Le groupe bancaire helvétique UBS a indiqué que sa gestion d’actifs avait décollecté de 12,1 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022, hors flux des fonds monétaires (+0,5 milliards de dollars), selon ses résultats trimestriels publiés ce mardi. Ces sorties ont principalement été subies par les fonds actions d’UBS (-10,4 milliards de dollars). Le groupe avait collecté 14,2 milliards de dollars au T1-2022. Les encours investis par le groupe suisse ont décru de 128 milliards de dollars sur la période pour ressortir à 1.026 milliards de dollars au 30 juin 2022, reflétant une performance négative de 84 milliards de dollars, des effets de change de devises défavorables de 31 milliards de dollars et la décollecte de 12 milliards. Sur ces 1.026 milliards investis, 440 le sont de façon passive. Les frais de gestion nets s’élevaient à 515 millions de dollars pour le T2-2022 (contre 561 millions au T1-2022), et les frais de performance à 9 millions (contre 17 millions au T1-2022). UBS précise que la baisse des frais de performance provient en premier lieu de son activité de hedge funds et de fonds actions.
Le gestionnaire d’actifs canadien Bank of Montreal Global Asset Management (BMO GAM) a annoncé, ce lundi, le recrutement d’une équipe de 13 gérants, traders et analystes pour ajouter la gestion actions internationales à son offre locale. Tous faisaient précédemment partie du groupe canadien CI Financial où ils géraient collectivement quelque 20 milliards de dollars. La firme accueille ainsi Jeff Elliot (gérant actions santé),Malcolm White et Jeremy Yeung (gérants actions technologiques),John Hadwen et Goshen Benzaquen (gérants actions financières),Massimo Bonansinga (gérant actions industries, défense, et infrastructures), Hoa Hong (gérant actions énérgies et ressources naturelles),Kyle Mendyk (gérant associé actions financières),Janice Wong (gérante associée actions industries et infrastructures), Alex Yang (gérant associé actions utilties, industries et infrastructures), Alexander Payne (analyste consommation), Shawna McIntee(trader actions internationales) etEdward-Durrant Taylor (client portfolio manager).
Même dans la période actuelle, les arguments classiques avancés par les banques restent efficaces. Pour Julius Baer, c’était pourtant loin d’être gagné d’avance. La banque a annoncé un bénéfice de 450 millions de francs suisses au premier semestre (456 millions d’euros), en baisse de 26%. Mais dans le même temps, elle a expliqué qu’elle allait accélérer sa «discipline de coûts» au second semestre. Ces efforts ne se traduiront pas par des plans de départs, mais par un gel des embauches hormis celles concernant des postes de responsables de relations client (les «relationship managers»). Après avoir ouvert en légère baisse, l’action de Julius Baer est finalement rapidement repassée en territoire positif, pour clôturer en hausse de 2,18% à 46,34 francsdans un marché suisse en progression de 0,3%. Première des banques suisses à publier ses résultats, Julius Baer a subi une baisse de ses revenus de 6% au premier semestre 2022, à 1,9 milliard de francs suisses contre 2 milliards de francs fin juin 2021. Ses encours sous gestion ont diminué de 54 milliards de francs, soit 11%depuis le début de l’année, à 428 milliards de francs. Si un effet devise a été positif pour 9,2 milliards, ce repli des actifs est à imputer pour 55 milliards à l’effet marché. Il est aussi dû pour 1,1 milliard de francs à de la décollecte et pour 6,6 milliards à des opérations de déconsolidation. La banque a en effet annoncé en 2022 être complètement sortie de Wergen & Partner WM, de Fransad et avoir réduit sa participation dans NSC. Signes encourageants Pour Julius Baer, la décollecte du premier semestre est avant tout à attribuer à la clientèle asiatique qui a baissé son niveau de levier sur les marchés. Ce mouvement a entraîné 2,7 milliards de francs de sortie. Son impact sur la collecte «a culminé en mars 2022, après quoi il a considérablement diminué. Sur la base des perspectives actuelles, la collecte nette devrait se normaliser davantage au second semestre de l’année», estime Julius Baer dans son communiqué. Autre signe positif, cette décollecte en Asie a été partiellement compensée par une collecte positive de 1,5 milliard de francs répartie sur les mois de mai et juin en Europe et au Moyen-Orient. Même si la marge opérationnelle du groupe a baissé de 87 à 81 points de base sur un an, avec une hausse des coûts de 6%, ceux-ci passant de 1,25 milliard de francs au premier semestre 2021 à 1,32 milliard pour les six mois passés, les actionnaires de la banque ont préféré considérer que le pire était maintenant derrière.
