Cinq ans après le déclenchement par le Royaume-Uni de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, qui lui a permis sa sortie de l’Union européenne (UE), les annonces de mouvements des institutions financières liées au Brexit se sont stabilisées selon EY. Le consultant traque les mouvements de 222 firmes de services financiers via son EY Financial Services Brexit Tracker. EY n’a observé aucun changement durant le premier trimestre 2022. Selon le décompte du consultant, 44% des sociétés qu’il suit (97 sociétés) ont relocalisé ou ont des projets de relocalisation de certaines activités basées au Royaume-Uni dans l’Union Européenne depuis le référendum sur le Brexit. Le nombre total d’emplois relocalisés du Royaume-Uni en Europe à cause du Brexit a diminué à un peu plus de 7.000 contre 7.400 en décembre dernier et 7.600 en mars 2021. EY rappelle que dans la foulée du référendum de 2016 sur le Brexit, quelque 12.500 relocalisations d’emplois étaient envisagées par les institutions financières britanniques qui se préparaient alors à un Brexit dur. En revanche, le nombre d’embauches liées au Brexit depuis le référendum a augmenté d’environ 5.000 à 5.400 durant le premier trimestre 2022. Cette tendance est principalement soutenue par une légère hausse du nombre de salariés embauchés à Londres. La majorité des mouvements déjà finalisés Pour Omar Ali, responsable de l’équipe services financiers pour l’Europe, le Moyen-Orient, l’Inde et l’Afrique chez EY, la plupart des sociétés ont finalisé la majorité de leurs mouvements opérationnels essentiels bien avant la date limite de fin 2020 pour le Brexit et n’ont pas vécu de perturbations dans le service de leurs clients européens et britanniques. «Bien que les chiffres se soient maintenant stabilisés, un certain degré de fluidité persistera pendant quelques années, et les mouvements de personnel et d’opérations sur les marchés financiers européens se poursuivront, car les entreprises doivent faire face à l’incertitude géopolitique actuelle, à la dynamique post-pandémique et aux exigences réglementaires, y compris la prochaine révision du «desk-mapping» de la BCE (l’examen par la BCE des activités des banques britanniques en Europe pour traquer les bureaux «fantômes», ndlr)», dit Omar Ali. L’accès transfrontalier reste une priorité pour les entreprises du Royaume-Uni et de l’UE, qui cherchent à établir les marchés les plus efficaces et les plus liquides, offrant aux clients finaux le meilleur choix et les meilleurs prix, poursuit-il. Mais dans l’ensemble, les décisions liées au Brexit sont de plus en plus intégrées dans des considérations opérationnelles plus larges des entreprises dans leurs stratégies de croissance et de transformation. Hors Europe, EY estime que l’accord de reconnaissance mutuelle des services financiers entre le Royaume-Uni et la Suisse a le potentiel pour devenir un modèle de référence que d’autres juridictions pourront reproduire.
Le spécialiste des produits structurés Lynceus Partners a annoncé mardi 29 mars la nomination de Melchior de Villeneuve en tant que responsable du développement du bureau de Zurich. Ses principales responsabilités seront d’étendre les canaux de distribution, développer l’offre de produits et les fonctionnalités d’Argo, la plateforme technologique de Lynceus Partners. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur de CentraleSupélec, Melchior de Villeneuve a débuté sa carrière en 2008 à Londreschez Axa IM en tant qu’investisseur multi-actifs. Il a ensuite occupé les mêmes fonctions chez Friends Life (2012-2015) puis Architas (2015-2017). En 2018, il est devenu responsable de la clientèle institutionnelle d’Architas.
