L’agence d'évaluation financière américaine Moody’s a annoncé le 19 mars qu’elle maintenait la note de solvabilité qu’elle attribue à l’Espagne à «A3» en dépit de la révision à la baisse des objectifs de réduction du déficit budgétaire du gouvernement de Madrid."Les objectifs plus aisés à atteindre ne modifient pas la note A3 accompagnée d’une perspective négative assignée aux obligations d’Etat du pays car Moody’s avait déjà intégré la possibilité d’une déviation par rapport aux objectifs budgétaires initiaux et un ralentissement de l’assainissement des finances publiques dans son analyse du degré de solvabilité du pays», explique l’agence dans un communiqué.Le gouvernement espagnol dirigé par Mariano Rajoy avait tenté début mars d’imposer un nouvel objectif de déficit public de 5,8% du PIB, soit 1,4 point de plus que ce qui était prévu jusque-là. Sous la pression de ses partenaires européens, Madrid a finalement accepté de ramener cet objectif à 5,3% du PIB cette année.
Le Qatar a porté à 12,83% sa participation dans le capital de Lagardère et a franchi la barre des 10% des droits de vote du groupe de médias, a-t-on appris dans un avis publié le 19 mars par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Qatar Holding, une des branches d’investissement du fonds souverain Qatar Investment Autority (QIA), a dans le même temps réaffirmé qu’elle envisage de demander sa nomination au conseil de surveillance et de «discuter avec tout acteur intéressé, le cas échéant, en vue de partenariats stratégiques permettant la création de valeur à long terme pour les actionnaires, étant précisé qu’il n’existe actuellement aucun projet spécifique à cet égard». Le fonds qatari a déclaré détenir 12,83% du capital de Lagardère et 10,05% des droits de vote. Il ajoute qu’il se réserve la possibilité d’augmenter encore sa participation dans la société mais précise ne pas vouloir en prendre le contrôle.
Par une transaction annoncée lundi, Fred Wilpon et Saul Katz, les propriétaires de l'équipe de baseball New York Mets, acceptent de verser 162 millions de dollars à Iriving Picard, le liquidateur des affaires de Bernard Madoff, en échange d’un désistement d’instance et de plainte, rapporte The Wall Street Journal. Irving Picard leur reprochait d’avoir été volontairement aveugles face aux indices selon lesquels Bernard Madoff se livrait à une fraude.
Selon le processus d’enchère orchestrée hier par Markit et Creditex, le débouclage des CDS grecs se fera sur la base d’un taux de recouvrement de 21,5%, rapporte L’Agefi. Lundi 19 mars, les marchés ont peu réagi, ce qui confirme que le résultat de l’enchère était déjà intégré. Les rendements des obligations d’Etat de la zone euro, hors Grèce, étaient stables. Quant aux CDS de l’autre maillon faible de la zone euro, le Portugal, ils se sont resserrés de 20 pb à 1.256 pb hier, précise le quotidien.
Depuis la crise financière de 2007, la maîtrise et la gestion des risques reviennent au centre des préoccupations des établissements financiers et des régulateurs. La réglementation européenne place le pilotage du risque au coeur de la gouvernance des assureurs via la directive Solvabilité 2.
Cette évolution réglementaire a pour principal objectif d'assurer une meilleure protection de l'assuré en obligeant l'assureur à quantifier plus justement et mieux gérer ses risques. Elle changera en profondeur la stratégie d'investissement des institutionnels.
Chaque mois, un nouveau focus fera le point sur l'impact des principales évolutions réglementaires attendues.
Les assemblées générales des deux assureurs italiens ont approuvé hier les augmentations de capital nécessaires à leur fusion. Le nouvel ensemble s’est fixé des objectifs 2015 qui paraissent très optimistes compte tenu de la situation financière difficile de Fondiaria Sai.
