Des enquêteurs du Ministère public de la Confédération ont perquisitionné les locaux de la banque privée genevoise mi-mars, rapporte Le Temps. Cette perquisition est liée à l’affaire Petrobras, du nom du gigantesque scandale de corruption survenu au Brésil entre 2013 et 2014, et impliquant des dizaines de banques suisses. Le MPC a ouvert en décembre 2021 une procédure pénale contre la Banque Pictet, contre une personne dont l’identité n’a pas été révélée et contre inconnus, pour des soupçons de complicité de corruption d’agents publics et de blanchiment aggravé. Contactée, la banque répond avoir diligenté une analyse interne en 2014 en coordination avec la Finma et réglé le dossier en 2015 auprès du régulateur.
Après toutes ses récentes acquisitions, Sienna Investment Managers, filiale à 100 % de GBL, a indiqué qu’elle avait franchi le cap des 30 milliards d’euros d’actifs gérés. Ces acquisitions « s’inscrivent dans l’ambition de la société de créer une marque forte à l’échelle européenne», selon un communiqué. Avec les rachats de L’Etoile Properties et plus récemment de Malakoff Humanis Gestion d’Actifs (MHGA) et d’Acofi Gestion, Sienna IM gère désormais 33,7 milliards d’euros (dont 3,2 milliards de capitaux permanents). Ses expertises de long terme recouvrent le private equity, la dette privée et l’immobilier, en direct ou via des fonds, mais aussi les solutions d’épargne retraite et d’épargne salariale pour les institutionnels comme pour les clients privés. Sienna IM ajoute que les sociétés qui ont rejoint le groupe changeront de nom afin de marquer leur nouvelle appartenance tout en précisant leur spécificité. Ainsi, l’Etoile Properties, qui gère 6,6 milliards d’euros (décembre 2021) en actifs immobiliers pour le compte de clients institutionnels internationaux, est renommée Sienna Real Estate. MHGA, qui supervise 21,4 milliards d’euros en solutions d’épargne retraite et d’épargne salariale pour le compte de clients français, prendra le nom de Sienna Gestion. Acofi Gestion, qui affiche 2,5 milliards d’euros d’encours en dette privée pour des clients européens, devient Sienna Private Credit. L’activité nouvelle dédiée aux investissements dans le digital, basée à Londres, est baptisée Sienna Digital. Enfin, l’activité historique de capital investissement prend le nom de Sienna Private Equity.
«Une insuffisante concurrence et un niveau élevé de frais pratiqués par les intermédiaires». C’est en ces termes deux sénateurs des Républicains que résument le marché de l’épargne français dans une proposition de loi visant à «défendre le pouvoir d’achat des Français en protégeant leur épargne». Jean‑François Husson (Meurthe-et-Moselle; LR), rapporteur général de la commission des finances du Sénat, et Albéric de Montgolfier (Eure-et-Loire; LR), son prédécesseur, pointent particulièrement du doigt le marché de l’assurance vie. Le texte traduit au niveau législatif les recommandations formulées il y a quelques mois dans leur rapport d’information «La protection des épargnants : payer moins et gagner plus». Les rapporteurs y déploraient particulièrement les faibles performance servies, grevées par des frais élevés. Les deux sénateurs proposent notamment: l’interdiction des commissions de mouvement, le référencement des produits indiciels à bas coût, l’amélioration de l’information disponible sur les frais de l’assurance vie ou encore une réelle transférabilité de celle-ci. Un dernier point sur lequel ils devraient obtenir le soutien de beaucoup de nouveaux acteurs, fintechs en tête, mais qui risque de se heurter au mur des bancassureurs. Encadrement du marché La proposition de loi s’attèle aussi à améliorer le fonctionnement du marché de l’épargne proprement dit, notamment en proposant d’augmenter la taille des fonds fiscaux et en encadrant mieux certains acteurs du marché, par une intervention accrue de l’AMF et de l’ACPR. « Dans un contexte d’épargne abondante et de retour de l’inflation, le contrôle et l’encadrement des intermédiaires ne visent pas à sur-réglementer, mais à sécuriser l’investissement des épargnants qui s’en remettent à des professionnels pour gérer leur patrimoine », estime Albéric de Montgolfier. Si les auteurs ont déjà eu l’occasion de recueillir les avis des principaux acteurs concernés sur ces dispositifs, «l’examen de ce texte permettra certainement d’en enrichir le contenu», indiquent-ils dans un communiqué, précisant qu’ils espèrent une inscription à l’ordre du jour «dès que les conditions liées au calendrier parlementaire seront réunies».
