Alors que le mois de juin 2022 avait mis fin à plus de deux ans de collecte nette positive pour les ETF en Europe, juillet n’a pas inversé la tendance. Les investisseurs ont retiré en net près de 3 milliards de dollars de ces fonds indiciels cotés en Bourse sur la période, selon le cabinet de recherche ETFGI. La collecte reste cependant positive en cumulé depuis le début de l’année à +65,23 milliards de dollars. A la fin du mois de juillet, les encours des ETF enregistrés en Europe atteignaient 1.430 milliards contre 1.370 milliards fin juin, grâce à l’effet marché. Aux Etats-Unis, la tendance reste toujours très clairement positive avec des entrées nettes de 35,54 milliards de dollars au cours du mois de juillet. Cela porte la collecte nette depuis le début de l’année à 343 milliards de dollars. Au cours du mois, les actifs investis dans l’industrie des ETF aux États-Unis ont augmenté de 6,9 %, passant de 6.180 milliards de dollars fin juin à 6.610 milliards de dollars fin juillet 2022.
Aviva Investors vient de recruter Alastair Sewell comme stratégiste des investissements et solutions liquides pour les clients assureurs, fonds de pension et trésoriers d’entreprise. Il arrive de Fitch Ratings, où il a jusqu’ici passé la totalité de ses 17 années de carrière. Il a notamment travaillé dans la notation des fonds pendant 15 ans, et y était dernièrement directeur de la notation des gérants pour le monde hors-Amériques.
Abrdn s’apprête à liquider définitivement son fonds Eastern European Equity, qui avait été suspendu à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, rapporte Citywire. Le fonds sera fermé le 13 septembre, après avoir connu d’importantes sorties d’argent ces dernières années. Il avait 43% de ses actifs situés en Russie, qui sont devenus invendables depuis l’invasion. En conséquence, le fonds est suspendu depuis le 1er mars. Au cours des trois années précédentes jusqu'à la fin du mois de janvier 2022, le fonds a enregistré plus de 2,13 milliards d’euros de retraits, avec 1,3 milliard d’euros retirés au cours du premier mois de l’année 2022. Selon un porte parole d’abrdn cité par Cytiwire, «tous les actifs sous-jacents seront vendus dans la mesure du possible, en tenant compte des restrictions et/ou des sanctions du marché, et l’argent disponible sera restitué aux investisseurs à la date de clôture». Géré par William Scholes et Catriona Macnair, le fonds a perdu 12% sur les trois dernières années et 37,5% depuis le début de l’année.
Oliver Buquicchio rebondit chez Ossiam. Le directeur du développement commercial d’Eraam, société mise en liquidation judiciaire en mars dernier, vient de rejoindre l’affilié de Natixis IM comme directeur des ventes. Par le passé, il a travaillé quatorze ans au sein du groupe BNP Paribas, dont les six premiers chez Exane comme directeur des ventes institutionnelles à l’international. Il a également été vendeur de dérivés actions à la Société Générale pendant sept ans.
HANetf poursuit ses ambitions de croissance. Le tout jeune producteur d’ETF (fonds indiciels cotés) en marque blanche veut encore étendre sa plateforme et pour cela vise désormais la production d’ETC de crypto-monnaies avec l’aide du fournisseur spécialisé ETC Group. Jusqu'à présent, la plateforme britannique se focalisait sur la création d’ETF sous format Ucits et sur celle d’ETC (fonds de matières premières) avec comme sous-jacent physique l’or ou le carbone. Elle a ainsi développé une quarantaine de véhicules pour le compte d’une vingtaine de clients. HANetf distribue déjà des produits crypto pour le compte du fournisseur ETC Group. Sa nouvelle plateforme doit permettre à d’autres gérants de confectionner et gérer des ETC crypto sur sa plateforme. «L’objectif sera de fournir la plateforme ETP crypto la plus complète disponible en Europe et ailleurs», indique un communiqué. HANetf affirme du reste avoir reçu plus d’une cinquantaine de demandes pour ce type de produits depuis l’année dernière et cela malgré la chute des cours des crypto-monnaies. Le Britannique estime que cette chute n’est d’ailleurs que passagère face à l’engouement des nouvelles générations d’investisseurs.