Le directeur général d’Aviva France, Philippe Maso y Guell Rivet, présente sa «feuille de route», qui passe par un chiffre d’affaires annuel de 10 milliards d’euros à un horizon de 5 ans. Contre 6,1 milliards l’an dernier. L’assureur veut «faire feu de tout bois, en assurance-vie comme en dommages et santé». Le dirigeant ne renonce pas pour autant à une exigence de rentabilité.
La banque chinoise entend bien selon son vice-président Yue Yi développer son réseau d’agences en Hongrie. Il s’agirait pour Bank of China de constituer ainsi une «tête de pont» pour un développement futur en Europe centrale et de l’Est. L’expansion au sein des pays voisins pourra ainsi être menée à bien «lorsque le moment sera venu».
La Finra (Financial Industry Regulatory Authority), l’un des régulateurs américains du secteur financier, a indiqué que Citigroup devrait verser 1,25 milliard de dollars, dont 600 millions de dollars d’amende, pour des facturations abusives par Citi International Financial Services. Au cours de son enquête, la Finra a établi que Citi International avait appliqué entre juillet 2007 et septembre 2010 des marges et des démarques excessives vu les conditions de marché, le coût d’exécution des transactions et les services rendus aux clients. Celles-ci ont varié de 2,73% à plus de 10%, précise le régulateur. La Finra ajoute qu’entre avril et juin 2009 Citi International n’a pas recouru à une diligence raisonnable pour acheter ou vendre de la dette coporate, ce qui n’a pas permis à la clientèle d’obtenir un prix aussi favorable que possible dans les conditions de marché de l’époque.
La banque américaine a cédé 506 millions de titres, soit 2,71%, de Shanghai Pudong Development Bank, enregistrant un bénéfice d’environ 349 millions de dollars. Le groupe conserve une participation de 20% dans China Guangfa Bank.
La banque du Vatican a subi un nouvel échec en termes d’image avec la fermeture de son compte chez JP Morgan faute de transparence suffisante, rapporte Il sole 24 ore. Le journal italien précise que JP Morgan à Milan a envoyé une lettre le 15 février au Vatican pour avertir le Saint-Siège de la fermeture du compte, qui devrait être définitivement clos le 30 mars.
Le PDG d’Axa s’est vu attribuer une rémunération de 4,45 millions d’euros au titre de 2011, en baisse de 4,8% par rapport aux 4,67 millions reçus au titre de 2010, selon le document de référence de l’assureur. Outre un peu plus de 2 millions de part variable (87% de la cible), le dirigeant a reçu des options et des actions de performance, valorisées respectivement 429.550 euros et 947.430 euros. La rémunération des sept membres du comité de direction d’Axa (inclus le PDG) se monte quant à elle à 18,36 millions d’euros, contre 17,9 millions au titre de 2010.
La banque américaine a cédé 506 millions de titres, soit 2,71%, de Shanghai Pudong Development Bank, enregistrant un bénéfice d’environ 349 millions de dollars. «La décision de Citi est surprenante, mais raisonnable», a commenté Jin Lin, analyste d’Orient Securities. Le groupe conserve une participation de 20% dans China Guangfa Bank.
Michel Barnier a présenté lundi midi à Bruxelles un Livret vert sur le «shadow banking» ou «système bancaire parallèle». Après les travaux déjà entrepris par le Conseil de stabilité financière (FSB), la Commission européenne cherche à son tour à baliser le sujet. Bruxelles s’appuie d’ailleurs sur la définition du FSB pour publier une liste non exhaustive incluant les fonds monétaires, les conduits, les fonds d’investissement (y compris ETF), les assureurs et autres sociétés non bancaires qui émettent ou garantissent des produits de crédit, ainsi que les activités de titrisation et de prêt/emprunt. La consultation, qui vise à identifier les avantages et les risques du «shadow banking» et les réponses réglementaires à y apporter, sera ouverte jusqu’au 1er juin. Une conférence se tiendra à Bruxelles le 27 avril.
