BFT Investment Managers vient de nommer Jeanne Asseraf-Bitton responsable de la recherche & stratégie. Elle succède ainsi à Mabrouk Chetouane, qui a quitté la filiale d’Amundi en début d’année pour rejoindre Natixis Investment Managers au poste de responsable de la stratégie de marché internationale pour sa divisionNatixis IM Solutions International. Avant de rejoindre BFT IM, Jeanne Asseraf-Bitton occupe plusieurs fonctions chez Lyxor Asset Management (désormais dans le giron d’Amundi) dont celui de responsable de la recherche cross-asset en 2012 puis responsable de la recherche marchés en 2018 et chez Rothschild & Cie Gestion, en particulier, gérante de portefeuille et responsable de la recherche. Jeanne Asseraf-Bitton devient aussi membre du comité de direction de BFT IM.
Peu nombreuses seront les sociétés de gestion cotées à pouvoir faire état d’une hausse de leurs encours sous gestion ou encore de leur résultat net opérationnel à la fin du premier semestre 2022. Le gestionnaire d’actifs et de fortune britannique Schroders fait partie du lot. Sur les six premiers mois de 2022, la firme a vu ses encours totaux légèrement augmenter à 773,4 milliards de livres (923,2 milliards d’euros, 761 milliards d’euros hors joint-ventures et partenariats) contre 766,7 milliards de livres en décembre 2021. Son résultat net opérationnel a augmenté de 3% sur un an glissant à 1,24 milliard de livres et son résultat d’exploitation de 2% sur un an glissant à 406,9 millions de livres La hausse d’encours de la société de gestion apparaît néanmoins quelque peu en trompe-l’œil puisque Schroders a procédé à l’acquisition de la division de solutions de River and Mercantile, de Greencoat Capital et de Cairn Real Estate qui, durant le semestre, ont ajouté en cumulé 51,9 milliards de livres d’encours. Ses partenariats et joint-ventures notamment en Chine et en Asie lui ont permis d’accroître ses encours sur la période. Mais les pertes de marchés de Schroders sur la période sur le premier semestre sont évaluées à 87,9 milliards de livres que les effets de change de devises ne compensent pas (+34,2 milliards de livres). Sur la gestion d’actifs, la collecte nette de Schroders au premier semestre 2022 s’est élevée à 8,4 milliards de livres (4,4milliards en excluant les joint-ventures et les partenariats). La demande pour les actifs privés et la gestion alternative a «sauvé» la collecte semestrielle de Schroders, se matérialisant par des entrées nettes de 4,8 milliards de livres. Les encours sous gestion du Britannique sur cette classe d’actifs ont progressé de 29% pour s’établir à 69,4 milliards de livres. Pour la collecte de sa division de solutions d’investissement, Schroders a pu compter sur son acquisition de l’unité solutions de River and Mercantile pour afficher une collecte nette de 6,3 milliards de livres sur le premier semestre 2022. Le gestionnaire a gagné deux mandats depuis l’acquisition, à savoir Centrica et Lloyd’s of London avec qui il a signé un nouveau partenariat stratégique. Substantielle réallocation des institutionnels japonais et nord-américains Les collectes sur les activités de fonds mutuels et institutionnelles de Schroders étaient en revanche dans le rouge à fin juin 2022, enregistrant des sorties respectives de 2,9 et 7,6 milliards de livres. Les fonds actions ont collecté - notamment les fonds durables précise Schroders - les fonds obligataires décollecté. Les encours sous gestion des fonds mutuels de Schroders atteignaient 102,6 milliards de livres, en baisse de 11,5% sur le semestre. Concernant les investisseurs institutionnels, Schroders note que plusieurs clients ont restructuré leurs allocations d’actifs, notamment au Japon et en Amérique du Nord. Sur son segment de gestion de fortune, Schroders publie une collecte nette de 3,8 milliards de livres mais des encours en diminution de 5,5% sur le premier semestre 2022 à 96 milliards de livres. «Nous avons bâti une activité diversifiée et résiliente qui a répondu présent face à des conditions de marché difficiles, en croissance et qui nous a placés dans une excellente position pour servir notre clientèle. Le fait que nous puissions faire état d’une collecte nette positive dans cette période en est une preuve. Nos investissements dans la durabilité ont été un contributeur clé de notre succès. Cela s’est vu particulièrement dans notre activité de fonds mutuels où, malgré un mouvement de sortie des marchés actions, nos fonds actions ont collecté. Nos activités d’actifs privés, de solutions d’investissement et de gestion de fortune progressent bien et renforcent la valeur de notre focus stratégique», a commenté Peter Harrison, directeur général de Schroders.
