Les hedge funds se sont quelque peu repris en juillet après avoir été malmenés au cours d’un premier semestre qui leur a fait perdre 183,4 milliards de dollars d’encours en raison de leurs mauvaises performances. En juillet, ils ont enregistré leurs gains les plus élevés depuis 15 mois, calcule le fournisseur américain de données et d’indices sur les hedge funds HFR. Son indice phare, le HFRI 500 Fund Weighted Composite Index, a augmenté d’1,3% en juillet, ce qui a réduit le déclin de la performance globale des hedge funds depuis le début de l’année à -2,7% fin juillet. Cet indicecouvre les performances des plus gros hedge funds fournissant leurs données à HFR, ouverts aux investissements et offrant une liquidité trimestrielle ou mensuelle. Les composants de l’indice, recalculé sur une base trimestrielle, sont classés en fonction de leur stratégie (equity hedge, event-driven, macro, relative value, risk premia). HFR indique que la dispersion des performances des hedge funds s’est réduite à un écart de 15,7% sur le mois de juillet entre les déciles supérieur et inférieur des composants de l’indice HFRI 500 Fund Weighted Composite Index. Cet écart était de 26,8% en juin et de 22,1% en mai. Le fournisseur de recherche note que de janvier à fin juillet 2022, le décile supérieur des composants de l’indice a vu sa performance grimper en moyenne de 28,9% tandis que celle du décile inférieur a perdu 26,6% en moyenne. Cela suggère un écart de 55,5% relatif à la dispersion des performances des hedge funds sur la période. Près de 60% des hedge funds ont affiché des performances positives en juillet, note HFR. Le mois dernier, les hedge funds de type equity hedge et event-driven ont affiché les meilleures performances avec des hausses constatées sur leurs indices respectifs - HFRI 500 Equity Hedge Index et HFRI 500 Event-Driven Index - de 3,2% et de 2,4%. L’indice HFRI 500 Relative Value Index, qui englobe les stratégies obligataires alternatives, a progressé d’1,1%. Les hedge funds spécialisés sur la macro ont, en revanche, observé un déclin de leurs performances, leur indice dédié HFRI 500 Macro Index reculant de 1,5%. Au sein de ce segment, l’indice des stratégies focalisées sur les matières premières, HFRI 500 Macro: Commodity Index a progressé de 1,9% en juillet, ce qui porte à +37,1% sa performance depuis début 2022.
La société de gestion Franklin Templeton vient d’annoncer en début de semaine la nomination de Yu Qing en tant que managing director et directrice de la Chine. Au sein de ce poste nouvellement créé, elle sera chargée de la direction de l’activité en Chine continentale. Elle sera rattachée à Ben Meng, vice-président exécutif et président de l’Asie Pacifique. Yu Qing arrive de Nomura, où elle était présidente du conseil d’administration de Nomura Orient International Securities Co., Ltd et managing director de l’activité de Nomura Securities en Chine. Auparavant, elle a été vice-présidente du groupe de China Reinsurance Group. Elle a également occupé plusieurs postes au sein du ministère des Finances en Chine. En Chine, Franklin Templeton possède une entreprise détenue entièrement (Wholly Foreign Owned Enterprise – WFOE) à Shanghaï ainsi qu’un bureau représentatif à Pékin. Elle compte également deux joint-venturesdans cette région : Franklin Templeton Sealand Fund Management Co., Ltd à Shanghai et China Life Franklin Asset Management Co., Limited à Hong Kong. Franklin Templeton gérait 1400 milliards de dollars d’encours au 30 juin 2022.
La société de gestion londonienne BlueBox Asset Management a annoncé, en début de semaine, la nomination de Mark Dainty en tant que gérant de son futur fonds sur les sciences de la vie et la biotech dénommé BlueBox Precision Medecine Fund. Il était depuis avril 2016 gérant de portefeuille spécialisé sur le secteur de la santé au sein de Norges Bank Investment Management, le gérant d’actifs du fonds souverain norvégien. Auparavant, il avait occupé des postes d’analyste sur le secteur de la santé chez BlackRock et sur le secteur pharmaceutique chez Citi. Chez BlueBox, il retrouvera d’anciens collègues de BlackRock dont William de Gale, ancien gérant du fonds BGF World Technology de BlackRock, qui est à l’origine du partenariat avec le multi-family office genevois Blue Box Wealth Management ayant entraîné en 2018 la création de BlueBox Asset Management.
