Régularisation ne veut pas dire rapatriement de fonds. Selon Yves-Charles Zimmermann, avocat associé de Marcan à Paris (la structure de droit fiscal de Mazars en France), qui continue de suivre des dossiers de régularisation fiscale de Français ayant des avoirs en Suisse, la grande majorité des clients sont en cours de régularisation ou ont déjà clos la procédure mais leurs avoirs restent en Suisse, rapporte L’Agefi suisse. «Dans la grande majorité des cas, on constate que les fonds restent déposés en Suisse. Les clients restent attachés à leur banque et leur gérant. Mais pas seulement, il y a aussi la performance financière et la diversification que recherchent les clients. A la fois sur les produits d’investissement mais aussi sur la diversification en devises. La force du franc est par exemple un avantage pour un investisseurs en euros», relève l’avocat.«Au-delà de l’EAR (ndlr, échange automatique de renseignement), et même si ce ne sera pas une obligation légale pour les banques suisses, elles devront, si elles veulent garder leurs clients, fournir un équivalent de l’IFU français (imprimé fiscal unique) à leur client chaque année, afin de faciliter leurs démarches. Dans 95% des cas en France, le contribuable reçoit une déclaration fiscale qui est pré-remplie et il ne fait que vérifier les informations que l’administration fiscale a reçues des intermédiaires. C’est un challenge global en terme de reporting fiscal pour les banques suisses qui ont des comptes de clients étrangers», ajoute l’avocat.