Les grandes appréciations sur le cours de l’action de la société de gestion suisse alternative GAM Holding, cotée sur le Six Swiss Exchange, ne sont pas légion ces dernières semaines. Le titre s’est apprécié de 17% pour atteindre 1,10 franc suisse (1,13 euro), lors de la séance du jeudi 28 juillet, valorisant le gestionnaire à 175 millions de francs suisses (180 millions d’euros). Cette variation haussière est intervenue à la faveur du retour de rumeurs de vente du gestionnaire helvétique dans un article publié par Bloomberg dans la matinée. Un article selon lequel GAM explorerait à nouveau la possibilité d’une vente, selon des personnes proches du dossier, après avoir déjà précédemment échoué à trouver un acheteur. La société de gestion helvétique travaillerait avec des consultants pour évaluer l’intérêt de potentiels candidats à son rachat. C’était déjà le cas en 2018 et en 2019. Des discussions avaient été menées avec d’éventuels acheteurs mais n’avaient pas abouti pour des raisons différentes. GAM avait entre autres démenti un rachat par l’assureur italien Generali en octobre 2019. Sollicité, GAM n’a pas donné suite à nos demandes. Aujourd’hui, l’action de GAM, en baisse de 24% depuis début 2022, vaut à peine plus d’un franc suisse après avoir touché un point bas historique à 0,78 franc suisse le 30 juin 2022. Son cours actuel traduit les troubles que la société de gestion suisse a vécu ces quatre dernières années durant lesquelles deux scandales majeurs lui ont fait perdre plus de 90% de son cours. Fonte des encours de plus de 50% en 4 ans Lorsqu’il entame l’année 2018, GAM voit son cours osciller entre 15 et 18 francs et affiche des encours sous gestion de 158,7 milliards de francs suisses répartis entre 84,4 milliards sur la gestion d’actifs et 74,3 milliards sur l’activité private labelling qui propose des services de gestion et d’administration de fonds pour gestionnaires externes. A fin juin 2022, le gestionnaire n’en gère même pas la moitié (83,2 milliards de francs suisses dont 27,1 milliards pour sa gestion d’actifs et 56,1 milliards pour son activité de services de gestion et d’administration de fonds). Le profil de GAM a changé. Dans le contexte actuel, GAM pourrait attirer des acquéreurs autant pour son activité de services de gestion et d’administration de fonds, les opérations de consolidation se multipliant dans ce secteur, que pour sa gestion pure, où il conserve un certain nombre d’équipes de gestion reconnues et expérimentées. GAM gère toujours l’après-Tim Haywood, du nom du gérant qui a fait plonger le gestionnaire dans une crise durable. Alors que la firme vient de faire l’objet d’un avertissement sur ses résultats du premier semestre 2018, GAM décide, le 31 juillet 2018, de suspendre Tim Haywood, gérant star des neuf fonds de performance absolue obligataire ARBF (absolute return bond funds), après une enquête interne faisant apparaître des insuffisances dans le respect des procédures de gestion du risque et de tenue de livres. L’action dégringole de 20% en une séance. Les fonds sont suspendus puis liquidés (la procédure durera jusqu’en juillet 2019), Haywood limogé. L’affaire marque GAM qui enchaîne décollectes et restructurations d’équipes, en particulier sur l’obligataire. La firme, qui a accueilli Georges Soros à son capital à hauteur de 3% en mai 2019 provoquant à l’époque un rebond de l’action, change de directeur général en nommant un ancien de BlackRock, Peter Sanderson, à sa tête en septembre 2019. Une autre affaire en mars 2021 enfonce GAM encore davantage. GAM suspend puis liquide un fonds de supply chain GAM Greensill Supply Chain Finance après la faillite retentissante de la fintech britannique Greensill. Ce sont 800 millions de francs suisses d’encours que GAM liquide mais surtout sa réputation qui souffre à nouveau. 320 postes supprimés depuis 2018 Malgré le changement de direction opéré en septembre 2019, les flux de collecte sont restés très largement négatifs et les départs se sont poursuivis, comme celle de l’équipe de gestion actions non-directionnelle en septembre 2021. A fin juin 2022, GAM comptait 605 emplois équivalent temps plein, suggérant qu’environ 320 postes ont été supprimés entre 2018 et juin 2022. Initialement, lorsque Peter Sanderson en a pris les rênes, la société de gestion s’était fixée divers objectifs à horizon 2022, parmi lesquels un ratio de masse salariale sur chiffre d’affaires de 45-50%, une marge d’exploitation de 30% et un bénéfice sous-jacent avant impôt de 100 millions de francs suisses. La pandémie de Covid-19 l’avait incitée à repousser ces objectifs financiers à l’exercice 2024. Concernant le ratio de masse salariale, il pourrait être atteint beaucoup plus tôt si d’aventure GAM venait à concrétiser sa vente, ces opérations faisant souvent l’objet de restructurations accélérées pour supprimer les doublons. Peter Sanderson en dévoilera davantage sur les progrès stratégiques de la société le 3 août prochain lors de la présentation des résultats de GAM pour le premier semestre 2022. Le gestionnaire devrait présenter une perte avant impôt de 15 millions de dollars.
La société de gestion française Amundi affiche un résultat net ajusté de 269 millions d'euros pour le deuxième trimestre 2022 et a été affectée par la baisse des marchés à hauteur de 98 milliards d'euros.
Présenté hier, un projet de loi vise à fixer une taxe temporaire de 4,8 % sur les revenus nets d'intérêts et les commissions nettes des banques pendant deux ans.
Candriam a recruté Richard Briggs en tant que gérant senior dette émergente. L’intéressé vient de GAM Investments où il occupait les mêmes fonctions. Richard Briggs se concentrera sur la dette émergente en devises fortes. Il rejoindra Candriam en octobre et sera basé à Londres. Il sera rattaché à Diliana Deltcheva, responsable de la dette émergente. L’équipe dette émergente de Candriam représente des encours de plus de 3,5 milliards de dollars.
