trois plus grandes agences de notation mondiales, à savoir Fitch Ratings, Moody’s et Standard & Poor’s, ainsi que l’agence canadienne DBRS."Afin de pouvoir exercer leur activité dans l’Union européenne, la réglementation de l’Union sur les agences de notation requiert qu’elles soient enregistrées», rappelle l’AEMF dans un communiqué. Du fait de cet enregistrement, l’AEMF pourra vérifier si les agences de notation respectent bien certains critères parmi lesquels figurent l’indépendance, la gouvernance et la transparence. L’enregistrement des agences de notation autorise l’AEMF "à mettre en œuvre des inspections sur site afin d'évaluer comment les agences respectent la réglementation en matière de gouvernance, de conflits d’intérêt et de transparence», souligne le président de l’AEMF, Steven Maijoor, cité dans un communiqué. L’obligation d’enregistrement fait partie d’une série de mesures décidées en octobre 2009 par l’Union européenne pour réguler les agences de notation.
L’Agefi rapporte que l’Autorité européenne des assurances et des fonds de pension (Eiopa) a publié un rapport et ouvert une consultation jusqu’au 3 janvier 2012 sur les bonnes pratiques de commercialisation et de vente des contrats «variable annuities», à des fins de protection de la clientèle. Ces contrats présentent en effet des mécanismes très spécifiques, notamment vis-à-vis de l’interaction entre les prestations minimales versées et les performances des fonds sous-jacents. Le vendeur doit principalement expliquer le type de garanties offertes et ce que l’assuré touchera et à quel moment. Il doit également préciser le fonctionnement des fonds sur lesquels le capital est investi et la possibilité de sélection du souscripteur, tout en l’avertissant des risques, à l’image des fonds Ucits. La tarification du produit doit également pouvoir être justifiée, notamment dans l’hypothèse d’un rachat anticipé ou d’une modification unilatérale des charges. Le vendeur devrait par ailleurs pouvoir prouver que la souscription à un contrat variable annuities ait bien été réalisée en réponse aux demandes et aux besoins du client.
L’Autorité britannique des services financiers (FSA) a lancé le 31 octobre une consultation sur le calcul des commissions réglementaires. La FSA propose de modifier le mode de calcul des commissions, en prenant pour référence non plus le nombre de personnes agrémentés mais les revenus réglementés de la société.Cette initiative est liée à la directive MIF qui a introduit une distribution différente des personnes autorisées. Les revenus réglementés sont, selon la FSA, les revenus issus du conseil, du courtage, des commissions et autres revenus liés aux activités réglementés des sociétés.