Le secteur des hedge funds a décollecté à hauteur de 27,5 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre 2022 selon les données du fournisseur de recherche et d’indices sur les hedge funds HFR.Principales victimes de ces sorties, les stratégies equity hedgequi ont subi des rachats estimés à 18,5 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022, dont 14,7 milliards pour les seules stratégies fundamental value.Les stratégies event drivenont, elles, vu sortir 2,6 milliards de dollars, sorties qui ont particulièrement touché les fonds de situations spéciales. La décollecte a également affecté les stratégies d’arbitrage de valeur relative (relative value arbitrage) et les stratégies macro qui ont enregistré respectivement des rachats nets de 3,5 et 3 milliards de dollars. En outre, les hedge funds ont perdu 157,7 milliards de dollars d’encours au deuxième trimestre 2022 en raison de leurs performances négatives pour la majorité d’entre eux. Seuls les hedge funds macro ont été performants gagnant 28,9 milliards de dollars sur le trimestre, là où les stratégies equity hedge et event driven ont perdu respectivement 83,8 et 87,7 milliards de dollars. Les performances négatives des stratégies relative value ont, elles, engendré une perte de 15,1 milliards d’encours sur le deuxième trimestre. Au total, selon HFR, la décollecte des hedge funds sur le premier semestre 2022 atteint 7,7 milliards de dollars à laquelle s’ajoute une perte de 183,4 milliards de dollars liée aux performances des hedge funds.Les encours des hedge funds qui avaient dépassé les 4.000 milliards de dollars en début d’année sont redescendus à 3.820 milliards de dollars.L’indice investissable HFRI 500 Fund Weighted Composite Index, a vu sa performance baisser de -4,1% au cours du premier semestre 2022, avec une baisse de -2,7% en juin.
Pemberton, société de gestion spécialiste du crédit alternatif, vient de recruter quatre personnes en Europe. Elle vient d’accueillir Anders Svenningsen en tant que managing director et responsable du développement pour l’Europe du Nord à Copenhague. Il sera responsable de l’activité et des investisseurs de Pemberton en Europe du Nord. Anders Svenningsen vient de Citigroup où il était responsable des marchés nordiques et néerlandais. Pemberton a aussi embauché Christoph Polomsky, qui sera basé à Francfort et sera managing director dans l’équipe développement pour la région DACH. Il sera responsable de la couverture des clients institutionnels dans la région. L’intéressé vient de Nomura, où il était managing director, dirigeant l’équipe solutions à Francfort. James Taylor arrive en tant que responsable des relations investisseurs à Londres. Il s’occupera de la communication aux investisseurs. Avant cela, James Taylor travaillait chez Securis Investment Partners aux relations investisseurs. Enfin, Pemberton a recruté Sally Tankard au sein de son équipe CLO, pour être directrice. Elle vient de Hornblower Business Brokers.
Un fonds ESG géré par Alken Asset Management a surperformé 98 % de ses concurrents sur l’année écoulée après avoir parié sur les valeurs européennes de défense alors qu’elles étaient encore bon marché. Le fonds Alken Fund Sustainable Europe est en hausse de 9 % sur la période, alors que les fonds similaires chutent de 9 % en moyenne, selon Bloomberg. Alken est le dernier exemple en date de société de gestion offrant des rendements ESG exceptionnels en misant sur des secteurs qui ne sont généralement pas associés à des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance. Le fonds en question est classé article 8. La société a commencé à acquérir des actifs dans la défense en milieu d’année dernière, selon son fondateur et co-gérant du fonds, Nicolas Walewski. Ce dernier estime que c’est une erreur d’exclure les armes en tant qu’actifs durables dans le climat géopolitique actuel. «Nous devons défendre nos pays», dit-il. «Vous ne défendez pas vos pays avec des fleurs».