Le nouveau directeur général de Janus Henderson, Ali Dibadj, a du pain sur la planche. Comme sur les dix-huit trimestres précédents, la société de gestion est en décollecte nette au deuxième trimestre 2022. Sur les trois mois à fin juin, elle voit sortir 7,8 milliards de dollars. Sur l’ensemble du premier semestre, les rachats avoisinent les 20 milliards de dollars. «Comme l’illustre ce trimestre, l’environnement de marché difficile, les performances d’investissement mitigées dans quelques stratégies et la perte de parts de marché démontrent que nous avons beaucoup de travail à faire chez Janus Henderson pour fournir une croissance organique cohérente avec des marges opérationnelles attrayantes», reconnaît Ali Dibadj, qui prenait ses fonctions fin juin. Cet ancien directeur financier et responsable de la stratégie d’AllianceBernstein succédait à Dick Weil, poussé vers la sortie dès novembre 2021. Sur le trimestre sous revue, Janus Henderson a décollecté sur l’ensemble de ses classes d’actifs, hormis les stratégies alternatives, qui ont enregistré des souscriptions nettes de 2,2 milliards de dollars. Les stratégies actions ont vu sortir 5,8 milliards de dollars et les stratégies obligataires, 3,3 milliards de dollars. Si l’on ajoute à cela un contexte de marché difficile, les encours ont décliné de 17 % à 299,7 milliards de dollars entre mars et juin. Ils sont ainsi passés en dessous du niveau d’encours que le groupe affichait lors de la fusion entre Janus et Henderson fin mars 2017, et qui était de 330 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, Janus Henderson voit ses actifs se contracter de 132,6 milliards de dollars. Ce repli inclut la vente d’Intech, qui gérait 38 milliards de dollars. Le bénéfice d’exploitation du deuxième trimestre est ressorti à 143,9 millions de dollars, en hausse par rapport au premier trimestre (124,6 millions) mais en fort retrait par rapport au deuxième trimestre de 2021 (225 millions de dollars). Malgré ce départ difficile, Ali Dibadj reste positif. «Mes premières semaines ont réaffirmé ma confiance dans les opportunités à long terme qui nous attendent. Je suis enthousiasmé par le talent, l’orientation client et la solide base financière que nous avons déjà en place», dit-il.
Le «nouveau Credit Suisse» promis il y a un mois par Thomas Gottstein aux investisseurs s’écrira finalement sans lui. Propulsé il y a deux ans et six mois aux commandes de la banque suisse en vue de la redresser après de multiples scandales, le directeur général a annoncé dans un communiqué diffusé ce mercredi 27 juillet qu’il était «temps pour lui de se mettre en retrait». S’il évoque officiellement des «raisons personnelles et de santé», des sources proches de la banque ont rapporté au Wall Street Journal quele conseil d’administration commençait à s’impatienter face à la lenteur de la restructuration engagée en 2020. L’opération de la dernière chance du 29 juin dernier, lors de la journée «deep dive investors», n’a pas non plus réussi à convaincre les investisseurs. Depuis qu’a éclaté la pandémie de Covid-19, Thomas Gottstein n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour mettre le passé de côté, alors que la banque suisse a fait les frais de l’implosion des fonds Archegos et Greensill. Ces affaires lui ont non seulement coûté cher, mais ont également remis en question sa gestion des risques et sa stratégie de développement. Place donc au recentrage. Credit Suisse, dont les comptes sont à nouveau dans le rouge au deuxième trimestre avec une perte nette de 1,59 milliardde francs suisses, a présenté une nouvelle feuille de route consistant à remettre la gestion de fortune au cœur de son activité. Pour mener à bien cette«revue stratégique», le conseil nomme à la tête de la banque l’ex-patron de la gestion d’actifs, Ulrich Körner. Alors qu’il avait annoncé vouloir redéployer trois milliards de dollars dans la gestion de fortune d’ici à 2024, Credit Suisse sera en avance de deux ans sur cet objectif, s’est-il félicité. Il compte aller plus loin en «renforçant son leadership en Suisse, dans la région EMEA, dans une partie du continent américain et dans la région Asie-Pacifique». Réduire la base de coûts Le groupe compte, par ailleurs, frapper plus fort et plus vite pour réduire ses coûts et se rendre «plus agile». Sous la houlette de Thomas Gottstein, Credit Suisse avait présenté un programme d’économies à l’automne dernier qui prévoyait de réaliser 1 à 1,5 milliard de francs suisses d’économies «structurelles» chaque année d’ici à 2024. «En raison des défis posés par l’environnement macroéconomique et de marché», la banque suisse vise désormais à réduiresa base de coûts annuels à 15,5 milliards de francs suisses «à moyen terme»,contre 19 milliards en 2021. Elle comptey parvenir enmisantsur la technologie, tout en continuant à«améliorer sa gestion des risques et sa culture du risque.» Ce programme de transformation numérique «comprend des mesures telles que la simplification des processus ‘front to back’, la réduction du traitement manuel des données et des doublons, ainsi que l’utilisation accrue d’une infrastructure évolutive basée sur le cloud», détaille-t-elle. Stratégie similaire à celle d’UBS Credit Suisse veut également accélérer la transformation de sa banque d’investissement. Son but: en faire «une activité bancaire à faible capital, axée sur le conseil et plus ciblée sur l’activité de marché afin de compléter la croissance de la gestion de fortune et des activités de banque commerciale en Suisse.» La banque évaluera notamment «les options stratégiques pour l’activité des produits titrisés afin de saisir les opportunités de croissance inexploitées». Un retour aux fondamentaux qui rappelle le virage pris par sa rivale UBS en 2012 lorsque cette dernière a choisi de réduire la voilure sur le trading pour miser sur la gestion de fortune, pointent les analystes de Citigroup dans une note aux investisseurs. Le président Axel Lehmann tout comme le nouveau directeur général Ulrich Körner ont d’ailleurs officié pendant plus d’une décennie chez UBS. Sa nomination pourrait «entraîner un autre départ au sein de la banque d’investissement», estiment encore les analystes. Credit Suisse semble organiser la relève en nommant David Miller et Michael Ebert comme co-responsables de la banque d’investissement, tandis que Christian Meissner «supervisera la revue stratégique». Avant un très probable passage de relais.