L’ancien Chancelier de l’Echiquier britannique (de 2013 à 2016) et ex-secrétaire d’EtatPhilip Hammond va rejoindre le comité consultatif du Fintech Growth Fund, d’après les informations du média britannique Sky News. Ce nouveaufonds au nom provisoire vise à financer les fintechs britanniques les plus prometteuses et viserait une levée de fonds d’un milliard de livres sterling auprès d’investisseurs institutionnels. Seraient notamment ciblés Barclays, le London Stock Exchange Group ou encore Mastercard. L'équipe du Fintech Growth Fund devrait également inclure Al Lukies, ancien ambassadeur des fintechs au sein du gouvernement britannique, et Phili Vidler, qui dirige la FintechTech Alliance, selon Sky News.
C’est une affaire cocasse quoique très sérieuse au regard du préjudice subi qu’a examiné, le 20 juillet dernier, le centre de médiation et d’arbitrage de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Celui-ci arbitre, entre autres litiges, ceux liés aux noms de domaine sur Internet. Selon un document publié début août et consulté par L’Agefi, l’institution a dû trancher entre l’opérateur boursier pan-européen Euronext et un certain… Stéphane Boujnah. Non pas le directeur général d’Euronext mais un faux Stéphane Boujnah. L’individu a usurpé l’identité du dirigeant d’Euronext et la marque Euronext elle-même en enregistrant en date du 9 mai le nom de domaine euronext-fund.com. En tant que propriétaire de la marque Euronext et ses dérivés, l’opérateur boursier n’a pas mis longtemps à réagir en transmettant sa plainte le 27 mai au centre de médiation et d’arbitrage de l’OMPI. Entretemps, en utilisant le nom de domaine euronext-fund.com, le faux Stéphane Boujnah met en place le site internet d’une société baptisée Euronext Fund. Celle-ci se présente comme «une plateforme d’investissement intégrée dont l’engagement en faveur de la transition des investissements se traduit par des actions concrètes dans le but de satisfaire les besoins humains fondamentaux grâce aux ressources naturelles et aux technologies modernes». Une description fumeuse aux relents environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) assez éloignée toutefois de la mission portée par le vrai Euronext. Le faux Stéphane Boujnah utilise les noms et les photographies officielles des vrais membres du directoire et d’autres directeurs senior d’Euronext, les faisant passer pour les propriétaires du fonds Euronext Fund. Il va même jusqu’à répertorier les adresses, réelles, des filiales française et irlandaise d’Euronext et à utiliser un logo très ressemblant à celui de l’opérateur boursier pour apporter une touche de crédibilité supplémentaire à son site. L’histoire ne dit pas dans quoi le fonds d’Euronext Fund proposait d’investir pour «satisfaire les besoins humains fondamentaux» puisque lors de la réception de la plainte, le site avait déjà été suspendu. La finance et les banques, premières cibles De toute évidence, pour le centre de médiation et d’arbitrage de l’OMPI, le faux Stéphane Boujnah, qui n’a pas répondu à ses sollicitations, ne pouvait pas ne pas être au courant des activités et de la renommée d’Euronext au moment de la création du site. Autre évidence pour les panélistes de l’OMPI, la confusion entretenue par le site avec Euronext était intentionnelle avec l’objectif de réaliser un gain hypothétique. Par conséquent, l’OMPI a transféré la propriété du nom de domaine euronext-fund.com à Euronext, qui n’a, pour l’instant, pas prévu de s’en servir. L’an dernier, Brian Beckham, responsable de la section du règlement des litiges relatifs à l’Internet au sein de l’OMPI, indiquait à L’Agefi qu’en 2020, le secteur bancaire et financier avait été le plus ciblé avec 384 plaintes sur 4.204 recensées (soit environ 9% des cas) devant les secteurs de la pharmarcie/biotech et des technologies de l’information.Amundi, société de gestion de portefeuille du groupe Crédit Agricole, avait par exemple récupéré un nom de domaine incluant sa marque en Mauritanie qui renvoyait vers une plateforme proposant des services privés de collection d’ordures aux résidents parisiens.
