Le nombre d’informations envoyées au service français de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, Tracfin, a augmenté de 33% entre 2013 et 2014, pour atteindre quelque 38.400.
Citigroup, la troisième banque américaine par ses actifs, a annoncé un bénéfice trimestriel en hausse de 16% grâce à une chute de ses frais juridiques et de restructuration. Ces derniers sont passés de 1,16 milliard de dollars au premier trimestre 2014 à 403 millions de dollars cette année. La banque a publié un bénéfice net ajusté de 4,82 milliards de dollars sur le trimestre au 31 mars. Son produit net bancaire a atteint 19,74 milliards.
Goldman Sachs a annoncé un bénéfice net en hausse de 41% sur un an au premier trimestre, à 2,75 milliards de dollars, soit son meilleur bénéfice trimestriel en cinq ans. Il a bénéficié du rebond de son activité de trading sur les taux et changes en janvier, soutenu par la décision de la Banque nationale suisse (BNS) d’abandonner le plafond du franc par rapport à l’euro et par l’annonce en janvier du programme d’assouplissement monétaire de la BCE. Le revenu de ce pôle a progressé de 10% à 3,13 milliards. Par ailleurs, les revenus des activités de banque d’investissement ont bondi de 7,1% (à 1,91 milliard), soit le niveau le plus élevé depuis 2007. Le produit net bancaire a atteint 10,62 milliards (+14%), contre un consensus à 9,35 milliards. Le rendement des fonds propres, mesure clé de la rentabilité, est passé à 14,7% sur le trimestre, contre 10,9% un an plus tôt. En conséquence, Goldman Sachs a par ailleurs relevé son dividende trimestriel à 0,65 dollar par action ordinaire.
Franklin Mutual Advisers (FMA), le deuxième actionnaire du réassureur des Bermudes, a fait savoir hier que les termes de l’offre d’achat formulée mercredi par Exor (la holding de la famille Agnelli) était «très supérieurs» à ceux d’Axis Capital, avec lequel PartnerRe avait pourtant entamé des négociations exclusives en janvier. La proposition d’Axis est financée par échange d’actions, alors qu’Exor propose un paiement en numéraire.
Rien n’a filtré de la réunion du comité directeur du conseil de surveillance de Volkswagen, qui s’est tenue hier soir à Salzburg, en Autriche. Ses membres s'étaient réunis pour mettre fin au différend qui oppose les deux principaux dirigeants du groupe: le président du conseil de surveillance Ferdinand Piëch et le président du directoire Martin Winterkorn. La semaine dernière, le premier s'était publiquement distancié du second, un désaveu qui hypothèque les chances de Martin Winterkorn d'être reconduit à son poste au-delà de 2016 ou de succéder à Piech à la présidence du conseil à la fin de son mandat. Mais le président du directoire a depuis reçu le soutien de la famille Porsche, ainsi que du Land de Basse Saxe (qui détient 20% de Volkswagen) et les représentants syndicaux, qui pèsent la moitié du conseil. Martin Winterkorn, en poste depuis 2007, aurait pris part à la réunion du comité de direction du conseil de surveillance, selon Reuters.
L’assureur britannique suscite la colère de certains de ses principaux actionnaires en raison de la rémunération octroyée à Stephen Hester, son directeur général. Le comité des rémunérations de RSA Group a en effet décidé de lui allouer des actions pour l'équivalent de trois fois son salaire annuel de base de 950.000 livres. Les actionnaires pourraient voter contre au cours de l’assemblée générale prévue le 8 mai.
Alors que Deutsche Bank va présenter sa nouvelle stratégie le 24 avril prochain, Autonomous Research a mené une enquête auprès de 49 investisseurs internationaux exposés à l'établissement allemand. Ses résultats ne sont pas très encourageants, révèle le quotidien économique d’outre-Rhin. Plus de la moitié d’entre eux doutent que la revue stratégique ait été faite pour répondre au mieux à leurs intérêts, tandis que seuls 12% pensent que Deutsche Bank est capable de déterminer la bonne stratégie. Par ailleurs, 48% des investisseurs sondés privilégient une scission de l'établissement entre la banque de détail et les activités de banque d’investissement.
Citigroup, la troisième banque américaine par ses actifs, a annoncé un bénéfice trimestriel en hausse de 16% grâce à une chute de ses frais juridiques et de restructuration. La banque a publié un bénéfice net ajusté de 4,82 milliards de dollars sur le trimestre au 31 mars contre 4,15 milliards de dollars un an auparavant. Son produit net bancaire a atteint 19,74 milliards de dollars. La banque a aussi engagé une réduction de ses coûts et simplifie sa structure en cédant des activités de banque de détail dans un certain nombre de pays, en limitant son réseau aux Etats-Unis et en vendant ses activités jugées non-stratégiques.