Le gestionnaire d’actifs américain Invesco a décollecté pour la première fois en deux ans selon ses résultats publiés ce mercredi. La firme a observé une décollecte totale nette de 5,3 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2022 après avoir engrangé des entrées nettes de 53,4 milliards de dollars au premier trimestre. Les fonds de long-terme ont subi des retraits de 6,8 milliards de dollars durant le deuxième trimestre (17,2 milliards de dollars de collecte au T1-2022). La gestion active était en première ligne de cette décollecte avec 11,3 milliards de dollars de rachats observés sur la période tandis que la gestion passive d’Invesco a, elle, enregistré une collecte nette de 4,5 milliards de dollars. Par classes d’actifs, les produits actions d’Invesco ont vu sortir 7,7 milliards de dollars, les fonds équilibrés 2,3 milliards et les alternatifs 1,6 milliard de dollars. Les fonds obligataires et monétaires d’Invesco ont respectivement collecté 4,8 et 3,5 milliards de dollars. En termes de clientèle, la décollecte provient en grande partie du segment retail. Au cours du deuxième trimestre 2022, les pertes nettes liées aux effets de marché et de devises se sont chiffrées respectivement à 142,3 et 19,7 milliards de dollars en termes d’encours. Les encours sous gestion d’Invesco ont baissé de plus de 165 milliards de dollars au cours du trimestre (-10,6% par rapport au T1-2022) pour ressortir à 1.390,4 milliards de dollars au 30 juin 2022. La société de gestion affiche un bénéfice net de 1,17 milliard de dollars, en baisse de 6,3% par rapport au trimestre précédent, et un résultat opérationnel ajusté de 411,9 millions de dollars. Sa marge opérationnelle ajustée au 30 juin 2022 a diminué de plus de 4% par rapport à mars 2022 à 35,1%. Invesco a aussi réduit sa dette en mai en retirant 600 millions de dollars d’obligations de premier rang (senior notes) qui arrivaient à échéance en novembre prochain. Par conséquent, la dette restante d’Invesco à fin juin 2022 se situe à son plus bas depuis sept ans.
L’ancien responsable de la gestion alternative liquide du gestionnaire suisse Syz Capital, Sherban Tautu, a fait savoir sur le réseau social Linkedin qu’il venait de co-fonder sa propre société, Ten Edges Capital, avec Quentin Lafosse. Cette nouvelle structure, basée à Genève, fournit des services d’investissement et de conseils aux clients sophistiqués sur les classes d’actifs alternatives liquides tels que les hedge funds, les co-investissements en private equity ou pré-IPO, les certificats thématiques gérés activement ou encore les produits structurés.
La société de gestion alternative espagnole MCH Investment Strategies, détenue à 40% par le groupe financier espagnol Alantra, troque son nom actuel pour la marque Amchor IS. La firme sélectionne des gestionnaires d’actifs alternatifs internationaux et structure des produits sur les classes d’actifs alternatives(avecEurazeo,JP Morgan, Alpinvest ou Apollo entres autres)pour les commercialiser ensuite en Espagne, au Portugal et en Italie. Elle a ainsi annoncé l’ouverture d’un bureau dédié sur le territoire italien et le développement de nouvelles stratégies. Les encours gérés et administrés par Amchor IS avoisinent les 5 milliards d’euros.
En six mois, les encours gérés par les fonds des sociétés de gestion internationales commercialisés sur le territoire espagnol ont diminué de 31 millions d’euros pour s'établir à 256 milliards d’euros fin juin, calcule Inverco, l’association espagnole des professionnels de la gestion d’actifs. En outre, l’association estime que les fonds des gestionnaires internationaux distribués en Espagne ont subi des rachats nets de 4 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre 2022. L’Allemand DWS est le seul à avoir collecté plus d’un milliard d’euros sur la période en Espagne (+1,5 milliard d’euros) loin devant les 205 millions d’euros d’entrées nettes de Candriam et les 147 millions d’euros collectés par Mediolanum, respectivement deuxième et troisième plus gros collecteurs du trimestre d’après les données collectées par Inverco. Les investisseurs espagnols sont à l’inverse sortis des fonds d’AllianzGI à hauteur de 752 millions d’euros, de Fidelity International (-601 millions d’euros) et de Morgan Stanley (-464 millions d’euros). Le top 10 des gestionnaires étrangers gérant le plus d’encours, mené par BlackRock, reste inchangé à fin juin 2022.
