Un projet de règles européennes sur des informations clés que les petits investisseurs devraient recevoir avant de signer un contrat a été adopté par le Parlement mercredi 20 novembre. Le vote fournit un mandat pour finaliser la législation lors des négociations avec les États membres. Les parlementaires ont insisté sur la nécessité de rétablir la confiance dans les marchés financiers, et aider les petits investisseurs à prendre leur décision en connaissance de cause via l’impact de leur investissement sur l’environnement, la société et la gouvernance. «En pratique», note le communiqué, «les petits investisseurs devraient recevoir un document d’informations clés (Key Information Document - KID) qui les aidera à comprendre et à comparer les produits d’investissement, et à estimer les coûts totaux de leur investissement. Selon les députés, les nouvelles règles devraient s’appliquer à tous les produits d’investissement destinés aux petits investisseurs, à l’exception des produits d’assurance pour lesquels il n’est pas prévu de valeur de rachat, ainsi que des dépôts, des titres, et des systèmes de sécurité sociale reconnus officiellement. Les risques associés à ces produits d’investissement devraient être clairement définis dans les documents d’informations clés. Pour les parlementaires, les investissements «conditionnés», par exemple, peuvent également bénéficier aux petits investisseurs en répartissant les risques entre les différents secteurs économiques ou les actifs sous-jacents. Ils peuvent également permettre aux citoyens ordinaires de se lancer dans des stratégies d’investissement qui, autrement, leur seraient inaccessibles. Cependant, de tels produits conditionnés peuvent également induire en erreur les petits investisseurs en se concentrant sur les gains immédiats et en occultant les risques futurs, avertissent les députés. Les documents d’informations clés ne doivent pas induire les investisseurs en erreur. Si un investisseur démontre que des pertes ont été causées par une information identifiée dans le document, le concepteur du produit d’investissement pourrait être tenu responsable en droit civil. Les autorités compétentes désignées par les États membres devraient être en mesure d’imposer des sanctions telles que la suspension ou l’interdiction de la vente d’un produit, en publiant un avertissement public et en appliquant des amendes administratives d’un montant pouvant aller jusqu'à 10% du chiffre d’affaires annuel de l’initiateur du produit d’investissement ou jusqu'à 5 millions d’euros pour les particuliers.