L’assureur britannique Aviva a publié, mercredi 10 août, ses résultats pour le deuxième trimestre 2022. Sa filiale de gestion d’actifs, Aviva Investors, a vu ses encours baisser de 8,3% sur la période de 253 à 232 milliards de livres sterling, en ligne avec la moyenne du secteur. La chute d’encours est de 13,4% sur le premier semestre 2022. Par ailleurs, le bénéfice opérationnel du gérant est de 14 millions de livres sur le semestre, en repli de 26% sur un an glissant. Pour la première moitié de 2022, la décollecte nette d’Aviva Investors se porte à 4,3 milliards de livres hors fonds monétaires et cash. La firme explique qu’il s’agissait de sorties nettes internes attendues et de rachats de clients en France après qu’elle se soit délestée de sa filiale française Aviva Investors France, incluse dans la cession d’Aviva France au groupe Aéma. La collecte nette d’Aviva Investors au deuxième trimestre a été réalisée en externe, s’élevant à 200 millions de livres. Aviva Investors revendique également quelque 50 milliards de livres d’encours en Europe investis dans des fonds classés Article 8 au sens du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur financier SFDR.
Le ministre allemand des Finances, Christian Lindner, a annoncé mercredi que Berlin allait adopter une série de mesures fiscales d’un montant de 10 milliards d’euros en 2023 pour atténuer l’envolée des prix. Ce paquet de mesures consiste notamment à relever le seuil à partir duquel le taux maximal d’imposition sur le revenu de 42% s’applique et à augmenter le montant des allocations familiales. Ces mesures sont notamment destinées à compenser l’effet multiplicateur selon lequel une personne passe dans un barème d’imposition plus élevé en raison d’une augmentation de salaire pour compenser les effets de l’inflation, et voit donc son pouvoir d’achat diminuer au bout du compte. Si rien n’est fait, quelque 48 millions de personnes vont subir une augmentation d’impôts à partir de janvier 2023, a indiqué Christian Lindner.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a indiqué mercredi dans un communiqué que son homologue chypriote, la Cyprus Securities and Exchange Commission (CySEC), avait publié le 3 août 2022 «une décision de suspension partielle d’autorisation de l’entreprise d’investissement VPR Safe Financial Group Limited concernant l’exercice de ses activités et la fourniture de services d’investissement sur le territoire français, en raison de suspicions de manquements à la réglementation en vigueur».
Dyal Capital, filiale dufournisseur américain de solutions de financement aux marchés privés Blue Owl, pourrait entrer au capital de la société de private equity française PAI Partners, rapporte Bloomberg, citant des sources anonymes proches du dossier. Les discussions en sont à un stade préliminaire pour une prise de participation minoritaire. Dyal Capital prend des parts minoritaires dans des hedge funds et des sociétés de private equity et a précédemment investi dans Silver Lake, Starwood Capital ou encore Vista Equity Partners. PAI Partners, historiquement ancienne branche d’investissement de Paribas, revendique 25,2 milliards d’euros d’encours sous gestion sur son site internet. La firme est dirigée parRichard Howell, Laurent Rivoire et Frédéric Stévenin.
Les autorités fédérales américaines enquêtent sur la société de conseil en investissement Concord Management, qui supervisait les investissements de plusieurs milliards de dollars du milliardaire russe Roman Abramovitch dans des hedge funds, rapporte le New York Times. Ces investigations sont conduites par le Bureau fédéral d’investigation (FBI) et la Securities and Exchange Commission (SEC). Elles s’intéressent à la manière dont les associés de l’homme d’affaires russe et ancien propriétaire du club de football de Chelsea ont utilisé plus d’une douzaine de sociétés écran offshore, basées dans les Iles Vierges britanniques et à Jersey, pour investir 8 milliards de dollars dans des hedge funds et des sociétés de private equity, relate le New York Times qui cite des sources proches de Concord Management.
La société de gestion allemande DWS, filiale de Deutsche Bank, a nommé, ce mardi, Karen Kuder et Angela Maragkopoulou à son conseil de direction. La première rejoindra le conseil en qualité de responsable administrative de DWS à compter du 1er novembre 2022 tandis que la seconde prendra le poste de responsable des opérations de la firme à partir du 1er janvier 2023. Elles succèderont à Mark Cullen, actuel responsable des opérations qui va quitter, après une période de transition au printemps 2023, le conseil de direction de DWS au sein duquel il avait été nommé en 2018. Mark Cullen a occupé divers postes en 30 ans de carrière chez Deutsche Bank dont ceux de responsable des marchés émergents et des actions Asie-Pacifique ainsi que celui de directeur général de DWS Americas. Stefan Hoops, directeur général de DWS qui a récemment remplacé Asoka Wöhrmann, a indiqué dans un communiqué que Karen Kuder continuera de développer et de renforcer les fonctions de contrôle et les structures de gouvernance de la firme. Angela Maragkopoulou devra achever la modernisation de la firme sur le plan opérationnel et des technologies de l’information. Elle sera également chargée de développer une stratégie de données et de présence sur les canaux digitaux. Karen Kuder, dans le groupe Deutsche Bank depuis 1992, officie depuis mai 2020 conseil juridique en chef de Deutsche Bank. A ce poste, elle a entre autres restructuré le département juridique de l’entité allemande. Elle a également été responsable de la gouvernance des structures à l’international de Deutsche Bank. Angela Maragkopoulou a, elle, occupé la fonction de responsable de l’information B2B au sein de la branche de technologies de l’information de l’opérateur téléphonique Deutsche Telekom. Elle a également été responsable du développement de solutions logicielles pour assurances et gestion de cash au sein de filiales du groupe. Avant de rejoindre Deutsche Telekom IT, elle avait travaillé chez Vodafone comme responsable mondiale des objets connectés à Internet (Internet of Things). DWS gérait 833 milliards d’euros à fin juin 2022.