M&G annonce, mercredi 27 juillet, son projet de fusionner le fonds M&G (Lux) Conservative Allocation Fund dans le fonds M&G (Lux) Sustainable Allocation Fund. Les deux stratégies ont en commun une approche flexible en matière d’allocation d’actifs. Mais en tant que stratégie classée article 9 du règlement SFDR, M&G (Lux) Sustainable Allocation Fund a également pour objectif d’avoir un impact sociétal positif en répondant aux principaux enjeux sociaux et environnementaux du monde.Lancé en 2018,ce fonds est géré par Maria Municchi. La fusion s’explique par un intérêt moins marqué des investisseurs pour le fonds Conservative Allocation Fund, conjugué à l’évolution des marchés obligataires au cours des dernières années «qui a rendu difficile l’atteinte systématique de ses objectifs de rendement dans les limites de ses critères de volatilité», selon la société de gestion. «Le fonds absorbant détient généralement une part plus élevée d’actions et plus faible de titres obligataires que le fonds absorbé, lui offrant ainsi un meilleur potentiel de performance à long terme sans pour autant accroître de manière significative sa volatilité», poursuit-elle. La fusion prendra effet le vendredi 21 octobre 2022.
Amundi lance Amundi Funds Emerging Markets Equity ESG Improvers, un fonds géré activement investi dans les entreprises des marchés émergents présentant des caractéristiques environnementales, sociales et de gouvernance «prometteuses». Il s’agit de la première stratégie des six fonds de la gamme ESG Improvers à se concentrer sur les marchés émergents. Le portefeuille sera investi dans 90 à 120valeurs internationales de toutes capitalisations issues des marchés émergents, en mettant l’accent sur l’amélioration des caractéristiques de durabilité. Conformément à la philosophie qui sous-tend la gamme ESG Improvers depuis son lancement en 2021, le fonds adoptera une vision prospective de l’ESG et l’engagement constituera un élément clé. «L’objectif est d’aller au-delà d’une méthodologie statique de notation ESG, en s’engageant auprès des entreprises présentant un profil ESG certes inférieur mais en amélioration, afin d’avoir un impact plus important sur les investissements et d’aider ces entreprises à obtenir un score ESG plus élevé», explique un communiqué. Le fonds sera co-géré par Deirdre Maher, responsable des marchés frontières, et Andrea Salvatori, gérant de portefeuille senior - responsable stratégies ESG pour les marchés émergents chez Amundi. L’équipe marchés émergents d’Amundi gère plus de 41milliards d’euros d’actifs sous gestion. Le fonds est disponible au sein de la Sicav Amundi Funds et actuellement enregistré dans les pays suivants: France, Danemark, Finlande, Allemagne, Italie, Luxembourg, Norvège et Suède.
Le groupe financier Credit Suisse continue de creuser ses pertes en 2022. Après un revenu net négatif de 273 millions de francs suisses au premier trimestre, la firme a annoncé une perte nette de 1.593 millions de francs suisses (1.630 millions d’euros) pour le deuxième trimestre lors de la publication de ses résultats trimestriels ce mercredi. Soit une perte nette cumulée de 1,87 milliard de francs suisses (1,91 milliard d’euros) pour le premier semestre 2022. Le produit net bancaire de Credit Suisse au T2-2022 atteint 3,6 milliards de francs suisses, en baisse de 17% sur le trimestre et de 29% sur un an. Ce chiffre englobe notamment une perte de valeur de 168 millions de francs suisses liée au placement en actions de Credit Suisse dans Allfunds. «Nos résultats pour le deuxième trimestre 2022 sont décevants, en particulier à l’Investment Bank, et ont été impactés par une hausse des provisions pour litiges et d’autres éléments d’adaptation. La performance de la banque a été considérablement affectée par un certain nombre de facteurs externes, incluant des vents contraires géopolitiques, macroéconomiques et sur les marchés. Ces circonstances difficiles ont conduit à des résultats qui ont éclipsé la solidité de nos activités clientèle leaders dans les quatre divisions de la banque. L’urgence d’une action décisive est claire et un examen complet visant à renforcer notre pivot vers les activités de Wealth Management, de la Swiss Bank et d’Asset Management, soutenu par une transformation fondamentale de notre Investment Bank, est en cours. Par ailleurs, nous avons à présent lancé un large programme d’efficacité en termes de coûts et de transformation numérique afin de réduire notre base de coûts absolus à moins de 15,5 mrd CHF à moyen terme», a commenté Thomas Gottstein, futur-ex directeur général de Credit Suisse qui va être remplacé par Ulrich Körner, patron de la division de gestion d’actifs du groupe, à compter du 1er août. Thomas Gottstein avait succédé à Tidjane Thiam en 2020. Côté gestion d’actifs, Credit Suisse affiche un revenu ajusté avant impôt de 31 millions de francs suisses, en diminution de 75% sur un an, ainsi qu’un produit net de 311 millions de francs suisses (-25% sur un an. «Ce recul s’explique principalement par une diminution des revenus basés sur la performance, les transactions et les placements, en baisse de 94% en glissement annuel, du fait de pertes liées à des investissements, ainsi que par un recul des commissions de performance et des commissions de placement. Les produits nets reflètent également la diminution de 9% des frais de gestion récurrents, conséquence d’une baisse de la moyenne des actifs gérés et d’une préférence plus marquée des investisseurs pour les produits passifs. Enfin, le bénéfice des investissements et des partenariats a baissé de 9% en glissement annuel, principalement en raison d’une diminution du bénéfice des participations sur actions, partiellement compensée par une progression des gains liés aux investissements relatifs à un seul placement», explique Credit Suisse. La gestion d’actifs de Credit Suisse a essuyé des rachats nets de 6,1 milliards de francs suisses sur le trimestre (- 6,7 milliards sur le premier semestre 2022), tant sur les classes d’actifs traditionnelles qu’alternatives. Ses encours sous gestion atteignaient 427 milliards de francs suisses au 30 juin, en baisse de 9% sur un an. Le groupe «prévoit une amélioration des résultats» de sa gestion d’actifs au second semestre 2022.
