Pour favoriser l’investissement en actions, note L’Agefi, le rapport Gallois publié hier propose d’avantager les contrats d’assurance vie diversifiés ou en unités de compte, par rapport aux contrats en euros. Le haut fonctionnaire veut que les assureurs misent également 2% de leurs actifs dans le non-coté, et reprend aussi à son compte l’annonce d’un PEA-PME faite par François Hollande. La stabilité des dispositifs Dutreil ou FCPI/FIP est aussi jugée essentielle. De manière générale, il faut «un cadre fiscal supportable pour un placement à risque et qui ne soit pas pénalisant par rapport à d’autres placements plus confortables comme l’immobilier, dont la fiscalité pourrait être relevée», précise le rapport.
L’autorité des marchés financiers a lancé une mise en garde le 5 novembre sur le site internet «Fairvesta». La société Fairvesta International GmbH dont le siège social est situé sis Konrad – Adenauer Str. 15 D- 72072 Tübingen en Allemagne et dont le site internet est le suivant : http://www.fairvesta.com/ , propose des placements immobiliers tels que Mercatus VIII, Lumis, ou encore Chronos avec des perspectives de rendement élevées. Ces placements sont souvent commercialisés en France de manière très active par des personnes tenant des discours parfois déséquilibrés au regard des risques encourus. «Ces produits ne relèvent pas de la réglementation applicable aux titres financiers. Les placements proposés n’ont pas donné lieu à l’élaboration d’un document d’information visé ou revu par l’AMF», souligne un communiqué. L’AMF précise que «Fairvesta International GmbH, basée en Allemagne, et à laquelle fait référence le site internet n’est pas autorisée à proposer des services d’investissement sur le territoire français ou à se livrer à une activité de démarchage bancaire ou financier».
Lundi, la justice australienne a condamné Standard & Poor’s (S&P) à dédommager douze municipalités qui ont perdu des millions de dollars en investissant dans des produits financiers adossés à des crédits hypothécaires, rapporte Le Temps. Les titres notés «AAA» avaient vu leur valeur chuter de 90% entre fin 2006 et fin 2008. Le Tribunal fédéral australien a considéré que les notes attribuées par S&P avaient été «trompeuses» et qu’elles étaient basées sur des informations «inexactes».
Désormais seul aux commandes de la banque d’investissement d’UBS, Andrea Orcel a muté le codirecteur de l’activité de conseil en investissement bancaire Simon Warshaw, selon une note que Reuters a pu consulter. La nouvelle division de conseil pour la clientèle d’entreprises (fusions-acquisitions, IPOs, émissions obligataires…) sera en outre réorganisée et réparties par zones régionales plutôt que par métiers.
Paul Taubman abandonnera à la fin de l’année ses fonctions de coresponsable de l’activité de titres pour institutionnels, laissant Colm Kelleher seul aux mannettes. Ce changement intervient au moment où Morgan Stanley réduit sa dépendance historique au trading face aux évolutions réglementaires, privilégiant la vente de produits et de conseil aux investisseurs individuels fortunés et aux familles.
Le commissaire européen à la Concurrence Joaquin Almunia a indiqué que les Espagnols qui ont échangé leur épargne contre des actions de préférence dans les banques espagnoles ne pourront pas se tourner vers les fonds européens pour récupérer leur mise. «S’il est nécessaire d’indemniser les actionnaires, cela ne peut être fait qu’avec de l’argent venant d’Espagne», a souligné Joaquin Almunia.
Citic Securities Company Limited (Citics) et Crédit Agricole Corporate & Investment Bank annoncent la conclusion d’un accord portant sur l’acquisition par le groupe chinois de la participation restante de 80,1 % de CA CIB dans CLSA pour un montant en numéraire de 941,7 millions de dollars. Au terme de cette transaction complémentaire, CLSA deviendra une filiale à 100 % de Citics International et sera l’enseigne phare de son activité sell-side.
HSBC a publié des résultats en hausse mais amputés par des provisions pour une affaire de blanchiment d’argent dans laquelle la banque a reconnu risquer gros. La première banque européenne a indiqué que l’amende qu’elle risque aux Etats-Unis pourrait être supérieure aux 1,5 milliard de dollars qu’elle a provisionnés et conduire à une procédure judiciaire au pénal. L’affaire a d’ores et déjà causé des «dommages considérables» à l’image du groupe et l’a contraint à provisionner encore 800 millions de dollars dans ses comptes du troisième trimestre, après les 700 millions mis de côté en juillet. «Ce pourrait être beaucoup plus», a reconnu le directeur général Stuart Gulliver lors d’une conférence téléphonique avec la presse. Grâce à une forte baisse des créances douteuses, HSBC a pu néanmoins doubler son bénéfice avant impôt - hors effets de cessions et variations de la valeur de la dette - en juillet-septembre, à cinq milliards de dollars contre 2,2 milliards un an plus tôt.