Tracfin, le service de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, a fait état dans son rapport d’activité 2014 d’une progression historique avec une hausse de 33 % du nombre d’informations traitées par le service dans l’année (38.419 informations), soit la plus forte hausse constatée ces 10 dernières années. Ce phénomène s’explique, notamment, par la montée en puissance des nouvelles missions du service en matière de lutte contre les fraudes fiscales et sociales, et dans le domaine du renseignement.
Goldman Sachs a annoncé un bénéfice net en hausse de 41% sur un an au premier trimestre à 2,75 milliards de dollars, soutenu par un rebond de son activité de trading change et fixed income en janvier à la suite de la décision de la Banque nationale suisse (BNS) d’abandonner le plafond du franc par rapport à l’euro. Il s’agit du meilleur bénéfice trimestriel de la firme de Wall Street en cinq ans.
La Financial Conduct Authority, le régulateur britannique des marchés, a annoncé ce 15 avril avoir infligé une amende de 126 millions de livres à BNY Mellon London et BNY Mellon International pour ne pas avoir respecté les règles en vigueur concernant la sécurité de la conservation des actifs et de l’argent de ses clients. «Les manquements de ces sociétés dans le respect de nos règles et leurs manquements en termes d’enregistrement, de réconciliation et de protection d’une conservation sécurisée des actifs étaient particulièrement sérieux étant donnée la nature systémique importante de ces sociétés et le fait que la protection des actifs est au cœur de leurs activités», a commenté le régulateur britannique dans un communiqué. Les faits incriminés se sont produits entre novembre 2007 et août 2013.
Le cabinet d’audit Ernst & Young (EY) a conclu le 15 avril un accord avec l’Etat de New York prévoyant le versement de 10 millions de dollars afin de solder à l’amiable des poursuites l’accusant d’avoir aidé la banque Lehman Brothers à embellir son bilan, rapporte L’Agefi suisse. Le compromis «résout les allégations» portées contre la firme, a déclaré Eric Schneiderman, le ministre de la Justice de l’Etat de New York. Selon les termes de cet accord, une bonne partie des 10 millions de dollars va être redistribuée aux investisseurs qui avaient été lésés par les dissimulations comptables de Lehman Brothers avant sa faillite en 2008 et le reste va servir à couvrir les frais engagés par les autorités new-yorkaises au cours de cette enquête.
Les problèmes fiscaux qui ont longtemps empoisonné les relations entre la France et la Suisse sont «derrière nous», a déclaré mercredi François Hollande en arrivant à Berne pour une visite d’Etat de deux jours, rapporte l’agence Reuters. «En matière fiscale, l'échange de renseignement sur demande a été simplifié et les requêtes de l’administration fiscale française ont été traitées pour l’essentiel», a déclaré le président français. «De la même manière, vous faites en sorte de supprimer un certain nombre de régimes fiscaux et je veux saluer là la conviction et la détermination des autorités suisses», a-t-il ajouté au début de sa visite d’Etat. «Cette question est donc derrière nous».La Suisse a été soumise ces dernières années à de fortes pressions internationales pour abandonner son secret bancaire, sur fond d’accusations d’aide à la fraude fiscale portées par plusieurs pays, dont la France, contre la banque UBS ou HSBC. Recalée dans un précédent rapport de l’OCDE en 2011, la Confédération a depuis mis en place une nouvelle loi sur l’assistance administrative internationale. Elle a également mis à jour son réseau de conventions, en signant de nouveaux accords bilatéraux ainsi que la Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale.
Irving Picard, l’administrateur chargé de récupérer l’argent des victimes de Bernard Madoff, veut rembourser 1,25 milliard de dollars à ces dernières, rapporte le Wall Street Journal. Il cherche à obtenir le feu vert d’un tribunal des faillites de New York pour procéder à sa sixième distribution d’argent plus de six ans après la découverte de la fraude. Irving Picard cherche à débloquer la somme de 1,45 milliard de dollars gardée en réserve dans le cadre d’un litige avec des victimes plus anciennes de Madoff qui veulent obtenir des dommages et intérêts basés sur le temps. Une cour d’appel avait rejeté ces demandes en février.
Le Département américain du Travail va autoriser BNP Paribas à gérer des plans de retraite en dépit de l’amende de 8,9 milliards de dollars qui lui a été infligée et de la reconnaissance d’un délit pour avoir violé des embargos contre le Soudan et d’autres pays, rapporte le Financial Times. La décision apporte certaines certitudes à la banque et à ses clients en gestion d’actifs qui attendaient depuis 10 mois de savoir si elle pourrait continuer à conseiller des fonds de pension et autres plans de retraite. Cette autorisation est toutefois assortie de plusieurs conditions. L’une d’elle prévoit que BNP se dote d’un auditeur indépendant qui aura un accès aux systèmes informatiques, aux comptes rendus et aux salariés.