DWS a vu sortir 25 milliards d’euros au deuxième trimestre 2022. Cela se compare à une décollecte nette de 1 milliard d’euros au premier trimestre 2022 et à une collecte de 19,7 milliards d’euros au deuxième trimestre 2021. Les rachats ont surtout concerné les fonds monétaires, avec -24,8 milliards d’euros. DWS note qu’ils ont été le fait d’investisseurs institutionnels américains. La gestion passive (-3,3 milliards d’euros) et l’obligataire actif (-100 millions d’euros) sont aussi légèrement dans le rouge. Les encours ont reculé de 69 milliards d’euros sur les trois mois à fin juin à 833 milliards d’euros. Dans ce contexte, les revenus ajustés ont décliné de 3 % sur le trimestre, à 671 millions d’euros et le bénéfice ajusté avant impôt a baissé légèrement de 2 % à 273 millions d’euros.
Le groupe financier américain Ameriprise Financial, maison-mère du gestionnaire d’actifs Columbia Threadneedle, a publié ses résultats ce mardi. Son activité de gestion d’actifs a décollecté de 3,1 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022. Ce chiffre englobe entre autres des sorties nettes de 5,8 milliards de dollars sur le segment retail et des entrées nettes de 3,9 milliards de dollars sur le segment institutionnel. Les encours sous gestion de Columbia Threadneedle ont chuté de 14% sur le trimestre de 699 à 598 milliards de dollars au 30 juin 2022. Le revenu net ajusté pour le deuxième trimestre 2022 de Columbia Threadneedle s’élevait à 881 millions de dollars, en baisse de 13% sur le trimestre (1 milliard de dollars au T1-2022) mais stable par rapport à juin 2021. Ameriprise Financial indique par ailleurs que l’intégration de l’activité EMEA de BMO GAM «se poursuit comme prévu» et que la société a achevé le changement de nom des stratégies de BMO pour les passer sous la marque Columbia Threadneedle.
La société de gestion alternative espagnole Axon Partners Group, également active dans le consulting, va faire son entrée jeudi 28 juillet à la Bourse de Madrid sur le segment BME Growth dédié aux sociétés de petite et moyenne taille. Les titres d’Axon pourront se négocier au prix de 19,1 euros par action lors de l’introduction en Bourse, ce qui suggère une valorisation à hauteur de 101 millions d’euros. Axon, fondé en 2006, gère quelque 435 millions d’euros d’encours et procède notamment à des investissements directs dans la technologie et dans des fonds de fonds.