Schroders Solutions, qui gère 150 milliards de livres d’actifs pour des compagnies d’assurances, a été choisi comme partenaire de la nouvelle plate-forme d’investissement de l’assureur Lloyd’s. Cette plate-forme a vocation à proposer aux investisseurs un éventail de fonds sur diverses classes d’actifs, dont le non coté. Les investisseurs pourront les choisir et les assembler à leur guise. Chaque fonds sera géré par une société de gestion externe qui sera sélectionnée grâce aux conseils en architecture ouverte de Schroders Solutions. Le Central Fund de Lloyd’s co-investira dans les fonds afin de faciliter leur lancement. «Nous pouvons désormais cocréer une plateforme sur mesure, qui permettra à tous les investisseurs de réaliser des gains d’efficacité et des économies d'échelle. La plateforme donne accès à l’architecture ouverte de Schroders Solutions et à nos capacités en croissance rapide dans des classes d’actifs telles que l’immobilier, la dette d’infrastructure, le capital-investissement et la dette privée. Les investisseurs bénéficieront également de notre approche de la durabilité et de l’ESG basée sur les données, qui est fortement axée sur l’aide aux clients dans leur cheminement vers le net zéro», commente James Barham, président exécutif de Schroders Solutions. Schroders a créé le pôle Schroders Solutions début février après l’acquisition de la division UK Solutions de River and Mercantile Group.
Santander Asset Management, filiale de gestion d’actifs du groupe financier espagnol Santander, a nommé Augusto Caro en qualité de nouveau responsable mondial de la gestion répondant aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’intéressé succède à Ana Rivero qui se voit confier la direction des investissements responsables de Santander Wealth Management. Laura Blanco est, elle, nommée responsable de la stratégie ESG de Santander Wealth Management. Augusto Caro, rattaché au directeur mondial des investissements de Santander AM, José Mazoy, a évolué précédemment au sein de Bankia Asset Management où il a occupé les fonctions de responsable des investissements pour les fonds actions, mixtes et fonds de pension. Il a également travaillé comme gérant chez Caja Madrid Pensiones et Gesmadrid. Santander AM s’est fixé un double objectif de réduire de moitié ses émissions de carbone d’ici 2030 et de devenir le premier gestionnaire d’actifs espagnol carbone neutre d’ici 2050. Santander Wealth Management vise la levée de 100 milliards d’euros dans des fonds durables d’ici 2025.
Euromobiliare Asset Management, la société de gestion du groupe italien Credem, a créé un fonds en partenariat avec Pictet Asset Management. Baptisé Pictet Action 4 Transition, ce fonds sera géré par la société suisse. Il est investi dans des actions de sociétés dont les perspectives de croissance à long terme dépendent d’une ou de plusieurs méga tendances sociales, économiques, politiques, environnementales ou technologiques. Les thèmes d’investissement seront la transition énergétique, la mobilité, les modèles de production et de distribution et les styles de vie.
Le label luxembourgeois LuxFlag, dédié au développement durable, a annoncé ce 29 mars la nomination d’Isabelle Delas comme directrice générale. Elle remplaceraSachin Vankalas, décédé en juillet dernier. Isabelle Delas prendra son poste le 16 mai prochain. La recrue dirige actuellement la branche financière luxembourgeoise de l’investisseur à impact Motion GmbH. Auparavant, elle a travaillé dans le droit à l’European Business Reliance Centre (2011-2016) et à l’International Development Law Organization (2001-2010). Elle a commencé sa carrière comme professeure assistante en droit à l’Universitié de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines.
Tim Pearey, le directeur général d’Odey Asset Management, a quitté ses fonctions après plus de 20 ans au sein de la société. Il était associé de la boutique britannique depuis 2009 et il a passé six ans en tant que co-directeur général, puis seul directeur général. Tim Pearey est devenu seul directeur général fin 2020 lorsque le fondateur Crispin Odey a pris du recul pour gérer un nouveau fonds et préparer sa défense au cours d’un procès pour agression, au cours duquel il a été reconnu non coupable.