Allianz Global Investors a achevé, lundi 25 juillet, le transfert de certaines équipes d’investissement américaines et les actifs qu’elles gèrent à Voya IM dans le cadre du partenariat stratégique annoncé mi-mai. Celui-ci comprend un accord de distribution mondial entre les deux sociétés ainsi qu’une participation d’Allianz de 24 % dans Voya IM. Cet accord fait suite à l’interdiction de gestion sur le territoire américain pendant les dix prochaines annéesdécrétée par le régulateur américain Securities & Exchange Commission à l’encontre d’AllianzGI en conséquence de l’affaire des fonds Structured Alpha. Affaire pour laquelle le gestionnaire allemand a aussi écopé d’uneamende de plus de 6 milliards de dollars. AllianzGI s'était tourné vers Voya IM afin de lui transférer ses actifs et des négociations autour d’un partenariat stratégique avaient été entamées au mois de mai. La valeur des actifs transférés à Voya IM est de 101 milliards de dollars, dont plus des deux tiers sont gérés pour le compte de clients d’AllianzGI dans le monde. Elle représente 95% des actifs identifiés précédemment, ce qui indique une attrition minimale des clients suite à la transition.
L’activité de gestion de fortune de Crédit Agricole, Indosuez Wealth Management, a nommé Anne Toledano directrice de sa filière immobilier à compter du 18 juillet. Basée à Paris, elle est rattachée à Pierre Masclet, directeur général adjoint d’Indosuez Wealth Management. «A travers la création de la filière immobilier, Anne Toledano a pour mission de développer une gamme complète de solutions d’investissement, de conseil et de financement immobilier pour les clients d’Indosuez à travers le monde, en capitalisant notamment sur les expertises du groupe Crédit Agricole en matière d’Immobilier et de finance responsable», indique un communiqué. Anne Toledano rejoint Crédit Agricole Corporate & Investment Bank dès 2004 en tant que responsable de financements immobiliers à Paris. Entre 2013 et 2018, elle occupe le poste de responsable des activités immobilières de la banque à Londres avant de rejoindre Crédit Agricole Corporate & Investment Bank à Paris comme banquier conseil. Anne Toledano fait par ailleurs partie du Cercle des Femmes de l’Immobilier.
Berenberg a nommé Tobias Schäfer responsable de la stratégie de fonds et de la sélection de gérants, peut-on lire sur le compte LinkedIn de ce dernier. L’intéressé faisait partie de l’équipe multi asset et ETF de la banque allemande depuis juillet 2018, date à laquelle il était arrivé en provenance de Union Investment.
Azimut Capital Management SGR et Azimut Investment SA ont informé Assogestioni de leur souhait de quitter l’association professionnelle des gérants d’actifs en Italie le 1er juillet. Le président d’Assogestioni, Carlo Trabattoni (également directeur général de Generali Investments Partners) a pris acte «avec regret» de cette décision, et souhaité qu’elle puisse être réétudiée à l’avenir. Il remercie aussi la société de gestion pour son engagement passé. Azimut est l’un des principaux groupes italiens de gestion d’actifs. Selon les données publiées mensuellement par Assogestioni, lors de l’enquête de mai, les actifs nets sous gestion du groupe étaient proches de 39 milliards d’euros.
Banca March a achevé l’intégration de l’activité de banque privée de BNP Paribas en Espagne après avoir annoncé l’opération en février. Quelque 3,3 milliards d’euros d’encours de clients aisés et très fortunés ont été récupérés par Banca March dans la transaction.
