La cause d’une solidarité européenne plus forte et plus équilibrée a connu un vrai succès vendredi. Les concessions allemandes ouvrant la possibilité pour le MES d’intervenir directement dans le capital des banques sont importantes car elles tendent à rompre le lien entre crise bancaire et crise des souverains. L’Espagne est déjà assurée d’en bénéficier, avec en prime l’assurance que l’aide de ses partenaires n’aura pas un rang de séniorité. La porte est ouverte aussi pour l’Irlande et, probablement, pour la Grèce. Mais Angela Merkel a pris deux précautions clés : ce nouveau droit ne pourra entrer en vigueur avant la mise en place d’une surveillance bancaire unique sous l’égide de la BCE ; et il ne pourra être effectif qu’après un vote à l’unanimité. Le chèque allemand n’est donc pas en blanc. Pour le reste, selon la tradition, les conclusions du sommet demeurent floues et annoncent une longue et rude «bataille des détails». C’est le cas s’agissant de la possibilité pour les fonds d’urgence d’intervenir sur le marché de la dette souveraine d’Etats en difficulté mais remplissant leurs obligations budgétaires. Mario Monti veut croire qu’il a obtenu un feu vert de principe. Mais le «memorandum of understanding» imposé par Berlin pour en bénéficier laisse prévoir tant de contraintes que le recours à ce nouveau «bazooka» sera plus qu’étroitement encadré. N’importe : à l’image des marchés vendredi, les citoyens de l’euro peuvent aujourd’hui respirer mieux.
L’autorité européenne (European Securities and Markets Authority) enquête sur les méthodes d’évaluation mises en œuvre par les trois grandes agences de notation S&P, Fitch et Moody’s afin de tester leur rigueur et leur transparence.C’est ce que confie au quotidien le président de l’Esma Steven Maijoor. L’étude devrait être finalisée d’ici la fin de l’année.
L’administration centrale chinoise du marché des changes serait sur le point d’annoncer des mesures de simplification du processus d’approbation pour les investissements directs en devises étrangères sur le territoire chinois, selon le Shanghai Securities News qui ne cite pas ses sources. L’ouverture de comptes en devises étrangères dans le pays ne serait ainsi plus soumise à approbation.
Confrontés à la crise de la dette dans la zone euro, au ralentissement de la croissance en Chine, à l'éventualité d’un nouvel assouplissement quantitatif aux Etats-Unis et aux retombées des printemps arabes, les investisseurs ont limité ces derniers temps leur appétit pour le risque et réduit leur exposition à l’Europe et aux marchés émergents asiatiques.Durant la dernière semaine de juin, les fonds d’actions ont ainsi subi des rachats pour un montant de 7,7 milliards de dollars alors que les fonds obligataires enregistraient une collecte nette de 4,7 milliards de dollars, selon des estimations communiquées par EPFR Global.Sur l’ensemble du trimestre écoulé, seuls les fonds obligataires américains et globaux ont réussi à drainer plus de 10 milliards de dollars. Les fonds d’actions japonaises ont terminé le trimestre sur une collecte de 5,6 milliards de dollars et de 5,49 milliards sur le premier semestre, à comparer à une collecte de moins de 2 milliards de dollars pour les six premiers mois de 2011.En revanche, les fonds d’actions européennes ont subi leur plus forte décollecte trimestrielle depuis le troisième trimestre 2008. Après un très bon départ, les fonds d’actions émergentes ont subi des rachats pour un montant de 10,5 milliards de dollars sur l’ensemble du deuxième trimestre, avec plus de 8 milliards de dollars à mettre sur le compte des fonds d’actions asiatiques hors Japon. La collecte des fonds obligataires high yield s’est tarie à la mi-mai et les fonds d’actions de dividende ont subi des rachats en juin pour la première fois depuis plus de deux ans.Les fonds monétaires ont terminé le trimestre sur une décollecte de 19,67 milliards de dollars, qui s’explique par des rachats sur les fonds monétaires américains de 28,39 milliards de dollars. En Europe, les fonds monétaires ont enregistré une collecte de 6,5 milliards de dollars au deuxième trimestre.Sur six mois, la décollecte des fonds monétaires atteint 115,35 milliards de dollars contre un peu plus de 49 milliards de dollars au premier semestre 2011.
