Le gérant d’actifs finlandais Aktia AM a annoncé ce 8 août, à l’occasion de la présentation des résultats du deuxième trimestre 2022, la conclusion d’un partenariat de distribution avec le consultant britannique Harrington Cooper. L’accord couvre les fonds obligataires pour le Royaume-Uni, l’Irlande, le Benelux, la Norvège et la Suisse francophone. Côté résultats, Aktia AM a maintenu son attractivité avec une collecte nette de 111 millions d’euros, a annoncé la société. «Les ventes nettes ont augmenté dans les institutions nationales et étrangères, ainsi que dans la clientèle de la banque privée», a expliqué Mikko Ayub, directeur général d’Aktia Bank. Les encours totaux ont toutefois baissé de 5% sous l’effet de la chute des marchés. Au deuxième trimestre, Aktia AM comptait 13,9 milliards d’euros d’encours sous gestion au fin juin contre 14,7 milliards d’euros trois mois plus tôt. L’intégration des activités de gestion d’actifs de Taaleri, qu’Aktia a acquis en mars 2021, progresse comme prévu, a souligné Mikko Ayub. Au sein de cette fusion, Aktia et Taaleri ont lancé un fonds dénommé Bioindustry 1 Fund cette année.
L’Angers Sporting Club de l’Ouest (SCO) ne battra pas pavillon américain. Le club de football de Ligue 1 a annoncé en fin de semaine dernière avoir finalement décliné une offre de rachat du fonds GFC (Global Football Corporation). «Un fonds qui était dans le groupement qui devait reprendre le club s’est retiré pour des questions de gouvernance. Ce qui était prévu au départ ne peut pas se faire aujourd’hui, a déclaré le président du club, Saïd Chabane, cité dans un article du Monde. [...] Quand on a annoncé l’ouverture de capital, c’était pour trouver quelqu’un qui donne un nouvel élan au club. [Si le fonds américain] n’a pas les moyens de racheter le club, comment pourra-t-il lui faire passer un palier?».
Avec le départ surprise du directeur général, annoncé dimanche, il ne reste plus rien du duo nommé en 2018 pour succéder aux trois fondateurs du gérant américain.
Schroders vient de promouvoir Amy Cho au poste de directrice adjointe de l’Asie Pacifique. Elle conserve son poste de directrice de Hong Kong, qu’elle occupe depuis fin 2018, quand elle est rentrée chez le gérant britannique comme directrice des relations avec les intermédiaires dans la région. Par le passé, elle a travaillé chez Pictet AM entre 2006 et 2018, dont elle fut notamment directrice Asie hors Japon. Elle a également travaillé dans le commercial pour First State Investments (aujourd’hui First Sentier Investors) et HSBC.
Fidelity International vient de nommer Jackson Lee comme directeur pour le marché taïwanais et président de FIL Securities Investment Trust Co. (Taiwan). Il est rattaché à Rajeev Mittal, le directeur Asie hors Japon. Jackson Lee était chargé de développer la présence de Fidelity en Chine continentale depuis 2011.
La société de gestion japonaise Sumitomo Mitsui DS Asset Management vient d’annoncer l’ouverture d’une filiale à Shanghaï. Dénommée Sumitomo Mitsui DS Private Fund Management (Shanghai), cette entité a été établie le juillet 27 avec un capital social de 60 millions de renminbis (8,73 millions d’euros). Sumitomo Mitsui DS AM a ouvert un bureau représentatif à Shanghaï en août 2005, afin de s’engager dans la recherche d’investissement dans cette région. La nouvelle filiale a été lancée pour offrir des services de gestion de portefeuilles et de marketing en Chine continentale. Elle vise également à obtenir l’autorisation pour exercer l’activité de gestion de fonds privés en Chine.
L’enquête de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) sur Criteo n’est pas achevée, mais elle évoque, dans une décision préliminaire, diverses violations du règlement général sur la protection des données, (RGPD), et propose une amende de 60 millions d’euros. L’entreprise française affirme être en désaccord avec ces conclusions. La décision finale est attendue dans un an environ. En 2018, l’organisation britannique Privacy International attaquait en justice plusieurs sociétés, dont le français Criteo, spécialiste du reciblage publicitaire. Début 2020, la Cnil ouvrait officiellement une enquête, qui faisait alors «suite aux enquêtes des autorités irlandaises et britanniques de protection des données».