La société de gestion américaine Vanguard a dépossédé, ce mardi, son homologue BlackRock du titre de gérant du plus gros fonds indiciel coté (ETF) obligataire du monde, selon Bloomberg. Les données de l’agence indique que le Vanguard Total Bond Market ETF disposait d’encours sous gestion de 83,8 milliards de dollars (82 milliards d’euros), dépassant les 83,2 milliards de dollars d’encours (81,4 milliards d’euros) de l’iShares Core US Aggregate Bond ETF, distribué par BlackRock. La société dirigée par Larry Fink détenait ce titre depuis le milieu des années 2010. Les encours sur les ETF des deux sociétés se rapprochent de plus en plus, étant de 1.860 milliards de dollars pour Vanguard et de 1.950 milliards de dollars pour BlackRock, note Bloomberg.
Après les fonds indiciels cotés (ETF) composés d’une seule action, une boutique de gestion d’actifs américaine Issuer F/m Investments vient de coter, ce mardi, les premiers ETF à obligation unique sur le Nasdaq. Le premier ETF détiendra la dernière obligation à dix ans émise par le Trésor américain, le deuxième la dernière obligation à deux ans émise par le Trésor et le troisième la dernière obligation à trois mois du Trésor. Et cela, jusqu’à ce qu’une nouvelle obligation sur ces échéances soit émise. Pour la création de ces ETF, Issuer F/m Investments a collaboré avec deux de ses affiliés, North Slope Capital et Genoa Asset Management. Le Financial Times rapporte que la cotation d’au moins dix autres ETF à obligation unique, arrivant à échéance sur une période de trois mois à 30 ans, est prévue.
La Banque cantonale de Genève (BCGE) a publié un produit d’exploitation en hausse de 12,6% pour le premier semestre 2021, à 231,2 milliards de francs suisses (237,2 milliards d’euros). Le résultat net atteint un chiffre record de 78 millions de francs suisses, en progression de 21,9%. Les encours de la clientèle privée progressent de 0,8% à 18,4 milliards de francs suisses (18,9 milliards d’euros), tandis que ceux des investisseurs institutionnels ont baissé de 8% à 14,6 milliards. Au total, les encours ont diminué de 3,3% à 33 milliards de francs suisses.
HSBC Asset Management (HSBC AM) vient d’annoncer ce 9 aout la nomination de François-Xavier Douin au rang de directeur de l’activité institutionnelle pour les pays nordiques. La société de gestion a également nommé Ali Karmali au même poste pour le Moyen-Orient et l’Afrique. Ils seront rattachés à Maria Ryan, directrice de l’activité institutionnelle pour le Royaume-Uni, les pays nordiques, le Moyen-Orient et l’Afrique. François-Xavier Douin arrive de JP Morgan, où il travaillait depuis 1999. Il y était dernièrement managing director et directeur du conseil clientèle au sein de l’activité institutionnelle en Europe. Auparavant, il a été responsable relations clients de Lazard Asset Management (depuis 1995) avant de devenir spécialiste produits en 1998. Au début de sa carrière,il a travaillé comme banquier privé (de 1989 à 1994) chez Paribas Asset Management, où il a ensuite été nommé responsable commercial pour les clients institutionnels en 1994. Ali Karmali, pour sa part, arrive de First Sentier Investors (auparavant First State Investments), où il était directeur pour le Moyen-Orient et l’Afrique depuis 2013. Il était également chargé l’activité institutionnelle en Asie de Sud-Est depuis 2018. Auparavant, il a occupé plusieurs postes au sein de l’activité institutionnelle et comme consultant en Australie et en Nouvelle Zélande. HSBC AM disposait 595 milliards de dollars d’encours sous gestion, dont 58% provenant de clients institutionnels.