UOB Asset Management et Mirae Asset Global Investments (Hong Kong) vient de signer un memorandum of understanding (MoU) afin de lancer une série de nouveaux ETF thématiques en Asie. Mirae Asset gère actuellement la gamme d’ETF dénommée Global X ETF distribués à Hong Kong, à Singapour, à Taïwan, en Thaïlande, au Viêtnam, en Indonésie et en Malaisie. Avec ce partenariat de trois ans, UOB AM recevra les services de conseil et de formation de la part de Mirae Asset. Pour sa part, UOB AM fournira les capacités de recherche dans les trois mégatendances en Asie: le changement de la démographie, la transition écologique et l’économie digitale. UOB AM va également distribuer ces ETF à travers ses réseaux de marketing. Ce MoU représente une deuxième collaboration entre UOB AM et Mirae Asset, après avoir lancé un ETF axé sur les jeux vidéo en Thaïlande en 2021.
La société de gestion Goldman Sachs Asset Management vient de conclure une joint-venture avec Sojitz Corporation, afin d’investir dans l’immobilier résidentiel au Japon. La nouvelle entité sera créée cet été, et dans laquelle Goldman Sachs AM aura une participation de 75%. A travers ce partenariat, Sojitz et Goldman Sachs AM comptent acquérir pour 300 millions de dollars d’actifs dans le secteur d’immobilier résidentiel en 2022. La joint-venture vise à lever 400 à 500 millions de dollars chaque année à partir de 2023. Sojitz New Urban Development, une filiale de Sojitz, utilisera son réseau dans le marché d’immobilier résidentiel, afin de restaurer les bâtiments anciens pour créer davantage de valeur pour les locataires et les investisseurs. Selon Sojitz, la stratégie de rénovation des logements anciens profitera davantage à l’environnement par rapport aux projets de reconstruction. Goldman Sachs AM gérait plus 400 milliards de dollars d’actifs, dont 5 milliards de dollars d’encours sous gestion au Japon. La société de gestion américaine a déjà investi 16 milliards de dollars dans 1800 projets d’immobiliers au pays de soleil levant.
La société de gestion Franklin Templeton vient d’annoncer la nomination de Sweta Dugar au rang de directrice des clients institutionnels en Asie du Sud-est (ex-Malaisie). Basée à Singapour, elle sera chargée de travailler avec les équipes régionales, afin de développer des services clients. Sweta Dugar arrive de BlackRock, où elle était vice-président pour le business institutionnel en Asie du Sud-est depuis12 ans. Auparavant, elle a travaillé chez Capital International comme responsable du marketing et des relations clients pour les investisseurs à Singapour, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Renforcement de l’équipe alternatives asiatiques Franklin Templeton a également promu Richard Surrency, directeur d’actifs alternatifs en Asie, au poste nouvellement créé de directeur de la gestion des relations et des services clients en Asie. Basé à Singapour, il sera responsable pour la gestion des relations clients ainsi que l’exécution des stratégies commerciales pour les clients institutionnels et particuliers. Il sera également chargé d’épauler Tariq Ahmad, directeur de la distribution en Asie, pour la stratégie de gestion alternative dans la région. Richard Surrency est entré chez Franklin Templeton en 2020. Auparavant, il a travaillé comme managing director pour la stratégie capital chez Algebris Investments. Il a également occupé le poste de directeur exécutif pour les actions institutionnelles en Asie chez Morgan Stanley ainsi que managing directeur et directeur commercial en Asie pour BNY Mellon. Sweta Dugar et Richard Surrency seront rattachés à Tariq Ahmad.
Lex Greensill a autrefois proposé à GAM une option pour acquérir des actions dans Greensill Capital, dans le cadre d’un accord qui lui permettait d’utiliser l’argent des clients pour financer sa société désormais défunte, a appris le Financial Times. Plusieurs années avant sa faillite retentissante, Greensill Capital était au centre d’un imbroglio au sein de GAM qui a conduit la société de gestion à licencier son gérant star Tim Haywood et geler des milliards de dollars de fonds qu’il gérait. En plus d’investir l’argent des clients dans des produits difficiles à vendre que lui soumettait Greensill, Tim Haywood était un intermédiaire dans les négociations de GAM avec Lex Greensill, raconte le FT. Greensill a proposé à GAM un warrant actions dans sa société en octobre 2016, selon des documents décrivant l’opération. Cela permettait à la société de gestion suisse d’acquérir 12,5 % de Greensill Capital pour 125 millions de dollars. Cet arrangement s’accompagnait d’un accord dans le cadre duquel les fonds de GAM prêtaient plus de 120 millions de dollars à Greensill Capital, via un véhicule spécial appelé Laufer.
