Un vent d’enthousiasme a soufflé, ce matin, sur les places boursières asiatiques, et en particulier à Shanghai et Hong Kong, où les investisseurs semblaient se réjouir des annonces, survenues vendredi, concernant les réformes économiques que Pékin entend mener dans les prochaines années. Alors que le plenum du Parti Communiste s’était achevé, mardi dernier, sur la diffusion d’un communiqué très vague, les autorités chinoises ont finalement publié, vendredi soir, un document beaucoup plus précis. Pékin prévoit notamment de réformer les mécanismes de fixation des prix de l’énergie, de l’eau, des transports, des télécommunications pour tendre vers des prix de marché. Il est également prévu de créer de nouvelles sources de financement pour les gouvernements locaux pour les projets de constructions, tout en renforçant la surveillance de leur endettement, en incluant ce paramètre dans l’évolution de carrière des fonctionnaires locaux. Pékin s’engage également à progresser vers la création d’une taxe foncière et à autoriser les investisseurs privés à participer à des projets gouvernementaux. Quant aux groupes publics, ils vont devoir reverser à l’Etat une partie plus élevée (30%) de leurs bénéfices sous la forme de dividendes, dans le but notamment d’abonder les financements de la sécurité sociale.Dans le même document publié vendredi soir, une phrase a retenu l’attention des milieux financiers : Pékin s’engage à procurer aux entreprises des options variées pour obtenir des financements, et précise que le processus d’introduction en Bourse sera revu. Bien qu’aucun détail ne soit donné à ce sujet, les actions des grandes maisons de courtage se sont envolées, ce matin, à la Bourse de Shanghai, car le marché parie sur un retour des introductions en Bourse. Depuis octobre 2012, la Commission de régulation boursière (CSRC), qui valide jusqu’à présent le moindre projet d’introduction boursière, a bloqué toute nouvelle levée de fonds à la Bourse de Shanghai. Officiellement, il s’agissait de forcer les entreprises à clarifier leurs finances. En réalité, il s’agissait de bloquer la demande de fonds sur un marché où l’offre stagne.