Le traitement des risques de marché constituent un des changements majeurs de Solvabilité II. Ces risques représentent un coût de capital additionnel qui doit désormais être intégré dans l’analyse des choix d’investissement des assureurs. Dans une étude intitulée « Les impacts de Solvabilité II sur la gestion obligataire », l’EDHEC analyse l’impact de la nouvelle régulation prudentielle sur la gestion obligataire des assureurs et s’interroge sur la pertinence du SCR obligataire comme mesure de risque. En outre, les auteurs se sont interrogés sur les conséquences de cette mesure de risque sur la gestion obligataire dans un univers rendement-volatilité-Value-at-Risk-SCR. Enfin, l'étude s’est aussi intéressé à la nouvelle hiérarchie obligataire et les opportunités d’arbitrage engendrées par Solvabilité II. Cette étude montre qu’il est possible pour les investisseurs d’avoir une estimation du SCR obligataire à partir uniquement de deux variables, la notation et la maturité résiduelle et que le spread réel de crédit n’est pas fortement corrélé au niveau de SCR du fait du traitement forfaitaire du risque de spread par la formule standard de Solvabilité II (un risque unique est associé à chaque notation sans tenir compte des écarts internes au sein d’une notation), relève l’EDHEC dans ses travaux. Par ailleurs, indique l’enquête, le SCR défini par la formule standard de Solvabilité II est globalement une mesure de risque pertinente pour les obligations à taux fixe mais il ne reflète pas intégralement le risque des obligations investment grade avec de longues maturités, des obligations high yield et des obligations non notées. De plus, la gestion obligataire actuelle basée sur le triplet rendement-volatilité-VaR devrait évoluer sous Solvabilité II, vers une gestion reposant uniquement sur le couple rendement-SCR. Enfin, une analyse de l’efficacité de la prise de risque mesurée par le ratio rendement/SCR obligataire montre que la formule standard favorise les obligations à faible duration, en particulier celles à haut rendement. L’enquête montre également que la calibration actuelle de Solvabilité II est de nature à inciter les assureurs à se désengager des investissements en obligations à long-terme, notamment de celles dont les notations sont inférieures ou égales à BBB. Solvabilité II, avertit l’EDHEC, pourrait donc tarir une importante source de financement pour les entreprises et ainsi aller à l’encontre des objectifs de croissance et de financement de l'économie.
La Banque de France indique que la moyenne sur trois mois des flux nets mensuels CVS des crédits au bénéfice des sociétés non financières est «légèrement positive» en juin, à 1,3 milliard d’euros. La croissance annuelle de ces crédits «continue de s’atténuer», à +2,0% contre +2,8% à fin mai.
«La Commission (européenne) travaille activement à la création d’une union bancaire. Début septembre, nous ferons une proposition sur un mécanisme unique de supervision», a indiqué le président de la Commission, José Manuel Barroso. «Ceci reposera sur la Banque centrale européenne en ce qui concerne la zone euro», a-t-il rappelé.
La mairie de la ville de Vienne en Isère a indiqué avoir assigné la banque en justice en contestation d’un emprunt qualifié de toxique. La ville va consigner auprès de la CDC une partie des intérêts dus à Dexia. «C’est inacceptable, ils veulent se renflouer sur le dos des collectivités», s’est indigné au près de l’AFP le maire Jacques Remiller.
L’assureur crédit a publié un résultat net en repli de 16,2% pour le premier semestre (à 161,4 millions d’euros), pénalisé par une charge d’impôts et un ratio de sinistres en hausse (+9,1 points à 51,3%) du fait de la dégradation de la conjoncture économique. Le chiffre d’affaires de la filiale d’Allianz a pourtant progressé de 5,6% à 1,2 milliard.
Lloyds Banking Group a annoncé être cité à comparaître dans le cadre de l’enquête sur la manipulation du Libor, mais n’a pas passé de provisions pour faire face à une éventuelle amende. Les résultats semestriels sont modestement supérieurs aux attentes, avec un bénéfice courant de 1,06 milliard de livres. La banque a provisionné 700 millions supplémentaires sur ses produits d’assurance.