La banque Rothschild & Co a annoncé, lundi, la nomination de Javed Khan en tant que managing partner de Rothschild & Co Gestion, son activité de gestion d’actifs. Javed Khan était jusqu’à présent responsable du Merchant Banking. Il travaillera aux côtés d’Alexandre de Rothschild, président exécutif, et de Robert Leitão et François Pérol, managing partners. Il remplace Marc-Olivier Laurent, qui a quitté ses fonctions, et rejoindra, en qualité de membre, le conseil de surveillance de Rothschild & Co, sous réserve de l’approbation des actionnaires lors de la prochaine assemblée générale annuelle, qui se tiendra le 19 mai 2022.
Des membres du Congrès américain ont demandé à Credit Suisse de leur remettre des informations sur le respect par la banque des sanctions liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, rapporte le Wall Street Journal. Ils cherchent plus précisément des informations sur le financement de yachts et d’avions appartenant à des personnes potentiellement concernées par les sanctions après avoir lu en février un article du Financial Times indiquant que Credit Suisse avait demandé aux investisseurs la destruction de documents relatifs à des transactions de financement sur ces objets de luxe avec des Russes. Credit Suisse avait expliqué à l'époque de l’article qu’elle avait demandé aux investisseurs qui n’avaient pas participé à la transaction de détruire les documents, en vertu des pratiques du marché, et que cela n’avait rien à voir avec les récentes sanctions. Elle a précisé qu’aucune donnée n’avait été effacée au sein de la banque.
Ross Teverson, le responsable de la stratégie marchés émergents mondiaux de Jupiter Asset Management, va quitter le groupe, rapporte Citywire. Ses fonctions seront reprises par Nick Payne, qui pilote les actions monde. Le départ de Ross Teverson conduira à une évolution du fonds Global Emerging Markets, qui reflètera l’approche utilisée par Nick Payne dans le fonds Emerging Markets Focus.
Fidelity International vient de recruter Stefan Kuhn en tant que responsable de la distribution d’ETF pour l’Europe. L’intéressé vient de State Street Global Advisors où il était récemment responsable des ETF SPDR pour l’Allemagne, la Suisse et l’Autriche. Il a aussi travaillé pour Société Générale, BNP Paribas et Morgan Stanley. Stefan Kuhn sera chargé de développer l’activité ETF de Fidelity en Europe, à la fois en termes de produits et de distribution. Il rejoindra la société de gestion le 1er avril et sera basé à Kronberg, en Allemagne, et rattaché à Christophe Gloser, responsable des ventes pour l’Europe continentale. Fidelity s’est lancé dans les ETF en 2017 et propose actuellement douze ETF gérés activement.
BlackRock et son compatriote AIG ont dévoilé, lundi, un partenariat d’envergure. Le premier asset manager mondial va prendre en charge la gestion d’environ 150 milliards de dollars d’actifs pour le compte de l’assureur américain : 60 milliards dans son portefeuille d’investissement global, et 90 milliards pour son portefeuille vie et retraite. L’accord prévoit également qu’AIG utilisera Aladdin, la plateforme technologique de BlackRock pour la gestion des risques et des investissements. La sous-traitance partielle de l’activité d’investissement d’AIG s’inscrit dans une stratégie de scission des activités vie et retraite, qui ont vocation à devenir une entité indépendante cotée. A cet effet, AIG avait vendu, l’été dernier, 9,9% du capital de l’activité au fonds d’investissement Blackstone et lui avait confié 50 milliards de dollars à gérer, un montant appelé à atteindre 92 milliards. L’accord entre AIG et BlackRock, soumis au feu vert des régulateurs, se mettra en place par étapes.
