L’investisseur activiste ValueAct, basé à San Francisco, a déclaré jeudi dans une lettre aux investisseurs qu’il détenait désormais une participation de 7% dans la société éditrice du quotidien ‘New York Times’. Il juge que la valorisation actuelle du groupe de presse ne reflète pas les perspectives de croissance à long terme de l’entreprise et que l’équipe dirigeante a plusieurs pistes pour faire face aux vents contraires auxquels le secteur est confronté. ValueAct estime que l’entreprise pourrait enregistrer une croissance à deux chiffres de ses revenus numériques et tripler sa rentabilité opérationnelle à long terme. Le fonds activiste souhaiterait que le groupe de presse pousse davantage son offre exclusive réservée aux abonnés.
Barings BDC (ex Triangle Capital Corporate), la branche dédiée au crédit privé de la banque éponyme, vient de promouvoir Jonathan Bock au poste de directeur général, a appris Citywire. Il remplace Eric Lloyd, qui devient président. Jonathan Bock était jusqu’ici directeur financier, rôle désormais dévolu à Jonathan Landsberg, qui était trésorier et responsable des relations investisseurs. Dans le même temps, la directrice de la comptabilité Elizabeth Murray prend parallèlement la direction des opérations.
S’il est attendu que les rendements du private equity vont diminuer au fil du temps, ils resteront supérieurs à ceux des actions cotées sur les dix prochaines années. C’est le pari que formule et soutient Pictet Wealth Management, filiale de gestion de fortune du groupe suisse Pictet, dans une note publiée la semaine dernière par Jacques Henry et Djaafar Aballeche, de l’équipe de recherche multi-actifs. Pictet WM s’attend à un rendement moyen de 9,2% en dollars sur les dix prochaines années pour le private equity et le capital-risque. Ses stratégistes concèdent que c’est un rendement moindre par rapport à celui de 15% par an qui pouvait être attendu sur ces actifs il y a 10 ans mais que cela constituera toujours une prime de rendement de 3% par rapport à l’indice MSCI AC World si leurs estimations se réalisent. Sur le début d’année 2022, Pictet WM observe que les rendements du private equity sont restés globalement stables au premier trimestre 2022 et qu’ils devraient être faibles pour le deuxième trimestre. «Le scénario le plus réaliste et en prenant en compte la chute des marchés financiers durant la première moitié de 2022, les valorisations du private equity pourraient avoir baissé de 5 à 10% sur la période». Voire de 12% dans le scénario le plus extrême selon le gérant de fortune, qui rappelle que le private equity a tendance à moins baisser que les actions cotées en bourse. En revanche, Pictet WM se montre davantage inquiet sur le capital-risque. Selon les calculs de ses stratégistes multi-actifs, les rendements du capital-risque au deuxième trimestre seront négatifs de l’ordre de -12 à -15%. «Le principal intérêt du capital-risque est son lien avec l’innovation. Or, la vague d’innovation actuelle s’estompe, ce qui met la pression sur les rendements du capital-risque», constatent les stratégistes. Leur analyse soutient également que les leveraged buyouts (LBO) devraient connaître des rendements négatifs de 10% sur le deuxième trimestre 2022.
La société de gestion américaine Polaris Capital Management, basée à Boston, a obtenu, fin juillet, le feu vert de l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour commercialiser son seul fonds Ucits, a appris NewsManagers. Le fonds Polaris Global Value Ucits, domicilié en Irlande, investit en actions internationales et applique un style de gestion value. Il détient entre 65 et 100 titres. Les actions américaines représentaient 40% du portefeuille à fin juillet. Les encours sous gestion du fonds s'élevaient à 248,7 millions de dollars (242 millions d’euros).