Legal and General Investment Management (LGIM), la division de gestion d’actifs du groupe éponyme, vient d’enregistrer une collecte externe nette record de 65,6 milliards de livres sterling (77,6 milliards d’euros) au premier semestre de 2022. A la même période en 2021, ce chiffre s'élevait à 24,4 milliards. Cependant, les encours sous gestion ont baissé de 3% sur un an glissant en raison de la chute des marchés, passant de 1.326,8 milliards de livres sterling à 1.289,7 milliards de livres. L’activité internationale de LGIM a joué un rôle clé afin de renforcer la masse sous gestion de la société de gestion britannique. Au sein de la collecte nette externe, la partie internationale représente 34,5 milliards de livres, dont 22,5 milliards de livres sterling provenant du Japon. L’Asie (hors Japon) a contribué à la collecte de 11 milliards de livres. Les encours sous gestion de l’activité internationale ont crû de 8%, de 434 milliards de livres à fin 2021 à 468 milliards de livres à fin juin 2022. Ils représentent désormais 36% des encours sous gestion totaux de LGIM. La gestion passive a enregistré une collecte nette externe de 25 milliards de livres, soit une multiplication par cinq par rapport au S1-2021, alimentée par les flux aux Japon (22,7 milliards de livres) et en Asie (7,9 milliards de livres). Ces flux positifs ont partiellement compensé les flux négatifs enregistrés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. La gestion active a, pour sa part, délivré une collecte nette externe de 2,8 milliards de livres, notamment en provenance des fonds à prestation définie du Royaume-Uni et des Etats-Unis. Au Royaume-Uni, l’activité dédiée aux fonds à contribution définie a également bien fonctionné, en attirant 6,9 milliards de livres nets. Les encours sous gestion de cette activité au Royaume-Uni ont crû de 3%, de 125,5 milliards de livres mi-2021 à 129,4 milliards de livres fin juin.
Le gérant suédois SEB Investment Management (SEB IM) vient de sélectionner Aristotle Atlantic Partner pour gérer son fonds de grandes capitalisations américaines SEB Fund 1 - SEB US ALL Cap, a appris AMWatch. La stratégie de stock picking, qui compte 531 millions de dollars d’encours, sera renomméeSEB Fund 1 - SEB US Focus Core Fund.
Latitude Investment Management vient de recruter Mike Totton comme analyste senior. L’intéressé arrive de Liontrust Asset Management chez qui il travaillait depuis neuf ans, dont les trois derniers comme gérant du fonds Majedie UK Focus. Auparavant, il a travaillé chez Deloitte et Royal Bank of Scotland.
Le changement de nom, la fusion avec Standard Life et les autres petites acquisitions n’y font rien. Abrdn (ex Aberdeen Standard Investments) n’arrive toujours pas à collecter. Selon ses résultats du premier semestre 2022, la société de gestion écossaise a rendu 35,9 milliards de livres (42,5 milliards d’euros) aux porteurs de parts de ses fonds, prolongeant par là une décollecte qui dure depuis le deuxième trimestre 2013. Ses encours, qui ont également souffert de la chute des marchés, sont en baisse de 6,3% à 508 milliards de livres, quelques peu sauvés par l’intégration des 52 milliards d’encours du courtier en ligne Interactive Investor, racheté en 2021. Cette mauvaise collecte est principalement alimentée par le divorce avec son ancien partenaire commercial et actionnaire Lloyds Banking Group (LBG), qui a réclamé le retour de 24,4 milliards de livres ce semestre. Le groupe bancaire britannique, fâché du rapprochement entre son concurrent Standard Life et Aberdeen AM en 2017, retire de manière ordonnée ses 109 milliards de livres d’encours logés chez Abrdn depuis 2018. Une dernière tranche doit encore être soldée d’ici la fin de l’année. Le rachat d’Interactive Investor ne compense pas La gestion assurantielle, dont LBG était le principal client, ne représente plus que 154 milliards de livres, contre 205,2 milliards en juin 2021. La clientèle institutionnelle compte désormais, pour sa part, 160,8 milliards de livres d’actifs (-6,3% sur un an). Les encours de la plateforme Adviser, dédiée aux conseillers financiers britanniques reculent eux de 5,5% à 68,3 milliards. Enfin, les outils de distribution directe aux épargnants via des plateformes web ont vu leurs encours exploser grâce au rachat d’Interactive Investor. En-dehors de ce mouvement, ils baissent d’un petit milliard à 13,3 milliards de livres. Ces deux derniers segments de clientèles ont su générer des collectes positives, avec +1,4 milliard pour Adviser et +0,3 milliard pour la distribution sur internet. La santé financière d’Abrdn a été fortement affectée par la décollecte semestrielle, deuxième plus importante de l’histoire du groupe, et la baisse générale des encours. Les revenus ont ainsi diminué de 8% par rapport à juin 2021, à 696 millions de livres. Le résultat d’exploitation ajusté est aussi en retrait, cette fois de 28% à 115 millions de livres. Au total, la firme a dû enregistrer une perte avant impôt de 320 millions de livres, contre un gain de 113 millions à la même période en 2021. A l’ouverture de la Bourse anglaise, le titre perdait 8,7%. A la mi-journée, l’action cotait à 165,2 livres, soit un léger rebond par rapport au point bas du matin à 157 livres.