Le gestionnaire d’actifs Amundi, filiale du Crédit Agricole, a dévoilé sa nouvelle unité «equity capital markets», qui doit lui permettre de devenir un investisseur de référence dans les IPO en Europe.
La banque Rothschild & Co a annoncé, lundi, la nomination de Javed Khan en tant que managing partner du groupe. Javed Khan était jusqu’à présent responsable du Merchant Banking, fonction qu’il conserve. Il travaillera aux côtés d’Alexandre de Rothschild, président exécutif, et de Robert Leitão et François Pérol, managing partners. Il remplace Marc-Olivier Laurent, qui a quitté ses fonctions, et rejoindra, en qualité de membre, le conseil de surveillance de Rothschild & Co, sous réserve de l’approbation des actionnaires lors de la prochaine assemblée générale annuelle, qui se tiendra le 19 mai 2022.
Le fonds d’investissement spécialisé dans les services financiers BlackFin Capital Partners a signé un accord en vue de devenir actionnaire majoritaire du groupe CIR, expert des produits d’épargne immobilier. BlackFin va succéder à Bridgepoint Development Capital, entré au capital en 2017, aux côtés des fondateurs, François Larrère et Franck Temim, et de l’équipe de management. La transaction est soumise à l’approbation des autorités de régulation. Fondé en 1988, le groupe CIR fournit à des épargnants français et à des investisseurs institutionnels des produits à sous-jacent immobilier en centre-ville via trois offres : CIR, pour l’investissement direct en produits Malraux, déficits fonciers et monument historique ; Urban Premium, pour l’investissement indirect au travers de SCPI résidentielles et de rendement ; et Agarim, pour l’investissement en démembrement. Le groupe a plus que doublé en taille depuis l’arrivée de Bridgepoint, pour atteindre plus de 250 millions d’euros de revenus.
HSBC Asset Management vient de recruter l’équipe d’infrastructure cotées d’AMP Capital, dirigée par Giuseppe Corona, directeur mondial d’infrastructure cotée. Basé à Londres, il sera rattaché à Joanna Munro, directrice général d’HSBC Alternatives. Giuseppe Corona est entré chez AMP Capital en 2012 comme gérant et analyste senior, avant d’être promu au rang de directeur mondial d’infrastructure cotée en 2016. Auparavant, il a travaillé comme analyste d’actions chez Exane ainsi que gérant chez Swan Asset Management en Suisse. Il a également passé près de 10 ans à New York chez Bear Stearns & Co comme managing director pour la recherche actions. La nouvelle équipe d’HSBC AM sera répartie entre Londres et Sydney. La division londonienne comprendra deux managing principals dont Antonio Barbera et Andy Jones ainsi que Michel Debs comme principal et Jessica Nguy en tant que spécialiste d’investissement. L’équipe à Sydney inclura Joseph Titmus, managing principal, et Xueting Zhang comme analyste senior. Cette division a également lancé son premier fonds mondial axé sur l’infrastructure cotées. Ce véhicule investira dans un portefeuille des actifs d’infrastructure cotés dans des pays émergents et pays développés. Il se concentrera dans les secteurs de la communication, de l’énergie, de la transportation et des utilites. HSBC AM a annoncé en 2021 la réorganisation de toutes les activités alternatives sous la division d’HSBC Alternatives. Cette division gérait 47 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 décembre 2021.
