Les déboires de Credit Suisse se poursuivent. La banque suisse a averti ce 23 mars qu’elle attendait le prononcé d’une amende de la part d’un tribunal bermudien dans les prochains jours, avec une sanction pouvant dépasser les 500 millions de dollars. L’action en justice concerne une ancienne filiale d’assurance-décès locale, Credit Suisse Life Bermuda. Le groupe suisse ne précise pas les motifs de la plainte mais indique avoir pris «précédemment des provisions contre cette affaire et a l’intention de poursuivre toutes les actions légales à sa disposition». Selon l’agence Reuters, la banque fait référence à des plaintes de clients souhaitant être indemnisés pour des pertes causées par l’ancien conseiller à la clientèle de Credit Suisse, Patrice Lescaudron, qui a été condamné par un tribunal genevois en 2018 pour avoir escroqué des clients. Il s’est donné la mort en 2020. Credit Suisse a fait valoir que Patrice Lescaudron lui avait caché ses activités. La banque dit qu’elle annoncera le 27 avril, lors de la publication des résultats trimestriels, si des provisions supplémentaires sont nécessaires.
Federal Finance Gestion, société de gestion du groupe Arkéa Investment Services, lance le fonds Federal Transition Emploi, qui vise à contribuer au développement de l’emploi en France. Le produit est investi en actions françaises et zone euro et il est éligible au PEA. Il s’agit du sixième fonds de la gamme Transition de Federal Finance Gestion, qui a pour objectif de permettre aux épargnants et aux investisseurs de donner du sens à leur épargne, autour de 2 problématiques : la transition environnementale et le maintien de la vitalité des territoires. «Ce fonds vise à mettre notre expertise de stock-picking au service de la performance et de l’emploi en France. Pour cela, nous allons accompagner les entreprises qui choisissent de localiser leurs emplois sur le territoire national», détaille Alain Guélennoc, directeur général de Federal Finance Gestion. Le fonds a obtenu le label ISR et le label Relance. Un rapport d’impact permettra aux investisseurs de mesurer la contribution du fonds à l’emploi.
State Street vient d’annoncer la nomination de Jesse Cole au poste de directeur mondial des marchés privés. Il sera chargé de l’exécution de la stratégie mondiale pour des marchés non cotés, afin d’élargir la présence de State Street au sein de cette classe d’actifs au niveau mondial. Basé à Chicago, il sera rattaché à Paul Fleming, directeur mondial de la division alternative. Jesse Cole arrive de Goldman Sachs, où il a travaillé comme managing director pour Global Shareholder and Fund Services. Auparavant, il a occupé des postes importants chez Invesco et Northern Trust. Il a 30 ans d’expérience au sein des marchés privés. A travers cette nomination, State Street souhaite exploiter l’augmentation du flux d’investissement dans les marchés privés. D’ailleurs, la société de gestion américaine a annoncé en 2021 l’acquisition de Mercatus, un fournisseur des solutions front-et-middle office et la gestion des données pour les gérants du marchés privés. State Street a également lancé State Street Alpha for Private Markets, qui permet les investisseurs institutionnels de gérer le cycle de vie entier des investissements dans l’infrastructure, le capital-investissement, l’immobilier, les fonds de fonds et la dette privée.
La société de gestion néerlandaise Robeco vient d’annoncer ce 23 mars la promotion de Joshua Crabb, jusqu’ici gérant senior, au rang de directeur actions en Asie-Pacifique à partir de 1er juillet 2022. Il remplacera Arnout van Rijn, qui retournera aux Pays-Bas après avoir travaillé à Hong Kong pendant 14 ans. Il a joué un rôle clé lors de la création de l’équipe dans cette région. Il gérait également des fonds Robeco Asia-Pacific Equities, Robeco Asian Stars et Robeco Sustainable Asian Stars Equities. Arnout van Rijn rejoindra l’équipe de multi-actifs durables en tant que gérant, à partir de 1er septembre 2022. Dans cette réorganisation, Joshua Crabb deviendra gérant du fonds Robeco Asia Pacific Equities, épaulé par Harfun Ven, ainsi que des véhicules Robeco Asian Stars et Robeco Sustainable Asian Stars, soutenu par Vicki Chi. Il sera également chargé de diriger l’équipe actions en Asie-Pacifique. Joshua Crabb est entré chez Robeco en 2018 comme gérant senior basé à Hong Kong. Auparavant, il a travaillé comme directeur actions asiatiques chez Old Mutual Global Investors. Il a occupé le poste de directeur chez BlackRock à Hong Kong et Prudential Asset Management à Singapour. Au début de sa carrière, il a travaillé comme analyste actions australiennes et internationales chez BT Financial Group. Robeco comptait 201 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2021.
