La Commission des sanctions de l’AMF a infligé une amende de 30.000 euros à une société financière, dans une affaire de commercialisation de CFD destinés aux particuliers remontant à 2009/2010. L’AMF ne révèle pas l’identité de la société, mais l’AFP, qui évoque une source proche du dossier, indique qu’il pourrait s’agir de Saxo Banque France. A l’issue d’un contrôle de la société, l’AMF a été amenée à formuler deux griefs principaux qui portent sur la diffusion de documents commerciaux sur les CFD fin 2009 et début 2010. Il est notamment reproché à la société «d’avoir manqué à son obligation de fournir une information exacte, claire et non trompeuse dans le cadre de sa communication à caractère promotionnel consacrée aux CFD». En outre, il est reproché à la société «de ne pas avoir clairement identifié certains supports commerciaux comme relevant d’une communication à caractère promotionnel».L’AMF précise qu’elle a notamment pris en compte le fait que la société a adopté rapidement des mesures correctrices «avant la fin du contrôle et à la suite de celui-ci».
Plusieurs grandes maisons de gestion de fonds monétaires, dont J.P. Morgan Chase et Goldman Sachs, soutiennent désormais le projet de la SEC de demander aux fonds monétaires les plus risqués détenus par de grands investisseurs institutionnels de renoncer à leur valeur liquidative constante de 1 dollar et d’adopter une valeur liquidative flottante, rapporte le Wall Street Journal. Face à la détermination de la SEC, les promoteurs de fonds monétaires préfèrent en effet cette solution aux autres options, notamment parce qu’elle ne concernerait que 35 % du secteur.
Le président américain Barack Obama a estimé le 9 août que la vice-présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen et l’ex-secrétaire au Trésor Larry Summers étaient «hautement qualifiés» pour succéder à Ben Bernanke à la tête de la Banque centrale américaine (Fed)."Sincèrement, je pense que Larry Summers comme Janet Yellen sont des candidats hautement qualifiés» pour succéder à M. Bernanke dont le second mandat s’achève en janvier, a déclaré Barack Obama lors d’une conférence de presse, ajoutant que sa décision finale sera l’une des «plus importantes» de son mandat dans le domaine économique.
La « Baleine de Londres », sobriquet attribué au trader responsable d’une perte de trading de 6,2 milliards de dollars de JPMorgan Chase en 2012, pourrait échapper aux poursuites de la Securities and Exchange Commission (SEC), rapporte Les Echos. Le courtier français Bruno Iksil avait pris des positions démesurées sur des CDS. Il devrait finalement, selon le « New York Times » et le « Wall Street Journal », échapper à un procès. JPMorgan Chase serait proche d’un accord avec les autorités de régulation américaine et britannique. Une transaction pourrait être annoncée à l’automne et la SEC devrait porter plainte au civil. A l’origine de cette évolution, la coopération du trader français qui a tenté d’alerter sa hiérarchie sur les dangers de ses positions à plusieurs reprises. En outre, la SEC souhaiterait que JPMorgan Chase admette une « faute » dans le cadre de tout accord amiable, même si des responsables de la banque ne seront pas mis en cause personnellement.
Swiss Life Select, filiale de Swiss Life, et l’association autrichienne de défense des consommateurs Verein für Konsumenteninformation VKI ont mis un terme à un litige, selon un communiqué publié le 12 août par l’assureur Swiss Life. Ce dernier va effectuer un versement de 11,1 millions d’euros pour solder le contentieux.La filiale Swiss Life Select, successeur du spécialiste en conseil financier AWD, a mis un terme à une série d’actions collectives dans le cadre d’une médiation approuvée par un tribunal viennois.La filiale versera un dédommagement de 11,1 millions d’euros à des investisseurs ayant subi des pertes sur des produits financiers d’AWD. Après déduction des coûts liés à la procédure judiciaire, VKI va recevoir 7 millions d’euros qu’elle reversera aux investisseurs lésés.
