Le premier prêteur de l’Utah a signifié lundi que la règle Volcker le contraignait à comptabiliser une charge de 387 millions de dollars, correspondant au coût estimé de cession d’actifs prohibés. La banque doit notamment se délester de certaines obligations adossées à des actifs (TruPS CDOs) émises par des banques ou des assureurs, ne pouvant pas les conserver jusqu'à maturité.
Directeur financier du réassureur zurichois Swiss Re depuis mars 2007, George Quinn aura peu de chemin à parcourir pour prendre ses nouvelles fonctions chez Zurich Insurance Group où il succèdera à Pierre Wauthier, qui s’est donné la mort l'été dernier. Agé de 47 ans, George Quinn siègera également au comité exécutif. Il rejoindra le groupe d’assurance zurichois, dirigé par Martin Senn, le 1er mai 2014.
La Cour suprême hongroise a estimé lundi que des prêts ne sont «ni invalides, immoraux ou usuraires» parce que les emprunteurs doivent supporter le poids des taux de change. Une décision qui a soutenu les valeurs bancaires et le forint. Alors que des élections sont prévues en 2014, le gouvernement a néanmoins fait part de son intention de légiférer pour adoucir les termes des contrats pour les emprunteurs.
Dans un communiqué au superviseur boursier, Banco Sabadell a révélé la vente de deux portefeuilles de crédits douteux à Aktiv Partners et à Orado Investments, un fonds géré par Elliott Advisers. D’une valeur nominale de 632 millions d’euros, les prêts ont été vendus pour 41,2 millions. Ils étaient déjà entièrement provisionnés dans les comptes de la banque espagnole, précise cette dernière.
Geely Automobile et BNP Paribas Personal Finance ont annoncé lundi la création d’une société en participation pour développer leur activité de financement automobile en République Populaire de Chine (RPC). Avec un capital social de 900 millions de renminbis (RMB) – environ 108 millions d’euros –, la joint-venture sera détenue à 80% par Geely Automobile qui y investira 720 millions de RMB, et à 20% par BNP Paribas Personal Finance, qui mettra le capital restant soit 180 millions de renminbis (21,6 millions d’euros). Le contrat de cette société commune doit encore être approuvé par les pouvoirs publics concernés, dont la commission bancaire chinoise de réglementation. La banque entend ainsi tirer parti de la croissance du marché automobile chinois.
L’IAIS, l’association internationale des superviseurs de l’assurance, a lancé lundi une consultation sur les exigences minimales en capital applicables aux assureurs d’importance systémique, les G-SII. Il s’agit de la première étape d’un projet qui connaîtra une deuxième consultation mi-2014 pour une mise en oeuvre prévue en 2016.
La Banque centrale européenne a annoncé lundi la désignation de Danièle Nouy à la présidence du Mécanisme de supervision unique, le futur organisme de supervision unique des principales banques de la zone euro. La secrétaire générale de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) prendra ses nouvelles fonctions le 1er janvier.
Le marché britannique de l’assurance Lloyd’s of London a annoncé lundi la nomination d’Inga Beale au poste de directrice générale en remplacement de Richard Ward, qui avait annoncé en juillet son prochain départ à la retraite. Forte de 30 ans d’expérience dans le secteur, Inga Beale sera la première femme à prendre les rênes de l’institution vieille de 325 ans à partir de janvier 2014.
Auditionné par le Parlement européen, Mario Draghi s’est inquiété des résultats du compromis politique de la semaine dernière et des discussions techniques qui se poursuivront ce mercredi sur le Mécanisme de résolution bancaire unique en Europe. «Je crains que le processus de décision devienne trop complexe et que les arrangements sur le financement soient inadéquats», a indiqué le président de la BCE, en fustigeant un mécanisme de résolution «qui n’aurait d’unique que le nom». «On ne peut pas avoir des centaines de personnes qui se consultent pour décider de la viabilité d’une banque donnée» alors que la mise en résolution d’une banque en difficulté implique un processus de décision «dans l’instant».