Selon les calculs de L’Agefi, les fonds gérés cumulés de 26 sociétés de gestion qui ont publié leurs résultats trimestriels, ont reculé de 9%, perdant 2.852 milliards d'euros.
Les investisseurs vendent leurs parts de fonds de private equity et de capital-investissement à un niveau record, selon un article du Financial Times. Les investisseurs, fonds de pension et fonds souverains en tête, se sont délestés de quelque 33 milliards de dollars de parts dans ces fonds au cours du premier semestre 2022 d’après les données de Jefferies. En comparaison, ce chiffre était de 19 milliards de dollars pour les six premiers mois de 2021.
Les fonds de capital-risque de l’Asie du Sud-est ont dépensé quelques 20 milliards de dollars en 2021, soit deux fois plus que le reste de l’Asie, selon les dernières données de Preqin. Cela représente une hausse de 85% par rapport au dernier pic de 2018, et plus d’argents investis que 2019 et 2020 combinés. La majorité des deals se sont concentrés à Singapour et en Indonésie, qui représentent respectivement 46% et 37% de l’argent investi sur la période. Les fonds ont privilégié les entreprises du secteur des technologies de l’information, qui ont reçues 6,7 milliards de dollars au travers de 379 deals.
Berkshire Hathaway, la société d’investissement dirigée par Warren Buffett, a fait état samedi d’une perte nette de 43,8 milliards de dollars (42,9 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2022 à cause de la chute des marchés d’actions américains, contre un bénéfice net de 28,1 milliards de dollars dégagé un an auparavant. Elle a néanmoins vu son résultat d’exploitation progresser de 39% à 9,28 milliards de dollars en rythme annuel grâce une meilleure performance de ses activités dans la réassurance et les chemins de fer. Berkshire Hathaway a réduit ses rachats d’actions à un milliard de dollars sur le trimestre écoulé, contre 3,2 milliards de dollars de titres rachetés au premier trimestre 2022.
Peter Sanderson, directeur général de GAM Holding, a déclaré que la situation difficile de la société de gestion helvétiquel’incitait à ne pas remplacer les collaborateurs qui ont décidé de quitter l’entreprise, rapportait vendredi Bloomberg en se référant à une noteenvoyée par le dirigeant au personnel. Aux prises avec une baisse de ses revenus et de ses actifs sous gestion, GAM a publié mercredi dernier une perte de 275 millions de francs suisses (281 millions d’euros) au premier semestre 2022 après avoir été contrainte de déprécier la valeur de sa marque. Pour réduire ses coûts, elle a fermé le mois dernier plusieurs fonds représentant au total des actifs sous gestion de 167 millions de francs. GAM anticipe pour 2023 une nouvelle diminution de ses coûts d’au moins 20 millions de francs à la faveur de l’accélération de mesures destinées à améliorer sa rentabilité.
Le premier fonds de L’Attitude Ventures a clôturé, en milieu de semaine dernière, une levée de 100 millions de dollars auprès de divers institutions financières dont JP Morgan Chase, Barclays ou encore RBC. Trujillo Group et Bank of America avaient fait partie des investisseurs initiaux. Ce fonds de capital-investissement américain cherche à investir dans les premières étapes de développement de sociétés fondées ou dirigées par des personnes issues de la communauté hispanique (latino).
La banque en ligne espagnole Abanca a fait savoir dans une communication au régulateur local CNMV qu’elle avait acquis 61,65% supplémentaires du capital de la société de gestion Imantia Capital. Abanca, qui était déjà actionnaire à hauteur de 30%, a racheté ses parts à Miurex Inversiones Hispania, dirigé parPedro Raúl López Jácome qui les détenait depuis 2016.