Franklin Templeton vient de lancer un ETF sur Taïwan, l’ETF Ucits Taiwan, au sein de de sa gamme Franklin LibertyShares. Ce nouveau fonds porte à cinq le nombre des fonds pays de son offre marchés émergents, avec le Brésil, l’Inde, la Chine et la Corée. Le nouvel ETF a été coté sur Deutsche Börse Xetra le 22 mars. Le 23 mars, il a été coté sur le London Stock Exchange et Borsa Italiana. Le fonds est enregistré au Royaume-Uni, en Irlande, en Autriche, au Danemark, en Finlande, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Suède.
Une obscure banque néerlandaise, ASR Bank, a pris la tête du classement des ventes de fonds en Europe en février réalisé par Lipper Refinitiv, avec 2 milliards d’euros de collecte. Ce montant s’est réparti entre fonds actions (1,2 milliard d’euros) et fonds obligataires (800 millions d’euros). L’établissement batave est suivi de près par l’habituel leader, BlackRock, avec pratiquement 2 milliards d’euros. Arrivent ensuite Invesco (1,9 milliard d’euros), State Street Global Advisors (1,8 milliard) et Goldman Sachs (1,6 milliard d’euros). Notons que la collecte a été pratiquement uniquement réalisée dans les ETF pour BlackRock, Invesco et SSGA. Les ETF ont enregistré des souscriptions nettes de 9,2 milliards d’euros, alors que les fonds traditionnels voyaient sortir 67,6 milliards d’euros. En février, alors que la guerre en Ukraine éclatait, les fonds vendus en Europe ont accusé des sorties nettes de 58,4 milliards d’euros. La classe d’actifs qui s’est le mieux vendue est celle des fonds diversifiés (+8,3 milliards d’euros). Les fonds actions ont attiré 4,7 milliards d’euros. Les fonds monétaires sont en décollecte de 49,4 milliards d’euros sur le mois globalement. Ils ont joué un rôle important dans le classement, puisqu’ils ont représenté 2,1 milliards d’euros de collecte pour Goldman Sachs et 2,6 milliards pour KBC (9ème).
Une nouvelle société de gestion du nom de Panza Capital s’est constituée en Espagne à l’initiative d’anciens salariés du gestionnaire hispanique Bestinver. Ainsi que l’avait dévoilé le quotidien Expansion en janvier, Panza Capital regroupe l’ex-directeur commercial de Bestinver, Gustavo Trillo, l’ex-responsable de la gestion actions espagnoles Ricardo Cañete, et l’ancien responsable des relations avec les investisseurs, Maximiano Pablos. S’y ajoute AlvaroJabón, un des fondateurs du gestionnaire espagnol Diaphanum. Le nom de la société fait référence à Sancho Panza, l'écuyer et compagnon d’aventures de Don Quichotte dans le roman éponyme de Miguel de Cervantes. Gustavo Trillo sera président et directeur général de Panza Capital, qui devrait démarrer ses investissements d’ici la fin de l’année. L’ancien directeurdes investissements de Bestinver de 2014 à 2020,Beltrán de la Lastra, pourrait également se joindre à eux.
La nomination, ce mercredi, d’Iris Knobloch en tant que présidente du Festival de cinéma de Cannes - pour un mandat de trois ans - a eu des répercussions sur la société «chèque en blanc» (special purpose acquisition company ou Spac) I2PO lancée l’an dernier par Mathieu Pigasse et Artemis, holding de la famille Pinault. Ce Spac est dédié à l’industrie du divertissement et des loisirs et a connu une levée de fonds initiale de 250 millions d’euros en juillet 2021. Or, comme l’indique Le Figaro, il se trouve qu’Iris Knobloch est la présidente du conseil d’administration et directrice générale du Spac I2PO. De fait, le journal explique qu’il a fallu résoudre les possibles conflits d’intérêt liés à la nomination d’Iris Knobloch à la tête du Festival, donc ceux du Spac. Iris Knobloch s’est ainsi engagée à ce que le Spac I2PO n’investisse pas dans les domaines liés à son nouveau statut, en l’occurrence des sociétés de production audiovisuelle et cinématographique.