Résolu à lutter contre l’inflation, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) a relevé jeudi ses taux directeurs de 50 points de base (pb), à 0% pour le taux de dépôt, 0,50% pour le taux de refinancement et 0,75% pour le taux de prêt marginal. Bien que contradictoire avec ses indications prospectives («forward guidance») de 25 pb, cette hausse s’explique par une inflation historique en zone euro (8,6% sur un an). Ce relèvement – le premier depuis 2011 et le plus important depuis 2000 - sort la zone eurode huit ans de taux négatifs. Patrick Moonen, le stratégiste de NN IP, considère que « cette décision est positive pour le secteur bancaire, car l'ère des taux négatifs est révolue, ce qui devrait soutenir la rentabilité du secteur ». La société suisse Vontobel s’attend pour sa part à une, voire deux hausses des taux de 0,5 % en septembre. « La grande question reste de savoir si le gaz naturel en provenance de Russie sera acheminé en quantités suffisantes, ou si la pénurie ralentira considérablement l'économie européenne », prévient-elle. Le nouvel outil anti fragmentation de la zone euro, leTransmission Protection Instrument, a plutôt convaincu les gérants. «L’absence de précisions sur les aspects techniques, pas de limitation des montants ex-ante par exemple, peut être pris comme l’affirmation par l’institution de sa puissance, et nous remémore le ‘watheverittakes’ Mais il reste possible que le marchévoitceci comme un bluff et teste la détermination et le pouvoir de la BCE lors des mois prochains », jugeFrédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM. Du côté du droit, « la référence nourrie aux articles du Traité envoie un message clair face au risque de contestation juridique des politiques d’achats d’actifs », estime pour sa partVincent Manuel, directeur des investissements chez Indosuez Wealth Management. « (...) A l’heure où nous écrivons ces lignes, il reste encore beaucoup d’ambiguïté sur le déploiement effectif de cet outil. On peut donc douter que cela suffise à empêcher un nouvel élargissement des spreads souverains italiens si la situation politique continue de se détériorer dans ce pays », relativise cependant MarkDowding, CIO de BlueBay Asset Management. Celui-ci se dit " modestement court " sur l’Italie et considère que la balance des risques penche toujours vers un test de la détermination de la BCE.
La société de gestion américaine Artisan Partners vient de lancer un fonds dette émergente géré par l’ancienne équipe d’Eaton Vance que la société de gestion avait recrutée en septembre 2021. Le fonds, Artisan Emerging Markets Local Opportunities Strategy, est investi dans la dette émergente en devise locale. Il est géré par Michael Cirami, Michael O’Brien et Sarah Orvin, trois anciens d’Eaton Vance, société désormais dans le giron de Morgan Stanley. L’équipe gère également les fonds Artisan Global Unconstrained et Artisan Emerging Markets Debt Opportunities Strategies, également exposés à la dette émergente.
Macquarie AM vient d’annoncer plusieurs nominations au sein de son entité verte dénommée Green Investment Group (GIG), afin de renforcer la direction régionale. La société de gestion alternative a promu Chris Archer, jusqu’ici directeur pour les Amériques chez GIG, et Sam Newman, senior managing director chez Macquarie, en tant que co-directeurs de cette entité en EMEA. Chris Archer est entré chez Macquarie Group en 2007 comme senior managing director au sein du Macquarie Capital. Il a été promu en tant que dirigeant de GIG pour des Amériques en 2017. Il a dirigé le développement des projets de 15 GW dans cette région. Sam Newman, pour sa part, a joué un rôle clé lors de l’acquisition de la Green Investment Bank en 2017 ainsi qu’au sein de la réalisation de nombreux investissements dans des éoliens et des panneaux solaires. Macquarie AM a racheté Green Investment Bank en 2017. William Demas remplacera Chris Archer en tant que directeur des Amériques. Il sera basé à New York. Il arrive de Stonepeak ou il était managing director depuis 2020. Auparavant, il a été associate partner chez Copenhagen Infrastructure Partners entre 2017 et 2020. Il retourne chez Macquarie après y avoir travaillé entre 2011 et 2017 comme senior vice-président chargé de l’infrastructure traditionnelle et renouvelable au sein de Macquarie Capital. Edward Northam, jusqu’ici directeur de GIG en Europe depuis 2017, a été nommé directeur pour la région APAC. Il est arrivé chez Macquarie à la suite de l’acquisition de Green Investment Bank, où il a été directeur de la banque d’investissement depuis 2012. Auparavant, il a travaillé comme managing director chez Viridis Clean Energy, un fonds d’infrastructure australien axé sur l’énergie propre, près de dix ans. Il a également occupé le poste de vice-président exécutif chez Energy Developments INC en Australie. Au début de sa carrière, il a été avocat chez Blake Dawson, un cabinet d’avocats à Melbourne.