Le fournisseur britannique de données et de technologies pour les fonds d’investissement FE fundinfoa analysé plus de 78.000 fichiers EET (European ESG Templates) collectés auprès d’environ 200 sociétés de gestion. Ces fichiers EET, créés par le groupe de travail européen du secteur financier (FinDatEx), regroupent et harmonisent, en un modèle de fichier unique, toutes les informations extra-financières des fonds concernés. Les distributeurs de fonds, les fonds de fonds et les assureurs utilisent ces informations notamment pour être en conformité dans leur reporting client quant à la prise en compte des aspects extra-financiers tels que définis dans les directives européennes Insurance Distribution Directive (IDD), Mifid II, SFDR ou encore la taxonomie verte européenne. FE fundinfo indique que les fonds analysés répertorient la part de leurs investissements exposée aux armes controversées comme la première principale incidence négative (principal adverse impact ou PAI) conséquente à leurs décisions d’investissement. C’était le cas à fin juillet pour environ 88% des fonds classés Article 8 au sens de SFDR (qui promeuvent des caractéristiques environnementales et/ou sociales) et plus de 96% des fonds classés Article 9 (qui ont un objectif de développement durable) analysés par FE fundinfo. Les fonds Article 9 répondent aux attentes sur la publication des indicateurs Le deuxième PAI le plus évalué par les fonds concernés à fin juillet était la part de sociétés impliquées dans la violation des principes du Pacte mondial des Nations unies, ce cadre d’engagement volontaire pour les sociétés qui englobe dix principes relatifs aux droits humains, aux normes internationales du travail, à l’environnement et à la lutte contre la corruption. Ainsi, respectivement 86% et 94% des fonds SFDR Article 8 et 9 analysés par FE fundinfo publiaient des informations relatives à cette incidence négative dans leurs rapports EET. Le fournisseur de données observe qu’à fin juillet, environ 96% des fonds Article 9 et 68% des fonds Article 8 répertoriaient la part, dans leurs portefeuilles, de sociétés actives ou exposées au secteur des énergies fossiles. «Comme l’on attend des fonds Article 9 qu’ils soient totalement investis de manière durable, ce n’est pas une surprise d’en voir un très grand nombre évaluer les principales incidences négatives de leurs décisions d’investissement. En outre, plus de 80% des fonds Article 9 (analysés par FE fundinfo) prennent en compte les émissions de gaz à effet de serre, la production d’énergie de sources d’énergie non-renouvelables ou encore la diversité de genre au conseil d’administration des sociétés dont ils détiennent les titres en sous-jacent», commente Matthias Breier, responsable produit ESG chez FE fundinfo. Par ailleurs, les fichiers EET peuvent permettre aux gestionnaires de publier des informations sur les critères adoptés par leurs fonds. D’après les données collectées par FE fundinfo, presque un fonds sur cinq analysé (19%) publie au moins un critère d’exclusion, principalement les armes non-conventionnelles (17,7%), le charbon (15,4%) et le tabac (14,7%).
La société de gestion suisse ThomasLloyd vient d’annoncer la nomination de Marc Fischer au rang de directeur du marketing wholesale, institutionnel et «corporate» à partir de 2 Aout. Au sein de ce poste nouvellement créé, il sera chargé de la supervision des activités commerciales à travers des investisseurs qualifiés et institutionnels. Basé à Zurich, il sera rattaché à Michael Sieg, directeur général du groupe. Marc Fischer arrive de Fidelity International, où il était directeur du marketing pour la Suisse, l’Autriche et les pays d’Europe central et Europe de l’Est depuis 2018. Auparavant, il a travaillé chez Credit Suisse Asset Management comme directeur des projets pour l’EMEA depuis 2012, avant d’être promu au poste de directeur mondial du marketing en 2015.
La société de gestion américaine Loomis, Sayles & Co., affiliée de Natixis Investment Managers, poursuit le groupe Citigroup en justice pour violation de contrat et d’obligations fiduciaires, accusant le broker de lui avoir fait perdre plus de 70 millions de dollars (68,7 millions d’euros) en mars dernier en exécutant deux ordres séparés qui ont submergé les marchés, rapporte Bloomberg. Loomis Sayles indique que l’unité de marchés internationaux de Citigroup était son broker pour l’achat d’environ 800.000 actions de Shopify et la vente de plus de 5 millions d’actions de Colgate-Palmolive mais n’a pas respecté la façon dont elle devait exécuter les ordres. Alors qu’elle devait veiller à ne pas affecter les cours du marché, selon Loomis Sayles, l’unité de Citigroup a exécuté les ordres à l’occasion d’une enchère de clôture illiquide à la fin de la journée du 18 mars 2022. Or, les ordres tels qu’exécutés par Citigroup ont causé une dislocation des prix. Le cours de Shopify a augmenté de 19% et celui de Colgate-Palmolive a perdu 3,9% suite à ces opérations de trading, résultant en une perte de 60 millions de dollars dans le premier cas et 10 millions de dollars dans le second cas. En mai dernier, Citigroup s’était rendu coupable d’un flash crash éclair qui avait fait chuter les actions européennes à la suite d’une erreur «en saisissant une transaction». La vente soudaine d’actions suédoises avait fait en cinq minutes des ravages sur les Bourses, anéantissant jusqu’à 300 milliards d’euros de valorisation.