Le groupe Anaxago a annoncé ce 30 mars la nomination de Thomas Mathivet en tant que directeur commercial grands comptes. Il devra développer le segment des clients fortunés et renforcer l’équipe d’Anaxago dédiée à la clientèle HNWI/VHNWI. Après avoir exercé en tant que gérant de portefeuille diversifié au sein de BNP Paribas Asset Management pour le compte de clients institutionnels dès 2015, il a rejoint en 2018 les équipes d’Active Asset Allocation en qualité de directeur commercial.
M&G a recruté Rickard Åhman en tant que directeur pour son bureau de Stockholm, rapporte AMWatch. L’intéressé se concentrera sur le développement des clients institutionnels et wholesale en Europe du Nord. Il est rattaché à Robert Heaney, responsable international de la distribution institutionnelle et responsable Europe du Nord de M&G Investments. Rickard Åhman vient de Franklin Templeton où il était commercial institutionnel.
Hashdex,fournisseur brésilien de fonds indiciels cotés (ETF) et d’indices crypto-actifs, a nommé, ce mardi, Laurent Kssis au poste de managing director et directeur pour ses activités en Europe. Il était récemment managing director et responsable mondial des produits indiciels (ETP) au sein de la compagnie suisse 21Shares. Auparavant, il avait occupé les fonctions de directeur général de XBT Provider, un émetteur de crypto-actifs suédois aujourd’hui détenu par CoinShares. Laurent Kssis a également évolué dans le marché des ETF, notamment chez Lyxor (racheté par Amundi) et IndeXchange (intégré à BlackRock). Il a également été président non-exécutif de Consillium qui fut la première entreprise spécialisée sur la technologie blockchain à se coter à la Bourse de Londres en 2015. Hashdex revendique 750 millions de dollars gérés dans ses fonds crypto pour le compte d’environ 250.000 clients.
Expansion. Petit à petit, les dispositifs d’épargne salariale initiés par la loi Pacte s’installent dans les entreprises. Selon le récent rapport de l’Association française de la gestion financière (AFG), plus de 32.000 entreprises se sont équipées d’un PER collectif (Percol) en 2021. Ce sont désormais 1,75 million d’épargnants qui bénéficient d’un Percol pour un encours de 14,8 milliards d’euros.
La préservation de la biodiversité est en tête des agendas mais l’action politique pourrait être ralentie par la prise en compte des conséquences du conflit russo-ukrainien.
Cette petite silhouette accroupie (photo) est celle d’un officier de police en faction à la sortie d’un tunnel routier menant au quartier de Pudong. Pour éviter un confinement total face à un rebond de l’épidémie de Covid-19, Shanghai va être divisée en deux parties qui seront soumises tour à tour à cinq jours de confinement, a annoncé dimanche 27 mars le gouvernement local. La partie est de la ville a été confinée dès le 28 mars afin de permettre le dépistage de sa population, suivie par la partie ouest à partir du 1e avril. La métropole de 25 millions d’habitants est devenue ces derniers jours l’épicentre d’une nouvelle vague de contaminations, liée au variant Omicron, qui a commencé à s’accélérer début mars et met à rude épreuve la stratégie zéro Covid du pays.
La BCE et la Banque d’Angleterre annoncent des contrôles accrus sur les banques d’investissement qui financent les ‘hedge funds’, pour éviter une nouvelle affaire Archegos.
BlackRock et Schroders complètent le podium, selon l’étude annuelle de PwC. En Europe, si le Danemark connaît la plus forte hausse, le Royaume-Uni pâtit du Brexit, privé du droit de «passeporter».
La Financial Conduct Authority (FCA) britannique a infligé, mercredi, une amende de 9,1 millions de livres (10,7 millions d’euros) au gestionnaire d’actifs suisse GAM International Management. L’ancien gérant star et directeur des investissements de la société, Tim Haywood, a écopé pour sa part d’une amende supérieure à 230.000 livres. Le gendarme financier leur reproche un manque de vigilance ainsi que des conflits d’intérêts dans la gestion de leurs investissements dans Greensill. Ce spécialiste du financement des chaînes d’approvisionnement (supply chain), qui investissait dans des créances titrisées, a fait faillite début 2021 du fait de diverses fraudes. Ce scandale avait contraint GAM à geler plusieurs fonds liés à Greensill puis à les liquider. Le gérant zurichois a procédé, fin janvier, aux derniers remboursements à ses clients des sommes investies dans son fonds dit Supply Chain Finance.