Actis, la société de gestion spécialisée dans l’infrastructure durable, a annoncé ce 28 mars avoir recruté deux anciens dirigeants de Macquarie Capital. Jun Ohashi vient d’être nommé au rang de partner et directeur d’Actis Japon tandis que Tareq Sirhan a été embauché comme directeur de l’énergie pour l’Asie du Nord. Ils seront basés à Tokyo. Au sein de son nouveau poste, Jun Ohashi sera chargé de superviser les opérations, les relations clients et le développement commercial dans le Pays du Soleil levant. Il sera également responsable de la clientèle institutionnelle dans la région. Jun Ohashi était directeur du Japon chez Macquarie Capital depuis 2008. Auparavant, il a travaillé dans le secteur bancaire pendant 22 ans chez UBS, Fuji Back et Mizuho Corporate Bank, où il a couvert la finance corporate, le financement de projets, les asset-backed securities et l’export finance. Tareq Sirhan, pour sa part, sera chargé du développement du business de l’énergie au Japon, en Corée du Sud et Taïwan. Il sera responsable de l’origination, de la structuration et l’exécution des transactions ainsi que la gestion des investissements. Il arrive de Macquarie Capital Japon, où il était directeur des transactions principales depuis 2016, ayant rejoint le groupe Macquarie en 2002. Auparavant, il a travaillé comme manager chez Jackson Taylor Chartered Accountants ainsi que consultant chez l’entreprise de comptabilité sud-africaine, PKF. Actis souhaite élargir sa présence au Japon, où il compte investir 500 millions de dollars d’ici cinq ans. Il investira également à Taïwan et en Corée du Sud, notamment dans les actifs liés à la transition énergétiques et l’immobilier.
L’agence de recherche et de notation extra-financière Sustainalytics, propriété de Morningstar, a recruté William Goldberg au poste de manager pour ses relations clients à Paris. William Goldberg a auparavant officié près de six ans chez Robeco où il s’occupait du développement commercial institutionnel en France et à Monaco. Il a également travaillé chez State Street Global Advisors (SSGA) dans l'équipe des ventes pour les distributeurs tiers et les intermédiaires en France et à Monaco ainsi que chez Henderson Global Investors (aujourd’hui Janus Henderson).
Le fonds d’investissement spécialisé dans les services financiers BlackFin Capital Partners a signé un accord en vue de devenir actionnaire majoritaire du groupe CIR, expert des produits d’épargne immobilier. BlackFin va succéder à Bridgepoint Development Capital, qui était entré au capital en 2017, aux côtés des fondateurs, François Larrère et Franck Temim et de l’équipe de management. La transaction est soumise à l’approbation des autorités de régulation.
Les actionnaires de Credit Suisse ont fait pression sur la banque pour qu’elle n’inclue pas un vote lors de son assemblée générale qui absoudrait les administrateurs et dirigeants au sujet du scandale Greensill, selon le Financial Times, qui cite des sources proches du dossier. Les investisseurs du groupe suisse ont fait part de leur inquiétude au nouveau président Axel Lehmann concernant la décision du conseil d’administration de ne pas publier le rapport sur les manquements de la banque relatifs à la faillite de Greensill l’an dernier, qui a provoqué le gel de 10 milliards de dollars de fonds. Lors de réunions avec Axel Lehmann ces dernières semaines, les actionnaires ont demandé à ce que le vote de décharge soit retiré de l’agenda de l’AG, parce qu’ils estiment ne pas avoir assez d’informations sur qui était responsable des pertes liées à Greensill au sein de Credit Suisse.
Le fonds Echiquier Climate Impact Europe, lancé en France en décembre 2020, change de dénomination et devient Echiquier Climate & Biodiversity Impact Europe à compter du 22 mars 2022, annonce La Financière de l’Echiquier. Cela reflète l’intégration de deux objectifs de développement durable (ODD) liés à la biodiversité dans sa stratégie: l’ODD 14 sur la vie aquatique et l’ODD 15 sur la vie terrestre. Ils s’ajoutent aux ODD pris en compte pour le climat, l’ODD 7 sur l’énergie propre et d’un coût abordable et l’ODD 11 sur les villes et communautés durables. Une partie des frais de gestion de ce fonds à impact financera en 2022 un projet à fort impact social, 100 % Transition. Conçu par Osons Ici et Maintenant, ce programme d’accompagnement favorise l’insertion des jeunes au service de la transition écologique et sociale. LFDE s’est de plus engagée, dans le cadre du Finance for Biodiversity Pledge, à intégrer d’ici 2024 des critères de biodiversité dans ses analyses, à mesurer l’impact de l’ensemble de ses investissements et à les publier en toute transparence.