Six organisations syndicales ont signé le 30 octobre un premier accord sur les conditions de travail dans la branche nationale des Caisses d’Epargne. Il vise notamment à faire évaluer la charge de travail des salariés et son adéquation avec le temps de travail qui leur est imparti. Le texte «n’a pas d’équivalent dans le monde du travail», souligne le syndicat FO des Caisses d’Epargne dans un tract. D’autres projets d’accords nationaux sont en discussion chez l’Ecureuil, tels que le management des salariés (outils de pilotage, objectifs de part variable, etc.).
Le groupe bancaire britannique pourrait récolter près d’un milliard de livres (1,25 milliard d’euros) grâce à la cession de sa participation de 60% dans St. James Place Wealth Management, a rapporté le Sunday Times. D’après le journal dominical, elle pourrait être vendue à des investisseurs sur le marché libre d’ici la fin de l’année. Lloyds Banking Group s’est refusé à tout commentaire.
Le régulateur bancaire allemand a demandé à Deutsche Bank et à au moins quatorze autres banques de rédiger un plan de restructuration d’urgence dans l’hypothèse où une nouvelle crise surviendrait. Les banques considérées comme ayant une importance systémique mondiale devront présenter ce plan d’ici fin 2012 et celles susceptibles d’avoir un impact systémique au niveau national d’ici fin 2013.
La société d’investissement de Warren Buffett a fait état vendredi d’un bénéfice en hausse au titre du troisième trimestre. Le résultat opérationnel s’est élevé à 3,92 milliards de dollars (3,05 milliards d’euros), soit 2,373 dollars par action de classe A, contre 2,28 milliards de dollars, soit 1,38 dollar par action l’année précédente. Berkshire a terminé le trimestre avec 47,78 milliards de trésorerie et équivalents, soit 10 milliards de dollars de plus qu’en début d’année. Le chiffre d’affaires au troisième trimestre s’est établi à 41,05 milliards de dollars. La division assurances de la société accuse en revanche une nette baisse de ses résultats par rapport à l’année précédente, lors que celle-ci avait bénéficié de gains exceptionnels. Mais cette faiblesse a été plus que compensée par la performance des activités dans le domaine ferroviaire (Burlington Northern Santa Fe) ainsi que des services aux collectivités.
Le groupe financier nippon prévoit de racheter toutes les actions que Merrill Lynch détient dans une coentreprise de banque privée créée en mai 2006, a signalé le journal Yomiuri. Merrill détient 49% du capital de Mitsubishi UFJ Merrill Lynch PB Securities. D’après Yomiuri, le coût d’acquisition est estimé à environ 40 milliards de yens (387 millions d’euros).
Dans le cadre de son plan de réduction de coûts, la banque américaine a réduit le nombre de ses associés de 31 personnes depuis le mois de février, à 407, selon un document remis à la SEC mais qui n’identifie pas les partenaires déchus.
L’assureur américain a prévu de céder son activité d’administration de prêts hypothécaires (dont du refinancement) à JPMorgan, alors qu’il cherche à abandonner son statut de holding bancaire pour atténuer la supervision des régulateurs fédéraux. L’opération permettra à la banque américaine d’accroître son activité dans le domaine de plus de 5%. Les modalités de la transaction pour ce portefeuille de 70 milliards de dollars n’ont pas été précisées. JPMorgan est d’ores et déjà le troisième administrateur de prêts hypothécaires aux Etats-Unis, derrière Wells Fargo et Bank of America. «Nous nous attendons à ce que beaucoup de nos nouveaux clients tirent profit de taux d’intérêt historiquement bas pour un refinancement», a estimé Eric Schuppenhauer, responsable de l’activité. Les administrateurs de prêts hypothécaires collectent les versements auprès des emprunteurs puis les transfèrent aux prêteurs ou aux investisseurs, commissions déduites.
Le plus important assureur britannique a accepté de racheter les activités d’assurance vie du groupe thaïlandais Thanachart Bank Pcl, en partie détenue par la banque canadienne Bank of Nova Scotia, pour un montant de 368 millions de livres (460 millions d’euros) en numéraire. La transaction, qui reste soumise à l’approbation des régulateurs, devrait être conclue au premier trimestre 2013.
La banque a encaissé une perte trimestrielle due à une charge de 400 millions de livres sur les litiges PPI et s'attend à une amende sur l'affaire du Libor
Plus de 85% des gestionnaires alternatifs ne sont pas préparés aux changements réglementaires en Europe, selon une enquête réalisée par PwC, rapporte FundWeb.L’enquête relève notamment que les gestionnaires de fonds n’ont pas encore lancé des programmes de mise en œuvre de la directive AIFM. Un vrai sujet de préoccupation, selon PwC, dans la mesure où la directive AIFM doit entrer en vigueur en juillet 2013 dans un contexte où les investisseurs sont de plus en plus attentifs à l’option alternative compte tenu de la faiblesse chronique des rendements.