La banque a indiqué qu’elle devait réduire ses coûts, y compris la rémunération de ses associés, face à l’impact de la crise en zone euro, qui devrait persister au cours des prochains mois. Il s’agit de renforcer la marge opérationnelle de quelque 10 points à 25% d’ici à 2014. L’activité de fusions-acquisitions est en baisse de 25% au premier semestre, et le résultat net a chuté de moitié à 30,8 millions.
Le conseil d’administration de l’assureur a décidé hier de prolonger le mandat d’Antoine Lissowski au poste de directeur général par intérim. Le processus de désignation du prochain directeur général pour succéder à Gilles Benoist a, ces dernières semaines, dégénéré en guerre larvée entre les différents candidats, à savoir Augustin de Romanet et Antoine Lissowski lui-même. L’assureur, détenu à 40% par la CDC, explique désormais que le nom de son prochain patron sera connu au plus tard le 25 septembre.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a assuré que la France et Bruxelles étaient «proches d’un accord de principe» sur le dossier Dexia, devant la presse hier. Prié de dire quand cet accord pourrait intervenir, il a assuré que ce pouvait être l’affaire de plusieurs jours, sans préciser le contenu du compromis.
En un an, le ratio de prêts sur dépôts du groupe rassemblant 11 fédérations de Crédit Mutuel et le CIC a baissé de plus de 10 points. Mais ce rééquilibrage à marche forcée en vue de Bâle 3 s’accompagne d’une baisse des revenus qui dépasse les 6% par rapport à juin 2011 dans les activités de détail de la banque mutualiste.
La mise au jour du scandale du Libor aura fait promptement réagir la Commission européenne. Hier, cette dernière a adopté des modifications de ses propositions initiales de règlement et de directive déposées le 20 octobre 2011 portant sur les opérations d’initiés et les manipulations de marché ainsi que sur les sanctions pénales à leur appliquer.La Commission a adopté aujourd’hui deux propositions modifiées. La première prévoit : • Une modification du champ d’application de la proposition de règlement pour y inclure les indices de référence;• Une modification des définitions pour y inclure une définition des indices de référence, correspondant à une version étoffée de la définition utilisée dans la proposition de règlement concernant les marchés d’instruments financiers (MiFIR); les indices de référence sur taux d’intérêt et sur matières premières y sont inclus;• Une modification de la définition de l’infraction que constituent les manipulations de marché pour y inclure la manipulation et les tentatives de manipulation d’indices de référence; • Une modification des considérants pour justifier l’inclusion des indices de référence au sein du champ d’application et de la définition de l’infraction que constituent les manipulations de marché.La Commission a aussi adopté une proposition modifiée apportant des changements à la proposition de directive relative aux sanctions pénales applicables aux opérations d’initiés et aux manipulations de marché. Elle prévoit : • Une modification des définitions pour y inclure une définition des indices de référence;• Une modification de la définition de l’infraction que constituent les manipulations de marché pour y inclure la manipulation des indices de référence; • Une modification de la définition de l’infraction «incitation, complicité et tentative» pour y inclure ces agissements lorsqu’ils ont trait à la manipulation d’indices de référence.Enfin, la Commission ne propose pas à ce stade de fixer de minima concernant le type et le niveau des sanctions pénales, mais entend demander à chaque État membre de prévoir dans sa législation nationale que des sanctions pénales s’appliquent à la manipulation d’indices de référence. La proposition de règlement sur les opérations d’initiés et les manipulations de marché, adoptée par la Commission le 20 octobre 2011 peut être consultée en cliquant sur le lien suivant : http://ec.europa.eu/internal_market/securities/abuse/index_fr.htm
