Thierry Dissaux, Président du directoire du Fonds de Garantie des Dépôts lors d’une table ronde organisée par amLeague et Newsmanagers : On a tendance à raisonner en max drawdown. En effet, pour ce qui concerne le Fonds de Garantie des Dépôts, nous n’avons pas de véritable horizon sur nos gestions et notamment pas sur notre gestion actions. Tout simplement parce que nous ne connaissons pas notre passif. Notre passif, c’est la défiance bancaire. Il ne s’agit pas de verser des retraites à horizon 20 ou 30 ans et de prendre un risque de maturité important, il s’agit d’avoir finalement du côté des actions une poche de diversification, c’est une toute petite poche pour nous. On cherche un rendement complémentaire par rapport au risque de gestion avec un risque minimal, donc une volatilité minimale, car on doit pouvoir à tout moment liquider sans attendre que le marché se porte bien, etc. On a remis à plat notre gestion actions il y a bientôt deux ans. Nous avons mis dans notre appel d’offres tous les styles de gestion. Mais le critère de choix n’a pas été le style de gestion ; il y a eu des éléments tenant à la crédibilité de l'équipe, évidemment. Nous étions très attachés aussi à la crédibilité institutionnelle de la société d’asset management. Il y a aussi les éléments de back office, etc., et la performance, bien sûr. Le style de gestion était ce qui nous mettait en confiance pour le respect de tous les paramètres qu’on mettait en évidence. Au total, nous n’avons pas de sélection sur le style de gestion. In fine, en cumulant tous nos critères, nous sommes tombés sur des équipes qui avaient de vrais talents de stock picking, avec une optique généralement value. Nous ne modifions pas non plus notre portefeuille de gérant tous les matins. Nous laissons a priori le temps qui convient pour la gestion actions, un horizon a priori long. De plus, je dois dire que nous avons peut-être eu de la chance, mais nous avons trouvé des gérants qui surperforment notre benchmark depuis deux ans. Donc cela va bien.