GLG Partners, le hedge fund détenu par Man Group, a consenti à payer 9 million de dollars pour solder des poursuites engagées par la Securities and Exchange Commission (SEC) suite à la surévaluation des actifs dans une société minière. Selon la SEC, GLG aurait en effet gonflée la valorisation de cette société minière entre novembre 2008 et novembre 2010, poussant ainsi les investisseurs à payer des frais de gestion et d’administration excessifs de près de 7,8 millions de dollars. GLG Partners a finalement accepté de rembourser l’intégralité de ses frais à ses clients tout en s’acquittant d’une amende de 750.000 dollars, a précisé la SEC. Cette dernière a enfin demandé à la firme de nommer consultant indépendant dont la mission sera d’évaluer l’efficacité des nouvelles procédures de valorisation des actifs.
La réglementation européenne sur les bonus dans les banques ne fait pas que des heureux. Alors que l’Autorité bancaire européenne (EBA) a précisé vendredi le champ des banquiers qu’elle considère comme des preneurs de risque, environ 40.000 d’entre-eux entreraient dans cette catégorie sur critère simple: leur salaire, observe Les Echos. De fait, tout banquier gagnant au minimum 500.000 euros brut tomberait en effet sous le coup de la réglementation. Toutefois, le quotidien rappelle que, au terme de trois mois de consultation avec la profession, l’EBA a assoupli sa position en permettant sous certaines conditions de bénéficier d’exemption. Selon Les Echos, pour l’ensemble du système bancaire, cela concernerait 12.0000 banquiers, soit 30 % des salariés en Europe.
Louis Gallois, le Commissaire général à l’investissement, a critiqué, vendredi 13 décembre, le nouveau contrat d’assurance-vie «euro-croissance» censé rediriger l'épargne vers les entreprises, rapporte sur son site BFM TV. Lors des Entretiens du Trésor, organisé à Bercy, le responsable a prédit qu’il ne connaîtra pas le développement espéré».Selon Louis Gallois en effet, en France particulièrement, où «l’aversion au risque» est grande chez les épargnants, «s’il n’y a pas un avantage fiscal pour les placements à risque», il sera difficile de diriger l'épargne vers les entreprises. A l’inverse, lors du même colloque, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, s’est dit «assez optimiste».
Le Comité de Bâle a publié le 13 décembre la version définitive de la norme modifiant le traitement prudentiel des investissements des banques dans les fonds.Le dispositif révisé du Comité de Bâle propose trois approches pour déterminer les exigences en fonds propres des investissements dans les fonds, avec l’introduction de différentes catégories de sensibilité au risque.Le nouveau dispositif permettra également de traiter les risques associés aux relations des banques avec des entités de finance parallèle en faisant en sorte que les expositions aux fonds engagés dans des activités de shadow banking soient soutenues par des fonds propres appropriés.
Raiffeisen a décidé de participer au programme fiscal américain mais le groupe suisse» hésite à intégrer la catégorie 3 des banques qui se considèrent innocentes ou catégorie 4 regroupant les banques dont les clients proviennent à 98% de la Suisse et de l’Union européenne. PostFinance opte, pour sa part, pour la catégorie 2, autrement dit la catégorie des banques qui pensent avoir violé la loi fiscale maéricaine et qui devront payer une amende."Pour l’heure, c’est la catégorie 3 qui est privilégiée», précise Raiffeisen. Le troisième groupe bancaire helvétique derrière UBS et Credit Suisse estime n’avoir pas soutenu «activement ni systématiquement» les clients américains à se soustraire de leurs impôts.PostFinance a pour sa part révélé qu’il entendait rejoindre la catégorie 2. Début décembre, le prestataire de services financiers de La Poste avait indiqué vouloir prendre part au programme américain, sans toutefois indiquer de catégorie.PostFinance «se réserve la possibilité de déposer ultérieurement une demande de ‘non-target-letter’, c’est-à-dire une sorte d’immunité selon la catégorie 3", a-t-il néanmoins précisé. S’il opte pour un passage à la catégorie 3, celui-ci s’effectuera entre le 1er juillet et le 31 octobre 2014. Le bras financier de La Poste espère notamment que «le modèle commercial unique en son genre de PostFinance sera pris en compte dans le cadre du programme».