Candriam poursuit sur sa lancée. Le groupe doit annoncer ce matin une collecte nette de 7,4milliards d’euros environ sur la totalité de l’exercice 2021 pour atteindre 158 milliards d’encours gérés à fin décembre dernier. Un nouveau montant record pour la filiale européenne de l’assureur américain New York Life. Les actions ont été la catégorie d’actifs la plus prisée l’an dernier, représentant près de 50% de la collecte sur l’année (3,9milliards d’euros). Les obligations, notamment les obligations mondiales à haut rendement, ont attiré 26% (2milliards d’euros) tandis que la performance absolue et l’allocation d’actifs ont représenté 30% (2,2milliards d’euros) de la collecte totale. Le groupe se dit «porté» par la demande accrue des investisseurs pour ses stratégies thématiques et ESG. Les premières, qui constituent «un axe de croissance important» ont collecté quelque 2,1milliards d’euros de flux nets tandis que les actifs sous gestion des produits et solutions ESG représentent désormais 67% de l’encours total de Candriam, dépassant le seuil historique de 100milliards d’euros pour la première fois dans l’histoire de la société. Ils atteignent 105milliards d’euros au 31décembre2021. En matière d’ESG, Candriam a ainsi participé à 2.060 assemblées générales sur les sociétés détenues en portefeuille, votant 26.605 résolutions. Le groupe s’est opposé à environ 25% des résolutions présentées par les directions générales, «tout particulièrement sur les «Say on Climate», les éléments de ces feuilles de route dédiées à la transition climatique étant jugés insuffisants pour permettre un vote éclairé», explique-t-elle. Le groupe a profité de l’occasion pour faire un point sur son exposition à la Russie dans le cadre de la guerre déclarée avec l’Ukraine. Il indique avoir exclu la dette souveraine russe de son univers d’investissement durable «depuis de nombreuses années, compte tenu des violations répétées du droit international et de la suppression des droits de l’homme et des libertés civiles dans ce pays». Concernant l’ensemble de ses stratégies, Candriam assure avoir anticipé la montée des risques géopolitiques liés à l’Ukraine et à la Russie début 2022 et a réduit son exposition en conséquence, stoppant tous les investissements russes sur l’ensemble de sa plateforme d’investissement depuis le 25janvier 2022. L’exposition de Candriam à la Russie est aujourd’hui d’environ 0,002% de l’encours total. «Cette exposition continuera d’être réduite au fil du temps, jusqu’au désinvestissement total», précise la société.
Larry Fink, directeur général de BlackRock, a livré ses réflexions sur l’«attaque brutale» de la Russie sur l’Ukraine et d’autres sujets dans sa lettre annuelle transmise aux actionnaires de la société de gestion américaine ce jeudi. «L’ampleur des actions entreprises par la Russie va perdurer pendant des décennies et marquera un tournant dans l’ordre mondial géopolitique, les tendances macro-économiques et les marchés de capitaux», écrit Larry Fink. Selon le patron de BlackRock, l’invasion russe en Ukraine a «mis un terme à la mondialisation telle que nous l’avons connue au cours des trois dernières décennies» et alors même que les deux années de pandémie de Covid avaient «mis à rude épreuve» la connectivité entre les nations, les entreprises et même les personnes. BlackRock, rappelle-t-il, n’a jamais eu d’investissements significatifs en Russie pour ce qui concerne la majorité de ses portefeuilles et l’impact direct du conflit pour le gestionnaire reste faible. Son exposition aux actifs russes pour le compte de ses clients lui aurait fait perdre environ 17 milliards de dollars de valorisation. Cinquante nuances de marron et de vert Parmi les potentiels impacts de l’invasion russe en Ukraine, Larry Fink évoque entre autres l’accélération des monnaies digitales et le fait que la guerre incitera les pays à réévaluer leurs dépendances sur le plan monétaire. Il précise que BlackRock étudie les monnaies