Le distributeur britannique de fonds en ligne Hargreaves Lansdown vient de recruter Richard Caldicott pour diriger le conseil financier. Il arrive de M&G Wealth, et dirigera la filiale HL Financial Advice à partir d’octobre. Hargreaves Lansdown compte 1,7 million de clients pour 132,3 milliards de livres d’investissements.
Peter Sanderson, directeur général de GAM Holding, a déclaré que la situation difficile de la société de gestion helvétique l’incitait à ne pas remplacer les collaborateurs qui ont décidé de quitter l’entreprise, rapportait vendredi Bloomberg en se référant à une note envoyée par le dirigeant au personnel. Aux prises avec une baisse de ses revenus et de ses actifs sous gestion, GAM a publié mercredi dernier une perte de 275 millions de francs suisses (281 millions d’euros) au premier semestre 2022 après avoir été contrainte de déprécier la valeur de sa marque. Pour réduire ses coûts, elle a fermé le mois dernier plusieurs fonds représentant au total des actifs sous gestion de 167 millions de francs. GAM anticipe pour 2023 une nouvelle diminution de ses coûts d’au moins 20 millions de francs à la faveur de l’accélération de mesures destinées à améliorer sa rentabilité.
Les activités de gestion d’actifs du groupe financier français Rothschild & Co affichaient des encours de 26,2 milliards d’euros à fin juin 2022, en baisse de 9,6% sur le deuxième trimestre selon les résultats trimestriels publiés par le groupe. Dans le détail, les activités européennes et américaines de gestion d’actifs géraient respectivement 18,6 milliards et 7,6 milliards d’euros d’encours au 30 juin 2022. Seul le chiffre de la décollecte de l’activité de gestion d’actifs aux Etats-Unis sur le trimestre a été publié (-0,5 milliard d’euros). Sur la partie banque privée/gestion de fortune, les encours sous gestion de Rothschild & Co sont restés presque stables, passant de 73,8 à 73,4 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre 2022. La collecte nette sur ce segment atteint 1,2 milliard d’euros. Rothschild & Co évoque par ailleurs l’acquisition en avril dernier d’un conseiller de gestion en patrimoine indépendant français qui lui a rapporté 3 milliards d’euros d’encours supplémentaires. Rothschild & Co note un effet de marché défavorable de 6,9 milliards d’euros pour le trimestre (9,1 milliards pour le premier semestre 2022). Les encours cumulés de la gestion d’actifs et de fortune du groupe ont reculé de 4% sur la première moitié de 2022 à 99,6 milliards d’euros.
Rarement conjoncture aura été aussi mauvaise qu’au deuxième trimestre 2022 pour la gestion d’actifs de l’assureur allemand Allianz. L’activité d’asset management, qui inclut de la gestion en interne et par ses filiales Allianz Global Investors (AllianzGI) et Pimco, a payé tant le déclin brutal des marchés que les développements de l’affaire des fonds Structured Alpha qui a contraint AllianzGI à s’exiler du marché américain pour dix ans et à «abandonner» 101 milliards d’euros d’encours à Voya IM. Son résultat opérationnel pour le deuxième trimestre 2022 s’élève à 771 millions d’euros, en recul de 6,6% sur un an glissant et de 7,2% par rapport au trimestre précédent. La gestion d’actifs d’Allianz affiche des revenus de 2 milliards d’euros, légèrement en hausse de 0,8% sur un an grâce à l’effet de change de devises. Ses encours totaux ont décru de 159 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre 2022 (-6,4%, -11,1% sur le premier semestre 2022), ressortant à 2.319 milliards d’euros au 30 juin 2022. L’activité a subi un effet de marché défavorable de 159,2 milliards d’euros que n’a pas compensé un effet de change de devises favorable de 87,7 milliards d’euros. Les encours cumulés gérés pour compte de tiers par AllianzGI et Pimco, ont reculé de 5,8% à 1.769 milliards d’euros entre avril et juin 2022, revenant un peu en-dessous de leur niveau de début 2021. Signe de ce mauvais trimestre, leur décollecte nette cumulée de 33,8 milliards d’euros (43 milliards d’euros sur le premier semestre 2022) a dépassé les attentes les plus pessimistes des analystes qui avaient tablé sur 19 milliards d’euros de sorties nettes en moyenne et 28 milliards au maximum. Il s’agit de la deuxième plus grosse