Jamais deux sans trois. Pour la troisième année consécutive, Pictet Asset Management et Natixis Investment Managers arrivent en tête du classement français du Broadridge Fund Brand 50 des meilleures marques de gestion d’actifs dévoilé ce lundi. BlackRock se classe troisième cette année, ayant gagné une place par rapport à l’année dernière.
Les superviseurs européens des banques, de contrôle de l’assurance et des fonds de pension et des marchés financiers ont mis à jour, vendredi, le calendrier de l’application des standards techniques réglementaires (RTS) de niveau 2 durèglement européensur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR). Les autorités ont officialisé la date du 1er janvier 2023 pour l’entrée en vigueur de ce paquet de 13 standards techniques, qui avait déjà été repoussée de janvier à juillet 2022. Par ailleurs, les superviseurs ont clarifié leurs attentes sur les données chiffrées à fournir pour les publications d’information produit relevant de l’article 5 et 6 de la taxonomie européenne. «Concernant les informations à fournir pendant la période transitoire (jusqu’à janvier 2023, ndlr), les superviseurs s’attendent à ce que les acteurs des marchés financiers fournissent une quantification explicite, par l’indication numérique du pourcentage, de la mesure dans laquelle les investissements sous-jacents au produit financier sont alignés sur la taxonomie. En outre, bien qu’il ne faille pas recourir à des estimations, lorsque les informations ne sont pas facilement disponibles dans les publications des sociétés bénéficiaires, les acteurs des marchés financiers peuvent se fier à des informations équivalentes sur l’alignement sur la taxonomie obtenues directement auprès des sociétés bénéficiaires ou de fournisseurs tiers», expliquent les autorités de surveillance européennes.
Les sanctions prises à l’égard d’entités et de personnalités russes suite à l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie ont eu un impact sur la société «chèque en blanc» (Spac) Emerging Markets Horizon Corp. cotée à la Bourse de New York. Des membres du groupe financier russe VTB, visé par les sanctions, figuraient au conseil d’administration du Spac. Or, le Spac et son sponsor, EM Horizon Investments, ont décidé de ne plus employer ou d’avoir à leur conseil d’administration des représentants de VTB. Dès lors, le directeur financier du Spac, Bernard Abdelmalak, salarié de VTB, a démissionné de ses fonctions au sein du Spac Emerging Markets Horizon Corp. le 23 mars. Riccardo Orcel, frère du directeur général d’Unicredit Andrea Orcel, conserve son rôle de directeur général ainsi que sa place au conseil d’administration du Spac après avoir démissionné de son poste de vice-président non exécutif de VTB Capital. Le sponsor aussi est affecté puisqu’une filiale indirecte de VTB – Nevsky Properties Limited – y dispose d’une part de 25%. Part qui sera transférée à Riccardo Orcel dès que possible. En outre, dans une communication publiée jeudi 24 mars, le Spac explique qu’il n’a plus l’intention de chercher une acquisition ou une fusion avec une société basée en Russie ou en Biélorussie, ou affiliée avec VTB. Le Spac indique désormais vouloir se concentrer sur l’identification d’une société-cible pour l’acquisition d’une entreprise de technologie en forte croissance avec une valorisation d’au moins 700 millions de dollars et basée en Europe de l’Ouest, Europe centrale et de l’Est, dans la CEI (hors Russie et Biélorussie) ou en Amérique latine.