Après les fonds indiciels cotés (ETF) composés d’une seule action, une boutique américaine de gestion d’actifs, Issuer F/m Investments, vient de coter mardi les trois premiers ETF à obligation unique sur le Nasdaq. Le premier détiendra la dernière obligation à dix ans émise par le Trésor américain, le deuxième la dernière obligation à deux ans du Trésor et le troisième la dernière obligation à trois mois. Et cela, jusqu’à ce qu’une nouvelle obligation sur ces échéances soit émise. Pour la création de ces ETF, Issuer F/m Investments a collaboré avec deux de ses affiliés, North Slope Capital et Genoa Asset Management. Le Financial Times rapporte que la cotation d’au moins dix autres ETF à obligation unique, arrivant à échéance sur une période de trois mois à 30 ans, est prévue.
Les investisseurs internationaux détenaient 48,8 % de la capitalisation totale du marché des actions espagnoles fin 2021 selon une étude de l’opérateur boursier Bolsas y Mercados Espanoles (BME) publiée début août. C’est 1,1 point de moins qu’en 2020. Le rapport note que les investisseurs institutionnels étrangers restent toujours actifs en Espagne. La société de gestion BlackRock, le fonds souverain du Qatar et le gérant de private equity CVC, à eux trois, détenaient 6% de la capitalisation des titres de l’indice de référence, l’Ibex35 à fin 2021. BME cite également Norges Bank, Vanguard, Fidelity, Standard Life, Capital Group, les fonds souverains singapourien GIC et émirati Adia, Amundi et Invesco parmi les principaux actionnaires étrangers identifiés. Les fonds souverains ont investi quelque 2,8 milliards d’euros dans 12 sociétés espagnoles cotées entre octobre 2020 et décembre 2021, souligne BME.
Le changement de nom, la fusion avec Standard Life et les autres petites acquisitions n’y font rien. Abrdn (ex Aberdeen Standard Investments) n’arrive toujours pas à collecter. Selon ses résultats du premier semestre 2022, la société de gestion écossaise a rendu 35,9 milliards de livres (42,5 milliards d’euros) aux porteurs de parts de ses fonds, prolongeant par là une décollecte qui dure depuis le deuxième trimestre 2013. La perte du reliquat du contrat de gestion avec Lloyds Banking Group explique le gros de ces sorties sur le trimestre. Les encours, qui ont également souffert de la chute des marchés, sont en baisse de 6,3% à 508 milliards de livres d’un an sur l’autre. Abrdn a signé une perte semestrielle avant impôt de 320 millions de livres pour des revenus en recul de 8% à 696 millions.
Les fonds indiciels cotés (ETF) obligataires ont engrangé 32,5 milliards de dollars d’entrées nettes en juillet, selon des données de BlackRock, citées par le Financial Times. La collecte est en nette hausse par rapport aux 3,2 milliards de dollars collectés en juin. Les ETF sur le crédit ont particulièrement séduit les investisseurs en juillet collectant 13,8 milliards de dollars dont 9,9 milliards sur les ETF investment grade. Sur ce montant, les ETF investment grade européens ont enregistré des entrées nettes de 2,2 milliards de dollars, soit leur plus grande collecte mensuelle depuis avril 2020 d’après les données de BlackRock.
