Le Tribunal de grande instance de Francfort (Oberlandesgericht ou OLG Frankfurt) a jugé que les victimes de Lehman ont le droit de porter plainte en Allemagne contre S&P et de lui réclamer des dommages et intérêts, puisque l’agence de notation possède dans le pays une filiale juridiquement indépendante disposant de son propre patrimoine, indique le Handelsblatt.Par son verdict, l’OLG autorise le tribunal d’instance (Landgericht) à déclarer recevable la plainte d’un investisseur qui a perdu en septembre 2008 quelque 30.000 euros investis dans ces certificats de Lehman quatre mois plus tôt en raison de l’effondrement de Lehman Brothers. Il s'était fié lors de son achat à la notation de S&P.Les avocats s’attendent désormais à une vague de plaintes contre S&P Allemagne. S&P n’a pas souhaité commenter.
Selon le journal britannique, le groupe attendait des offres ce mardi de la part de fonds d’investissement sur des crédits immobiliers, d’un montant de 500 millions d’euros, accordés à des magasins et des entreprises en France et en Allemagne. La banque prévoit une perte de 50% par rapport à la valeur d’origine de ces actifs, qui datent d’avant le ralentissement du marché immobilier en 2007, poursuit le quotidien économique. SocGen chercherait également à se défaire d’un portefeuille de prêts dans l’immobilier commercial aux Etats-Unis évalué à plus de 100 millions d’euros, affirme le FT. Société Générale avait annoncé en septembre une accélération de la cession de certains actifs dans le cadre d’un plan de réduction de son bilan et avait notamment cité le secteur immobilier.
La directive n°2010/73/UE (la « directive révisée ») modifiant sur plusieurs aspects les directives n°2003/71/CE (la « directive Prospectus ») et n°2004/109/CE (la « directive Transparence ») est entrée en vigueur le 12 décembre 2010 et doit être transposée au plus tard par les Etats-membres le 1er juillet 2012. Les principales modifications apportées par la directive révisée ont trait notamment : au champ d’application de la directive Prospectus, aux dérogations à l'établissement d’un prospectus, au contenu du prospectus, au résumé, à la validité du prospectus, à la diffusion du prospectus, au passeport, ainsi qu'à la suppression du document d’information compilant les publications réalisées sur les douze derniers mois par les sociétés cotées. La directive révisée prévoit notamment que la Commission européenne adopte des actes délégués pour la mise en oeuvre de certaines des nouvelles dispositions de la directive, parmi lesquels : le contenu du prospectus (dont schéma de prospectus pour les PME et les augmentations de capital avec droit préférentiel de souscription) et du résumé, le contenu des conditions définitives de l’offre qui ne sont pas incluses dans le prospectus de base. Les actes délégués qui seront pris par la Commission européenne auront un impact sur la mise en application du règlement général de l’Autorité des marchés financiers (RGAMF). Un certain nombre d’autres modifications apportées dans la directive révisée nécessiteront une modification législative ou réglementaire. L’AMF souhaite transposer dès à présent dans son règlement général (RGAMF) les dispositions qui ne nécessitent pas de procéder au préalable à une modification législative et réglementaire. Les observations ou suggestions doivent être envoyées à l’Autorité des marchés financiers : contactcom@amf-france.org au plus tard le 28 décembre 2011.
Un juge fédéral de Manhattan a rejeté la proposition de règlement à l’amiable entre Citigroup et la Securities and Exchange Commission concernant la commercialisation de dette toxique. Le juge a estimé que cet accord de 285 millions de dollars était « ni juste, ni raisonnable, ni adéquat, ni dans l’intérêt du public». Il a demandé la tenue d’un procès.
La Banque de France a fait état d’une stabilité en rythme annuel de la croissance des crédits aux sociétés non financières (5,5% en octobre, après 5,4%). Cette progression s’atténue en rythme trimestriel annualisé cvs (4,8%, après 5,5% en septembre). La croissance des crédits à l’habitat accordés aux ménages se maintient en rythme annuel (à 8,3%) et ne baisse que légèrement en rythme trimestriel annualisé (5,8% après 6,2%).
Selon des sources citées par IFR, le troisième assureur vie chinois pourrait lever jusqu’à 2,3 milliards de dollars à l’occasion de son introduction en Bourse double à Hong Kong et Shanghai. New China Life, détenu à 15% par Zurich Financial Services, a enregistré 780 millions de dollars d’engagements de la part de quatre grands investisseurs pour la tranche hongkongaise de son IPO.