Avec le moindre intérêt de la Chine pour les grands crus bordelais, les règles imposées par l'AMF pour l'investissement dans les vins d'exception ont peut-être mal vieilli, estime Uzès Gestion.
Le fonds Uzès Grands Crus I, distribué par Uzès Gestion, demeure un fonds professionnel spécialisé d’une grande rareté en France, étant à ce jour toujours le seul fonds d’investissement alternatif dédié aux vins d’exception agréé - depuis 2012 - par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Dix ans plus tard, le véhicule, lancé dans sa forme actuelle en 2016, se retrouve face à un dilemme d’allocation en grands crus. La raison est liée, entre autres, à une règle de liquidité imposée en 2012 par le régulateur et restée la même depuis lors. A l’époque, près de 70% des échanges quotidiens en grands crus étaient concentrés sur la région de Bordeaux quand les autres régions représentaient les 30% restants. «La liquidité du marché des vins d’il y a dix ans ne faisait pas débat, c’était Bordeaux en tête», expose Hugues Lapauw, analyste œnologue et co-gérant du fonds avec Jean-Marie Godet, président du directoire d’Uzès Gestion, à NewsManagers. Pour assurer la liquidité du fonds, l’AMF avait donc imposé un minimum de 60% de Bordeaux en détention. «Or, le marché du vin a subi une réelle rupture dans les années qui ont suivi. Les Bordeaux ont subi un désintérêt progressif de la profession et des acheteurs internationaux à la suite de la loi anti-corruption en Chine en 2011 », poursuit le gérant. Le rôle de la Chine a son importance. Jusqu’en 2008, explique Hugues Lapauw, les Chinois n’étaient pas présents sur le marché des grands vins. Mais cette année-là, le gouvernement en place à Hong Kong annule les taxes douanières sur les vins, provoquant une vraie rupture. «Hong Kong a été la porte d’entrée vers un marché de 1,3 milliard de consommateurs potentiels qui n’avaient presqu’aucune connaissance sur le vin. Les Chinois se sont par conséquent intéressés au vin en se concentrant d’abord uniquement sur les étiquettes bordelaises comme Château Lafite Rothschild. En conséquence, les prix sur les Bordeaux ont flambé. Le chiffre 8 étant associé à la prospérité dans la culture chinoise, tous les intermédiaires qui exportaient en Chine ont acheté massivement les grands Bordeaux du millésime 2008», souligne l’analyste-œnologue. Retournement de marché L’influence de l’arrivée de la clientèle chinoise ne tarde pas à se faire sentir. La bouteille de Lafite Rothschild 2008, qui se négociait lors des ventes en primeurs à Bordeaux à 140 euros hors taxes au printemps 2009, voit son prix exploser rapidement. En moins de deux ans, le millésime atteint pas loin de 1.500 euros. En Chine, l’augmentation de la consommation de vin n’est pas palpable. Mais les stocks de grands crus bordelais circulent sous forme de cadeaux. Le phénomène est stoppé net par la loi anti-corruption de 2011 qui fait se retirer la clientèle chinoise du marché des vins de Bordeaux et décroître fortement le prix du Lafite Rothschild entre 2011 et 2014. «Avec la loi anti-corruption, le château de cartes s’est effondré donnant lieu par la suite à un phénomène de Bordeaux bashing. Les propriétés bordelaises n’ont pas profité de l’occasion pour revenir à des prix de vente en primeurs plus raisonnables. Progressivement, le marché s’est détourné des Bordeaux au profit notamment des vins de Bourgogne », indique Hugues Lapauw. En résumé, avec l’arrivée de la clientèle chinoise en 2008, les échanges quotidiens sur le marché des grands crus se sont concentrés en moins de deux ans à plus de 90% sur les Bordeaux et 10% sur les autres régions, champagne inclus. Puis, le marché s’est complètement retourné. «Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans une situation sans précédent. Nous sommes à peine à 40% d’échanges quotidiens sur les Bordeaux et 25-30% de Bourgogne. Au moins un tiers des échanges de Bordeaux ont été récupérés par les Bourgogne, qui produisent en volume dix fois moins que les Bordelais. De fait, la règle de liquidité imposée par l’AMF il y a dix ans est devenue obsolète. Nous aimerions donc faire amender cette règle auprès de l’AMF en diminuant la part de Bordeaux », dit le co-gérant du fonds Uzès Grands Crus I. Quant à la vente en primeurs de Bordeaux, selon Hugues Lapauw, elle ne bénéficie plus à l’acheteur qui, avant, pouvait payer un prix inférieur au prix de sortie 18 mois plus tard. «Le dernier millésime qui était intéressant à acheter en primeur était 2008 (après la crise des sub-primes), tous ceux qui sont sortis après étaient plus chers qu’attendus, donc le potentiel de plus-value sur les achats de Bordeaux en primeurs est devenu une exception comme en 2019 (confinements Covid). »