La Fondation MPS, qui contrôle près de la moitié du capital de Monte dei Paschi, a proposé pour l’assemblée général du 27 avril que l’ancien directeur général d’UniCredit devienne président de la banque toscane. Le nouveau conseil d’administration comptera 12 membres, dont 6 proposés par la Fondation. Cette dernière s’est engagée par ailleurs à ramener sa participation à 33,5% du capital.
La société britannique de logiciels bancaires Misys a déclaré qu’elle serait rachetée par le fonds de capital investissement Vista Partners pour 1,27 milliards de livres (1,53 milliards d’euros), après avoir refusé une fusion avec un concurrent et une offre d’un fonds de private equity concurrent. Misys a dit avoir recommandé une offre de 350 pence en cash par action de Vista, un fonds de capital investissement actif dans le segment des logiciels qui fusionnera Misys avec Turaz, un concepteur de logiciels de gestion du risque notamment.
Après presque 25 années passées chez Julius Baer, le président Raymond J. Baer ne sera pas candidat à la réélection au Conseil mais demeurera au sein du Groupe Julius Baer en tant que président honoraire, à compter de l’Assemblée générale annuelle des actionnaires du 11 avril 2012. Le Conseil a nommé Daniel J. Sauter, membre du Conseil depuis 2007, pour l'élection au poste de président non-exécutif.
Dans ses commentaires remis au Trésor espagnol sur le projet de nouveau règlement applicable aux sociétés de gestion, l’association professionnelle du secteur, Inverco, demande que le texte impose des obligations de fonds propres moins lourdes que dans la version en consultation et qu’il réduise à 125.000 euros au lieu de 300.000 le capital social minimum exigé, rapporte Funds People.De plus, Inverco réclame que soit éliminée la progressivité des ratios de fonds propres en fonction des encours, pour la remplacer par une augmentation de seulement 0,02 % en fonction des actifs effectivement gérés, si ces derniers dépassent les 250 millions d’euros (niveau prévu par la directive OPCVM IV)L’association préconise d'éliminer l’obligation d’augmenter les fonds propres lorsque les gestionnaires commercialisent eux-mêmes en direct leurs produits. Elle demande aussi que l’encours qui provient d’accords de délégation de gestion soit défalqué du total des actifs pour le calcul des fonds propres règlementaires.Enfin, Inverco suggère que le montant des fonds propres exigibles n’excède pas les 10 millions d’euros.D’après les calculs de l’association, les gestionnaires espagnols supportent des obligations de fonds propres supérieures de 624 % à celles prévues par la directive OPCVM IV.
Selon Vincent Guenzi, directeur de la stratégie chez Cholet-Dupont interrogé par L’Agefi, la France est loin d’avoir réalisé autant d’efforts sur le plan budgétaire que l’Espagne ou l’Italie. Pourtant ses taux à 10 ans sont inférieurs de 2 à 3 points. Pour le professionnel, la remise en cause du Traité européen par une nouvelle majorité ou une réduction insuffisante des dépenses publiques pourraient néanmoins entraîner une remontée des taux. Et une nouvelle crise européenne pourrait en résulter.
La Financial Services Authority a annoncé le 16 mars que son directeur général depuis cinq ans, Hector Sants, a fait connaître son intention de quitter cette fonction fin juin 2012, ayant achevé sa mission et mis en place les changements nécessaires pour appliquer le projet du gouvernemental de scinder la régulation entre contrôle prudentiel et «conduite financière» confiées respectivement à la Prudential Regulation Authority (PRA) et à Financial Conduct Authority (FCA). La nouvelle structure sera opérationnelle à compter du 2 avril 2012, mais la création de la PRA et de la FCA n’interviendra juridiquement que début 2013, si le processus parlementaire se déroule comme prévu.En février 2010, Hector Sants avait déjà annoncé sa démission pour juin de la même année, mais il lui avait été demandé de rester en poste, ce qu’il avait accepté.Après le départ d’Hector Sants, Andrew Bailey lui succèdera comme directeur général de la Prudential Business Unit (PBU), qui deviendra la PRA. Martin Wheatley restera le patron de la Conduct Business Unit (CBU) avant de devenir le CEO de la FCA. Ces deux managers seront directement subordonnés à Lord (Adair) Turner, chairman de la FSA.D’après Money Marketing, Hector Sants continuera de percevoir son salaire (500.000 livres annuelles en 2010-10211), sa prime de résultat (115.000 livres) et ses autres avantages jusqu'à fin décembre. Habituellement, il fait don de sa prime de résultat à des organisations caritatives.