digitales et crypto-monnaies stables (stablecoins) ainsi que les technologies sous-jacentes de ces actifs. Dans sa lettre, Larry Fink évoque à nouveau la question de la transition énergétique. Le gestionnaire a récemment été tancé pour son double discours sur le sujet des énergies fossiles, en particulier auprès d’Etats américains pour le moins réticents à délaisser le pétrole. «BlackRock continue de s’engager auprès de ses clients pour les aider à opérer la transition énergétique. Cela implique de continuer à travailler avec des compagnies spécialisées dans les hydrocarbures qui jouent actuellement un rôle essentiel dans l’économie actuelle et en joueront un dans toute transition couronnée de succès. Pour assurer que les prix de l’énergie restent abordables durant la transition, les énergies fossiles et le gaz naturel seront un important moteur de la transition», reconnait Larry Finkpour qui il faudra passer par plusieurs nuances de marron et de vert pour arriver à la transition net zéro carbone. Pas de retraite en vue mais le plan de succession est déjà là Le directeur général de la plus grosse société de gestion au monde, cotée depuis 1999, admet par ailleurs que la performance de l’action BlackRock sur les premiers mois de 2022 s’avère «décevante», Larry Fink étant lui-même un important actionnaire de l’entreprise. Il se montre toutefois optimiste quant à la remontée du cours de l’action et la capacité de BlackRock à surmonter les défis actuels. Enfin, le directeur général de BlackRock évoque ses salariés passés de huit personnes aux débuts de la société il y a près de 35 ans, à 18.400 aujourd’hui. S’il concède que la firme, issue à l'époque d’un «spin-off» de BlackStone, a évolué avec succès dans un environnement majoritairement virtuel ces deux dernières années, certaines conversations ne peuvent pas se tenir via un appel vidéo. «Les interactions virtuelles ont tendance à suivre un agenda serré et un récit linéaire. Nous perdons l’espace, la créativité et la connectivité émotionnelle qui découlent du fait d'être ensemble en personne (…) Nous risquons de manquer la fertilisation croisée des idées si nous ne réunissons pas les gens en personne au bureau. Je continue de croire que le travail en commun, la collaboration et le développement de nos collaborateurs en personne sont essentiels pour l’avenir de BlackRock», écrit Larry Fink, qui plaide cependant pour une flexibilité entre travail au bureau et à domicile pour garder les talents dans l’entreprise. Ce dernier n’envisage pas encore de prendre sa retraite mais assure qu’un plan et un processus de succession«mûrement réfléchis»sont déjà en place pour son poste de directeur général mais aussi pour chaque dirigeant senior de la compagnie dont le rôle est «crucial» pour gérer l’activité de BlackRock. «J’ai toujours dit que mon objectif était de faire en sorte que, lorsque tous les partenaires fondateurs de BlackRock, y compris Rob Kapito et moi-même, auront quitté l’entreprise, celle-ci soit dans des mains encore meilleures qu’aujourd’hui», rappelle-t-il. La société vient d’ailleurs d’enregistrer le départ de Ben Golub, un de ses co-fondateurs et co-responsable de l’analyse quantitative et du risque. Il continuera cependant de conseiller le gestionnaire.
Les actifs numériques non régis par les Etats seront probablement soumis à un ensemble de règles à un moment donné, a déclaré, mercredi, le président de la Réserve fédérale américaine (la Fed), Jerome Powell. La banque centrale sera guidée par un principe : «à même activité, même réglementation». En clair, les activités réglementées au sein du système bancaire doivent être soumises aux mêmes règles si elles migrent hors du secteur bancaire classique. En janvier, la Fed a lancé une étude sur les avantages et les risques potentiels de la création d’un dollar numérique. Les responsables de la Fed sont divisés sur la question et il est peu probable qu’une décision sur le sujet soit prise rapidement.