Pas de répit pour les émetteurs, les gestions les poussent sans cesse à relever le niveau de leur gouvernance! En plein cœur de l’été, NN IP vient de rappeler la nécessité pour les gérants d’actifs de prendre des mesures actives contre les rémunérations excessives et d’encourager un comportement durable à long terme. Pour la société de gestion néerlandaise, les plans de rémunération devraient être basés à 100% sur la performance, avec des critères mesurables, transparents et pertinents, en intégrant des indicateurs liés au programme de transition climatique, particulièrement pour les plus importants émetteurs de gaz à effet de serre. NN IP attend notamment que les entreprises intègrent des mesures de durabilité extra-financières dans leur politique de rémunération, sans quoi elle pourrait voter contre la politique de rémunération des dirigeants. Toutefois, la société de gestion privilégie avant tout l’accompagnement des émetteurs dans le temps afin de les faire progresser. Seulement en cas d’absence de dialogue constructif et en dernier recours, NN IP pourrait envisager d’exclure la société de son portefeuille. Pour sa part, le fonds souverain norvégien Norges Bank Investment Management (NBIM) a dévoilé à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels, ses nouvelles attentes en matière de gouvernance des entreprises dans lesquelles il investit. Le fonds sera désormais plus attentif à la gestion du capital humain – facteur de création de valeur et de rentabilité – qui devient l’une de ses priorités. NBIM se dit convaincu que les entreprises qui investissent stratégiquement dans leur capital humain seront les plus rentables à long terme, les employés heureux contribuant à un meilleur rendement.Des conditions de travail sûres et une bonne culture d’entreprise constituent le fondement de l’innovation, de la motivation, de l’amélioration de la productivité et de la croissance. NBIM cherche avant tout à comprendre le modèle d’entreprise et en quoi il améliore le capital humain et permet de développer et de retenir les talents. Le capital humain regroupe une diversité de thématiques, comme la santé, la sécurité, les rémunérations, la formation, la diversité, l'équité, l’inclusion ou encore la culture d’entreprise. Alors que les entreprises précisent encore peu leurs investissements en capital humain, le fonds norvégien milite pour la divulgation des données importantes liées à la gestion du capital humain, et pour le développement de bonnes pratiques et de normes de reporting. Le fonds norvégien veillera à ce que les conseils d’administration incluent véritablement le capital humain dans la stratégie de l’entreprise. Les entreprises devront aussi intégrer les risques matériels de gestion du capital humain dans leur politique de gestion des risques.NBIM précise clairement qu’il utilisera le dialogue actionnarial, mais aussi leur droit de vote, pour inciter les entreprises à progresser. Au premier semestre, le fonds norvégien a affiché un rendement négatif de 14,4%, surperformant toutefois de 1,1 point son indice de référence. La rentabilité s’est progressivement dégradée passant de -4,9% au premier trimestre à -10% au deuxième trimestre. Le fonds, de 1.178 milliards d’euros fin juin, a pâti de la hausse des taux d’intérêt, de l’inflation élevée et de la guerre en Europe. Les actions du fonds ont reculé de 17% sur la période et même de 28% pour les seules technologiques. Tous les compartiments ont enregistré des performances négatives, hormis l’énergie, en hausse de 13%.
