Le secteur des fonds de pension australiens vient, par la voix de son association, l’Industry Super Network, d’alerter sur les coûts supportés par ses membres du fait du trading haute fréquence (THF), rapporte Les Echos. Dans un rapport, elle les évalue de 1,6 à 1,9 milliard de dollars par an, une estimation jugée conservatrice. Les automates très rapides s’interposent entre acheteurs et vendeurs et raflent les meilleurs prix, conduisant les gérants à acheter ou vendre à des cours moins favorables, ou en retard. Le régulateur boursier australien (Asic) est malgré tout partisan d’une ligne minimale, souple et pragmatique, conformément à une approche anglo-saxonne plutôt bienveillante à l'égard du THF. Il a renoncé à imposer une limite de vitesse ainsi qu’une durée minimale de vie des ordres avant qu’ils soient annulés. « Nous avons déjà assisté à une nette diminution de ces petits ordres à durée de vie éphémère compte tenu de notre supervision », se félicite Greg Medcraft, le président de l’Asic, lors de la conférence annuelle des courtiers australiens.