Barings vient d’annoncer l’acquisition entière d’Altis Property Partners, une société de gestion immobilière et de capital investissement australienne fondée en 2008. Les deux entités ont déjà signé le contrat de vente et la transaction sera achevée d’ici 1er septembre 2022. Les détails financiers n’ont pas été dévoilés. A la suite de cette acquisition, Barings ajoutera 44 professionnels spécialisés dans les actions immobilières ainsi que des encours sous gestion de 6 milliards de dollars australiens. Les directeurs exécutifs et d’autres salariés d’Altis resteront à leurs postes. L’activité en Asie-Pacifique compte pour un tiers des encours sous gestion tiers de Barings. «Cette acquisition nous permettra de construire la plateforme des actifs réels en Asie-Pacifique, avec un accent sur l’Australie, avant d’élargir aux autres marchés comme le Japon et la Corée du Sud» a expliqué Charles Weeks, directeur pour l’activité immobilière en Europe et en Asie-Pacifique. Barings comptait plus de 349 milliards de dollars d’encours sous gestion au 30 juin 2022.
Le couple franco-allemand n’existe pas en matière de délégation de gestion. Selon les statistiques de la BVI, l’association des gérants d’actifs allemands, seulement 1% des encours gérés par des asset managers locaux sont confiés à des partenaires français*. Les gérants allemands, qui gèrent eux-mêmes la moitié des encours du pays, préfèrent de loin l’expertise financière de leurs concitoyens, avec 28% des encours délégués à une autre société de gestion allemande. Le podium est complété par les sociétés de gestion britanniques (10% des encours) et américaines (4%). La délégation de gestion est prépondérante pour les Spezialfonds, les véhicules dédiés aux institutionnels allemands, note la BVI. Elle l’explique par la domination de fonds multi-classes d’actifs, facilitant la taxation des clients, dont les différentes stratégies sont gérées par des entités externes. *Chiffres au 31 décembre 2021 sur la base de 62% des encours totaux, recouvrant les fonds retails et institutionnels.
BNP Paribas Asset Management a pris la décision de liquider, en date du 10 novembre prochain, son fonds Frontiers Equity, investi en actions des marchés frontières. Les actifs du compartiment ont atteint un niveau d’actifs sous gestion - moins d’un million d’euros - ne permettant pas une gestion efficiente dans l’intérêt des actionnaires, selon une communication aux porteurs de parts lue par NewsManagers. Le fonds, géré par le responsable des actions asiatiques de BNP PAM (Asia), Zhikai Chen, depuis fin 2021, affiche une performance négative de -31% entre son lancement fin 2017 et le 9 août 2022.
La société d’investissement saoudienne Kingdom Holding, contrôlée par le prince Al Walid ben Talal, a discrètement investi plus de 500 millions de dollars (490 millions d’euros) dans trois grandes sociétés énergétiques russes entre février et mars, selon des documents réglementaires déposés dimanche. En février, Kingdom Holding, qui est détenu à 16,9% par le fonds souverain d’Arabie saoudite, a investi dans les certificats de dépôt internationaux de Gazprom et de Rosneft pour une valeur de 1,37 milliard de riyals (358 millions d’euros) et 196 millions de riyals, respectivement. La société a également investi 410 millions de riyals dans les certificats de dépôt américains de Lukoil entre février et mars.
Les investisseurs internationaux sont revenus sur les fonds d’investissements en actions et obligations. Entre le 4 et le 10 août, les premiers ont reçu 7,1 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) de souscriptions nettes, et les seconds 11,7 milliards, selon le «Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds monétaires ont, quant à eux, rendu 4,3 milliards de dollars, et les fonds or 0,4 milliard. Dans l’obligataire, les investisseurs ont privilégié les stratégies sans risque, en plaçant 4,7 milliards dans les fonds d’obligations souveraines, et 7 milliards dans ceux d’obligations d’entreprises investment grade. Les segments plus risqués ont collecté de plus petits montants, comme le high yield (+1 milliard) et l’obligataire émergent (+0,2 milliard). Sur les actions, la collecte a été uniquement nourrie par les fonds de titres américains, qui ont reçu 11 milliards de dollars. Les fonds d’actions européennes ont rendu 4,8 milliards de dollars, les fonds d’actions émergentes 0,9 milliard et les fonds d’actions japonaises 0,2 milliard. La répartition de la collecte au sein des fonds d’actions américaines est particulièrement déséquilibrée, avec +9,9 milliards pour les grandes capitalisations et +2,5 milliards pour les stratégies croissance, quand les autres catégories ne dépassent pas le milliard. La décollecte se limite à quelques fonds sectoriels, comme les matériaux (-0,7 milliard) et l’immobilier coté (-0,2 milliard).