BNP ParibasREIM et le cabinet de conseil Cedrus & Partners vont lancer la première Société Civile à Capital Variable à impact dont l’ambition est «de faciliter l’accès au logement pour tous», indique une invitation presse. D’après le document, cette société baptisée «Pierre Impact " aura «un engagement fort pour lutter contre le mal-logement en France. Cet engagement a été imaginé en partenariat avec Solifap, la foncière solidaire créée par la Fondation Abbé Pierre».Ce projet est soutenu par cinq assureurs sponsors : BNP Paribas Cardif, Spirica, Oradéa Vie, Suravenir et Abeille Assurances.Cette société civile, créée en juin dernier, aura comme thématique le logement résidentiel et vise un taux de rendement interne (TRI) cible de 4 %. Elle est aussi compatible avec les normes européennes de publications et d’engagements extra-financiers «SFDR 9".
Golding Capital Partners vient de clôturer sa première levée de fonds pour son premier fonds de fonds à impact. La société allemande a levé 65 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels allemands, suisses et suédois. La société va investir dans 15 fonds de private equity de style croissance et réaliser quelques co-investissements. Elle a déjà investi dans deux véhicules, et vise 300 millions d’euros d’encours d’ici fin 2023. Les fonds sélectionnés couvriront l’Europe, l’Amérique du Nord et les marchés émergents, avec comme secteurs l'énergie renouvelable, les technologies d’agriculture durable, et les services financiers.
Le gérant américain Nuveen vient d’ouvrir son premier bureau en Suisse, à Zurich. Sa direction a été confiée à Christian Leger, qui était jusqu’ici directeur Suisse d’Allianz Global Investors. Ce dernier arrive avec son collègue Michele Perone, qui est nommé vice-président, chargé du développement des relations avec les clients fortunés. Nuveen a déjà ouvert de nombreux bureaux en Europe. Le groupe américain gère au niveau mondial plus de 1.000 milliards de dollars.
Le sélectionneur de fonds Jens Rygaard a annoncé la semaine dernière avoir quitté Danske Bank AM, après 7 années de collaboration. Les raisons de son départ ne sont pas évoquées, et il souhaite désormais trouver un employeur du côté institutionnel ou en gestion de fortune. L’intéressé dispose d’une vingtaine d’années d’expérience comme gérant actions, et était passé du côté de la sélection en 2016.
La collecte des fonds allemands a connu un fort ralentissement au deuxième trimestre 2022. Après trois premiers mois vigoureux, qui ont vu rentrer 45 milliards d’euros, les trois suivants n’ont enregistré que 7 milliards d’euros de collecte nette, selon les statistiques de la BVI, l’association locale professionnelle dédiée. La collecte semestrielle a été particulièrement forte sur les fonds institutionnels actions et private equity (+40,6 milliards d’euros) et les fonds ouverts grand public multi-actifs (+16,3 milliards). Les fonds obligataires et monétaires sont les principaux décollecteurs, avec respectivement -6,5 milliards et -6,8 milliards. Au total, les encours gérés par des fonds de droit allemand ont reculé de 289 milliards d’euros sous l’effet de la baisse des marchés, et s'établissent désormais à 3.859 milliards d’euros.