Amundi a nommé Nicolas Calcoen directeur général délégué d’Amundi, un poste nouvellement créé. Sa nomination a été proposée par Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi. Nicolas Calcoen devient aussi directeur du pôle stratégie, finance et contrôle. Nicolas Calcoen avait rejoint Amundi en 2010 en tant que directeur de la stratégie, après avoir occupé plusieurs postes au sein du ministère de l’Economie et des finances et du Fonds Monétaire International. En 2012, il est promu directeur finances, stratégie et affaires publiques et intègre le comité de direction générale. Bernard de Wit est nommé directeur du pôle gouvernance et secrétariat général, en plus d’être confirmé dans ses fonctions de dirigeant effectif. L’intéressé avait rejoint Amundi en 2009 pour y prendre la responsabilité de la direction des risques avant d’être nommé, en 2013, directeur du pôle support et développement, puis, en 2017, directeur du pôle business support & contrôle. Cinzia Tagliabue, directrice générale d’Amundi en Italie, est nommée directrice du pôle réseaux partenaires international, un poste créé à la faveur de la séparation du réseau partenaires entre l’international et la France. Cinizia Tagliabue était auparavant directrice générale de l’Italie de Pioneer Investments, société acquise par Amundi en 2016. En 2017, Cinzia Tagliabue est nommée directrice adjointe de la division clients retail et directrice générale d’Amundi en Italie. Elle intègre le comité de direction générale en 2019. Enfin, Benoît Tassou revient chez Amundi en tant que directeur du pôle réseaux partenaires France. A cette occasion il entre au comité de direction générale. Il avait déjà travaillé au sein de la société entre 2017 et 2020, en tant que responsable commercial des réseaux du groupe Crédit Agricole. En 2020 il était devenu directeur général adjoint de la Caisse régionale de Crédit Agricole Grand Est. Ces nominations prendront effet le 1er avril 2022. Liste des membres du comité de direction générale – au 01/04/2022 Valérie Baudson, Directrice Générale Nicolas Calcoen, Directeur Général Délégué et Directeur du pôle Stratégie, Finance et Contrôle Bernard de Wit, Dirigeant effectif et Directeur du pôle Gouvernance et Secrétariat Général Jean-Jacques Barbéris, Directeur du pôle Clients Institutionnels et Corporate et ESG Pascal Blanqué, Chairman d’Amundi Institute Dominique Carrel-Billiard, Directeur du Métier Actifs Réels Matteo Germano, Directeur Adjoint des Gestions Fathi Jerfel, Directeur du pôle Réseaux Partenaires Guillaume Lesage, Chief Operating Officer Vincent Mortier, Directeur des Gestions Isabelle Senéterre, Directrice des Ressources Humaines Cinzia Tagliabue, Directrice du pôle Réseaux Partenaires International et Directrice de l’Italie Benoît Tassou, Directeur du pôle Réseaux Partenaires France Eric Vandamme, Directeur des Risques Fannie Wurtz, Directrice du pôle Distribution & Banques Privées, des métiers Gestion Passive & Alternative
Hang Seng Investment Management, la filiale de Hang Seng Bank, vient de se voir confier le mandat de gestion du fonds indiciel du gouvernement hongkongais TraHK, sur lequel investissent plusieurs fonds de retraites locaux. La société de gestion hongkongaise remplacera State Street, qui gérait ce fonds depuis son lancement en 1999. Cette transition s’achèvera au troisième trimestre de 2022. TraHK a été créé initialement par le gouvernement hongkongais, afin de vendre des actions achetées lors de la crise financière asiatique. Avec 112 milliards de dollars hongkongais d’encours (12 milliards d’euros), ce fonds est aujourd’hui devenu l’un de plus grands ETF actions en Asie (ex-Japon). Les investisseurs de ce fonds sont notamment les fonds de la retraite hongkongais. Les investissements de Mandatory Provident Fund (MPF) représentent notamment 17,5% des actifs de TraHK. Le changement du gérant fait suite à une revue stratégique de la part du comité de la supervision de ce fonds. L’ancien gérant du fonds SSGA s’est trouvé au centre d’une polémique en janvier 2021, à la suite des sanctions américains prises par le président Donald Trump. Après avoir annoncé qu’il n’achèterait plus d’actions de China Mobile et China Unicom, deux grandes entreprises cotées sur l’indice Hang Seng, SSGA est revenu sur cette décision trois jours plus tard. Cette volte-face a perturbé les investisseurs du TraHK, qui ont demandé la nomination d’un gérant local pour gérer ce fonds. Le nouveau gérant va, par ailleurs, proposer des frais de gestion annuel de 0,022% pour les trois premières années, contre 0,05% pour State Street. A l’issue de cette période, les frais s’abaisseront à 0,019% par an.