Stefan Hoops, le nouveau directeur général de la société de gestion allemande DWS (filiale de Deutsche Bank), a donné son regard sur la couverture médiatique des résultats du deuxième trimestre 2022 de la firme. S’exprimant sur le réseau social LinkedIn, Stefan Hoops a manifestement peu goûté les articles mettant en avant la décollecte de la société de gestion de 25 milliards d’euros et a appelé à s’en tenir aux faits. «Sur nos résultats du T2-2022, nous avons vu le titre«Sorties massives au T2». Tentant, je sais, mais les analystes ont couvert la vérité : nos actifs générant des commissions étaient remarquablement stables. Nos encours ont augmenté de 50 milliards d’euros au T3 grâce à une combinaison de collecte nette et d’un environnement de marché plus amical», a-t-il déclaré. Le patron de DWS assure également qu’il n’y a pas eu de démission «parmi les 200 meilleurs talents de la société» au cours de ces deux derniers mois et évoque une division d’investissement «stable».
La société de gestion américaine BlackRock poursuit son offensive éclair sur le marché des crypto-actifs. Après la récente annonce de son partenariat avec Coinbasedestiné aux clients de sa plateforme de gestion Aladdin, la firme, qui gérait 8.487 milliards de dollars d’encours à fin juin, a lancé, ce jeudi, son premier trust offrant une exposition au bitcoin. La cryptomonnaie avoisinait les 24.000 dollars (23.000 euros) après être montée jusqu'à 68.000 dollars en novembre 2021. Le trust de BlackRock est disponible pour les clients institutionnels américains et suit la performance du bitcoin. «Malgré la forte baisse du marché des actifs numériques, nous constatons toujours un intérêt substantiel de la part de certains clients institutionnels sur la façon d’accéder efficacement et à moindre coût à ces actifs en utilisant notre technologie et les capacités de nos produits. Le bitcoin est le crypto-actif le plus ancien, le plus important et le plus liquide, et constitue actuellement le principal sujet d’intérêt de nos clients dans le domaine des crypto-actifs. Si l’on exclut les monnaies stables, le bitcoin conserve près de 50 % de la capitalisation boursière du secteur», se justifie BlackRock, dont le directeur général Larry Fink a longtemps honni le bitcoin, allant même jusqu'à le considérer en 2017 comme un «indice de référence du blanchiment d’argent». BlackRock indique dans un post de blog qu’il est notamment motivé par le fait que des organisations telles que RMI et Energy Web développent des programmes visant à améliorer la transparence sur le sujet de l’utilisation d'énergie durable pour le minage de bitcoin et «continuera de suivre les progrès de ces initiatives». La plus grosse société de gestion au monde précise aussi qu’elle a planché sur quatre domaines des actifs digitaux et leurs écosystèmes propres dans lesquels elle voit du potentiel pour ses clients et les marchés de capitaux : blockchain, stablecoins, crypto-actifs et tokenisation (digitalisation des actifs, ndlr). Effets potentiels BlackRock pénètre le marché du bitcoin sur l’un de ses points d’entrée les plus bas de ces deux à trois dernières années et dans une phase de développement intense du marché des cryptos tant aux Etats-Unis qu’ailleurs dans le monde. Notamment en Europe avec la prochaine mise en application de la réglementation sur les crypto-actifs Mica. Son arrivée laisse transparaître clairement la volonté du gestionnaire de participer à une éventuelle remontée rapide du cours du crypto-actif - qui n’a réagi que par une très modeste hausse à l’annonce de BlackRock - mais surtout à sa stabilisation ainsi qu'à celle de l'éco-système crypto-actifs en général. De par son réseau et sa marque, BlackRock devrait rapidement détrôner Grayscale Investments du titre de gérant du plus gros trust investi en bitcoin au monde (15,4 milliards de dollars d’encours au 11 août 2022 pour le trust de Grayscale). Son entrée pourrait constituer un signal pour d’autres gérants de taille même si certains ne l’ont pas attendu pour proposer du bitcoin à leurs clients, à l’instar de Fidelity Investments qui permet d’y être exposé dans ses plans d'épargne-retraite 401(K). L’arrivée de BlackRock sur le marché du bitcoin via un trust privé pour clients institutionnels présente d’ailleurs le potentiel pour faire basculer à terme une situation de blocage sur les fonds indiciels cotés (ETF) exposés au bitcoin que le régulateur américain Securities & Exchange Commission (SEC) s’est toujours refusé à agréer. La SEC s’est toujours justifiée par l’impossibilité de prévenir des fraudes liées au bitcoin et l’absence de protection adéquate pour les investisseurs vis-à-vis du crypto-actif. Un certain nombre de gestionnaires s’y sont cassés les dents. Grayscale en a notamment fait les frais car il voulait convertir, de longue date, son trust en ETF, ce que la SEC a refusé. La firme, ayant mal digéré la nouvelle, a porté l’affaire devant la justice américaine.
