Le 30 avril, la Deutsche Börse aannoncé avoir acquis le reliquat de 15 % d’Eurex Zürich AG auprès de la Bourse suisse (SIX Swiss Exchange/SIX Group) moyennant 295 millions d’euros et 5,3 millions d’actions Deutsche Börse (soit 2,7 % du capital de la société allemande). Auparavant, Deutsche Börse contrôlait 85 % d’Eurex, contre 50 % à l'époque du lancement.Cette transaction a un effet rétroactif au 1er janvier 2012 alors que le contrat initial avait été signé le 7 juin 2011 mais ne devait s’appliquer qu’après l’entrée en vigueur de la fusion entre la Deutsche Börse et NYSE Euronext.Le marché à terme Eurex continuera d'être exploité par Eurex Zürich AG.
Depuis le 25 avril et jusqu’au 6 mai, l’allemand SEB Asset Management collationne les demandes de remboursements concernant le fonds immobilier offert au public SEB ImmoInvest* (6.355,4 millions d’euros d’encours fin mars). Les rachats sont gelés depuis pratiquement deux ans. Le 7 mai uniquement, soit les liquidités brutes (plus de 30 % de l’encours) sont suffisantes et toutes les demandes de remboursement seront honorées, soit aucun remboursement ne sera effectué.Si les porteurs sont assez nombreux à vouloir rester investis, le fonds ne sera pas liquidé, mais il passera sous le régime de la nouvelle loi de protection des investisseurs (Anlegerschutz- und Funktionsverbesserungsgesetz ou AnsFuG), ce qui signifie que l’ImmoInvest ne sera plus soumis au régime de la liquidité journalière mais qu’il ne pourra effectuer des remboursements qu’une fois par an. En fin de compte, insiste Barbara Knoflach, directrice générale de SEB AM, ce sont investisseurs qui décideront donc du sort du ImmoInvest.SEB Asset Management a indiqué que, par précaution, la valeur liquidative de la part a été réduite de 5 %.Le fonds a déjà vendu 17 actifs pour plus d’un milliard d’euros. SEB AM tient aussi à préciser que les immeubles berlinois autour de la Potsdamer Platz ne forment pas un seul actif, contrairement à ce qui a pu être indiqué dans la presse, mais sont la résultante de 19 lots avec des utilisations différentes.* DE0009802306
L’allemand Deka Immobilien, qui avait déjà acheté récemment un immeuble londonien pour 285 millions d’euros (lire Newsmanagers du 20 avril), a annoncé avoir investi 133 millions d’euros dans l’immeuble de bureaux et de magasins One Southampton Row (11.500 mètres) de Londres. Cet actif construit en 2009 est loué en grande partie par le français Sodexo ; il a été vendu par le développeur Grandsoft et se trouve à présent affecté au portefeuille du fonds immobilier offert au public Deka-ImmobilienEuropa.Avec cette transaction, la part du Royaume-Uni dans le portefeuille du fonds passe à 12,2 % contre 11,1 % auparavant.
Investec Asset Management va fermer trois de ses fonds sur l’Afrique en raison d’un manque de demande de la part des clients pour ces stratégies, rapporte Investment Week. Les fonds de droit luxembourgeois GSF Africa & Middle East et Middle East & North Africa devraient être fusionnés dans le fonds Investec Africa Opportunities. Le fonds offshore Africa & Middle East devrait être fermé.
Quinze pour cent des actionnaires de Man Group ont rejeté le rapport 2011 sur les rémunérations lors de l’assemblée générale de mardi, rapporte le Financial Times. La société a en effet raté les objectifs de six indicateurs de performance clés fixés par le conseil d’administration l’an dernier. Malgré cela, Peter Clark, le CEO, s’est vu proposer une rémunération de 7 millions de dollars. La société de hedge funds, cotée à Londres, a toutefois réussi à éviter une rébellion plus importante en promettant un redressement dans les mois à venir, ajoute le FT.
Les actifs sous gestion de Man Group s’élevaient au 31 mars à 59 milliards de dollars contre 58,4 milliards de dollars à fin décembre 2011, selon les données communiquées par le groupe britannique.Le premier trimestre s’est terminé sur une décollecte de 1 milliard de dollars, les souscriptions de 3,1 milliards de dollars n’ayant pas pu compenser des rachats pour un montant de 4,1 milliards de dollars. L’effet marché s’est élevé à 2 milliards de dollars, avec des progressions de 5% et plus dans de nombreuses stratégies. On observe par ailleurs un effet devises négatif de 400 millions de dollars.
Schroders va acquérir, via sa filiale à 100 % Singapore Holdings Private Limited, 25 % du capital d’Axis Asset Management Company, la société de gestion indienne d’Axis Bank Limited, en vertu d’un accord annoncé vendredi par la société de gestion britannique.Outre cette prise de participation, il est prévu que les fonds de Schroders soient commercialisés en Inde via le réseau de distribution d’Axis, tandis que ceux d’Axis AMC ont aussi vocation à être diffusés à l’international.Fondée en 2009, Axis AMC gère un encours de 2,3 milliards de dollars. L’opération, soumise aux approbations réglementaires, devrait être bouclée cette année.