Selon nos informations, Eric Boutchnei a jeté l'éponge. Co-fondateur de Métropole Gestion avec François-Marie Wojcik et Isabel Levy, le directeur général délégué et directeur de la Stratégie aurait quitté l’entreprise vendredi dernier. Des divergences de vues dans la gestion de la société spécialisée dans la gestion «value» seraient à l’origine du départ d’Eric Boutchnei qui, il y a deux ans, avait cédé ses fonctions de responsable du développement à François Carlotti. Le co-fondateur de Métropole Gestion avait alors pris la responsabilité de la stratégie de la maison, et s'était impliqué entre autres, dans les problématiques de la société de gestion liées aux nouvelles contraintes réglementaires des investisseurs institutionnels (Solvency, etc). Le départ de François Carlotti de la société de gestion, un an après son recrutement avec un bilan plutôt mitigé en termes de développement n’y aura rien fait. Eric Boutchnei quitte une société qu’il avait mis sur pied avec ses associés après leur départ de CCR Actions en 2002, et qui affiche aujourd’hui deux milliards d’euros d’encours. Membre de la SFAF, diplômé du Centre d’Etudes Supérieures de Banque (1985), et de l’Institut Technique Bancaire (1981), Eric Boutchnei a débuté sa carrière comme analyste financier à la BNP. Entre 1985 et 2000, il a également été directeur général adjoint de BNP Paribas Equities puis directeur général de Julius Baer France, avant de participer à la création de Métropole Gestion et d’y exercer ses fonctions dirigeantes.
Le prestataire de services financiers State Street Corporation a annoncé le 29 juin l’extension de son partenariat avec Mitsui Fudosan, une société immobilière japonaise, afin d’offrir des services d’administration et de fiducie (Trustee) pour deux nouveaux fonds immobiliers « Moorgate Property Unit Trust » et « Mark Lane Property Unit Trust ».À l’origine, State Street avait été mandaté en 2008 par Mitsui Fudosan, l’une des plus importantes sociétés immobilières japonaises, afin de l’accompagner dans son développement sur le marché de l’immobilier au Royaume-Uni, en fournissant des services d’administration pour le fonds « 5 Hanover Square Unit Trust ».La décision prise par Mitsui Fudosan d’élargir sa gamme de fonds (JPUTS : Jersey Property Unit Trusts) reflète l’intérêt croissant des investisseurs pour le marché de l’immobilier au Royaume-Uni.
«Depuis peu», Sébastien Le Louarn, qui était en dernier lieu senior private banker dans l’équipe des grands investisseurs privés chez Banque de Gestion Privée Indosuez, a rejoint l'équipe de gestion de Reyl & cie France comme directeur et gestionnaire de portefeuille senior.Dans ses nouvelles attributions, Sébastien Le Louarn sera notamment chargé d’élaborer et d’animer l’offre de conseil en investissement dans des sociétés non cotées ainsi que le conseil dédié aux entrepreneurs. Sébastien Le Louarn, compétiteur en jumping, souhaite également mettre en oeuvre avec Reyl & Cie (France) une offre plus spécifique pour le secteur hippique.L’arrivée de l’impétrant suit de peu celle de Virginie Robert (lire Newsmanagers du 11 juin), qui vient de Raymond James Asset Management.
TCW Group vient de recruter David Loevinger, ancien senior coordinator pour les affaires chinoises au Trésor. Il intègre la division marchés émergents de la société en tant que management directeur et analyste sur la dette souveraine. TCW gère plus de 9 milliards de dollars dans les marchés émergents, précise un communiqué.
Convictions Asset Management a attribué un mandat d’exécution des ses transactions de fixed income à BNP Paribas Securities Services.Convictions AM, dont les actifs sous gestion s'élèvent actuellement à environ 630 millions d’euros, souhaitait que ses gérants de portefeuille se concentrent sur l’analyse, la recherche et l’allocation des investissements afin de s’adapter aux conditions difficiles de marché. La société de gestion a arrêté son choix sur BNP Paribas SS qui a déjà remporté un mandat quinquennal d’externalisation de fonctions back et middle office. L’externalisation des fonctions de front office est une nouvelle tendance dans le secteur de la gestion dont Convictions AM offre l’une des premières illustrations.
Kneip, groupe luxembourgeois prestataire de services dans l’industrie des fonds, a nommé Mario Mantrisi, membre exécutif du conseil d’administration et ancien head of product management and innovation au poste de chief strategist et research officer, indique Investment Europe.