L’épargne investie en produits de taux a augmenté au premier trimestre 2022, selon les données publiées jeudi par la Banque de France, passant de 17,1 milliards d’euros à 24,4 milliards d’euros. Cette hausse s’explique par le «rebond des flux en numéraire et dépôts à vue, et une collecte qui redevient positive sur les livrets d’épargne réglementée (8,3 milliards après -0,2 milliard au T4) – en lien avec la première revalorisation des taux de livrets d’épargne réglementée au 1er février». Le taux du Livret A et du Livret développement durable et solidaire (LDDS) est passé de 0,5% à 1% au 1er février 2022 et a été augmenté à 2% le 1er août. Le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) était lui passé de 1% à 2,2% en février et atteint depuis le 1 août 4,6%.
La banque allemande Deutsche Bank vient de recruter Rod Colburn en tant que managing director de la division de gestion de fortune pour les Amériques. Il sera également senior relationship manager. Il sera rattaché à Anthony Valvo, directeur de marché pour New York et l’Asie du Sud-est. Au sein de ce poste, il sera responsable des solutions de prêts pour les clients ultra-high-net-worth. Rod Colburn arrive de Goldman Sachs, où il était managing director pour cette division depuis 2008. Auparavant, il a occupé les postes similaires chez Citi Private Bank et US Trust.
La société de gestion française Carmignac a décidé de donner un nouveau nom à son fonds Carmignac Portfolio Green Gold à compter du 25 août, a-t-elle indiqué dans un avis aux porteurs de parts publié jeudi. «Le conseil d’administration a décidé de renommerCarmignac Portfolio Green Goldcar sa dénomination était jugée ambiguë par certains de nos investisseurs et partenaires commerciaux», indique la lettre. Green Gold (or vert en français) fait donc place à Climate Transition (transition climatique) qui traduit mieux, selon la firme,«la référence au défi mondial que représentent l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci». Le fonds, classé Article 9 au sens du règlement SFDR et géré par Michel Wiskirski, investit dans des secteurs et des fournisseurs de produits et services qui proposentdes solutions à faible intensité de carbone ou transforment leurs modèles d’affaires afin de favoriser l’avènement d’une économie faiblement carbonée. C’est le deuxième changement de nom en près de deux ans et demi puisque avant de s’appeler Green Gold et d'être recyclée en une stratégie orientée investissement responsable, ce fonds n'était autre que le fonds Carmignac Portfolio Commodities. Son objectif initial, lors de son lancement en 2003, était d’investir dans les entreprises du secteur de l'énergie et des ressources naturelles. Lorsque Carmignac a modifié la dénomination du fonds en avril 2020, il précisait que Green Gold était une référence à la transition énergétique et aux produits d’efficience énergétique par opposition à Black Gold, pour désigner les énergies fossiles. Pour l’emploi du mot Gold, la société de gestion précisait dans ses prospectus qu’il ne constituait pas une référence au métal précieux - l’or - mais à la notion d’or vert «sujet clé de la transition énergétique pour notre planète». Ce qui n’a visiblement pas empêché la confusion dans l’esprit des investisseurs...
Nuveen, filiale de gestion d’actifs du groupe financier américain TIAA, a recruté Kelly Hagg pour le poste nouvellement créé de directeur de l’investissement responsable pour les stratégies et solutions de la firme. Il occupe également les fonctions desenior managing director. Kelly Hagg travaillait précédemment chez Janus Henderson dont il supervisait la stratégie produit et les sujets liés aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) au niveau mondial au sein de l'équipe de distribution.