Officialisée le 9 août, la cession par Société Générale de sa filiale américaine de gestion d’actifs TCW à Carlyle se corse, rapporte Les Echos. Cette opération doit être finalisée au cours du premier trimestre de l’année prochaine, mais une plainte contre TCW, déposée le 21 août à Los Angeles devant la cour fédérale par l’investisseur institutionnel EIG Global Energy Partner, pourrait retarder la vente. EIG estime disposer d’un droit de veto acquis lors de la création l’an dernier d’une coentreprise avec TCW prévoyant que tout changement de contrôle concernant l’un des coactionnaires ne pouvait intervenir sans l’accord du conseil d’administration de la coentreprise, dont EIG détient la majorité des sièges. Une audience est prévue ce matin à Los Angeles.
Le régulateur autrichien FMA met en garde sur son site contre la société «Stanley Clifford», qui prétend avoir son siège social à Hong Kong. Des employés de cette société auraient tenté de vendre des dérivés cotés sur un marché qui n’existe pas, le Korea Mercantile Exchange (KRMEX). La FMA rappelle que Stanley Clifford ne dispose pas d’autorisation de commercialisation des produits financiers en Autriche.
La justice australienne a condamné le 5 novembre Standard and Poor’s à dédommager des collectivités locales. Le tribunal fédéral australien a jugé «trompeuse» la note «AAA» attribuée aux titres CPDO («constant proportion debt obligation») émis par la banque néerlandaise ABN Amro et vendus fin 2006 à treize municipalités de Nouvelle Galles-du-Sud par une société de services financiers, LGFS. La juge a condamné S&P, ABN Amro et LGFS à payer solidairement les dommages et intérêts réclamés par les plaignants.Quelques mois après leur acquisition par ces communes, les titres dits «Rembrandt» faisaient défaut, entraînant une perte nette de 16 millions de dollars australiens, soit plus de 90% du capital investi. «La note AAA attribuée par S&P aux titres CPDO Rembrandt 2006-2 et 2006-3 CPDO était trompeuse» et étayée par des informations en partie «inexactes», a estimé la juge.
La BaFin, le régulateur bancaire allemand, a demandé à Deutsche Bank et à au moins quatorze autres banques de rédiger un plan de restructuration d’urgence dans l’hypothèse où une nouvelle crise surviendrait. Les banques considérées comme ayant une importance systémique au niveau mondial (Deutsche Bank, dans les faits) devront présenter ce plan d’ici à fin 2012, a déclaré la BaFin, et celles susceptibles d’avoir un impact systémique au niveau national auront jusqu'à la fin 2013 pour le faire.
Royal Bank of Scotland a publié un bénéfice opérationnel de 1,047 milliard de livres sterling (1,31 milliard d’euros) au titre du troisième trimestre, alors que son bénéfice avait été de 2 millions de livres pour la même période de 2011. La banque affiche une perte nette, part du groupe, de 1,384 milliard de livres, compte tenu d’une perte pour dépréciation d’actifs de 1,176 milliard et de provisions supplémentaires de 400 millions pour couvrir les litiges liés à à la commercialisation de polices d’assurance. RBS a annoncé qu’elle risquait de devoir verser des amendes en raison de son implication le dossier de la fixation du Libor et d’autres taux d’intérêts.
Le cabinet Eqecat a relevé sa prévision liée à l’ouragan Sandy. Il estime désormais que les dommages économiques pourraient monter jusqu’à 50 milliards de dollars, avec de 10 à 20 milliards de dollars de pertes assurées. Cela représente plus du double des estimations précédentes. Eqecat explique ce gonflement par les pannes importantes des réseaux d’électricité et de services aux collectivités.
Ces amendements s’appliquent aux «entités d’investissement». Ils portent notamment sur une exception des exigences de consolidation dans IFRS 10, les «entités d’investissement» devant adopter la juste valeur pour certains actifs. Selon Hans Hoogervorst, président de l’IASB, cette approche apporte l’information «la plus utile et la plus pertinente».
American International Group a publié hier un bénéfice net trimestriel supérieur aux attentes (1,9 milliard de dollars contre une perte de 3,0 milliards), soutenu par d’importants gains sur son portefeuille d’investissements. Ces derniers ont augmenté de 15%, contribuant au résultat à hauteur de 505 millions, un montant incluant les plus-values de cessions sur l’ex-filiale AIA Group. Dans la division d’assurance dommages, les primes nettes ont diminué de 3,2%. Les tarifs ont augmenté mais le groupe expliqué avoir limité ses prises de risques. Dans la branche d’assurance-vie et épargne retraite, les primes ont baissé de 2,7%. L’action de l’assureur cédait du terrain en soirée en raison, selon des analystes, des incertitudes sur sa capacité à maintenir son niveau de rentabilité ainsi que sur le calendrier et les modalités du désengagement du Trésor américain, qui possède encore 16% du capital.