Le producteur de fonds indiciels basés sur des cryptoactifs 21Shares vient de recruter Marina Baudéan pour diriger ses activités en France, en Belgique et au Luxembourg. Elle arrive de Barclays France, où elle travaillait depuis quinze ans. Elle dirigeait dernièrement le département de distribution électronique des tarifs pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Dans le même temps, 21Shares a réalisé deux autres recrutements. Oliver Schäfer prend la tête du marché allemand, et Sherif El-Haddad celui du Moyen-Orient. Le premier arrive de J.P. Morgan Asset Management, tandis que le second était jusqu’ici directeur de la gestion d’actifs de Al Mal Capital.
Le gérant d’actifs écossais Abrdn s’allège en Inde. Il vient de vendre en bourse 12,8 millions d’actions du gérant local HDFC AMC, soit 6% du capital, pour 22 milliards de roupies (270 millions d’euros). Il conserve encore 10,21% des actions, ce qui lui donne le droit de nommer un directeur au conseil d’administration. Abrdn compte utiliser la recette de cette vente pour financer ses opérations quotidiennes. HDFC AMC est la branche de gestion d’actifs de l’assureur HDFC Life, un grand assureur-vie indien, issue d’une joint-venture formée avec Standard Life (qui a fusionné avec Aberdeen AM) dans les années 2000. Il s’agit du troisième plus important gérant d’actifs en Inde avec 4 000 milliards de roupies d’encours sous gestion (49,5 milliards d’euros). Le classement est dominé par SBI Mutual Funds, une joint-venture entre la banque publique locale SBI et Amundi. Le groupe britannique poursuit une politique de désengagement depuis les introductions en Bourse des deux entités indiennes, en 2017 pour la société d’assurance-vie, et en 2018 pour la filiale de gestion d’actifs. Ainsi, Standard Life a revendu 3,46% d’actions de HDFC Life l'été dernier, et ne possède plus que 8,88% du capital. Abrdn s’est aussi allégé dès l'été 2021, en vendant 5,6% des actions de HDFC AMC. La société de gestion indienne a gagné 12% dans la journée suivant le retrait d’Abrdn, un mouvement comparable à la hausse de 11,5% le lendemain de la vente en 2021.
Vanguard va prochainement lancer un fonds actions dédié aux entreprises impliquées dans la décarbonation. Cette stratégie, dénommée Vanguard Global Environmental Opportunities Stock Fund, sera gérée de façon active par Ninety One. Ce fonds comprendra un nombre réduit de titres. Il s’agit du premier mandat de gestion gagné auprès du numéro deux mondial par ce gérant d’actifs. Il devrait être lancé au quatrième trimestre 2022, avec un investissement minimum de 3.000 dollars pour les parts «investor shares», et 50 000 dollars pour les parts «admiral shares». Les frais des premières s'élèveront à 0,75% des encours, contre 0,60% pour les secondes.
Quelques jours après la publication de solides résultats trimestriels, Disney obtient le soutien d’un investisseur de poids. Le fonds Third Point, dirigé par Daniel Loeb, a annoncé lundi avoir pris une participation de près d’1 milliard de dollars (986 millions d’euros) au capital du groupe de médias au cours des «dernières semaines». L’activiste, qui avait vendu en début d’année les titres Disney acquis deux ans plus tôt, semble avoir été convaincu par les récentes performances de l’entreprise. Dans un courrier, Daniel Loeb félicite le directeur général, Robert Chapek, pour les derniers résultats de la société, qualifiés de «formidables». Si le dirigeant de Third Point apprécie la transformation «numérique» du producteur de films, il a aussi ses propres idées sur la stratégie à déployer. Hulu plutôt qu’ESPN Daniel Loeb suggère à Robert Chapek de revoir ses ambitions pour deux activités moins mises en lumière que Disney+ : la chaîne de sport ESPN et le service de vidéos à la demande Hulu. Forts de plus de 70 millions d’abonnés à un prix mensuel moyen estimé à un peu plus de 8 dollars par S&P Global, ESPN contribue significativement aux revenus de Disney. Mais la chaîne câblée est en perte de vitesse au profit de services de streaming. Le revenu moyen d’ESPN+, la version digitale d’ESPN, est ainsi inférieur à 4,6 dollars par mois et par utilisateur. Dans ce contexte, Daniel Loeb conseille à Disney de distribuer les 80% qu’il détient dans ESPN à ses actionnaires tout en nouant des accords entre les deux entités afin de conserver les synergies existantes, par exemple entre ESPN+ et Disney+. Un «spin off» bien calibré permettrait de diminuer le levier d’endettement et d’améliorer