La banque danoise a annoncé avoir abandonné son projet vieux de quatre ans d’obtenir une licence bancaire aux Etats-Unis. «Nous en sommes venus à la conclusion que nous ne souhaitions pas poursuivre ce processus», a expliqué à Bloomberg Peter Neergaard, responsable des marchés internationaux au sein de Danske Bank.
La banque chinoise China International Capital Corporation, qui a vu KKR et TPG investir un milliard de dollars fin 2010 pour prendre 34% de son capital, prépare activement son introduction en Bourse, selon le Financial Times. Le fonds souverain chinois CIC reste son principal actionnaire avec 43% du capital. CICC a dégagé un résultat net de 379,6 millions de yuans (46 millions d’euros) l’an passé, contre 3,1 milliards pour son concurrent Citic Securities.
Selon le Financial Times qui cite une étude réalisée par RBS, les plus grandes banques européennes auraient encore besoin de réduire leurs actifs de quelque 661 milliards d’euros et de générer 47 milliards de capitaux propres supplémentaires sur les cinq prochaines années pour se conformer aux nouvelles réglementations destinées à limiter la probabilité de nouveaux renflouements des banques par les Etats. Les banques qui auraient besoin de capitaux supplémentaires seraient Deutsche Bank, le Crédit Agricole et Barclays. Mais ce sont les petites banques qui seraient les plus exposées, avec des besoins totaux de cessions d’actifs de 2.600 milliards d’euros, sur les 3.200 milliards exigés pour se conformer à Bâle 3. Depuis mai 2012, les banques européennes ont cependant déjà effacé 2.900 milliards de leurs bilans, selon les chiffres de la BCE.
Selon Reuters qui cite des chiffres de la BCE, les banques de l’Union européenne ont fermé au total 5.500 agences l’an dernier, soit 2,5% de l’ensemble de leurs réseaux, portant à 20.000 le nombre des agences fermées dans le secteur depuis 2008. Le chiffre affiche néanmoins un recul après les 7.200 fermetures enregistrées en 2011.
Le ministre britannique des Entreprises, Vince Cable, a déclaré dimanche dans un entretien au journal The Telegraph que la banque, qui a été nationalisée à la faveur de la crise financière de 2008, ne sera sans doute pas reprivatisée avant 2018. «Il est plutôt irréaliste de penser que RBS reviendra entre des mains privées lors de cette législature ou même d’ici cinq ans», a estiméVince Cable.
La banque JPMorgan Chase fait l’objet d’une enquête criminelle aux Etats-Unis dans le cadre de ses ventes de produits hypothécaires risqués à des investisseurs avant la crise. Dans un document boursier enregistré tard mercredi, elle explique qu’elle fait face à des «enquêtes à la fois civile et pénale du ministre de la Justice du district Est de Californie à propos de titres obligataires adossés à des prêts immobiliers titrisés et vendus par la firme et ses filiales». En mai 2013, JPMorgan Chase «a reçu une notification de la part des bureaux d’enquête au civil indiquant qu’ils étaient parvenus à la conclusion préliminaire selon laquelle l’entreprise avait enfreint certaines lois boursières en relation avec des offres d’obligations adossées à des titres immobiliers risqués (subprime) entre 2005 et 2007".En outre, la banque a également «reçu et répondu à un certain nombre de demandes d’informations et requêtes informelles d’autres institutions fédérales ou de certains Etats américains concernant des produits hypothécaires», précise-t-elle.Les produits obligataires dérivés de prêts immobiliers octroyés avant la crise à des ménages insolvables et donc très risqués sont à l’origine de la crise financière lorsque le marché immobilier s’est retourné.