Le réassureur, qui avait lancé une offensive en juillet pour faire échouer l’offre concurrente d’Allied World Assurance, a décidé de mettre fin au projet de reprise de son homologue Transatlantic Holdings. Validus a indiqué que certaines conditions de son offre, qui est venue à expiration le 25 novembre, n’avaient pas été satisfaites. Le groupe retournera 7,7 millions d’actions Transatlantic, représentant 13,4% du capital.
Les banques participant à un plan de renflouement de la Grèce ont mis sur pied un comité directeur pour faire avancer les discussions visant un accord sur un échange volontaire de dette d’ici la fin de l’année. Les co-présidents de ce comité sont Charles Dallara, le directeur général de l’Institute of International Finance (IIF), et Jean Lemierre, conseiller de BNP Paribas.
La banque verte baisse le rideau de sa filiale sud-africaine après soixante ans d’existence, dans le cadre des cessions d’actifs qui doivent lui permettre de réduire la taille de son bilan. Cette unité spécialisée dans la banque d’investissement, basée à Johannesburg, emploie 50 personnes et est rentable, a précisé Guillaume Fay, directeur des opérations de Crédit Agricole en Afrique du Sud.
Dans un élan de patriotisme, les banques italiennes ont organisé hier un «BTP-Day», avec une suppression des commissions pour les clients achetant des obligations souveraines (BTP) et des Bons du Trésor (BOT) aux guichets des agences. L’initiative, proposée à l’origine par un homme d’affaires toscan, sera renouvelée le 12 décembre.
EFG Eurobank Ergasias et Alpha Bank, qui espèrent finaliser leur fusion le mois prochain, ont essuyé des pertes de 566 et 575 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année. Alpha Bank a enregistré 608,1 millions d’euros de dépréciations sur ses titres de dette souveraine en application de l’accord du 21 juillet qui a fixé une décote de 21%.
La banque britannique a proposé un accord révisé aux investisseurs de Thema International Fund, un fonds irlandais touché par le scandale Madoff. Cette offre fait suite aux critiques de la justice américaine qui avait rejeté le premier accord, d’un montant de 62,5 millions de dollars, en raison de « déficiences évidentes».
La banque française serait en train de passer en revue les actifs cessibles, alors qu’elle a l’intention d’alléger son bilan de 10% d’ici à 2012. La vente d’un portefeuille de capital-investissement de 700 millions de dollars serait notamment envisagée, à l’instar de ses rivales.
Le quotidien relève que la banque française a engagé la vente de prêts immobiliers d’une valeur de plus de 600 millions d’euros, «accélérant» ainsi la réduction de son exposition à ce «secteur volatil». La banque attend une série d’offres dès aujourd’hui, avant de la part de sociétés de private equity, pour un portefeuille de prêts non-performants concernant des commerces et des bureaux en France et en Allemagne. La SG pourrait devoir consentir une perte de 50% sur la valeur faciale de 500 millions de ces prêts contractés avant 2007. La banque songe en outre à la vente d’un portefeuille de 100 millions d’euros de prêts dans l’immobilier commercial outre-Atlantique.
Jean-Laurent Bonnafé, qui prend les commandes opérationnelles de BNP Paribas cette semaine, confie avoir en priorité absolue le respect des nouvelles normes prudentielles d’un ratio core tier one de 9% d’ici fin juin prochain. Il assure que la crise de la dette européenne est née de soucis de gouvernance et de communication et que la zone euro aurait pu chercher une plus grande intégration il y a dix ans déjà.
Afin de rassurer les investisseurs, Lloyds Banking Group planche sur le retour espéré de son directeur général Antonion Horta-Osorio, parti pour cause de stress en début de mois. Un responsable des opérations pourrait être nommé afin d’assurer une réelle mission de numéro deux de la banque britannique, ou un comité restreint de cadres pourrait seconder le directeur général afin d’alléger son travail.
Scor Global Life SE, filiale de Scor SE, a réalisé sa première transaction de réassurance du risque de longévité au Royaume-Uni. Offrir une couverture du risque de longévité sur le marché britannique faisait partie des quatre initiatives clefs de Scor Global Life figurant dans le cadre du plan stratégique « Strong Momentum » pour la période 2010-2013, et confirmées dans sa version actualisée « V1.1 » publiée en septembre 2011.
Le conseil de surveillance de Commerzbank se réunira vendredi pour discuter des mesures à prendre afin de se mettre en conformité avec des règles plus strictes en matière de solvabilité et pour nommer un nouveau directeur financier, rapporte Reuters. La deuxième banque d’Allemagne pourrait en effet avoir besoin d’environ cinq milliards d’euros, contre une estimation initiale de 2,9 milliards d’euros, si l’Autorité bancaire européenne (ABE) applique de nouveaux ratios de capital aux banques.