la croissance, estime Third Point. A l’inverse, l’activiste recommande à Disney d’accélérer le rapprochement avec la plateforme Hulu. Il considère qu’une intégration directe d’Hulu dans Disney+ serait porteuse de «synergies de coûts et de revenus significatives». Daniel Loeb presse Disney de tenter «par tous les moyens d’acquérir la participation minoritaire de Comcast avant l’échéance contractuelle de début 2024» quitte à «payer une modeste prime». Le groupe détient 67% d’Hulu et bénéficiera d’un droit pour acheter le solde à compter de janvier 2024. Si les dirigeants de Disney se sont contentés d’accueillir ces «vues» comme celles de «tous [leurs] investisseurs», le marché applaudit les propositions de Third Point. A Wall Street, l’action Disney a grimpé de 2,2% lundi.
Décidément, Stefan Hoops a la gâchette virtuelle rapide. Quelques jours après avoir fustigé la couverture médiatique des résultats de DWS, le nouveau directeur général de la société de gestion allemande a de nouveau publié un long post LinkedIn, cette fois-ci pour affirmer que la gestion d’actifs n’avait pas encore été «disruptée» ou autrement dit n’avait encore fait l’objet d’aucune rupture par rapport à son modèle d’activité historique. «Il est étonnant de voir le peu d’innovations radicales que l’ #AssetManagement a connu par rapport à d’autres secteurs financiers[...] Rien à voir avec ce que les #Neobanques ont fait à la banque privée, les #FinTechs aux paiements, ou encore la réglementation au trading d’actions», estime-t-il. Le dirigeant s'étonne de cette situation, même s’il relève la montée de la gestion passive et des marchés privés comme évolutions importantes. Mais il constate surtout qu’il y a toujours plus de fonds que d’actions cotées sur le marché, qu’il y a un manque de différentiation entre les gérants de fonds, et que les chaînes de distribution commerciales sont encore trop classiques. Et de conclure que la question n’est pas de savoir si la disruption de la gestion d’actifs aura lieu, mais quand. Création d’une équipe de solutions digitales Cette prise de position avait notamment pour objectif d’annoncer la création d’une équipe dédiée aux stratégies digitales. Le message est clair : la disruption est pour demain, et DWS compte bien en être un acteur. Cependant, les contours de cette équipe n’ont pas été précisés par Stefan Hoops. A tout le moins sait-on qu’elle va concentrer ses travaux autour de trois axes : les offres d’investissement «as a service», l’application de la technologie blockchain aux structures de marchés, et l’usage du stablecoin Euro. La bagarre sur ces segments risque d'être difficile. Parmi les grands acteurs de la gestion d’actifs, BlackRock a déjà noué un partenariat avec Coinbase au début du mois, et vient tout juste d’annoncer le lancement de sa première fiducie en bitcoin. Le numéro un mondial a aussi pris une participation dans l'émetteur de stablecoin Circle en avril dernier. Les travaux liant blockchain et distribution de fonds et de transaction de titres sont, eux, particulièrement avancés chez certains acteurs, notamment ceux de la fintech de la place parisienne Iznes, ou encore ceux de Forge, la filiale de la Société Générale. Le dirigeant ne cache toutefois pas avoir besoin de collaborer sur ce sujet avec des fintechs, des gérants concurrents et des académiciens, entre autres. Il n’hésite d’ailleurs pas à demander à ses followers d’engager la discussion sur ces trois axes de développement, et de lui conseiller d’autres priorités pour cette nouvelle équipe. DWS pioche ses recrues chez Deutsche Bank La société de gestion a confié la direction de cette nouvelle équipe «Stratégie digitale, produits et solutions» à André Bajorat, l’actuel directeur de la stratégie de la banque d’entreprise de sa maison-mère Deutsche Bank. Il est rejoint par Alexander Bechtel, qui dirigeait l’unité actifs digitaux lui aussi au sein de la banque, ainsi que par Barbara Nitschke pour couvrir la gestion d’actifs digitaux au sein de DWS. Ces annonces s’accompagnent de l’arrivée de Sebastian Krämer-Bach au poste de responsable mondial de la communication et du marketing. Celui-ci dirigeait la communication externe de Deutsche Bank depuis 2019. Enfin, Karen Kuder et Angela Maragkopoulou deviennent respectivement directrice administrative et directrice des opérations. La première travaillait au sein du département juridique de Deutsche Bank, et la seconde était directrice financière du BtoB chez Deutsche Telekom.