Suite à la consultation lancée en janvier (lire NewsManagers du 31/01/2012), l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) vient de publier ses recommandations sur l’encadrement des ETF au format Ucits. Ces recommandations concernent les ETF ainsi que les Ucits investissant dans les indices de stratégie. L’objectif du document est d’améliorer la protection de l’investisseur et de limiter les risques liés à certaines pratiques en renforçant notamment les normes applicables au collatéral reçu dans le contexte par exemple d’activités de prêts de titres. En outre, les recommandations envisagées améliorent notamment la qualité de l’information fournie aux investisseurs pour leur permettre de prendre des décisions d’investissement informées.Le document dans son intégralité (PDF) peut être consulté en pièce jointe
Le Comité de Bâle a publié hier des règles concernant les exigences envers les banques en termes de capital face à leur exposition aux chambres de compensation, rapporte L’Agefi. Des règles finalisées, hors éventuelle évolution plus générale de Bâle 3 et dont la mise en oeuvre est attendue dès le 1er janvier prochain. L’exposition des banques au titre de leurs transactions sera donc pondérée à hauteur de 2% des encours pour le calcul de leurs fonds propres réglementaires. Les banques avaient plaidé pour une pondération plus clémente mais auront en parallèle le choix entre deux formules de calcul pour la pondération en risque de leur contribution au fonds commun, indique le quotidien.
A propos des offres de titres financiers par placement privé l’AMF a estimé qu’une émission ainsi réalisée ne peut avoir comme bénéficiaires uniques ou principaux des actionnaires ou dirigeants de la société. Le régulateur qui a publiée hier une position (*) sur le sujet s’en est expliqué sur son site. «Certains émetteurs ont souhaité réaliser des offres de titres financiers par placement privé à moins de 150 personnes actionnaires (**) et /ou dirigeants sur le fondement des dispositions de l’article L. 225-136 du code de commerce, rappelle l’institution qui, tout en souligant la souplesse offerte quant à la réalisation d’augmentations de capital, note néanmoins que cela doit s’inscrire dans le respect des autres dispositifs existants. Il ne peut s’agir notamment «d’éluder les dispositions de l’article L. 225-138 du même code qui prévoient expressément, dans le cadre d’une augmentation de capital à bénéficiaire dénommé, l’impossibilité pour les bénéficiaires de prendre part au vote en raison de la situation de conflit d’intérêts dans laquelle ils se trouvent ou, dans les émissions au profit de catégorie de bénéficiaires, l’obligation pour l’assemblée générale de fixer les caractéristiques des catégories», indique le régulateur.Or, «tel serait le cas si une émission par placement privé avait comme uniques ou principaux bénéficiaires des actionnaires ou des dirigeants. En effet, les actionnaires qui autorisent une telle offre renoncent à l’exercice de leur droit préférentiel de souscription, de sorte que l’objectif principal de ce type d’opération est l’ouverture du capital de la société à de nouveaux investisseurs."De même, ajoute l’AMF,"les dirigeants ne peuvent pas non plus être les bénéficiaires uniques ou principaux d’une offre de titres financiers par placement privé eu égard à la situation de conflit d’intérêts potentiel dans laquelle ils se trouvent s’ils fixent le prix de souscription».(*) n° 2012-09) avec également pour textes de référence les articles L. 225-136 du code de commerce et 213-1 du règlement général de l’AMF.(**) 150 à compter du 1er juillet 2012 contre 100 personnes auparavant.
Les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat ont donné hier leur feu vert à la nomination de Gérard Rameix à la tête de l’Autorité des marchés financiers (AMF), indique Les Echos. Le vote a été plus chahuté à l’Assemblée nationale qu’au Sénat : 11 votes contre, 1 vote blanc et 16 votes pour alors que les sénateurs ont voté à 90 % pour.