La réglementation suisse du négoce des produits dérivés est insuffisante. A la veille du week-end, le Conseil fédéral a lancé une consultation, ouverte jusqu’au 31 mars, sur une loi sur les infrastructures des marchés financiers qui vise à adapter les règles aux évolutions du marché et aux directives internationales.La crise financière a montré que le manque de transparence et l’insuffisance des garanties sur les marchés des dérivés négociés hors bourse pouvaient menacer la stabilité de l’ensemble du système financier. Depuis lors, des efforts ont été consentis et les pays membres du G20 ont pris des engagements.En Suisse, les investisseurs sont moins protégés car aucune directive ne tient compte de ces avancées, ce qui nuit à la compétitivité de la place financière suisse. Le projet du gouvernement s’inspire du droit de l’Union européenne en reprenant trois obligations centrales pour le négoce de dérivés.Les opérations devront être compensées par l’intermédiaire d’une contrepartie centrale, elles devront être communiquées à un référentiel central et les risques devront être réduits. Le projet prévoit aussi l’obligation d’effectuer les opérations sur dérivés par l’intermédiaire d’une plateforme de négociation, mais les bases légales idoines n’entreront en vigueur que lorsque l’obligation de plate-forme aura été introduite dans les Etats partenaires.
Le régulateur nippon, la FSA japonaise, a enjoint jeudi la Deutsche Bank de modifier ses pratiques et d’améliorer ses contrôles après plusieurs affaires où des collaborateurs de la banque se sont rendus coupables d’avoir royalement traité des responsables de la gestion de fonds de pension en échange d’investissements dans des produits maison, rapporte le Handelsblatt.La Deutsche Bank a déjà fermé en septembre le service spécialiste des fonds de pension, tandis que le service de conformité va être renforcé. Par ailleurs, l’établissement prévoit des sanctions contre les salariés fautifs. Cela peut aller d’une réduction de salaire à un licenciement. Quant aux dirigeants de la filiale incriminée, leurs émoluments vont être sérieusement amputés.
Après quasiment deux mois d’emprisonnement en Italie, Raoul Weil a été livré vendredi dernier à la justice américaine, rapporte L’Agefi suisse. L’ancien responsable des affaires internationales de gestion de fortune d’UBS a quitté la prison de la Dozza, à Bologne, ont indiqué vendredi son avocat ainsi qu’un représentant des autorités italiennes. Agé de 54 ans, il a été arrêté à Bologne à la mi-octobre. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Raoul Weil a accepté le mois dernier son extradition vers les Etats-Unis. D’après l’acte d’accusation américain publié en novembre 2008, il aurait aidé, avec d’autres banquiers non identifiés, pas moins de 20.000 Américains fortunés à dissimuler quelque 20 milliards de dollars au fisc.
Dans un entretien à Il Sole – 24 Ore, Giuseppe Vegas, le président de l’autorité italienne des marchés financiers Consob, s’étonne de la montée de BlackRock à plus de 10 % du capital de Telecom Italia, sans que le régulateur italien n’ait été informé. La Consob a cherché immédiatement à se mettre en contact avec le géant de la gestion d’actifs, sans succès. Dans le même temps, elle a lancé un demande formelle d’informations et conformément aux règles en vigueur elle a bloqué les droits de vote sur la participation qui n’a pas été déclarée. Giuseppe Vegas, qui parle de « manipulation informative », rappelle que la dernière communication de BlackRock remonte au 2 octobre, lorsque la société a annoncé détenir 5,132 % de Telecom. Un document de la SEC du 9 décembre montre que la participation est montée à 10,14 % le 29 novembre. « Le dépassement de seuil devait être communiqué cinq jours après à la Consob, avant le 6 décembre, ce qui n’a pas été fait ».
Selon un sondage du consultant KPMG auprès de 20 banques représentant 60 % du total de bilan des établissements allemands, le coût de l’introduction des nouvelles réglementations se situerait pour l’ensemble des banques allemandes à 9 milliards d’euros par an dont 7 milliards à cause des ratios prudentiels, rapporte le Handelsblatt.Les banques s’attendent d’ailleurs à une augmentation des dépenses liées à la réglementation: un euro sur trois dépensé sur des projets internes d’ici à 2015 sera lié aux nouvelles réglementation. De 2010 à 2012, la proportion était de seulement un euro sur quatre.Cela posé, la plupart des banques n’ont pas le sentiment que la réglementation remet en question leur activité, précise Ulrich Pukropski, directeur du pôle services financiers chez KPMG.