L’agence de notation Standard and Poor’s a annoncé le 25 novembre l’abaissement d’un cran de la note de la Belgique, ramenée de AA+ à AA, mettant en avant l’endettement du royaume et la crise politique qu’il traverse et paralyse actuellement les discussions sur le prochain budget.L’agence craint notamment que les difficultés du secteur financier nécessitent un soutien plus important des pouvoirs publics qui alourdirait la dette déjà élevée du pays, dans un contexte d’incertitude politique qui continue de peser sur la crédibilité de la Belgique en tant qu’emprunteur.La note AA de la Belgique est assortie d’une perspective négative. Si la Belgique devait de nouveau voler au secours de son secteur bancaire, comme en 2008, sa dette, qui devrait atteindre 97% du PIB à la fin de l’année, pourrait dépasser les 100%, estime l’agence.
Fondatrice et ancienne présidente du conseil de surveillance de Bank Medici (Vienne), Sonja Kohn a vu ses avoirs gelés vendredi par un tribunal londonien. Il lui est reproché d’avoir alimenté la pyramide de Ponzi de Bernard Madoff et de s'être ainsi indûment enrichie d’au moins 56 millions de dollars de commissions déguisées, rapporte Die Presse.Le juge a cependant décidé aussi que Sonja Kohn et ses entreprises ne peuvent pas être poursuivies au Royaume-Uni et que les procédures doivent avoir lieu en Autriche et aux Etats-Unis.
David Harding, le fondateur de Winton Capital, l’un des plus gros hedge funds londoniens avec 26 milliards de dollars d’encours, s’est prononcé en faveur d’une taxe européenne sur les transactions financières, rapporte le Financial Times. «Je serais favorable à une faible taxe sur les transactions financières si une partie servait à financer une plus grande régulation supranationale des marchés», a-t-il déclaré.
Safra, groupe brésilien actif dans la banque, la finance, l’industrie et les télécommunications, reprendra les 46,1% du capital et les 68% des droits de vote de la banque privée bâloise détenus par la grande banque néerlandaise Rabobank, ont indiqué les trois établissements concernés dans un communiqué publié vendredi soir. Le total de l’opération s'élève à 1,04 milliard de francs et valorise Sarasin à 2,3 milliards de francs, a précisé à l’AFP un porte-parole de Sarasin. La Banque Sarasin et Safra se complètent géographiquement, précise le communiqué. Grâce à son partenariat avec Safra, Sarasin aura accès à de nouveaux canaux de distribution pour ses produits et à de nouveau marchés. La Banque Sarasin est présente dans les marchés clés européens, au Moyen Orient et en Asie et le groupe Safra est principalement actif en Amérique Latine et en Europe pour ce qui est de ses activités de banque privée, indique encore le communiqué. A fin juin, la Banque Sarasin gérait 101,6 milliards de francs d’actifs. Le groupe Safra détenait pour sa part 109 milliards d’actifs sous gestion à la même date. La Banque Sarasin a suscité de nombreuses convoitises. Dès octobre, la presse suisse a fait état de l’intérêt de deux acteurs de poids du secteur bancaire suisse, la banque privée zurichoise Julius Baer et le numéro trois bancaire helvétique Raiffeisen. Mais un changement de propriétaire de la Banque Sarasin était dans l’air depuis mai déjà. Joachim Strähle avait alors mentionné une volonté d’opérer un rachat de la participation de Rabobank par les cadres de la banque rhénane (management buy out).
L’aggravation rapide de la crise de la dette dans la zone euro menace les notes de solvabilité de tous les Etats européens, a averti le 28 novembre l’agence d'évaluation financière Moody’s. Dans un commentaire spécial sur les pays européens, l’agence, qui a récemment averti que la France pourrait perdre son triple A, indique clairement qu’aucun pays, même parmi ceux jugés les plus solides, comme les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande, voire l’Allemagne, n’est à l’abri d’un abaissement de note. L’aggravation ininterrompue de la crise de la dette publique et des banques de la zone euro menace la qualité de crédit de tous les pays européens, écrit-elle.Alors que la zone euro dans son ensemble possède une force économique et financière énorme, la faiblesse de ses institutions continue d’entraver la résolution de la crise et de peser sur les notes attribuées à la dette de ses pays membres, ajoute-t-elle. En l’absence de mesures politiques qui stabiliseraient la situation des marchés à court terme, ou de stabilisation de ces marchés pour toute autre raison, le risque de crédit associé aux pays européens va continuer de monter, estime l’agence.