Une saison d’assemblées générales sans nulle autre pareille. C’est en ces termes que Sandy Boss, responsable mondiale de l’engagement actionnarial (investment stewardship) chez BlackRock, décrit la saison 2021-2022 des AG à L’Agefi. Cette saison s’est déroulée dans un contexte d’engagement mondial pour la décarbonation avec un environnement socio-économique sans précédent et une inflation au plus haut depuis des décennies. Les entreprises sont dans le dur mais montrent une certaine résilience, constate-t-elle. Selon son rapport d’engagement actionnarial, publié ce mardi, BlackRock, plus grosse société de gestion du monde, a rencontré 2.464 sociétés de 55 marchés au cours de 3.693 réunions d’engagement lors de la saison 2021-2022 des AG. Un record, précise le gestionnaire américain, qui s’est prononcé sur plus de 173.000 résolutions de 14.139 sociétés entre juillet 2021 et fin juin 2022. La gouvernance est restée le focus principal de ses engagements et de ses votes. Dans 43% des AG auxquelles il a participé (18.100 AG), BlackRock n’a voté en faveur d’aucune résolution portée par le management des sociétés. «Nous avons soutenu 90% des élections d’administrateurs (qui ont représenté 40% des votes de BlackRock au total) et autres résolutions dans 57% des AG. Les raisons pour lesquelles nous n’avons pas soutenu les élections d’administrateurs et les résolutions de la direction étaient principalement liées à la gouvernance. Cela inclut un manque d’indépendance ou de diversité du conseil d’administration, des administrateurs engagés dans trop de conseils d’administration ou encore la rémunération de l’exécutif qui n’était pas alignée avec la stratégie ou la performance de long-terme de la société», explique Sandy Boss. Concernant la thématique du climat, BlackRock a exprimé, à travers ses votes, ses inquiétudes sur l’action et le reporting climatique de 234 sociétés, soit 1,7% des résolutions votées (contre 2,4% en 2021). La société de gestion a voté contre l’élection de 176 directeurs en raison d’inquiétudes liées au climat (contre 254 lors de la saison précédente). BlackRock estime que plus d’un quart des sociétés faisant partie de son univers de plus de 1.000 sociétés sous «surveillance climatique» ont progressé significativement dans leurs objectifs et reportings climat. Non à l’entrave Les résolutions d’actionnaires ont, elles, représenté environ 1% de l’ensemble des résolutions votées par BlackRock cette année. Malgré cet infime pourcentage, ce sont ces résolutions, le plus souvent portées par des ONG, qui attirent l’attention. «Elles ont augmenté de manière significative, en particulier aux Etats-Unis, où nous avons vu une hausse de 133% des résolutions d’actionnaires environnementales et sociales. Nous avons soutenu 22% de ces résolutions (71 dont 38 sociales et 33 environnementales sur 321 votées)», indique Sandy Boss. Si BlackRock en a soutenu moins que la précédente saison (81 votes), c’est que le gestionnaire les a trouvées trop prescriptives cette année. Aussi certains thèmes de résolution ne trouvent pas écho chez BlackRocktels que la cessation du financement des compagnies énergétiques traditionnelles, le déclassement des actifs liés aux combustibles fossiles, l’inclusion d’une obligation de rapport et de vote sur le risque climatique dans les statuts des entreprises ou encore l’imposition de normes pour les salaires et avantages minimaux perçus par les salariés. «Sur le long-terme, nous observons que l’intérêt des sociétés est de gérer les risques et opportunités liés au climat et de prendre soin des différentes parties prenantes. Cela ne change pas. Cette année, certaines résolutions ne pouvaient pas être soutenues étant donné ce qu’il se passe dans le marché de l’énergie. Il était demandé à certaines sociétés une réduction absolue des émissions de Scope 3 à travers les résolutions d’actionnaires et en même temps, il leur était demandé de produire davantage pour remplacer le gaz et le pétrole russes», ajoute-t-elle. Pour Sandy Boss, le vocabulaire employé dans les résolutions d’actionnaires doit être examiné au cas par cas. Elles ne bénéficient du soutien de BlackRock que lorsqu’elles sont cohérentes avec les demandes du gestionnaire aux sociétés de donner des informations pouvant l’aider à comprendre les risques matériels et les opportunités qui se présentent à elles. «Cependant, les résolutions d’actionnaires deviennent prescriptives à partir du moment où elles entravent les décisions élémentaires d’une société», précise Sandy Boss. Un phénomène se développe de plus en plus pour les gestionnaires n’apportant pas leur soutien à des résolutions d’actionnaires qu’elles jugent trop coercitives, en particulier sur le climat et le social. Leurs votes «contre» peuvent susciter la controverse dans l’espace public et ils se voient épingler par les ONG et autres activistes. Schroders a par exemple récemment fait l’objet de critiques acerbes pour avoir voté contre une résolution d’actionnaires demandant le versement d’un salaire décent pour tous les salariés de la chaîne de supermarchés britannique Sainsbury’s, sous-traitants compris. «Les organisations non gouvernementales et les politiciens font davantage entendre leurs critiques vis-à-vis de certaines actions entreprises par les gestionnaires d’actifs. Nous avons l’obligation légale de publier nos décisions de votes en tant qu’actionnaires.Nos votes sont toujours guidés par les mandats de nos clients dans leur intérêt économique de long-terme», commente Sandy Boss. BlackRock n’a pas voté pour tous ses clients, certains l’ont fait d’eux-mêmes via le BlackRock Voting Choice mis en place l’an dernier. Ils ont engagé 530 milliards de dollars d’encours pour voter selon leurs préférences. Ont-ils voté différemment par rapport au gestionnaire dans les AG? «Nous avons une certaine visibilité des votes des clients éligibles venant de fonds communs. Nous observons deux tendances. D’un côté, certains clients veulent davantage soutenir les résolutions d’actionnaires avec leurs encours. De l’autre, certains clients ont tendance à systématiquement prendre le parti de la direction de la société», répond Sandy Boss.
Alexandre Gillard vient de rejoindre Allfunds Investment Solutions au Luxembourg, annonce-t-il sur LinkedIn. «J’aiderai Stéphane Corsaletti et son équipe à bâtir une plate-forme de fonds sub-advisory de premier plan», précise-t-il. Il devient analyste senior stratégies multi-asset et alternatives. Alexandre Gillard vient de SharingAlpha où il a travaillé pendant cinq ans. Avant cela, il était chez Nikko Asset Management. Il a aussi passé sept ans à la Société Générale Private Banking.