Joe Wiggins, le responsable des marchés liquides de la société britannique de gestion de patrimoine Saint James’ Place, a annoncé sur Linkedin la semaine dernière son départ, après moins d’un an à son poste. L’ancien gérant d’Aberdeen y était notamment sélectionneur de fonds. Il devrait annoncer son prochain poste dans le mois qui vient.
Allianz Global Investors va accueillir Alex Bibani en tant que gérant senior, a annoncé ce dernier sur son profil Linkedin. L’impétrant vient de Sarasin & Partners, où il a exercé comme gérant actions et ESG sur différents fonds pendant près de six ans. Alex Bibani précise que dans ses nouvelles fonctions, il sera basé à Londres et membre de l'équipe actions thématiques. Il sera plus particulièrement gérant principal du fonds Allianz Positive Change.
La société allemande HANetf a annoncé avoir fait enregistrer et coter 19 de ses ETF (exchange traded fund, fonds passifs cotés) sur le marché espagnol. Ils s’ajoutent aux 16 ETC (titres de dette sur les matières premières) déjà enregistrés en Espagne. Les 19 produits enregistrés incluent notamment le premier ETF européen sur le metavers, le premier sur le cannabis ainsi que le premier ETF mondial sur les infrastructures liées aux véhicules électriques. Le fournisseur revendique plus de 40 ETF cotés sur les places boursières européennes majeures dont Londres, Deutsche Börse,Borsa Italiana, et Euronext Paris.
La société de gestion Northern Trust Asset Management a annoncé l’extension d’une stratégie américaine dénommé NT World Quality ESG Strategy à ses clients en Europe et en Asie-Pacifique. Disponible auprès des investisseurs américains depuis 2015, cette stratégie est désormais ouverte à certaines juridictions de ces régions. Cette stratégie vise à cibler des entreprises ayant une notation ESG élevée, afin de mieux gérer les risques extra-financiers. Elle évite également l’exposition aux actions ayant des mauvaises notes ESG pour réduire l’empreinte carbone par rapport à son indice de référence, le MSCI World Index. Northern Trust Asset Management gérait plus de 1.000 milliards de dollars d’actifs au 30 juin 2022.
La boutique de gestion suédoise Cliens Kapitalförvaltning vient de recruter Martin Öqvist pour remplacer Erik Andersson au poste de directeur général, a appris AMWatch. L’intéressé arrive du concurrent Lannebo Fonder, où il a travaillé pendant onze ans et dont il était dernièrement le directeur général adjoint. Ce recrutement met fin à cinq mois sans directeur pour Cliens, qui a subi le départ d’Erik Andersson seulement six mois après son recrutement.