décollecte de la gestion d’actifs d’Allianz sur ces cinq dernières années. Sorties massives dans les fonds de Pimco A lui seul, le spécialiste américain de l’obligataire Pimco a subi des rachats nets de 28,7 milliards d’euros sur le deuxième trimestre 2022 – après des rachats nets de 13,6 milliards au premier trimestre 2022 – tandis qu’AllianzGI a vu sortir 5,1 milliards d’euros de ses fonds et mandats. Pimco a encore de la marge par rapport à sa spectaculaire décollecte de 63,8 milliards de dollars observée lors du premier trimestre 2015, qui avait été provoquée en grande partie par le départ de l’ancien «pape» des obligations Bill Gross vers Janus Capital. Cette fois-ci, les raisons sont techniques. Pimco s’est heurté, comme c’est le cas depuis le début de l’année, à des mouvements de vente de grande ampleur sur les obligations liés principalement aux politiques hawkish actuelles des banques centrales auxquelles ses fonds sont sensibles. Les fonds obligataires ont certes commencé à collecter à nouveau fin juillet début août mais les remontées de taux visant à contrer l’inflation ne sont probablement pas terminées. Par classe d’actifs, les rachats nets d’AllianzGI et de Pimco se sont élevés à 32 milliards d’euros sur l’obligataire, 5 milliards sur les actions tandis qu’ils ont collecté respectivement 2,8 et 0,3 milliards d’euros sur l’alternatif et la gestion multi-actifs. Les encours de Pimco étaient en repli de 4,2% sur le trimestre à 1.386 milliards d’euros, ceux d’AllianzGI de 11,1% à 383 milliards d’euros fin juin. Quant aux encours gérés en interne, ils se sont contractés de 8,4% à 550 milliards d’euros.
Les investisseurs internationaux confirment leur retour sur les fonds obligataires. Entre le 28 juillet et le 3 août, ils y ont placé quelques 11,7 milliards de dollars nets (11,4 milliards d’euros), selon le «Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Il s’agit de la plus importante collecte de la catégorie depuis novembre 2021. A côté, les fonds actions ont rendu 2,6 milliards de dollars, et les fonds monétaires 4,1 milliards. L’univers des fonds obligataires a surtout enregistré une première collecte positive depuis mars sur les stratégies couvrant les entreprises investment grade, avec +5,8 milliards de dollars de flux nets. L’appétit des investisseurs s’est aussi porté sur les fonds de high yield (+3,5 milliards), de dettes municipales (+1,1 milliard) et de titres souverains (1,5 milliard, malgré une décollecte de 0,4 milliard sur les fonds de dettes indexées à l’inflation). La collecte des fonds actions est éparpillée selon les régions, les styles et les secteurs. La zone émergente a reçu 0,8 milliard de dollars nets, tandis que les fonds des principaux marchés ont décollecté. Les stratégies couvrant l’Europe ont rendu 3 milliards de dollars, celles sur les Etats-Unis 1,1 milliard, et celles sur le Japon 0,4 milliard. Sur le marché américain, deux grandes catégories ont souffert : les fonds de grandes capitalisations, avec une décollecte de 6,1 milliards de dollars, et les fonds value, avec -2,9 milliards. La collecte a été positive pour les fonds croissance (+1,6 milliard), petites capitalisations (+1,2 milliard), et du secteur des biens de consommation (+1,2 milliard).
La société de gestion américaine BlackRock est en passe de se faire détrôner par Vanguard en tant que gérant du plus gros fonds indiciel coté (ETF) du monde, rapporte le Financial Times, qui s’appuie sur des données Factset. L’ETF iShares Core US Aggregate Bond de BlackRock a été en première ligne de la chute de 10,5% subie entre décembre 2021 et début août par l’indice qu’il suit, à savoir le Bloomberg US Aggregate Bond Index. L’ETF de BlackRock, qui demeure le plus gros ETF obligataire du marché depuis le milieu des années 2010, a ainsi décollecté de 815 millions de dollars entre janvier et début août. Ses encours ont régressé de 92,2 milliards de dollars en décembre 2021 à 82,5 milliards de dollars début août. Par conséquent, l’ETF Vanguard Total Bond Market le talonne. Il a collecté 6,9 milliards de dollars jusqu’alors cette année et ses actifs se situent à 82,4 milliards de dollars début août, en baisse seulement d'1,9 milliard depuis début 2022 selon Factset.