Le gestionnaire d’actifs alternatif Brookfield Asset Management a confirmé, ce jeudi par un commentaire de son responsable des opérations Nick Goodman, sa volonté de coter 25% de son activité de gestion d’actifs d’ici la fin de l’année 2022. L’opération doit se dérouler à la fois à la Bourse de New York et à la Bourse de Toronto. Le reste de la société sera renommé Brookfield Corporation et se concentrera sur l’investissement de son propre capital dans des activités allant de l’immobilier aux projets d'énergies renouvelables. L’ancien gouverneur de la Banque centrale du Canada et de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, deviendra le nouveau président du conseil d’administration de Brookfield AM après sa cotation partielle. Il avait rejoint en août 2020 comme vice-président chargé des investissements ESG et de transition. Bruce Flatt conservera son poste de directeur général de Brookfield AM tandis que Connor Teskey occupera la fonction de président de Brookfield AM qui s’ajoutera à son poste actuel de directeur général énergies renouvelables et transition du groupe. En outre, Anuj Ranjan deviendra président du pôle private equityen plus de ses fonctions actuelles de responsable mondial du développement de l’activité, responsable Europe et Asie-Pacifique du private equity, directeur général Asie du Sud et Moyen-Orient de Brookfield AM. Bahir Manios deviendra, lui, responsable financier. Collecte record de 56 milliards de dollars Brookfield a publié, ce jeudi, ses résultats pour le deuxième trimestre. La firme a enregistré une levée de fonds record de 56 milliards de dollars (54,3 milliards d’euros) sur la période et dispose de 111 milliards de dollars pour investir. Son résultat net au deuxième trimestre s'élève à 1,5 milliard de dollars, en repli de 40% sur un an glissant. «En excluant l’impact des réalisations et des gains de cession enregistrés au cours de l’année précédente, le bénéfice distribuable et le bénéfice net ont augmenté d’environ 25 % par rapport au trimestre de l’année précédente», précise néanmoins le gestionnaire. La firme a vendu pour 21 milliards de dollars d’actifs et déployé 20 milliards de dollars en capital dans de nouveaux investissements entre fin mars et fin juin 2022. Au cours du deuxième trimestre, Brookfield a entre autres procédéà la clôture finale de notre fonds de transition de 15 milliards de dollars. Le gestionnaire canadien est en train de finaliser les premières clôtures de son sixième fonds de capital-investissement de 8 milliards de dollars et de son cinquième fonds d’infrastructure de 20 milliards de dollars. Sa levée de fonds pour son fonds immobilier s'élève à environ 14,5 milliards de dollars. Sa clôture finale est prévue au cours du troisième trimestre. «L’environnement de crédit actuel conduit à un certain nombre d’opportunités d’investissement attrayantes au sein de notre fonds de crédit opportuniste de 16 milliards de dollars. Le fonds est actuellement investi et/ou engagé à 80% et nous prévoyons de commencer la collecte de fonds pour le prochain millésime dans les mois à venir», précise également la société de gestion. Brookfield compte plus de 750 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
Samsung AM vient de recruter Jimi Kim comme responsable des ETF. L’intéressé arrive de Lyxor, dont il a dirigé les ventes d’ETF et de hedge funds pour la Corée du Sud pendant dix ans. Auparavant, il a travaillé cinq ans comme responsable des actions mondiales chez Woori Credit Suisse AM, ainsi que comme gérant du fonds général de Hyundai Marine & Fire Insurance.
La firme américaine Ares Wealth Management Solutions vient de recruter Neil Hoyne comme directeur du service client international. Il arrive de Neuberger Berman, où il occupait depuis cinq ans un poste similaire pour les fonds. Auparavant, il a géré les opérations quotidiennes des fonds irlandais de GlobalReach, devenu CrossBorder Capital. Il a aussi administrer des fonds pour HSBC Securities.