La société de gestion Allianz Global Investors (AllianzGI) a annoncé ce 30 mars le closing final de son fonds European Private Credit II (EPC II), après avoir levé 494 millions d’euros. Ce véhicule va investir dans des dettes seniors de sociétés de taille moyenne en Europe, notamment en France et en Allemagne. Le fonds EPC II est géré par l’équipe d’investissement European Private Crédit basée à Paris et à Munich, dirigée par Damien Guichard. Ce véhicule a déjà engagé plus de 50% des encours du fonds en réalisant près de 20 investissements dans ces deux pays. AllianzGI comptait plus de 598 milliards d’euros d’encours sous gestion dont 93 milliards d’euros d’actifs alternatifs pour le compte de clients institutionnels et wholesale au niveau mondial.
Après l’affaire Archegos, les activités de financement des hegde funds (prime brokerage) sont dans le viseur de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d’Angleterre (BoE). Dans une lettre commune, Andrea Enria et Sam Woods, les patrons respectifs de la supervision bancaire à la BCE et à la BoE, ont promis mercredi aux banques qui exercent ces activités des contrôles accrus.
La Financial Conduct Authority (FCA) britannique a infligé mercredi une amende de 9,1 millions de livres (10,7 millions d’euros) au gestionnaire d’actifs suisse GAM International Management. L’ancien gérant star et directeur des investissements de la société, Tim Haywood, a écopé pour sa part d’une amende supérieur à 230.000 livres.
Fidelity International va temporairement fermer son fonds Emerging Europe, Middle East and Africa aux nouveaux investisseurs après que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a fait plonger les prix des actifs russes, indique l’agence Reuters. «La guerre en Ukraine a eu un impact significatif sur les conditions de négociation et de liquidité du marché pour les titres russes dans certains de nos portefeuilles», a déclaré Fidelity après que la nouvelle de la fermeture temporaire ait été dévoilée par Citywire. La taille du fonds est actuellement estimée à un peu moins de 70 millions de livres. Les investisseurs existants sont toujours en mesure de sortir du fonds.
Goldman Sachs Asset Management va acquérir NextCapital Group, un robo adviser basé à Chicago. L’opération doit accélérer le développement des services de la société de gestion américaine sur le marché des prestations à cotisations définies aux Etats-Unis. NextCapital propose aux entreprises des services de conseil numérique pour la retraite de leurs salariés. Sa plateforme fonctionne en architecture ouverte et commercialise des solutions personnalisées. Chez Goldman Sachs AM, l’activité liée au marché de la retraite pour les salariés représente 350 milliards de dollars. «Les employeurs cherchent à fournir à leurs employés des solutions sur mesure et des conseils personnalisables qui peuvent mieux répondre aux besoins individuels en matière d'épargne et d’investissement afin d’améliorer les résultats de l'épargne-retraite. Nous pensons que la personnalisation représente l’avenir de l'épargne-retraite et qu’elle sera le moteur de la prochaine vague de solutions de retraite innovantes», a commenté Luke Sarsfield, coresponsable mondial de Goldman Sachs Asset Management. Lors du bouclage de la transaction, prévue au second semestre, la plateforme de NextCapital devrait intégrer l’activité Multi-Asset Solutions (MAS) de Goldman Sachs Asset Management, qui vend des portefeuilles multi-actifs personnalisés de Goldman Sachs et de gestionnaires d’actifs tiers. Dirigé par Greg Calnon, le groupe supervise aujourd’hui environ 220 milliards de dollars d’actifs.