L’audition du secrétaire au Trésor Tim Geithner devant le comité des services financiers à la Chambre des représentants a été l’occasion pour les élus républicains de lui reprocher de n’avoir pas fait davantage lorsqu’il a eu connaissance en 2008 des problèmes dans la fixation du taux du Libor, alors qu’il était président de la Réserve fédérale de New York, rapporte Les Echos. Tim Geithner a dit avoir agi rapidement. Toutefois, vu l'état de ses connaissances, des législateurs ont voulu savoir pourquoi des prêts de la Fed réalisés via le Tarp, le fonds de soutien aux banques, ou destinés à l’assureur AIG avaient été basés sur le Libor, sachant qu’il était sans doute faussé. « Nous étions dans la position de n’importe quel investisseur dans le monde. Nous avons pris le Libor », a répondu de façon un peu fuyante le secrétaire au Trésor, explique le quotidien.
Les prestations versées par les sociétés d’assurances au cours des six premiers mois de 2012 s'élèvent à 63,2 milliards d’euros (53,5 milliards sur les six premiers mois de l’année 2011). La collecte nette (cotisations-prestations) s'établit à - 4,7 milliards d’euros pour les six premiers mois de 2012. Le mois de juin observe un niveau de collecte nette de - 1,1 milliard d’euros. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1 369,9 milliards d’euros. Lire la suite : cliquez ici
Artisan majeur de la construction du géant bancaire américain Citigroup, Sandy Weill a estimé dans un entretien accordé à CNBC qu’il est temps désormais de scinder les établissements entre activités de dépôts et de banque d’investissements. Cela notamment afin de ne pas engager les deniers publics au chevet d’une banque «too big to fail», trop grande pour qu’on la laisse faire faillite.
Kenichi Watanabe pourrait selon le quotidien Nikkei démissionner pour assumer la responsabilité du groupe dans le cadre de l’affaire de délit d’initié qui ébranle sa division de courtage.
L’Association française de l’assurance indique que la collecte nette des contrats d’assurance vie est négative à hauteur de 4,7 milliards d’euros sur le premier semestre, dont 1,1 milliard pour le seul mois de juin. Sur six mois, les cotisations collectées s’élèvent à 58,6 milliards et les prestations versées à 63,2 milliards. L’encours se situe à fin juin à 1.369,9 milliards.
Le numéro un mondial des cartes de crédit a publié un bénéfice trimestriel ajusté meilleur que prévu et relevé, pour la deuxième fois cette année, sa prévision de croissance du résultat pour l’ensemble de l’exercice, porté par la hausse de la valeur des transactions réalisées par ses clients. Visa a également autorisé un nouveau programme de rachat d’actions d’un milliard de dollars.
La banque espagnole a cédé à deux fonds un portefeuille de prêts totalement provisionnés. Elle veut réduire de 30 milliards d'euros ses actifs toxiques
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais), a annoncé la tenue d’une consultation publique sur la rémunération des gérants alternatifs, dans le cadre de la mise en oeuvre de la directive AIFM. Cette réunion aura lieu le 25 septembre à Paris. Un document de consultation sur le même sujet a été publié le 28 juin par l’autorité (lire Newsmanagers du 29/06/2012).
Fin 2010, plus d’un an avant que la banque J.P. Morgan Chase Co enregistrait des pertes astronomiques dues au traders de son bureau londonien, des responsables de la Banque d’Angleterre se sont inquiétés en interne des risques potentiels que prenait cette équipe. Ils n’ont cependant pas alerté officiellement les autres autorités de régulation de la Place britannique, précise le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier.
Le site InvestmentNews rapporte que le Financial Services Institute Inc. (FSI) aux Etats-Unis a publié un communiqué lundi indiquant que la hausse des frais sur les petites sociétés de courtage décidée par la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) allait se révéler très pénalisante pour ces entreprises de petite taille et allait également limiter l’accès des investisseurs à des conseils financiers. Dans ce cadre, Dale Brown, chief executive de FSI s’oppose à l’augmentation des frais en question déposés en juin par la FINRA auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) et a exhorté le régulateur américain de renoncer à cette hausse - comme il en a encore la possibilité - compte tenu des contraintes financières actuelles des entreprises concernées.