Grève des transporteurs routiers, manifestations d’agriculteurs et de pêcheurs, grogne du secteur industriel… En Espagne, l’inflation record attise la colère contre le gouvernement de gauche, pressé d’agir au plus vite face à la flambée des prix de l’énergie. Les deux principaux syndicats, Commissions ouvrières (CCOO) et UGT, comptaient mobiliser avec une grève nationale mercredi. Des manifestations étaient prévues dans une soixantaine de villes, notamment à Madrid à partir de mercredi soir. Cette journée d’action, soutenue par plusieurs associations de consommateurs, survient alors que la hausse des prix a atteint en février son plus haut niveau depuis trente-cinq ans en Espagne (7,6%), du fait de la flambée des prix de l’énergie, dopés par la guerre en Ukraine.
Avec près de 3 milliards d’euros d’investissements en 2021, Madrid signe l’une de ses meilleures années. Le plan de relance est l’occasion d’attirer des partenaires.
La nomination était attendue depuis novembre. La société de gestion américano-britannique Janus Henderson a annoncé ce 24 mars avoir trouvé son futur directeur général pour remplacer Richard «Dick» Weil, qui va prendre sa retraite à la fin du mois, un départ contraint par le fonds activiste Trian. Il s’agit d’Ali Dibadj, qui est depuis février 2021 le directeur financier et le responsable de la stratégie d’AllianceBernstein. Il doit arriver chez son nouvel employeur avant le 27 juin. L’intérim sera occupé par le directeur financier Roger Thompson. Il sera épaulé par Dick Weil, qui conservera un rôle de de conseiller jusqu'à fin juin. Le futur directeur généralAli Dibadj a passé une dizaine d’années dans le conseil chez McKinsey et Mercer, avant de passer une quinzaine d’années chez AllianceBernstein. Il y a été analyste senior au sein de Bernstein Research Services, avant d'être nommé gérant du fonds AB Equities en 2017, et codirecteur du comité stratégique en 2019, postes qu’il occupe encore aujourd’hui. En février 2021, il a également été promu directeur financier et responsable de la stratégie. Dick Weil a dirigé Janus Capital de 2010 jusqu'à la fusion avec Henderson en 2017, puis a pris les rênes du nouveau groupe. Sa direction a été entachée par quatre années de décollecte entre 2018 et 2021, ce qui a poussé Trian, actionnaire minoritaire à hauteur de 16%, à demander son départ.
Quatre fonds domiciliés en Finlande sont investis en Russie et s’interrogent sur leur avenir, bloquant ainsi 39.000 investisseurs, rapporte le quotidien finlandais Kauppalehti, cité par AMWatch. Ces quatre fonds(OP Russia, Nordea Russia, Danske Invest Russia et Seligson & Co Russian Prosperity Fund Euro) ont suspendu les rachats. Les sociétés de gestion n’ont pas encore décidé si elles allaient fermer ces fonds.
Volodymyr Zelensky a exhorté mercredi la France à soutenir l’Ukraine dans sa défense des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité face à Moscou. Il a aussi demandé aux entreprises françaises encore présentes en Russie de cesser de financer la machine de guerre du Kremlin, lors d’un discours diffusé en direct, en vidéo mercredi après-midi, devant les deux chambres du Parlement français.
Les actifs numériques non régis par les Etats seront probablement soumis à un ensemble de règles à un moment donné, a déclaré mercredi le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Jerome Powell.