C’était une journée qui devait marquer le secteur de la gestion immobilière d’une pierre blanche. Le 2 mars 2022, le promoteur Altarea devait boucler le rachat de 60% du capital du gestionnaire d’actifs Primonial, la cession des 40% restants devant avoir lieu en 2024, assortie d’un éventuel complément du prix. Mais, quelques jours avant cette signature (le closing), Altarea a mis fin unilatéralement aux discussions, qui avaient démarré sept mois plus tôt. Les principaux actionnaires de Primonial, représentant 85,7% du capital et comprenant notamment Bridgepoint, Latour Capital, et Sogecap, conseillés par le cabinet Versini-Campinchi, Merveille & Colin, ont décidé de riposter en justice. Ils ont assigné Altarea devant le tribunal de commerce de Paris le 22 mars et réclament au groupe immobilier 110 millions d’euros au titre des préjudices subis du fait de cette annulation, selon les informations de L’Agefi. L’opération devait porter sur un montant de 736 millions d’euros, correspondant à la quote-part du prix que ces vendeurs devaient toucher, et déterminée sur une valeur d’entreprise totale (dette incluse) du groupe Primonial de près de 2 milliards d’euros. Altarea et les vendeurs feront chacun valoir leurs arguments lors de l’audience, qui doit se tenir à la fin du mois d’avril. Contacté par L’Agefi, le groupe Altarea ne souhaite faire aucun commentaire sur cette assignation à comparaître. Retards Pour justifier son refus de conclure l’affaire, Altarea a notamment assuré que les opérations préalables à la cession n’avaient pas été menées en temps et en heure par les cédants et que ceux-ci avaient été en incapacité de leur délivrer la chose vendue. L’opération demandait notamment d’isoler La Financière de l’Echiquier (LFDE), qui fait partie du groupe Primonial mais devait rester en dehors du périmètre de la cession. Comme à l’accoutumée pour ce type d’opération, les allers-retours entre les parties ont été nombreux, jusqu’à quelques jours avant la date butoir. Mais les cédants estimaient qu’ils avaient apporté les réponses aux questions de l’acquéreur. Dans l’assignation à comparaître, que L’Agefi a pu consulter, les vendeurs déclarent que c’est «avec stupeur et consternation qu’ils ont subi le brutal changement d’attitude de l’acquéreur». En effet, celui-ci, le 25 février 2022, à moins de deux jours ouvrés du closing, a déclaré ne pas être en mesure de «signer, le 2 mars, dans des conditions assurant une sécurité juridique satisfaisante». «Nous sommes surpris de recevoir un tel courrier alors que nous avons, certes dans quelques cas avec un retard, inhérent toutefois à une transaction d’une telle complexité, réalisé et satisfait à l’ensemble de nos obligations au titre du protocole de cession», ont réagi les vendeurs. Changement de protocole A leurs yeux, l’argument d’insécurité juridique n’est pas justifié. Ils déclarent d’ailleurs dans l’assignation qu’Alain Taravella, le dirigeant d’Altarea, aurait proposé aux dirigeants de Primonial, le 27 février soit deux jours après avoir refusé de continuer les discussions, de négocier un nouvel accord consistant à acquérir immédiatement 100% du Groupe Primonial, plutôt que de diviser cette opération en deux phases. Et cela en supprimant le complément de prix offert à tous les vendeurs, pour lui substituer un mécanisme de compensation au bénéfice des seuls managers. Les cédants estiment que l’acheteur a manqué à «son obligation contractuelle de bonne foi» en résiliant «unilatéralement et fautivement le protocole». Ils auraient pu demander son exécution forcée, mais ont préféré, pour éviter de demeurer associés deux ans avec Altarea, réclamer les 110 millions de dommages et intérêts. Ceux-ci se décomposent en trois parties : 50 millions d’euros pour le manque de chances de réaliser des investissements grâce au produit de la cession, 50 millions d’euros pour atteinte à l’image de Primonial, et 10 millions d’euros pour les frais de conseil et la mobilisation interne des équipes. Des sommes impressionnantes, sur lesquelles la justice devra statuer.
Le gérant de hedge funds Bill Ackman va abandonner les campagnes activistes agressives, a-t-il annoncé dans un rapport annuel cité par le FT. Le fondateur de Pershing Square Capital Management a déclaré mardi qu’il prévoyait d’être un actionnaire plus discret, qui achètera de gros blocs de sociétés cotées et qui travaillera en coulisse lorsqu’il y a des problèmes. «Toutes nos interactions avec les entreprises sur les cinq dernières années ont été cordiales, constructives et productives», a indiqué Bill Ackman dans le rapport. «Nous avons l’intention de continuer dans cette voie, car cela rend notre travail plus facile et plus agréable, et améliore notre qualité de vie».