Selon nos informations, Gilles Guesdon a quitté le CFM Monaco (Groupe Crédit Agricole) où il occupait le poste de responsable de la multigestion depuis février 2000. Il rejoint Société Générale Private Banking en tant que Senior Portfolio Manager. Pour accéder à son profil Linkedin : cliquez ici
Pris en application de l’article L310-7 du Code des assurances, un décret modifie les listes d’actifs par lesquels les entreprises d’assurance peuvent représenter leurs engagements réglementés, en y ajoutant différentes modalités d’investissement dans les prêts aux entreprises non cotées et aux collectivités publiques, à savoir des investissements en direct ou au travers de fonds de prêts. Le texte substitue au cadre prudentiel et comptable actuel, un dispositif mieux adapté aux évolutions du financement de l'économie par les entreprises d’assurance au travers de prêts. L’ensemble de ces valeurs serait pris en compte en représentation des engagements réglementés dans la limite d’un ratio de 5% de la base de dispersion des organismes d’assurance, chaque exposition individuelle ne pouvant représenter plus de 1% de cette même base. Pour chacune de ces modalités, il est en outre prévu des dispositions garantissant une gestion saine et prudente des risques induits par ces placements et un niveau de transparence permettant le suivi des risques par les entreprises d’assurance. Source : Décret (n°2013-717) du 2 août 2013
La banque américaine envisage de céder le contrôle de Rothesay Life, une société d’assurances basée à Londres, indique Bloomberg en citant un prospectus déposé par la banque d’investissement. La filiale couvre plus de 10 milliards de livres de passifs de retraites pour le compte de gros clients, comme British Airways ou les filiales britanniques d’IAG et de General Motors. Elle disposait également de 9,66 milliards de dollars d’actifs au 30 juin. Raison invoquée: les exigences en fonds propres réglementaires prévues par Bâle 3. Pour les mêmes raisons, Goldman Sachs a vendu 80% du réassureur bermudien Global Atlantic en avril.
L’assureur britannique a publié hier des résultats semestriels supérieurs aux attentes, à la faveur de ventes en hausse, de coûts en baisse et d’une amélioration générale de l'état des finances, témoignant de la mise en œuvre du redressement du groupe. Aviva a précisé que la valeur de ses nouvelles activités –un indicateur de croissance clef– avait augmenté de 17% sur les six premiers mois de l’année, à 401 millions de livres (466 millions d’euros). Le résultat opérationnel sur la période a augmenté de 5%, à 1,008 milliard de livres. En France, la valeur des affaires nouvelles vie, épargne et retraite individuelle, s’inscrit en hausse de 34%, à 101,3 millions d’euros au 30 juin. «Cela est en grande partie dû à la bonne progression de la part d’unités de compte qui passe de 11% à 17%», a commenté Nicolas Schimel, directeur général d’Aviva France. L’encours géré d’Aviva Investors France se situe à 93,36 milliards d’euros à la fin du premier semestre.
L’assureur néerlandais affiche un bénéfice net de 243 millions d’euros au deuxième trimestre, alors que les analystes sollicités par Reuters anticipaient en moyenne 341 millions. Les comptes ont été alourdis par une perte de 270 millions liée à des produits de couverture, dont la performance a été affectée par la volatilité et la hausse des marchés actions et des taux d’intérêt.
Le bancassureur belge a publié un bénéfice net au titre du deuxième trimestre de 517 millions d’euros, alors qu’il avait accusé une perte un an plus tôt. Un montant supérieur aux attentes, grâce notamment à un bond de la valeur des dérivés. Le résultat réalisé outre-Quiévrain a augmenté de plus de 66% sur un an, à la faveur également d’une hausse de 21% des revenus de commissions.
Selon un rapport de la Mortgage Bankers Association, la part des prêts immobiliers américains en situation de grave défaillance (soit plus de 90 jours après le début du processus de saisie) se situe à son plus bas niveau depuis presque cinq ans. Elle atteint 5,88% au deuxième trimestre contre 7,31% il y a un an.
L’agence de notation a porté de «A-» à «A» la note de crédit qu’elle attribue à la société de cartes de crédit. La perspective est stable. S&P souligne un «niveau durable de rentabilité et de cash flow qui renforce le profil de risque financier déjà sain du groupe». Elle met également en avant la qualité de la marque et une position forte sur les paiements électroniques.
D’après Reuters, le département américain de la Justice a lancé une enquête sur des opérations de titrisation de Bear Stearns, renforçant la pression sur JPMorgan. Par ailleurs, toujours selon l’agence, aucune charge ne devrait être retenue contre Bruno Iksil, le banquier londonien à l’origine d’une perte de trading de 6,2 milliards de dollars.