Après une année 2021 plutôt calme, le temps des acquisitions pourrait être revenu pour Generali Investments. «Ces trois dernières années, nous avons été très actifs avec huit opérations pour bâtir notre écosystème en gestion d’actifs », rappelle Carlo Trabattoni, le directeur général de la société de gestion italienne, dans une interview à NewsManagers. Aujourd’hui, Generali Investments compte seize unités opérationnelles dont huit sont issues d’acquisitions ou de créations ad hoc. Les encours se montent à 573,5 milliards d’euros fin 2021. Le nouveau plan 2022-2024 de Generali, appelé « Partenaire à vie 24 », prévoit de continuer à développer la gestion d’actifs. L’assureur transalpin vise un taux de croissance annuel moyen des revenus de 7 % en gestion d’actifs pour atteindre 1,3 milliard d’euros en 2024. Cette hausse de 250 millions par rapport au niveau de 2021 proviendra de l’augmentation des revenus captifs pour 150 millions d’euros et de des revenus externes pour 100 millions. Les clients externes représentaient 31,5 % des revenus 2021, soit un peu moins que les 35 % ciblés dans le plan précédent. Le décalage est dû à l’augmentation plus importante que prévu des revenus captifs, explique Carlo Trabattoni. Croître dans la dette privée Le groupe dispose de 2,5 milliards à 3 milliards d’euros pour soutenir cette croissance, sachant que cette somme est aussi bien à la disposition de l’assurance que de la gestion d’actifs, sans aucune répartition préalable. L’allocation dépendra des opportunités. L’un des projets qui pourra en bénéficier est l’élargissement de l’expertise en actifs réels. Generali Investments prévoit notamment de «bâtir une offre de dette privée maison», selon son nouveau plan. Carlo Trabattoni souligne que Generali Investments, avec 56 milliards d’euros d’actifs, est déjà un acteur important dans l’univers du non coté. «La plus grande partie se trouve dans l’immobilier. Ensuite, nous avons une partie importante dans le private equity. Tout le reste se trouve dans la dette privée, la dette d’infrastructure…», détaille-t-il. Pour aller plus loin, la société compte renforcer les moyens des boutiques existantes afin qu’elles élargissent leurs offres. Elle veut aussi croître en interne. Enfin, la croissance externe sera utilisée «si nous trouvons une opportunité qui nous convient dans la dette privée». A l’heure où ces classes d’actifs sont très prisées, trouver un acteur n’est pas si facile. «Nous avons constamment des discussions. Mais il est primordial de trouver la bonne alchimie, le bon mix d’activités…. Cela prend du temps. La priorité du plan précédent était d’établir une empreinte dans ce domaine, ce que nous avons fait, de manière à pouvoir croître davantage», explique Carlo Trabattoni. ESG, quantamental et thématiques La dette privée n’est pas le seul centre d’intérêt de Generali Investments. Sondé sur les autres classes d’actifs qu’il pourrait rechercher pour compléter l’offre de sa société, Carlo Trabattoni souligne le «focus important sur l’ESG» qui existe actuellement. Il évoque aussi le quantamental et la gestion thématique. «Ce sont des aspects que nous cherchons à développer. Et nous le ferons avec de nouvelles compétences». Quelle que soit l’expertise ciblée, le dirigeant italien indique préférer aujourd’hui étudier des opportunités plus matures, comme acquérir une société, plutôt qu’en créer une de zéro une avec une équipe existante, car cette dernière option est plus chronophage. «Nous regardons des choses qui sont plus établies, comme Sycomore ou Lumyna, mais peut-être plus grandes, plus matures, avec plus de clients… C’est aussi pour cela prend du temps», commente Carlo Trabattoni. L’autre pendant de la stratégie de développement en gestion d’actifs est l’élargissement de la distribution. Après avoir récemment ajouté l’Espagne et le Portugal à son maillage géographique, Generali Investments va prochainement ouvrir des bureaux à Zurich en Suisse et à Singapour. L’établissement à Singapour va permettra à la société de gestion de distribuer les fonds de ses boutiques en Asie, ce qu’elle ne fait pas encore actuellement. La société pourra aussi profiter des bureaux de l’assurance à Hong Kong.