Simon Borrows, le nouveau directeur général de 3i, tente de relancer le vétéran britannique du capital-investissement en fermant six bureaux et en coupant les effectifs de six autres, rapporte Les Echos. Un tiers des postes sont concernés. Sa levée de fonds est reportée d’un an, à la fin 2013. Le cours de Bourse de 3i a chuté de plus de 80% en cinq ans.
L’avenir de CA Cheuvreux s'écrira bientôt en dehors du Crédit Agricole, annonce L’Agefi. La banque verte a engagé un processus de vente de son courtier actions, qu’elle espère conclure d’ici à mi-juillet ou, à défaut, relancer à la rentrée. Parmi les deux ou trois acquéreurs potentiels, figure le français Kepler Capital Markets. L’an dernier, Cheuvreux a fait perdre 70 millions d’euros à sa maison mère, selon le rapport annuel de CA CIB, pour un produit net bancaire de 164 millions d’euros. Le coût d’un plan social, et l’identité de celui qui l’assumera - vendeur ou repreneur - constitue un élément-clé des négociations, note le quotidien.
L’Agefi rapporte que la solvabilité ajustée des risques constitue la principale faiblesse des notations des assureurs français, selon Standard & Poor’s (S&P). Un constat lié à la structure des actifs investis, la France ayant une forte exposition aux actions En dépit de la volonté des assureurs de réduire leur exposition à cette classe d’actifs dans la perspective de Solvabilité 2, leur part est restée stable à 11% en 2011. Par ailleurs, la part de l’immobilier crû à 6% en 2011, alors que S&P anticipe une baisse de 15% des prix immobiliers sur les deux prochaines années. L’agence perçoit en outre une augmentation du risque de crédit suite aux abaissements de notes souveraines, telles que celles de l’Espagne et l’Italie.
Selon des sources proches du dossier que cite L’Agefi, le partenariat en épargne retraite entre CNP Assurances et Malakoff Médéric sous la forme d’une alliance commerciale pourraient être stoppé. Gilles Benoist, directeur général sortant de CNP Assurances, a en effet adressé une lettre en date du 22 juin à Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff Médéric, dans laquelle il recommande d’arrêter ce projet. Du côté de CNP Assurances, les résultats de ce test n’ont pas été jugés suffisamment concluants pour vouloir poursuivre l’aventure, précise L’Agefi.
L’Observatoire Deloitte des fonds de dotation révèle que la barre des 1000 fonds a été franchie en mai 2012. Un signe encourageant qui témoigne du succès de cette structure solidaire apparue dans le paysage français par la loi du 4 août 2008. Les fonds de dotation accompagnent quotidiennement des organismes à but non lucratif dans leur mission d’intérêt général sur de nombreux aspects : insertion sociale, développement durable, sport, etc. Trois secteurs tiennent le haut du pavé : l’action artistique et culturelle totalise à elle seule près de 21 % des fonds de dotation français, l’enseignement et l’éducation arrivent en deuxième position avec 17.2 %, et l’action humanitaire rassemble pour sa part 11.1 % des fonds.
Sean Chang, récemment recruté chez HSBC Global Asset Management (lire Newsmanagers du 3 mai), a annoncé en tant que head of Asian debt chez Baring Asset Management à Hong-Kong que le gestionnaire britannique a l’intention de lancer de nouveaux fonds obligataires asiatique et de commercialiser les produits existants par de nouveaux canaux de distribution, rapporte Asian Investor.Le Asian Debt Fund, un fonds coordonné domicilié en Irlande et dont Sean Chang est le gérant principal, vient d’obtenir l’agrément de commercialisation des autorités de Hong-Kong. D’autre part, Sean Chang a indiqué que Barings étudie la possibilité de lancer des fonds obligataires/pays également.
L'UFF, la première banque conseil en gestion de patrimoine de France entend tirer profit des temps de crise. En recrutant plus et mieux ses conseillers, en lançant des fonds d'opportunités avec des sociétés de gestion partenaires et enfin, comme l'explique Thierry Guérillot, en profitant des exagérations à la baisse des marchés d'actions et du potentiel que possèdent actuellement le non-coté ou les actifs réels en termes de diversification et de rentabilité. Dès la rentrée, la gamme de l'UFF s'étoffera dans ce sens...