L’Europe fait face à nouveaux défis et l’Union européenne est testée comme jamais elle ne l’a été au cours de son histoire, donnant l’opportunité de construire une Europe plus forte. C’est par ces mots que la commissaire européenne chargée des services financiers Mairead McGuinness, faisant référence à l’invasion russe en Ukraine, a conclu sa tribune, ce mercredi, à la conférence européenne de la gestion d’actifs organisée par l’association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi). Dans son discours, Mairead McGuinness a indiqué que la Commission européenne restait attentive aux conséquences des sanctions européennes prises à l’encontre de la Russie sur les marchés financiers. «L’impact de la guerre peut affaiblir le rétablissement post-Covid de l’Europe et alimenter l’inflation par la hausse des prix de l’énergie et des matières premières. Les investisseurs se sont réfugiés dans les obligations. Malgré les turbulences, les marchés financiers européens continuent de fonctionner de manière ordonnée. Même si l’exposition directe des banques à la Russie demeure limitée, nous continuons d’observer la situation de près. Les fonds d’investissement sont aussi vulnérables dans les circonstances actuelles. Certains, particulièrement exposés à la Russie, rencontrent des difficultés à faire face aux demandes de rachat. Nous suivons là aussi attentivement la situation en coordination avec les superviseurs locaux », a-t-elle commenté. Accélérer l’union des marchés de capitaux Mairead McGuinness a de nouveau appelé à accélérer la mise en place de l’union des marchés de capitaux en Europe et salué les progrès réalisés sur le sujet. Elle faisait référence au paquet de mesures annoncées en novembre dernier sur l’union des marchés de capitaux, qui inclut des révisions des réglementations sur les fonds d’investissement alternatifs (AIFMD) et de long-terme (Eltif) européens. Concernant AIFMD, la commissaire a estimé qu’il y avait de la place pour des «améliorations ciblées» visant à accroître la transparence des fonds alternatifs, notamment sur la délégation de gestion à des tierces parties par les sociétés de gestion. Parmi les propositions de la Commission figure l’obligation pour les gestionnaires d’actifs alternatifs étrangers d’avoir au minimum deux salariés à plein temps basés dans l’Union européenne pour être autorisés dans l’UE. «Ces règles sont proportionnées et ne compromettent pas le modèle d’activité des sociétés de gestion européennes», assure Mairead McGuinness. Cette dernière a aussi rappelé que a révision d’AIFMD servirait à harmoniser les processus d’origination des prêts en Europe tandis que l’industrie du prêt direct par les gérants de fonds prend de l’ampleur. La Commission européenne n’oublie pas les fonds monétaires, qui ont révélé quelques vulnérabilités quant à leur liquidité lors de la pandémie de Covid-19 en mars 2020. Elle doit cette année évaluer le fonctionnement de la réglementation des fonds monétaires européens et voir comment elle a évolué depuis son adoption. Une consultation publique sera prochainement lancée. Une digitalisation «pas sans risques» Enfin, la commissaire s’est exprimée sur la digitalisation du secteur financier, qui peut servir et renforcer l’union des marchés capitaux. «La rapide digitalisation du secteur financier n’est pas sans risques. Les cyber-attaques sont une menace majeure, surtout au vu des récents développements géopolitiques. En finance, elles peuvent perturber l’accès aux infrastructures de marché clés, détériorant de fait la stabilité financière», a averti Mairead McGuinness. Evoquant les futurs standards du projet de règlement européen Digital Operational Resilience Act (Dora), dont le but est d’améliorer la résilience opérationnelle informatique des acteurs des services financiers, la commissaire espère que les discussions entre la Commission européenne et le Parlement européen sur le projet se concluront d’ici l’été. Le besoin de régulation pour les crypto-actifs est aussi vital et très clair, a-t-elle asséné, faisant référence au contournement des sanctions contre la Russie par le biais des crypto-actifs. Le projet de réglementation européenne sur les crypto-actifs MiCA a récemment été adopté par la Commission des affaires économiques et monétaires (Econ) du Parlement européen. Mairead McGuinness espère que les négociations entre le Parlement, le Conseil et la Commission européenne démarreront très bientôt. Celles-ci devraient prendre plusieurs mois. S’exprimant par ailleurs sur la finance durable, la commissaire européenne a estimé que la durabilité dans les marchés financiers n’était pas un «nice-to-have» mais un «must-have».
Archegos Capital Management a discrètement bâti une participation dans Deutsche Bank après que son fondateur Bill Hwang a tissé des liens avec les dirigeants de la banque allemande avant l’implosion du family office américain l’année dernière, révèle le Financial Times. La faillite d’Archegos il y a 12 mois avait laissé ses prime brokers (Credit Suisse, Nomura et Morgan Stanley) avec une ardoise de 10 milliards de dollars. Deutsche faisait partie aussi des créanciers d’Archegos mais la banque est ressortie indemne de la faillite de la société et a pu même rendre une partie du collatéral qu’elle avait pris pour garantir les prêts au family office. Archegos a commencé à bâtir une participation dans Deutsche en 2019, alors que Bill Hwang a rencontré à plusieurs reprises Christian Sewing, le directeur général de la banque allemande, et au moins une fois Paul Acheleitner, son président, selon des sources bien informées. La participation, qu’Archegos détenait via des dérivés, faisait de la société un actionnaire important de la banque. Selon une personne qui connaissait directement le family office, la participation avoisinait les 2 % jusqu’à la faillite. Les proches de Deutsche indiquent que la participation n’a pas dépassé 1 % et a été vendue avant fin 2020.