Après des pertes plutôt contenues au premier trimestre 2022, l’industrie de la gestion d’actifsa souffert au cours du deuxième trimestre 2022. Si la saison des résultats trimestriels n’est pas encore terminée, le secteur a perdu l'équivalent de 2.852 milliards d’euros entre fin mars et fin juin 2022 selon les calculs de L’Agefi sur la base des résultats de 26 sociétés de gestion et filiales de gestion d’actifs cotées en Bourse. Ce groupe de 26 sociétés* gérait quelque 31.733 milliards d’euros à fin mars, mais seulement28.881 milliards à fin juin 2022, suggérant une baisse générale d’encours de 9% pour le deuxième trimestre 2022. Cette baisse est principalement liée à un effet défavorable des marchés, plus ou moins fort selon les groupes, conjugué à des décollectes parfois massives. Les effets de change de devises ont été variables selon les firmes. Le géant de la gestion d’actifs, BlackRock, représente plus d’un tiers des pertes d’encours (37%) de ces 26 gestionnaires d’actifs analysés, avec sa chute de 1.062 milliards d’euros d’encours sur le trimestre. Soit 11% d’actifs sous gestion en moins entre fin mars et fin juin 2022. Sur le périmètre, les pertes d’encours en pourcentage se sont étalées de-4% à -18%. Le métier asset management de BNP Paribas et de HSBC, ainsi que Pimco etAmundi limitent la casse avec des chutes d’encours comprises entre -4% et -6% sur le trimestre. A l’inverse, les Américains Artisan Partners, T.Rowe Price et Columbia Threadneedle ont vu leurs actifs sous gestion chuter respectivement de 18%, 15,6% et 14%. Allianz Global Investors, qui a été confronté aux conséquences de l’affaire des fonds Alpha, ainsi que State Street ont perdu 11% d’encours. Sur le périmètreanalysé par L’Agefi, seuls quatre gérants affichent une hausse d’encours. En l’occurrence trois gestionnaires d’actifs alternatifs américains – Blackstone (+25 milliards d’euros), KKR (+12 milliards) et Apollo (+2 milliards) – et le britannique Schroders (+25 milliards). Pour Apollo comme pour Schroders, cependant, les acquisitions pour le premier de Griffin Capital et pour le second du pôle solutions de River and Mercantile ont contribué à cette progression. Les actifs alternatifs et l’Asie sauventles flux Côté flux, les résultats ont également été contrastés, affectés en majeure partie par la réallocation des investisseurs institutionnels face à la conjoncture macro-économique explosive (tensions géopolitiques, inflation, hausse de taux, crise de l’énergie, etc). Pris dans leur ensemble, les 26 gérants affichent une collecte nette cumulée de 73,3 milliards d’euros pour le deuxième trimestre 2022 selon les calculs de L’Agefi. En retirant les gestionnaires alternatifs KKR, Blackstone et Apollo, qui représentent à eux trois 146,1 milliards d’euros de collecte nette, la décollecte nette cumulée des 23 gérants restants atteint 72,8 milliards d’euros. BlackRock et Blackstone ont continué à collecter de manière significative sur le deuxième trimestre à hauteur de 87,9 et 86,3 milliards d’euros respectivement. Le segment des actifs alternatifs a été particulièrement porteur puisque Apollo et KKR ont respectivement collecté 35,3 et 24,5 milliards d’euros. D’autres gérants comme les Britanniques Schroders et Man Group ont vu leur flux portéspar l’alternatif. Janus Henderson, qui a enchaîné un 19ème trimestre de décollecte, a lui aussi collecté sur les actifs alternatifs. Ces flux nets sont un peu paradoxaux dans la mesure où la plupart des actifs privés, en particulier les actifs sur le private equity, ont fait l’objet de décotes, parfois substantielles, dans leur valorisation au cours du premier semestre 2022. Aussi Jefferies estime-t-il dans un récent rapport que les investisseurs se sont délestés de leurs parts de fonds de capital investissementà un niveau record de 33 milliards de dollars au premier semestre 2022, contre 19 milliards au premier semestre 2021. Les sorties se sont manifestées sur la gestion traditionnelle. Parmi les grosses décollectes, celles des produits de State Street (-61 milliards d’euros), des fonds obligataires de Pimco (-28,7 milliards d’euros) et de DWS (-25 milliards d’euros, l’essentiel enfonds monétaires) sont à noter. Les joint-ventures en Asie et partenariats ont aussi permis à certains gestionnaires d’actifs de s’en tirer avec une collecte