Schroders vient de lancer, en partenariat avec l’organisation dédiée à la nature Conservation International, Akaria Natural Capital, une société de gestion à impact en capital naturel basée à Singapour. La nouvelle entité compte demander une licence de gestion de fonds à l’Autorité monétaire de Singapour et prévoit de gérer une gamme de fonds investis dans des projets de solutions de capital naturel dans la région. Akaria Natural Capital sera dirigée par Gary Addison, en tant que directeur général, et Simon Chadwick, en tant que directeur de l’investissement d’impact. Tous les deux sont cofondateurs. Sur les cinq prochaines années, Akaria déploiera son capital dans 15 à 20 projets de solutions climatiques naturelles de haute qualité en Asie du Sud-Est. L’objectif de ces projets sera d’offrir à la fois des rendements à long terme et des avantages environnementaux positifs. Ils viseront également des impacts positifs pour les communautés locales. Ce partenariat vise également à contribuer à une meilleure compréhension de la manière d’allouer des capitaux à la nature et à soutenir le développement d’un marché d’investissement en capital naturel. Selon Conservation International, la nature pourrait représenter plus de 30 % de l’action climatique nécessaire pour éviter les pires effets du changement climatique. Cependant, les solutions climatiques naturelles reçoivent actuellement moins de 3 % de l’ensemble du financement climatique mondial. Les solutions climatiques naturelles offrent également toute une série d’avantages supplémentaires au-delà du piégeage et du stockage du carbone, comme la filtration de l’eau douce ou la fourniture d’un air respirable.
Tailor Asset Management, la société de gestion du groupe financier DLPK, a recruté Joséphine de Fromont en tant que responsable des relations investisseurs, selon le profil LinkedIn de cette dernière. L’intéressée vient de Natixis où elle était chargée d’affaires au sein de la direction du développement corporate – Natixis Interépargne.
Schroders a nommé Scott MacLennan en tant que co-gérant du Schroder Global Sustainable Growth, un fonds de 3,8 milliards de livres, après le départ soudain de Katherine Davidson, rapporte Investment Week. Cette dernière co-gérait le fonds Schroder Sustainable Growth et venait de prendre la responsabilité de la stratégie Schroder Sustainable Growth and Income. Katherine Davidson avait rejoint Schroders en 2008. Son successeur, Scott MacLennan, a déjà travaillé sur les fonds Schroder International Selection et European Sustainable Equity. Il travaillera aux côtés de Charles Somers, qui gère le Schroder Global Sustainable Growth depuis son lancement.
La société de gestion américaine BlackRock soutient moins de résolutions d’actionnaires car celles-ci cherchent de plus en plus à dicter le management.
Daniel LURCH, Portfolio manager chez J. SAFRA SARASIN et Elena CANALE, Responsable développement durable chez FRANCE ASSUREURS se sont entretenus à l'occasion des Cercles de l’Agefi à Lyon le 16 juin dernier sur le thème suivant : « Comment intégrer les enjeux liés à la biodiversité quand on est un investisseur professionnel ? ».
Le fonds de place d’accélération de sociétés de gestion entrepreneuriales Emergence lance ce mardi Emergence techs for good, un fonds pour participer au financement des entreprises technologiques disruptives cotées, en France et en Europe. Ce nouveau compartiment, qui est son cinquième, dispose d’ores et déjà de 100 millions d’euros, levés auprès des investisseurs institutionnels. A l’occasion de ce lancement, la Sicav Emergence et son gérant délégataire NewAlpha Asset Management ont sélectionné les fonds Pluvalca Disruptive Opportunities de Financière Arbevel, et EdRS Tech Impact géré par Edmond de Rothschild Asset Management. Chaque fonds bénéficie d’un investissement de 20 millions d’euros. Créé début 2016, Pluvalca Disruptive Opportunities investit majoritairement dans des petites et moyennes capitalisations, essentiellement européennes, à fort potentiel de croissance grâce à un produit ou un service qui viendra remplacer une technologie dominante sur le marché. Les innovations dont elles sont porteuses doivent être susceptibles de changer durablement le comportement des agents économiques. Son actif s’élève à 196 millions d’euros au 13 juillet 2022, en comptant l’apport d’Emergence. L’approche d’investissement d’EdRS Tech Impact, lancé en juin 2020, se focalise sur les entreprises technologiques innovantes au niveau mondial qui favorisent un impact social et environnemental positif sur l’économie, avec l’objectif de recentrer de façon pragmatique et progressive le fonds sur l’écosystème technologique européen et français (qui représentera un minimum de 50% du portefeuille en 2025, alors que son poids se limite actuellement à 6% dans les indices technologiques mondiaux). Avec l’apport d’Emergence, EdRS Tech Impact atteint 55 millions d’euros d’encours au 13 juilllet 2022. Cette nouvelle initiative du fonds de Place Emergence veut s’inscrire dans les orientations préconisées dans le rapport de Philippe Tibi pour inviter les investisseurs institutionnels français à consacrer une part plus importante de leurs allocations au développement de fondsglobal tech, permettant la structuration en France d’une expertise de pointe sur le financement des entreprises technologiques. Les investissements réalisés sur un horizon de 4 ans soutiendront le développement des fonds thématiques technologiques de sociétés de gestion entrepreneuriales françaises disposant d’équipes d’analystes et de gérants expérimentés sur ce segment, et dont l’approche de développement durable place au cœur de leurs stratégies d’investissement la recherche d’impact social et environnemental positif sur l’économie.