Les montants des bonus touchés par les salariés dans la gestion d’actifs traditionnelle pourraient décliner de 15 à 20% fin 2022 par rapport aux montants observés en 2021 selon les projections d’un rapport du consultant américain Johnson Associates, spécialisé sur les rémunérations du secteur financier publié ce jeudi. Cette projection exclut l’éventuel impact de l’inflation estimé à 8%. Cette baisse anticipée s’explique selon le consultant par une baisse significative des encours liée au déclin des marchés mais aussi par les sorties nettes constatées sur les stratégies actions actives et la collecte à l’équilibre des stratégies obligataires, multi-actifs et monétaires. Johnson Associates pointe également une accélération des acquisitions sur les actifs alternatifs sur lesquels les gérants traditionnels bâtissent actuellement une stratégie parmi les explications. Dans le secteur des hedge funds, les montants des bonus des fonds macro et quantitatifs pourraient progresser de 10 à 20% par rapport à 2021 tandis qu’ils pourraient diminuer de 10 à 15% pour les hedge funds portés sur les actions tels que les long/short. Dans le secteur du private equity, hors carry, les bonus versés en 2022 seront identiques ou en baisse de 5% par rapport à 2021 pour les méga-fonds de private equity, prévoit Johnson Associates. Les fonds de taille moyenne ou large devraient, eux, voir leurs bonus s’effriter de 5 à 10% en comparaison de 2021. Sur le segment de la gestion des clients très fortunés, la baisse des bonus envisagée par le consultant est de l’ordre de 10 à 15% par rapport à 2021. Malgré les baisses anticipées des bonus, le salaire de base dans le secteur financier devrait progresser de 5% sur l’année 2022 par rapport à 2021.
Henri Arslanian, ancien responsable des crypto-actifs chez le consultant PwC, a annoncé, ce jeudi, le lancement d’un hedge fund market neutral sur les cryptos à destination des investisseurs institutionnels, Nine Blocks Capital Management. Nine Blocks, qui s’appuie sur des stratégies relative value, d’arbitrage et quantitatives, se lance avec 75 millions de dollars de capital amorcé par un hedge fund hongkongais Nine Masts. Henri Arslanian précise que d’autres investisseurs et des associés de la société ont également investi dès le jour de lancement du fonds. Le hedge fund dispose d’un agrément de l’autorité de régulation des actifs digitaux de Dubaï (Emirats Arabes Unis) et ses gérants se sont déjà établis physiquement dans les Iles Caïman après s'être enregistrés auprès du régulateur local. Henri Arslanian indique que Nine Blocks absorbe l'équipe existante de trading d’actifs digitaux de Nine Masts composée d’une dizaine de membres. Andrew Goodwin, ancien gérant de Nine Masts, a été nommé associé-directeur et co-fondateur de Nine Blocks tandis que deux directeurs indépendants ont été nommés. A savoir Mark Fagan, fournisseur de services sur les hedge funds, et Carlos Ferreira, ancien responsable de due diligence et des opérations de Paamco, firme américaine spécialisée dans les investissements en hedge funds.