Groupama AM a annoncé ce 22 juillet avoir levé 150 millions d’euros pour le premier closing de son fonds de dettes privées à impactGroupama Social Impact Debt. Le closing final, avec une cible de 200 millions d’euros, est prévu pour la fin de l’année. Le fondsva investir en dettes non cotées de PME/ETI françaises et de l’Europe de l’Ouest. Le portefeuille sera constitué à plus de 75% de dettes senior et unitranche. Chaque financement d’entreprise représentera 5 à 20 millions d’euros, sur des maturités essentiellement établies entre 5 et 7 ans. Le véhicule est classé 9 selon la réglementation SFDR. Il est également en ligne avecles objectifs 8 (« accès à des emplois décents ») et 10 (« inégalités réduites ») des objectifs de développement durable de l’ONU. La stratégie du fonds vise notamment à contribuer activement à la création d’emplois et à l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés des PME et ETI financées.
Il était temps de s’y mettre. Alors que le mandat de l’actuel président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Robert Ophèle, s’achève le 1er août, son successeur n’a pas encore été choisi. Bercy a lancé un appel à candidature pour le prochain dépositaire de cette fonction qui sera nommé par le président de la République pour une durée de 5 ans. Les candidats à la présidence de l’AMF «devront démontrer une expertise en matière financière et de fonctionnement des marchés financiers et, si possible, détenir une expérience de la sphère publique ainsi qu’européenne et internationale», indique Bercy. Les candidatures retenues seront examinées par un panel de personnalités qualifiées. Ce panel procèdera à l’audition des candidats retenus et présentera une recommandation pour la nomination. En attendant que le nouveau président de l’AMF soit nommé, l’intérim sera assuré par Jean-Claude Hassan, déjà membre du collège, a révélé le journal Les Echos.
Pedro-Antonio Arias a quitté la tête de Sienna Investment Managers (IM), a appris NewsManagers. Son passage dans la filiale luxembourgeoise du Groupe Bruxelles Lambert a été bref mais très intense car ponctué du rachat par le gestionnaire d’Etoile Properties, de certaines activités de Malakoff Humanis Gestion d’Actifs et d’Acofi Gestion. Il était arrivé en septembre 2020, en provenance directe du groupe Amundi dont il était une des grandes personnalités, en tant que patron des actifs réels et alternatifs. Si la communication de Sienna IM a confirmé le départ de Pedro-Antonio Arias, elle reste muette sur ses raisons. Le dirigeant aurait quitté le groupe physiquement il y a quelques mois. En attendant le recrutement à venir de son successeur, c’est Bernard Delpit, directeur général adjoint de GBL et ex-directeur financier de Safran, qui assure la direction de Sienna IM.
Moneta a levé 82,3 millions d’euros pour son fonds fermé de petites capitalisations européennes MME 2027 à l’issue d’une période de commercialisation de trois mois qui s’est achevée le 13 juillet. Les capitaux ont été recueillis auprès de distributeurs, particuliers éligibles et investisseurs institutionnels. Lors du lancement du fonds en avril, Moneta avait annoncé ne pas vouloir dépasser les 150 millions d’euros pour ce fonds, puisque la société gérait alors déjà 720 millions d’euros sur des petites valeurs. MME 2027 est un fonds fermé de type FIA investi principalement dans des petites et moyennes valeurs européennes. Il s’agit du troisième véhicule spécifiquement dédié à cet univers, après le FCP Moneta Micro Entreprises (fermé aux souscriptions depuis 2009) et le FPS MME 2027 (fermé aux souscriptions et aux rachats jusqu’en 2026). Directement inspiré de MME 2026, le nouveau fonds MME 2027 est fermé aux souscriptions et aux retraits pendant une période de cinq ans. L’objectif étant ainsi de pouvoir opter pour des paris tranchés et profiter d’éventuels stress de marché en ayant la capacité de prendre des positions importantes, notamment sur des valeurs peu liquides qui sont sous pression dans de tels cas de figure. «Ce nouveau fonds nous permettra de nous affranchir de la contrainte de liquidité et saisir des opportunités d’investissement d’actifs cotés, même peu liquides, qui ne pourraient pas être pleinement représentées dans un fonds ouvert », explique Andrzej Kawalec, directeur général de Moneta, dans un communiqué.