La Commission européenne doit lancer ce 19 mars une consultation sur le système bancaire parallèle ou «shadow banking». Cette initiative se présentera sous la forme d’une Livre Vert qui tente notamment de définir ce que recouvre cette dénomination de banque parallèle et quelles entités sont concernées.La Commission va ainsi participer aux travaux du Conseil de stabilité financière (FSB) qui prépare des recommandations pour mieux encadrer les activités de shadow banking qui représenteraient de 25% à 30% du système financier global.Outre la consultation, une conférence consacrée au système bancaire parallèle se tiendra à Bruxelles le 27 avril.
La directive Prips sur les produits d’investissement de détail packagés (Packaged Retail Investment Products») pourrait être présentée d’ici à la fin du mois d’avril, a indiqué le 16 mars à l’occasion d’un point de presse Claude Kremer, l’actuel président de l’Association européenne de la gestion financière (Efama).Ce document prévoit d’instaurer une réglementation transversale applicable à tous les produits d’investissement, qu’ils relèvent des secteurs de la banque, de l’assurance ou qu’ils soient de purs produits financiers.Claude Kremer a insisté sur la nécessité de mettre en œuvre la directive Prips en même temps que la directive révisée sur les marchés d’instruments financiers (Mifid 2) et la directive intermédiation en assurance (IMD2) afin d’assurer une équivalence des conditions de commercialisation.Le délégué général de l’Efama, Peter De Proft, a pour sa part précisé que le groupe de travail de l’association sur les ETF, qui s'était séparé sur un désaccord en décembre dernier, est sur la bonne voie pour trouver un consensus sur une problématique qui a été, entre-temps, bien décortiquée par l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais).Le président de l’Association française de la gestion financière (AFG), Paul-Henri de la Porte du Theil, a de son côté insisté sur la nécessité d’aborder la réglementation sous l’angle de la concurrence. «On voit de plus en plus la dimension concurrentielle prise en compte par les Américains ou les Chinois alors que les Européens considèrent la réglementation avec une certaine dose de pureté pour des raisons tout à fait louables. Mais les Européens doivent aussi considérer cette dimension de compétitivité s’ils ne veulent pas y laisser des plumes», a-t-il insisté.Par ailleurs, «il faut voir que nos produits peuvent être ressentis comme complexes et pas clairs en raison d’un effort de transparence intense. Mais attention, un excès de transparence peut finir par déboucher sur un manque de clarté», a estimé Paul-Henri de la Porte du Theil.
L’Agefi rapporte que François Hollande, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a décliné son projet européen. Ce dernier prévoit une renégociation du pacte budgétaire, prône le lancement d’euro-obligations, l’accroissement du MES et le renforcement de la mission de la BCE pour tenir compte des impératifs de croissance.
Recruté en juin 2011 pour prendre la responsabilité de l'équipe dédiée au développement de la clientèle institutionnelle, Olivier Maestracci a quitté la Financière de l’Echiquier. Aperçu la semaine dernière au Forum GI sur le stand de son nouvel employeur, Neuflize OBC Investissements, il sera en charge du développement commercial institutionnel avec Robert Vela.
Le rebond des marchés en 2012 donne de l'air à l'assureur, mais la qualité du capital se dégrade et le groupe n'a quasiment pas déprécié ses survaleurs