La société de gestion américaine BlackRock, qui gérait 8.487 milliards de dollars (8.330 milliards d’euros) d’encours à fin juin, s’immisce encore davantage dans l’univers des crypto-actifs. Le plus gros gestionnaire d’actifs au monde et le groupe spécialiste des crypto-actifs Coinbase ont annoncé un partenariat ce jeudi. Celui-ci permettra aux investisseurs institutionnels qui sont à la fois clients d’Aladdin – la plateforme opérationnelle et de gestion de BlackRock – et de Coinbase d’avoir un accès direct au segment des crypto-actifs. L’accès à la gamme de services de Coinbase se fera via Coinbase Prime, plateforme qui compte plus de 13.000 clients institutionnels et exécute les ordres pour 200 actifs digitaux. Coinbase Prime fournira aux clients d’Aladdin des services de trading, de conservation, de courtage de premier ordre et de reporting de cryptos.Les fonctionnalités de la plateforme seront déployées par phases auprès des clients intéressés. Dans un billet posté sur le blog de Coinbase, Joseph Chalom, responsable mondial des partenariats stratégiques relatifs à l’écosystème de BlackRock, souligne un intérêt de plus en plus fort des clients institutionnels pour une exposition aux marchés d’actifs digitaux et une gestion «efficiente» de la durée de vie opérationnelle de ces actifs. «Cette connexion avec Aladdin permettra aux clients de gérer leurs expositions au bitcoin en direct dans leurs flux de gestion de portefeuille et de trading existants, pour une vue globale du risque sur l’ensemble des classes d’actifs», ajoute Joseph Chalom. Un changement de ligne en moins de deux ans BlackRock a fait beaucoup de chemin sur les crypto-actifs depuis les déclarations de son directeur general Larry Fink en décembre 2020. Ce dernier avait affirmé lors du forum d’un think-tank que le bitcoin n’avait «pas encore fait ses preuves» et restait«assez petit par rapport aux autres classes d’actifs» tout en reconnaissant que le marché du bitcoin pouvait «possiblement évoluer en marché mondial». La société de gestion a, depuis, amendéla politique d’investissement de certains fondspour les exposer au bitcoin, notamment via des futures. Rick Rieder, directeur mondial des investissements obligataires de BlackRock, s’est mué en partisan d’une plus grande adoption du bitcoin et des cryptos en général dans les portefeuilles, les jugeant «toujours durables» fin juin malgré les crashs. C’est surtout en avril dernier que BlackRock a franchi une étape importante en participant à une levée de fonds de 400 millions de dollars de Circle Internet Financial, émetteur d’USD Coin, le deuxième stablecoin le plus important au monde. Peu après, le gestionnaire avait lancé un fonds indiciel coté sur la chaîne de blocs (blockchain) dont Coinbase était, au 3 août 2022, la troisième position à hauteur de 13,3%. BlackRock détenait 0,96% des actions de classe A de Coinbase au 4 août selon Bloomberg.
Le gestionnaire alternatif américain Apollo Global Management et la société sud-coréenne Belstar, spécialisée dans le crédit alternatif, ont annoncé, ce jeudi, le futur établissement d’une joint-venture en Corée du Sud détenue à parité par les deux entités. Cette joint-venture proposera une offre de solutions de crédit privé et a pour vocation de fournir aux grandes entreprises coréennes ainsi qu'à celles de taille moyenne des solutions de capital adossées aux actifs, du prêt d’entreprises et du financement d’acquisitions. Cela, dans l’objectif d’apporter de la liquidité aux emprunteurs qui en manquent aujourd’hui sur le marché coréen. La joint-venture s’inscrit dans le développement de la franchise d’investissement crédit d’Apollo dans la région Asie-Pacifique. Le programme d’investissement déployé en Corée aura pour réceptacle des fonds d’Apollo. Matt Michelini, associé et responsable de l’Asie-Pacifique chez Apollo espère que cette joint venture servira de point d’entrée pour la présence de la firme sur le long terme en Corée du Sud, dit-il dans un communiqué. Le gestionnaire américain compte plus de 10 milliards de dollars d’encours investis dans la région Asie-Pacifique où il compte environ 60 professionnels de l’investissement. La firme gérait environ 515 milliards de dollars d’encours à fin juin 2022 selon ses résultats publiés ce jeudi. Apollo, qui a affiché une perte nette de 2,1 milliards de dollars sur le deuxième trimestre 2022, a collecté 30 milliards de dollars sur la période. Le gestionnaire a également déployé 40 milliards de dollars au deuxième trimestre.
Le marché luxembourgeois des fonds de placements collectifs a vu ses encours baisser de 3,69% sur le mois de juin, selon les données de la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF). Ils s'élèvent désormais à 5.169,6 milliards d’euros, soit presque 200 milliards en moins. Sur un an glissant, la baisse des encours s'élève à 5,79%. La décollecte nette ne représente que 25,4 milliards d’euros, soit -0,47% des encours. L’effet marché négatif est lui de 172,8 milliards de dollars, soit -3,22% des encours.
Julius Baer vient de recruter Arnaud Boué comme directeur exécutif, gérant obligataire émergents. Il arrive de Lombard Odier, où il a travaillé pendant près de sept ans sur un poste similaire. Auparavant, il a passé six ans chez BNP Paribas comme conseiller en investissement.