Le gestionnaire d’actifs britannique M&G poursuit son rétablissement commercial. Sa collecte nette affiche 1,2 milliard de livres sterling (1,4 milliard d’euros) pour les six premiers mois de l’année, hors impact de son activité «Heritage», dont les clients ne sont autorisés qu'à retirer leurs placements retraite. M&G double déjà sa collecte de 2021 (0,6 milliard de livres) dans un environnement économique pourtant négatif pour l’asset management. Les années précédentes, le gérant avait vécu plusieurs déconvenues. En 2019, la fermeture temporaire d’un fonds immobilier devenu illiquide, avec en arrière plan le Brexit, avait entaché la réputation du groupe. La séparation d’avec Prudential la même année n’avait pas non plus aidé à attirer davantage d’investisseurs, puisqu’il avait enregistré 6,8 milliards de livres de décollecte sur 2020. Au premier semestre 2022, M&G a notamment renoué avec des rentrées d’argent sur le segment wholesale (+0,8 milliard), une première depuis quatre ans. L’année dernière, la société avait rendu 3,4 milliards au premier semestre et 0,4 milliard au second. La collecte auprès des investisseurs institutionnels reste, elle, positive, mais en fort recul. Après des flux nets de +2,2 milliards au premier semestre 2021, puis de +3,6 milliards au second, le début de l’année 2022 se conclut avec seulement +0,3 milliard de collecte nette. Au total, les encours gérés ont tout de même décru de 21 milliards de livres sous l’effet de la baisse des marchés, pour s'établir à 348,9 milliards de livres.
Le gestionnaire d’actifs alternatif canadien a confirmé jeudi sa volonté de coter 25% de son activité de gestion d’actifs d’ici à fin 2022. L’opération doit se dérouler sur les Bourses de New York et de Toronto. Par ailleurs l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Canada puis de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, deviendra le nouveau président de Brookfield AM après la cotation partielle de la gestion d’actifs de Brookfield. Il avait rejoint la firme en août 2020 comme vice-président chargé des investissements ESG. Brookfield qui revendique plus de 750 milliards de dollars (726 milliards d’euros) d’actifs sous gestion a publié ses comptes du deuxième trimestre 2022, marqués par une levée de fonds record de 56 milliards de dollars sur la période. Il dispose de 111 milliards de dollars pour investir.
L’épargne investie en produits de taux a augmenté au premier trimestre 2022, selon les données publiées jeudi par la Banque de France, passant de 17,1 milliards d’euros à 24,4 milliards d’euros. Cette hausse s’explique par le «rebond des flux en numéraire et dépôts à vue, et une collecte qui redevient positive sur les livrets d’épargne réglementée (8,3 milliards après -0,2 milliard au T4) – en lien avec la première revalorisation des taux de livrets d’épargne réglementée au 1er février». Le taux du Livret A et du Livret développement durable et solidaire (LDDS) est passé de 0,5% à 1% au 1er février 2022 et a été augmenté à 2% le 1er août. Le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) était lui passé de 1% à 2,2% en février et atteint depuis le 1 août 4,6%.
La société américaine Strive Asset Management vient de lancer un fonds indiciel coté (ETF) visant à combattre l’introduction des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans le secteur de l'énergie et de profiter d’un potentiel marché haussier pour ces actions. Dénommé Strive U.S. Energy ETF, cet ETF s’appuie sur le soutien des milliardaires Peter Thiel et Bill Ackman. Strive AM va utiliser ses droits de vote pour rejeter les résolutions liées à l’ESG, et permettre à ces entreprises de produire davantage de pétrole, de gaz et d’autres types d’énergie. La société de gestion estime que les entreprises énergétiques américaines doivent être capables de saisir les opportunités économiques à venir afin de répondre à la demande croissante d'énergie au niveau mondial. Le fonds va répliquer la performance de l’indice Solactive GBS United States 1000 Index.
Credit Suisse vient d’engager un recours auprès de la Haute Cour de justice d’Angleterre pour entamer une action en justice contre SoftBank, a appris le Financial Times. La banque suisse cherche à récupérer 440 millions de dollars prêtés par le fonds de financement de supply chain Greensill au groupe américain de construction Katerra, détenu par SoftBank. Katerra est actuellement en procédure de faillite, et compte plus d’un milliard de dollars de dettes.