Le fonds public d’investissement (PIF) d’Arabie saoudite a acquis des actions de plusieurs entreprises américaines selon des documents publiés par l’autorité des marchés, la Securities and Exchange Commission (SEC). Le PIF a notamment acheté 213.000 titres Alphabet (Google), 4,7 millions d’actions Zoom et 1,8 million de titres Microsoft. Il a également mis la main sur 3,9 millions d’actions JPMorgan et plus de 740.000 titres BlackRock. Le fonds a par ailleurs acquis des titres Starbucks, Adobe Systems, AMD et Salesforce. A la fin du deuxième trimestre 2022, la valeur de son portefeuille d’investissement s’élevait à 40,8 milliards de dollars (40 milliards d’euros).
Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett, a acheté 3,9 millions d’actions Apple supplémentaires et renforcé ses investissements dans le secteur énergétique au deuxième trimestre, rapporte le Wall Street Journal. Sa participation dans Apple valait 125 milliards de dollars à la fin du mois de juin, d’après une déclaration obligatoire publiée lundi après la clôture de la Bourse américaine. Apple représente environ 40% du portefeuille de titres de Berkshire Hathaway. Le fonds d’investissement a également acquis 22 millions d’actions Occidental Petroleum et 2,3 millions d’actions Chevron, renforçant son grand pari cette année sur l’or noir américain. Il a par ailleurs renforcé, entre autres, sa participation dans le groupe de prêts immobiliers et automobile Ally Financial ainsi que dans Paramount Global.
La société de gestion fait l'objet d'une enquête de la Financial Conduct Authority (FCA) qui s'intéresse notamment à la revente d'obligations illiquides à l'homme d'affaires allemand Lars Windhorst.
Allspring Global Investments vient d’annoncer l’ouverture de son premier bureau japonais à Tokyo, avec la nomination d’Akira Hosoda comme responsable pays. Il sera épaulé par une équipe américaine gérée par Ludger Peters, managing director chargé des ventes institutionnelles. Cette équipe comprendra également Satomi Matsumoto et Chihiro Seko. Akira Hosoda arrive de Nissay Asset Management, où il était directeur exécutif chargé du développement produit. Auparavant, il a été président et directeur général de Nippon Life America, après l’avoir rejoint comme vice-président senior. Allspring Global Investments gérait 476 milliards de dollars d’encours au 30 juin 2022.
Les fonds d’investissement danois ont observé un rendement moyen, toutes classes d’actifs confondues, de 6,5% en juillet 2022 selon les données de FinansDanmark, l’association de l’industrie financière au Danemark. Il faut remonter à avril 2009 pour retrouver un rendement mensuel similaire des fonds danois et à 1991 pour trouver un rendement dépassant celui de juillet 2022. Les fonds danois investis dans les actions nord-américaines, danoises et des pays nordiques ont généré des rendements de 11 à plus de 12% le mois dernier, relève FinansDanmark. Les fonds obligataires dans leur ensemble ont enregistré des rendements négatifs. La décollecte nette totale depuis le début de l’année dans les fonds danois atteint 16 milliards de couronnes danoises.
Insight Investment, filiale de gestion obligataire de BNY Mellon Investment Management, a nommé David McNeil en qualité de directeur de la recherche sur l’investissement responsable. L’intéressé, basé à Londres, a pris ses fonctions le 8 août. Il officiait précédemment comme responsable du risque climatique au sein de l’agence de notation crédit Fitch. David McNeil est rattaché à Robert Sawbridge, qui dirige l'équipe d’investissement responsable d’Insight Investment. Il a aussi travaillé chez S&P Trucost et ICF International sur les sujets de durabilité. Insight Investment gérait plus de 842 milliards d’euros à fin juin 2022.
Le directeur de la sélection de fonds de Pictet, Mussie Kidane, va prendre la direction des investissements de Pictet North American Advisors, a appris Citywire Selector. Il s’agit d’une filiale dédiée au conseil pour les clients américains et canadiens. L’intéressé, qui dirigeait la sélection de fonds depuis 2007, restera à Genève. La recherche de son remplaçant est en cours, a précisé la société à Citywire.