UBS fait de nouveau les frais de l’actionnaire activiste Eric Knight. En début de semaine, le fondateur du gérant de fonds Knight Vinke Asset Management a rendu publique une correspondance sur son site internet, reprise mercredi soir par la presse américaine. En première page de son site figure désormais un petit onglet intitulé «Correspondance avec UBS». Eric Knight, directeur général de la maison du même nom, y a publié l’intégralité des échanges entre le fonds activiste et UBS, qui ont commencé en mai 2013 déjà. Selon Eric Knight, UBS «violerait les engagements qu’elle a pris entre 2008 et 2010 vis-à-vis de ses actionnaires, de la Commission fédérale des banques, du parlement suisse et du Conseil fédéral». En particulier sur la façon dont elle «finance ses activités commerciales et plus spécifiquement sa banque d’investissement». La banque a répondu le 8 avril, jugeant que «ces affirmations étaient erronées» et qu’elle y avait déjà répondu. Le 13 avril, Eric Knight a répliqué. Même s’il voyait «dans le ton dans [la] lettre que vous êtes excédés et exaspérés d’avoir à répondre à mes questions», il exigeait de plus amples explications. Et décidait de donner à ces échanges un écho mondial en les publiant sur son site internet.
La Dubai Financial Services Authority a annoncé avoir infligé une amende de 8,4 millions de dollars à Deutsche Bank pour des « contraventions sérieuses » incluant « tromper la DFSA, des défaillances en matière de gouvernance interne et dans la prise en charge de clients et les processus anti-blanchiment d’argent ». Il s’agit de la sanction financière la plus importante jamais imposée par le régulateur de Dubai.
L’agence Standard and Poor’s (S&P) a annoncé le 15 avril un abaissement de la note de la dette grecque d’un cran, à CCC+, et l’a assortie d’une perspective négative, en raison notamment du flottement entourant les discussions entre Athènes et ses créanciers internationaux.Cette décision reflète le fait que les conditions économiques et financières nécessaires à la solvabilité de la Grèce «se sont détériorées en raison de l’incertitude entourant les négociations prolongées entre le gouvernement grec depuis bientôt trois mois à la tête du pays et ses créanciers officiels», souligne l’agence dans un communiqué.
Le président de Julius Baer, Daniel Sauter, a déclaré hier aux actionnaires de la banque privée helvétique que les négociations avec les Etats-Unis relatives aux soupçons de complicité d'évasion fiscale avaient atteint un «stade avancé», indique Bloomberg, qui a eu accès à la version écrite de son intervention. Les autorités auraient apprécié la coopération précoce de l'établissement, qui affirme avoir fait le ménage dans son portefeuile de clients.
Le FMI consacre une partie de son rapport de stabilité financière (lire page 3) à la situation des assureurs dans le contexte de taux bas. Il s’inquiète des compagnies européennes les plus fragiles qui ont proposé des taux garantis aux épargnants. «Le régulateur doit [...] aligner les garanties [...] sur les tendances séculaires des primes d’assurance. L’adoption d’un dispositif de protection plus harmonisé accroîtrait la résilience du secteur», insiste le FMI.
Banca Monte dei Paschi di Siena a annoncé hier la vente de sa participation de 10,3% dans la société de gestion d’actifs Anima Holding à Poste Italiane, pour 215,2 millions d’euros. Ce montant correspond à un prix de 6,80 euros par action, auquel s’ajoute 0,167 euro de dividendes à venir. La transaction aura un impact net de 115 millions d’euros sur le bénéfice de Monte Paschi et de 20 points de base sur son ratio de fonds propres durs CET1.
Le bonus moyen attribué pour 2014 aux preneurs de risque a baissé de 38%, en partie pour des raisons de périmètre. Il reste supérieur à celui de BNP Paribas.
L’assureur lance un fonds géré par Idinvest qui co-investira aux côtés de ses clients dans des projets présentés sur la plate-forme de crowdequity Smart-Angels. Jusqu'à 10 millions d’euros seront investis sur une période d’au moins 5 ans. Un système inédit de garantie est mis en place.
La nouvelle réglementation imposée aux prêteurs sur salaires au Royaume-Uni pourrait menacer la viabilité du secteur. Alors que les autorités britanniques ont imposé à ces acteurs, tels Wonga, de demander leur homologation auprès de la Financial Conduct Authority, certains envisagent d’arrêter définitivement cette activité, indique le quotidien de la City, qui cite des sources proches.
Le président de Julius Baer, Daniel Sauter, est «convaincu» que la banque privée suisse fera partie des prochains établissements à trouver un accord avec les Etats-Unis sur les questions d'évasion fiscale. Il a déclaré aujourd’hui aux actionnaires de la banque que les négociations avaient atteint un «stade avancé», indique Bloomberg, qui a eu accès à la version écrite de son discours. Les autorités auraient apprécié la coopération précoce de la banque, qui affirme avoir fait le ménage dans son portefeuile de clients. Julius Baer fait partie de la douzaine d'établissements helvétiques à être sous le feu d’une enquête du département de la Justice américain sur des soupçons de complicité de fraude fiscale. UBS et Credit Suisse ont accepté de payer respectivement 780 millions et 2,6 milliards de dollars.