positive sur le trimestre. C’est le cas notamment d’Amundi (+ 1,8 milliard d’euros) qui a pu s’appuyer sur les flux entrants de ses joint-ventures en Chine et en Inde et d’Axa Investment Managers dont la collecte du deuxième trimestre a été portée par ses co-entreprises en Asie. Marges stables ou en baisse contenue Autre tendance de ces résultats trimestriels: pour la plupart des gestionnaires d’actifs publiant le montant des commissions de gestion perçues, celui-ci a reculé d’un trimestre à l’autre. Une petite disparité s’observe dans l'évolutiondes marges opérationnelles sur le trimestre. Parmi les gérants publiant leurs marges, plusieurs l’ont vue se contracter de manière relativement limitée (Invesco, AllianzGI, Franklin Resources, Janus Henderson notamment) ou rester presque stable (BlackRock, Pimco) quand d’autres l’ont amélioré dont Amundi et Man Group. Sur la première moitié de 2022 en revanche, certains gérants ont vu leur marge opérationnelle dégringoler de manière significative comme le Britannique Jupiter Asset Management et le Suisse GAM Holding. Le premier, qui a acté le départ de son futur-ex directeur général Andrew Formica, a perdu 10 points de marge opérationnelle sur la période tandis que GAM, qui a perdu environ 17% de ses encours sur le semestre et serait de nouveau à vendre, affiche une marge opérationnelle négative de 17,6 points sur le semestre. Il faudra également suivre l’évolution de l’asset management chez Credit Suisse qui traverse une passe difficile, puisque son désormais ex-patron Ulrich Körner a pris les rênes du groupe à la place de Thomas Gottstein. *Amundi, Axa IM, Rothschild & Co, Natixis, Artisan Partners, Franklin Resources, Invesco, Credit Suisse, DWS, UBS, BlackRock, Man Group, Columbia Threadneedle, BNP Paribas, Allianz Global Investors, Pimco, Apollo Global Management, Blackstone, KKR, T.Rowe Price, State Street, Schroders, Jupiter, GAM, HSBC, Janus Henderson.
Vanguard a annoncé ce 8 août avoir nomméWellington Management Company et Pzena Investment Management comme conseillers du fonds Vanguard Global Equity Fund. Ils remplacent Marathon Asset Management, qui cogérait à parts égales ce fonds avec Baillie Gifford. Cette dernière société de gestion conserve 50% des encours du fonds sous sa coupe, tandis que les deux nouveaux conseillers se partagent équitablement l’autre moitié.
Le directeur général du groupe financier japonais SoftBank, Masayoshi Son, a affirmé, ce lundi lors d’un point presse, que des discussions étaient en cours pour la vente de son gérant d’actifs alternatifs Fortress Investment Group, acquis en 2017pour 3,3 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros). La vente de Fortress est envisagée depuis quelque temps. En juillet, Bloomberg rapportait que le fonds souverain d’Abu Dhabi, Mubadala, envisageait de racheter Fortress, valorisé à 1 milliard de dollars. SoftBank a publié une perte record de 3.160 milliards de yen (23 milliards d’euros) pour le deuxième trimestre 2022. Masayoshi Son a indiqué que le groupe devra «couper les coûts de manière drastique».
Les investisseurs internationaux détenaient 48,8% de la capitalisation totale du marché des actions espagnoles fin 2021 selon une étude de l’opérateur boursier local Bolsas y Mercados Espanolespubliée début août. C’est 1,1 point de moins qu’en 2020. Le rapport note que les investisseurs institutionnels, fonds souverains et gestionnaires d’actifs en tête, restent toujours actifs en Espagne. A titre d’exemple, la société de gestion BlackRock, le fonds souverain du Qatar et le gérant de private equity CVC, à eux trois, détenaient 6% de la capitalisation des titres de l’indice de référence Ibex35 à fin 2021. L’étude de BME cite également Norges Bank, Vanguard, Fidelity, Standard Life, Capital Group, le fonds souverain singapourien GIC et son homologue émirati Adia, Amundi ou encore Invesco parmi les principaux actionnaires étrangers identifiés. Les fonds souverains ont investi quelque 2,8 milliards d’euros dans 12 sociétés espagnoles cotées entre octobre 2020 et décembre 2021, souligne la recherche de BME. La part des actions espagnoles détenues par les fonds d’investissement et Sicav espagnols a grimpé de 8,7% sur un an pour atteindre 8,46 milliards d’euros, soit tout juste 1,15% de la capitalisation totale du marché à fin 2021 selon BME.