La société de gestion de fortune belge Merit Capital se rapproche de la faillite. Après avoirperdu sa licence de société de Bourse, l’entreprise, qui semble en difficulté financière, n’a plus de candidat au rachat. Le Luxembourgeois Fuchs & Associés a renoncé à faire une offre, a appris le quotidien économique flamand De Tidj. Celui-ci se retire car les «les conditions de marché, économiques et réglementaires» ne sont pas idéales, précise Fuchs dans un communiqué confirmant ces informations. «[Merit Capital] flirte avec les conditions de la faillite, sans pour autant dire qu’elle les remplit déjà», a déclaré son administrateur Kjell Swartelé. Merit Capital a attiré l’attention il y a deux ans, à la suite d’un article du Financial Timesl’impliquant dans les transactions avec H2O AMconcernant les obligations illiquides Tennor. La société belge aurait agi en tant que courtier dans le cadre d’un «buy and sell back» portant sur 370 millions d’euros d’obligations. Une information que Merit Capital avait démenti. L’entreprise est détenue depuis 2018 parDuet Group, dont le directeur général Henry Gabay est un associé de Lars Windhorst, le patron de Tennor.
Dyal Capital, filiale dufournisseur américain de solutions de financement aux marchés privés Blue Owl, pourrait entrer au capital de la société deprivate equityfrançaise PAI Partners, rapporte Bloomberg, citant des sources anonymes proches du dossier. Les discussions en seraient à un stade préliminaire pour une prise de participation minoritaire. Interrogé par L’Agefi, PAI Partners n’a pas fait de commentaires. Selon Bloomberg, le gérant d’actifs Meridiam, spécialisé dans les infrastructures, envisagerait lui aussi d’ouvrir son capital à un investisseur pour financer sa croissance. Le groupe, qui a racheté 40% du «nouveau Suez», pourrait ouvrir jusqu'à 20% de son capital.
Goldman Sachs AM (GSAM) a annoncé ce 9 août les nominations des dirigeants du gérant néerlandais NN IP, acquis plus tôt dans l’année. Satish Bapat, le directeur général, va prendre la direction des opérations de GSAM en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Il conserve parallèlement ses fonctions actuelles. Valentijn van Nieuwenhuijzen, le directeur des investissements, est lui nommé responsable mondial de la durabilité pour l’investissement public de GSAM. En outre, Hester Borrie, le directeur de la clientèle de NN IP, est désormais co-responsable de l’activité clients institutionnels EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) pour GSAM, avec Chloe Kipling, responsable de l’activité Clients institutionnels au Royaume-Uni et en Irlande. Martijn Canisius conserve pour sa part son rôle de directeur des finances et des risques de NN IP et ses responsabilités de co-directeur de l’intégration de NN IP dans la gestion d’actifs aux côtés de Glenn Thorpe, directeur de l’exploitation de Goldman Sachs Asset Management International. Bob van Overbeek conserve, lui, son poste de directeur de la technologie et des opérations de NN IP, et va diriger l’intégration de l’ingénierie et des opérations dans Goldman Sachs. Pour ce faire, il rejoindra les équipes de direction mondiales Asset Management Operations et Engineering. Enfin, MariekeGrobbe poursuivra son rôle de responsable de la gestion du capital humain de NN IP.
Le réassureur Swiss Re vient de constituer une filiale américaine dédiée au conseil de gestion de titres ILS (insurance-linked securities), a appris le site spécialisé Artemis. Dénommée Swiss Re Insurance-Linked Investment Advisors Corporation (SRILIAC), elle est enregistrée auprès de la SEC. La firme couvrira principalement les obligations catastrophes, et servira une clientèle institutionnelle. Elle apportera le savoir-faire de Swiss Re en matière d’investissement dans ces titres, ainsi que dans la modélisation de scénarios de catastrophes naturelles et de souscription à ce type d’assurance. Les encours gérés en interne dépassent le milliard de dollars, précise Artemis. La direction a été confiée à MariaGiovanna Guatteri, une vétérane de Swiss Re qui dirige la gestion de titres ILS.
Le fournisseur de recherche et de données sur les fonds indiciels cotés ETFGI calcule que les ETF ont collecté 157,7 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre 2022. Les encours des produits indiciels (ETP et ETF) s'élevaient fin juin à 8.856 milliards de dollars investis dans 10.483 produits selon ETFGI.