As of the end of June, Roman G. Trageiser, formerly of Allianz Global Investors (AGI), left the operational management of the fund administration platform Dealis Fund Operations, founded in late 2008 by Deka and AGI (see Newsmanagers of 19 December 2008), and of the Luxembourg affiliate of Dealis. Since the beginning of May, he has been replaced as CEO of the German firm by Bernd Franke.
Following the resignation of Anja Mikus, who will be leaving the asset management firm on 31 July, Union Investment has recruited Björn Jeach, director of global investment solutions for Germany and a member of the board of directors in the private wealth management unit at Deutsche Bank, as director of portfoio management. He will be responsible for a fund management team of 240 people, and assets of about EUR140bn.
Sean Chang, who has recently been recruited from HSBC Global Asset Management (see Newsmanagers of 3 May), has announced as head of Asian debt that Baring Asset Management in Hong Kong that the British asset management firm is planning to launch new Asian bond funds, and to more widely promote existing funds in new distribution channels, Asian Investor reports. The Asian Debt Fund, a UCITS fund domiciled in Ireland, for which Chang is the lead manager, has recently received a sales license from the Hong Kong authorities. Chang has also announced that Barings is studying the possibility of also launching bond/country funds.
The TCW Group has recruited David Loevinger, a former senior coordinator for Chinese affairs at the Treasury. He will join the emerging markets division of the firm as management director and analyst for sovereign debt. TCW has more than USD9bn in assets under management in emerging markets, a statement says.
Convictions Asset Management has awarded an execution mandate for fixed income transactions to BNP Paribas Securities Services. Convictions AM, whose assets under management currently total about EUR630m, would like its portfolio managers to concentrate on analysis, research and allocation of investments, in order to adapt to difficult market conditions. The asset management firm has chosen BNP Paribas SS, which already held a five-year outsourcing mandate for middle and back office functions. The outsourcing of front office functions is a new trend in the asset management sector, with Convictions AM one of the first exemplars.
The School of Management at the University of Strasbourg (EM Strasbourg) and CCR Asset Management have announced that they are teaming up to create a chair in behavioural finance. The chair will be funded for three years, and will be led by three researcher-teachers in the LaRGE finance speicalist research laboratory: Marie-Hélène Broihanne, Patrick Roger, and Maxime Merli, who will direct the effort. Research in behavioural finance questions the rationality of investors, behavioural biases in financial decision-making and the impact of these biases on financial markets. “This financing will allow us to develop relationships with colleagues in North America working in these areas, to have access to original databases, which are currently indispensable for the analysis of investor behaviour,” explains Merli in a statement. CCR Asset Management feels that supporting academic research is “a necessary complement to traditional analysis (micro, macro, fundamental, technical, etc), in order to allow us to better understand our clients and better comprehend the markets,” says Lorenzo Ballester, chairman and CEO of CCR AM. The collaboration between researchers at EM Strasbourg and CCR Asset Mangaement has already resulted in two studies. The first, undertaken in partnership with Morningstar in June 2011, found that finance professionals have too much confidence, a bias which influences their financial risk-taking. The second study focuses on investor sentiment and its impact on financial markets. It was presented at the annual conference held by CCR Asset Management in Paris on 28 June 2012, which was attended by nearly 250 professionals.
Sébastien Le Louarn, who most recently had been a senior private banker in the major private investor team at the Indosuez Banque Privée, has joined the management team at Reyl & Cie France “recently,” as director and senior portfolio manager.In his new role. Le Louarn will be in charge of developing and leading the investment advising range for private companies and advising to entrepreneurs. Le Louan, an equestrian jumping competitor, will also be hoping to develop a range more specifically aimed at the equestrian community at Reyl & Cie (France). The arrival of Le Louarn comes soon after that of Virginie Robert (see Newsmanagers of 11 June), who joined from Raymond James Asset Management.
The future of CA Cheuvreux will soon be a story written outside Crédit Agricole, Agefi reports. The bank has initiated a sales process for its equity broker, which it hopes to complete by mid-July, or failing that, to relaunch the process this autumn. Among the two or three potential buyers are the French firm Kepler Capital Markets. Last year, Cheuvreux lost its parent company EUR70m, according to the CA CIB annual report, on net banking proceeds of EUR164m. The cost of a social plan, and the form it will take, as buyer or acquirer, represents a key element in negotiations, the newspaper adds.