Carine Beucher – Helard rejoint Fastea Capital, société de gestion basée à Nantes, pour être directrice du développement externe. L’intéressée était jusqu’à présent responsable des relations partenaires de Portzamparc Gestion (groupe BNP Paribas). Avant cela, elle a été directrice marketing de Vega Investment Managers et de 1818 Gestion. Elle a aussi travaillé pour Allianz et Rothschild & Co.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré une collecte nette de 3,9 milliards d’euros en février, selon les dernières statistiques d’Assogestioni. Depuis le début de l’année, ces fonds engrangent 9,2 milliards d’euros. La collecte de février a principalement concerné les fonds actions (2,2 milliards d’euros) et les fonds diversifiés (1,5 milliard d’euros). Les fonds obligataires voient en revanche sortir 738 millions d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, la collecte de février s’est élevée à 6,3 milliards d’euros. Le groupe Intesa Sanpaolo est celui qui a le plus profité de la vivacité du secteur en février, ayant attiré 2,8 milliards d’euros. Viennent ensuite Generali (1,2 milliard d’euros) et Amundi (689 millions d’euros).Ce trio de tête est aussi celui qui domine le secteur italien de la gestion. En revanche, Poste Italiane a vu sortir 944 millions d’euros et Schroders, 237 millions d’euros. Les encours du secteur ont atteint 2.508 milliards d’euros, dont 1.233 milliards d’euros pour les fonds ouverts.
Le superviseur européen des marchés financiers Esma a comparé la performance de 3,155 fonds Ucits européens – dont 90% de fonds actifs – à celle de leurs indices de référence sur la période du 19 février au 30 juin 2020. Une période durant laquelle les marchés ont été mis à rude épreuve avec un épisode de crise boursière lié à la pandémie de Covid-19. Dans son étude, publiée ce lundi, l’Esma divise cet épisode en trois séquences: le stress (19 février – 31 mars 2020), le retournement (1er avril –19 mai) et la stabilisation (19 mai – 30 juin). Durant la phase de stress, l’Esma note que les fonds analysés ont perdu jusqu’à plus de 30% en ligne avec la chute des indices. Cependant, plus de la moitié des fonds analysés ont sous-performé, net de frais, leurs benchmarks sur cet épisode de stress. Puis, durant la phase de retournement, les rendements ont progressé de 11% en moyenne, plus que les indices Eurostoxx 50 et Eurostoxx 600 (+7% et +8% respectivement). Enfin, lors de la phase de stabilisation, les rendements sont restés positifs autour de 5% en moyenne tant pour les fonds actifs que pour les indices de référence inscrits dans leurs prospectus. Seuls 32% des fonds actifs ont fait moins bien que leur indice de référence. L’Esma en conclut qu’elle a été «incapable d’identifier une surperformance nette claire des fonds actifs comparé à leurs indices dans leurs prospectus dans la période du 19 février au 30 juin 2020». Aussi l’Esma remet en cause l’hypothèse selon laquelle les fonds actifs battent de façon constante les fonds passifs lors des périodes de stress de marché. Celle-ci ne tient pas en considérant son échantillon de fonds. En moyenne, durant les pires jours de la crise du Covid – soit la dernière semaine de mars - les fonds gérés activement ont sous-performé de 0,8% net leurs indices de référence lorsque les fonds passifs les sous-performaient de 0,01% net en moyenne, calcule le superviseur. L’Esma note par ailleurs que les fonds actifs présentant les meilleures performances nettes et battant constamment leur indice de référence sur la période concernée étaient les mieux notés par l’agence de notation de fonds Morningstar. «Pour le reste des fonds analysés, la performance ajustée au benchmark était autour de zéro ou clairement négative», résume le superviseur.
Le gestionnaire d’actifs vietnamien Dragon Capital vient d’obtenir le feu vert de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour la distribution de son fonds Vietnam Equity (Ucits) sur le marché français. Ce fonds, domicilié en Irlande et lancé en 2013, investit à moyen-long terme sur les sociétés vietnamiennes cotées à la Bourse de Ho Chi Minh, de Hanoi ou toute autre place boursière et peut disposer d’une petite poche obligataire sur les souverains et la dette d’entreprise vietnamienne. Géré par Le Yen Quynh, le fonds peut aussi investir jusqu'à 10% de son actif net sur des titres non cotés. Ses encours s'élevaient à environ 336 millions d’euros à fin février 2022.