L’agence de notation Moody’s a annoncé le 3 septembre sa décision de ramener de «stable» à «négative» la perspective de la note «Aaa» qu’elle accorde à l’Union européenne.Cette décision «reflète les perspectives négatives assortissant maintenant les notations Aaa de contributeurs clés au budget de l’Union: l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas, qui ensemble représentent 45% des recettes budgétaires de l’Union européenne», explique Moody’s dans un communiqué.Moody’s avait abaissé le 23 juillet à «négative» la perspective de sa note pour l’Allemagne, le Pays-Bas et le Luxembourg, trois pays notés «Aaa», en raison de «l’incertitude croissante» sur l’issue de la crise en zone euro. Elle avait aussi indiqué à l'époque qu’elle réexaminerait "à la fin du troisième trimestre» le triple A accordé à la France et à l’Autriche, deux pays déjà placés sous perspective négative depuis février. Le Aaa du Royaume-Uni est pour sa part sous perspective négative depuis décembre.Tout en reconnaissant que le profil de crédit de l’Union est renforcé par «des mesures structurelles en place», Moody’s juge «raisonnable de partir du principe que la probabilité de défaut de l’Union sur sa dette est la même que celle de ses membres les mieux notés.Moody’s explique qu’elle pourrait dégrader la note de l’Union si elle dégradait la note de certains de ses membres, prévenant qu’elle serait «particulièrement sensible» à des changements de note pour l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et les Pays-Bas.Un «affaiblissement de l’engagement des pays membres envers l’Union» ou «des changements au cadre budgétaire de l’Union conduisant à une gestion moins prudente» pourrait aussi avoir des effets négatifs.