La deuxième banque allemande a subi une chute de son résultat net de 84% au deuxième trimestre en raison notamment du poids des provisions sur ses crédits immobiliers
L’association britannique des gestionnaires d’actifs (IMA) envisage d’enrichir le secteur du fixed income avec l’introduction d’une nouvelle catégorie qui regrouperait les fonds d’obligations émergentes, rapporte Fundweb. Cette nouvelle catégorie, IMA Global Emerging Markets Bond, devrait être créée le 31 décembre 2013, des modifications étant par ailleurs introduites dans d’autres catégories du fixed income. La définition du secteur Global Bond devrait être clarifiée afin de prendre en compte la création de cette nouvelle catégorie. Toutes ces modifications seront également introduites fin décembre 2013, avec une période de transition courant jusqu’au 31 mars 2014.Les fonds pourront prétendre intégrer cette catégorie s’ils investissent au moins 80% de leurs actifs dans des obligations émergentes telles qu’elles sont définies par un indice d’obligations émergentes reconnu. Ces fonds doivent également respecter un impératif de diversification géographique.Cela dit, la dette émergente constitue une classe d’actifs bien établie, avec des fonds connus et reconnus à l’instar du Pictet Emerging Local Currency debt (7,8 milliards de livres d’actifs sous gestion), du Templeton Emerging Markets Bond (5,4 milliards de livres) ou encore du Pimco GIS Emerging Local Bond (5 milliards de livres).L’association professionnelle a par ailleurs publié son onzième rapport annuel sur le secteur de la gestion d’actifs qui relève notamment que les actifs sous gestion au Royaume-Uni avaient atteint fin 2012 le niveau record de 4.500 milliards de livres.Le rapport souligne un certain nombre de tendances lourdes, notamment la propension à la désensibilisation des portefeuilles qui se traduit par une modification des allocations. Exemple emblématique de cela, le déclin à long terme des fonds actions, qui pesaient 52% du total des actifs sous gestion des fonds en 2012 contre 89% en 2013. A l’origine de cette évolution, la diversification et des objectifs affichés ces dernières années de chasse au rendement tout en exigeant parallèlement la protection du capital.
L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) estime qu’il faut améliorer la capacité d’assainissement et de liquidation des banques d’importance systémique («too big to fail»). Dans cette perspective, elle a communiqué le 7 août une prise de position sur l’assainissement et la liquidation des banques opérant à l’international.Une menace de faillite crédible est essentielle pour assurer une certaine rigueur dans un système basé sur l'économie de marché, souligne la Finma. Une stratégie d’assainissement et de liquidation «efficace et coordonnée» au niveau international est donc «d’une importance centrale dans le contexte de la problématique des établissements ‘too big to fail’ qui touche les banques d’importance systémique», ajoute le gendarme des marchés financiers. La Finma préconise une approche dans laquelle l’autorité de surveillance nationale coordonne un assainissement et une liquidation à l'échelle du groupe entier. L’autorité de surveillance doit par exemple pouvoir imposer une participation des créanciers des banques aux pertes subies. En particulier, les créanciers d’emprunts bancaires prennent ainsi part à la recapitalisation de l'établissement concerné. Cela permet aussi de gagner du temps pour réorganiser les secteurs viables de la banque et les transférer dans un modèle d’affaires durable, estime la Finma, qui privilégie cette approche.La Finma note également que son document est conforme aux prescriptions du Conseil de stabilité financière et que l’Union européenne a pris une direction semblable fin juin 2013, dans un projet de directive sur la thématique «recovery and resolution».
La deuxième banque allemande va réduire la taille de son directoire dans le cadre de son vaste plan de restructuration. «Lors de sa réunion aujourd’hui, le conseil de surveillance de Commerzbank a décidé de réduire son directoire de neuf à sept membres dans un avenir proche. Des décisions concrètes sur les personnes concernées n’ont pas été prises», a annoncé la banque dans un communiqué hier.