Morningstar a recruté Corinne Pinçon en qualité de senior marketing manager pour le marché français. L’intéressée était auparavant directrice marketing retail France-Benelux-Scandinavie au sein d’Invesco Asset Management où elle a travaillé une quinzaine d’années. Titulaire d’un DESS Marketing, elle a commencé sa carrière chez Fininfo (devenu Six) comme ingénieur commercial puis responsable communication pendant neuf ans. Ensuite, elle a rejoint la Banque Robeco en qualité de responsable relations presse et relations publiques.
La société de gestion alternative britannique Fasanara Capital a annoncé, sur le réseau social LinkedIn ce mardi, être devenu le premier gestionnaire alternatif à ouvrir un bureau dans le métavers (univers fictif virtuel, ndlr) Decentraland. Le hedge fund prévoit de recréer en digital son environnement dans le monde réel sur sa parcelle acquise dans le métavers. Dans la réalité, Fasanara Capital est basé sur New Bond Street dans le quartier de Mayfair à Londres.
En Suède, trente-sept fonds locaux sont exposés à des actions cotées sur la Bourse de Moscou, estime Dagens Industri, le quotidien suédois dédié à la finance. La Bourse russe est fermée depuis le 25 février et devrait connaître une réouverture mouvementée, de nombreux investisseurs à travers le monde ayant décidé de vendre. Nombre d’investisseurs et sociétés de gestion ont déjà dégradé la valeur de leurs participations russes. Aucune date n’est cependant encore fournie pour la réouverture du marché russe des actions.
Vanguard est la société de gestion qui est la moins susceptible de fermer ses fonds, montre une étude de Morningstar citée par Money Marketing. Sur les trente sociétés de gestion analysées par l’agence, Vanguard a le taux de liquidation le plus faible sur dix ans. «Lorsque vous choisissez Vanguard, vous pouvez être sûr que le fonds dans lequel vous investissez sera là pour vous servir pendant longtemps», commente Matias Möttölä, directeur associé, manager research, pour la zone EMEA de Morningstar. L’étude montre aussi que Vanguard a l’un des plus faibles taux de rotation des gammes sur les dix dernières années. Cela signifie que le géant américain lance peu de fonds et en élimine encore moins. Credit Suisse se trouve à l’autre bout du spectre. C’est la société qui a le plus fort taux de lancement de fonds et celle qui a le plus fort taux de rotation des gammes.
Lancement sans fanfares pour le produit paneuropéen d'épargne retraite individuel (PEPP). Le règlement PEPP s’appliquantà partir du 22 mars, les opérateurs peuvent donc théoriquement proposer un produit labélisé comme tel à la souscription. Problème, aucun acteur français n’a daigné s’engouffrer dans la brèche, et seule une dizaine de PEPP sont proposés au niveau européen, en Irlande, à Chypre ou Malte. Ils sont pourtant nombreux à pouvoir en commercialiser un (assurance, banque, institution de retraite professionnelle)... Le PEPP est un produit d'épargne standardisé avec des caractéristiques communes entre Etats membres. Il se destine à ceux qui changent de pays de résidence au cours de vie au sein de l’Union européenne grâce à sa portabilité d’un Etat à l’autre.Pour rappel, les sommes versées sur le PEPP sont bloquées jusqu'à la retraite, moment où l'épargnant peut choisir une sortie en capital ou en rente, à l’instar du plan d'épargne retraite (PER) français. Le souscripteur a le choix entre le PEPP classique, offrant des supports d’investissement diversifiéset un PEPP«basique», destiné à offrir un plus haut niveau de protection à l'épargnant.
Le Forum pour l’Investissement Responsable vient de recruter Justine Apollin pour sa plateforme d’engagement afin d’en accompagner la croissance de l’activité. Elle sera notamment chargée des briefs investisseurs, de la campagne annuelle de questions écrites ESG en assemblées générales, et des campagnes thématiques. Justine Apollin était précédemment consultante énergie-climat chez EcoAct, et fut chargée de mission au sein du fonds Insertion Emploi Dynamique chez Mirova.