Aberdeen a enregistré au premier semestre de son exercice (à fin mars 2012) une hausse de 14 % de son bénéfice sous-jacent avant impôts à 162,2 millions de livres par rapport à mars 2011. Ses revenus sont ressortis à 413,1 millions de livres, en augmentation de 7 %.La société de gestion écossaise a affiché à fin mars des encours sous gestion de 184,7 milliards de livres, en progression par rapport aux 181,2 milliards de fin mars 2011.Par rapport aux 169,9 milliards de fin septembre 2011, Aberdeen a aussi augmenté ses encours, principalement en raison d’un effet marché et taux positif. La société a en revanche accusé des rachats nets de 0,4 milliard d’euros sur le premier semestre, malgré des souscriptions nettes de 4,9 milliards de livres sur les actions.
Alliance Trust Investments a recruté le gérant obligataire de SWIP Juan Valenzuela pour piloter un nouveau fonds obligataire, rapporte Investment Week. Il rejoindra la société en mai.
Pour le premier trimestre 2012, le bénéfice net de Santander Asset Management a diminué de 6,6 % par rapport à janvier-mars 2011 pour ressortir à 17 millions d’euros dont 14 millions pour les fonds d’investissement 3 millions pour les fonds de pension, rapporte Funds People.Au 31 mars, l’encours avait augmenté de 3 % sur fin décembre, à 143,7 milliards d’euros, grâce à l’effet de marché et à l’obtention de nouveaux mandats institutionnels, dont un récolté en Allemagne pour des obligations d’entreprises. Sur le total, les fonds d’investissement et de pension représentaient 115 milliards d’euros, tandis que les mandats institutionnels et les comptes cantonnés se montaient 7,7 milliards, les 20,3 milliards restants étant gérés pour d’autres entités du groupe.L’Espagne n’est que le deuxième marché par importance pour Santander AM, avec un encours de 36 milliards (- 8 % sur fin mars 2011) derrière le Brésil (49 milliards, + 3%). La Grande-Bretagne pesait pour sa part 23 milliards d’euros et le Mexique, 10,5 milliards.
Selon le quotidien économique néérlandais Het Financieele Dagblad de vendredi dernier repris par L’Agefi, la banque néerlandaise Rabobank espère retirer entre 1,5 et 2 milliards d’euros d’une éventuelle cession de son pôle gestion d’actifs qui pesait 150 milliards d’euros d’actifs fin 2011. Les dirigeants avaient déclaré en mars dernier qu’ils limiteraient l’activité internationale du groupe aux secteurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Rabobank a d’ailleurs déjà vendu sa participation majoritaire dans la banque privée suisse Sarasin pour 1,04 milliard de francs au brésilien Safra en novembre dernier.
La Caisse de pensions de la République et Canton du Jura (CPJU) (950 millions de Francs Suisse) a sélectionné un nouveau gérant, Mirabaud & Cie, à qui a été confié un mandat de gestion semi passive sur les actions Suisses. La Caisse a suivi les conseils du cabinet PPCmetrics à Zurich. Le régime a aussi approuvé une nouvelle stratégie d’allocation d’actifs proposée par PPCmetrics mais doit attendre des décisions politiques à propos du Fonds avant de l’exécuter. Concernant ses investissements core, la Caisse a délégué un mandat de gestion passive d’actions internationales à Pictet Asset Management, un mandat d’obligations en devises étrangères à Valiant Privatbank et le mandat à Mirabaud cité ci dessus. L’actuelle stratégie d’investissement est la suivante : 11% en obligataire en Francs Suisses, 14% en obligataires non Suisses, 15% en actions locales, 18% en actions internationales, 4% en actions pays émergents, 22% en immobilier Suisse, 3%en immobilier international, 6% en Hedge Funds, 7% en matières premières gérées passivement.