L’une des dispositions nouvelles de l’avant-projet de loi portant amélioration du gouvernement d’entreprise adopté vendredi par le conseil des ministres prévoit que les actionnaires auront le dernier mot en matière de politique de rémunérations dans les entreprises cotées, rapporte Cinco Días. Elle fera l’objet d’un vote en assemblée générale, avec effet contraignant, tous les trois ans.Le texte comporte aussi un plafonnement des rémunérations dans les entreprises cotées. Il prévoit la création d’un poste d’administrateur indépendant coordinateur lorsque le président est aussi administrateur délégué. Enfin, il stipule que, dans les sociétés cotées, la durée du mandat d’administrateur sera ramenée de six à quatre ans.
L’agence de notation Standard & Poor’s a confirmé la notation souveraine du Grand-Duché de Luxembourg « AAA » pour la dette à long terme et « A-1+ » pour la dette à court terme. La notation s’appuie sur une bonne capacité de résistance à des chocs externes de l’économie luxembourgeoise et de ses finances publiques, en raison notamment du degré élevé de prospérité économique et de la détention dans le portefeuille de l’Etat luxembourgeois d’actifs nets, y compris l’existence d’une importante réserve de pension.La perspective « stable » associée met en avant la stabilité politique du pays et la robustesse des finances publiques comme de solides atouts qui devraient lui permettre de faire face à de potentiels chocs externes. Selon Standard & Poor’s, le taux de croissance du PIB de l’économie luxembourgeoise devrait se situer autour des 2,0% en 2013-2016, grâce en grande partie par les services financiers où le rapport relève l’importance de l’industrie des fonds qui continuera d’être un vecteur de croissance important. Les actifs sous gestion des fonds domiciliés au Luxembourg ont atteint un niveau historique de 2.500 milliards d’euros fin 2012.
Les rémunérations variables des cadres supérieurs au sein des banques britanniques pourraient selon le cabinet de recrutement Astbury Marsden bondir de 44% au titre de 2013, pour atteindre en moyenne 166.955 livres, soit près de 200.000 euros. Ce montant représenterait 115% du salaire fixe de ces managing directors, contre 88% l’an dernier.
Les gestionnaires de fortune Gottex et EIM ont dévoilé un projet de rapprochement donnant naissance à un groupe assurant la gestion de près de 10 milliards de dollars d’actifs. Le nouvel ensemble sera détenu à hauteur de 70% par les actionnaires actuels de Gottex, qui a fait part le mois dernier de la création d’une coentreprise en Chine avec VStone Asset Management.
Publié lundi, l’indice composite Markit de la zone euro, qui mesure la croissance à la fois dans l’industrie et les services, est ressorti à 52,1 dans sa version préliminaire contre 51,7 en novembre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse limitée à 51,9. En France, l’indice des services a reculé à un plus bas de six mois à 47,4 contre 48,0 un mois plus tôt, alors que le consensus des économistes tablait sur 49,0. La contraction s’est de même accentuée dans le secteur manufacturier, l’indice correspondant reculant à un plus bas de sept mois à 47,1, là où les économistes anticipaient 49,1.
L’Autorité bancaire européenne a publié vendredi la règle finale encadrant les bonus au sein de l’Union, applicable aux parts variables déterminées pour les performances de 2014 et versées en 2015. La règle générale reste un plafonnement de la rémunération variable à une fois le salaire fixe, ou deux fois sous réserve de l’accord des actionnaires, pour toute rémunération fixe annuelle d’au moins 500.000 euros et pour tout salarié qualifié de «preneur de risque». L’EBA a consenti vendredi à potentiellement exclure de ce champ d’application tout salarié dont la mission n’a pas d’impact sur le profil de risque de la banque. Cette dernière devra démontrer au régulateur cette absence de profil de «preneur de risque». L’exemption pour les salaires supérieurs à un million d’euros donnera lieu à un examen plus approfondi encore et devrait selon l’EBA rester une exception.
Sept banques suisses ont désormais répondu à la demande des autorités américaines de participation à un programme de coopération volontaire dans le cadre de l’enquête sur l’évasion fiscale de clients américains. Vendredi, Raiffeisen et PostFinance, bras financier du groupe postal helvétique, ont indiqué qu’elles se pliaient à l’injonction des autorités, évitant pour l’heure un procès. Jeudi, le département de la Justice des Etats-Unis avait «vivement encouragé» les banques suisses à participer.