Jean-Pierre Mottura, directeur général de la Capssa dans un entretien accordé à Newsmanagers: Au 30 mars, notre portefeuille était composé de 79,18 % de monétaire, dont 4,83 % en certificats de dépôt d’une grande banque avec un rendement de 2,11 % sur neuf mois. Nous avions aussi 0,5 % de trésorerie dynamique (monétaire plus actions), 7,4 % en obligataire, dont 5% en duration courte de 3 ans avec des notations comprises entre A- et BBB+. Notre portefeuille affichait aussi environ 2 % de produits de gestion alternative court terme (arbitrage de risques, VaR2 etc.) et 0,8 % en hedge funds multi gérés sans délais de préavis trop longs. Il y avait par ailleurs 6,1 % en actions, dont 35 % en marchés émergents, 1,4 % en immobilier pierre, 2,2 % en private equity et 0,4 % dans un OPCI institutionnel. Notre allocation est du type 80 % monétaire, 10 % actions et 10 % obligataire. Nous souhaiterions à terme une répartition du type 60/20/20. Et nous avons en principe une visibilité à 10 ans... J’ai pensé qu’il nous fallait augmenter notre allocation aux actions pour améliorer notre rendement. Nous ne sommes certes toujours pas aux 25-30 % que j’avais théoriquement en tête, mais nous conservons le cap avec une approche coeur/satellite, le coeur étant monétaire et le reste étant dédié à la performance pour la performance. Nous ne nous sommes pas soumis au dogme de la gestion sous contrainte de passif (asset-liability management ou ALM) toujours en vogue actuellement, ni à l’allocation-type 60/40 obligations/actions. Nous recherchons davantage la performance que la sensibilité sur notre poche risquée (10%) et notre portefeuille, s’il a un horizon moyen de 8,5 ans (contre 9 ans et 6 mois lorsque je suis arrivé en avril 1999) n’est pas construit dans une approche de long terme. Cela nous a permis de passer finalement sans encombre les années 2008 et 2011.
Les ministres des finances de Vingt-Sept se réunissent à Bruxelles pour tenter de déminer le dossier de l’harmonisation de la capitalisation des banques. Ils doivent en particulier trouver un terrain d’entente sur la surpondération discrétionnaire des fonds propres bancaires.
Le fonds a obtenu une période d’exclusivité de la part des actionnaires d’Alain Afflelou pour finaliser le rachat de l’opticien, ont indiqué lundi les principaux intéressés dans un communiqué commun. Lion Capital, qui s’est déjà illustré en France en rachetant notamment l’enseigne Picard Surgelés en 2010, conduira cette acquisition aux côtés d’Alain Afflelou et de la direction de son enseigne. Aucune valorisation ou détails financiers n’ont été communiqués si ce n’est que le groupe a réalisé près de 800 millions d’euros de chiffre d’affaires dans l’ensemble de son réseau en 2011. Une source proche du dossier a indiqué à Reuters que la transaction valoriserait Afflelou à 780 millions d’euros. Le fonds Bridgepoint avait sorti Afflelou de la Bourse en 2006 pour une valorisation de 500 millions d’euros. La transaction devrait être finalisée au cours du mois de juin, précise-t-on dans le communiqué.
Le gérant britannique de fonds alternatifs a fait état d’une collecte nette négative d’un milliard de dollars au premier trimestre. Sur un an, les actifs sous gestion ont chuté de plus de 14%. L’action a reculé hier de 5,39% à la Bourse de Londres.
Le régulateur boursier chinois a indiqué que les frais sur les transactions boursières effectuées sur les Bourses de Shanghai et Shenzen vont diminuer. Un geste qui traduit la volonté du gouvernement de soutenir le marché. Le régulateur estime que l’impact de ces réductions atteindra 3 milliards de yuans (360,9 millions d’euros), soit une baisse de 25% comparé au barème des frais précédent.
La société américaine de private equity devrait faire demain matin ses premiers pas en Bourse. Si tout va bien. Le quotidien souligne en effet que nombre d’investisseurs manquent d’enthousiasme. Carlyle tente de les convaincre qu’elle est différente de ses concurrents dont le parcours boursier s’avère chaotique. Le nouveau venu sur le marché évoque particulièrement l’intérêt d’une détention de ses titres à long terme plutôt que d’un gain à court terme au moment de l’introduction. Le quotidien cite Timothy Ghriskey, patron de la gestion de Solaris Group, qui indique avoir décliné l’invitation à une réunion de présentation et souligne la volatilité des revenus.
Un scénario d’atterrissage brutal de l’économie chinoise «apparaît hautement improbable» selon Lee Il Houng, le représentant chinois du FMI cité par le journal. Pékin bénéficie, selon lui, de marges de manœuvre suffisantes pour adoucir le ralentissement de son économie, même dans le «scénario extrême» d’une récession sévère en Europe.
Le milliard d’euros de facilité de crédit octroyé par China Development Bank à la Hongrie ne serait qu’une « fraction » des fonds que la Chine serait prête à investir dans l’économie du pays, selon des déclarations au média du premier ministre hongrois Viktor Orban après sa rencontre avec le vice-premier ministre chinois Li Keqiang. Un investissement supplémentaire conditionné à la réalisation d’investissements dans des projets « sensés ».
Dans une tribune rédigée dans le journal, le vice premier ministre chinois, Li Keqiang, ouvre la porte à un renforcement des liens commerciaux entre les deux zones. Il estime en outre que chaque point de pourcentage supplémentaire dans les exportations de produits à haute technologie européens vers la Chine représente au moins 2,2 milliards d’euros en plus dans la balance commerciale européenne.