Filiale à 100% de la société ABC arbitrage, ABC arbitrage Asset Management a rejoint l’initiative des Nations-Unies pour la promotion et la mise en oeuvre de principes pour l’investissement responsable (UNPRI, UN-supported Principles for Responsible Investment). «Par cette démarche volontaire, ABC arbitrage Asset Management entend ainsi poursuivre son engagement pour contribuer à un système financier durable, qui prend en compte les critères extra-financiers Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG)», indique la société de gestion dans un communiqué. Elle précise avoir mis en place un comité ESG pour piloter sa politique d’investissement responsable.
Les investisseurs ont été particulièrement frileux cette semaine en matière de sélection de fonds. Entre le 14 et le 20 juillet, la collecte s’est encore une fois principalement portée sur le monétaire, la dette souveraine et les grandes capitalisations américaines, selon le «Flow Show », le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Les fonds monétaires ont reçu 3,5 milliards de dollars (3,45 milliards d’euros), un chiffre toutefois en fort ralentissement par rapport aux 15,1 milliards de la semaine précédente. La classe d’actifs reste néanmoins la seule à avoir enregistré une collecte positive, carl’obligataire a rendu 8,2 milliards, les fonds actions 4,5 milliards, et les stratégies sur l’or 1,8 milliard. Dans l’obligataire, seuls les fonds de dette souveraine ont encore une fois enregistré une collecte positive. Mais, avec seulement +0,9 milliard, celle-ci est particulièrement faible par rapport aux flux des dernières semaines. Les fonds de dettes souveraines au nominal ont été préférées, avec +1,7 milliard, tandis que ceux de titres indexés à l’inflation ont rendu 0,8 milliard. Dans les autres catégories, les fonds de dettes d’entreprise investment grade ont décollecté 3,4 milliards, ceux de dette high yield 1,5 milliard, et ceux de dette émergente 2,4 milliards. Dans l’univers actions, les investisseurs ont favorisé les stratégies exposées au Japon, avec 0,5 milliard d’entrées nettes. Les autres zones géographiques ont, elles, souffert de retraits, avec -2 milliards pour les fonds européens, -0,9 milliard pour les fonds émergents, et -0,7 milliard pour les fonds américains. Dans cette dernière région, ce sont les fonds de grandes capitalisations qui ont tiré leur épingle du jeu, avec 2 milliards de dollars de collecte, suivis par les fonds sur le secteur de la santé (+0,9 milliard). A l’inverse, les fonds sectoriels des matériaux ont rendu 2,1 milliards de dollars, les stratégies value 1,9 milliard, et celles exposées aux petites capitalisations 1,7 milliard.
Le responsable des activités de ‘prime services’ de BNP Paribas, Ashley Wilson, a démissionné de ses fonctions, a appris Reuters d’une source au fait du sujet. L’information a été confirmée à NewsManagers par la banque française. Ashley Wilson venait de Deutsche Bank et avait rejoint le groupe français en juin de l’année dernière dans le sillage du rachat des activités de ‘global prime finance’ de la banque allemande en 2019. Cette opération, réalisée entre 2019 et 2020 avait entraîné le transfert chez BNP Paribas de 900 personnes. L’intégration a été terminée fin 2021. En attendant de lui trouver un successeur, c’est Nicolas Marque, responsable mondial actions, qui assure l’intérim de la direction de l’activité.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire au titre du mois de juin 2022 est positive avec +1,29 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux, indiquent la Caisse des dépôts et Consignation (CDC). Sur les six premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à +19,06 milliards d’euros. Le seul Livret A a collecté 1,04 milliard en juin. L’encours total sur les deux produits atteint 488,7 milliards d’euros à fin juin 2022.
Alphajet Fair Investors, la société de gestion fondée par Sébastien Lagarde et Thierry Le Clercq, des anciens de Mandarine, lance Alphajet Natural Resources, un fonds d’actions internationales investi dans des sociétés dont l’activité principale est liée à l’énergie, aux métaux, à l’eau ou à l’agriculture, sans contraintes géographiques. Corrélé aux marchés actions, ce fonds permet de s’exposer indirectement à certaines matières premières. «Ces dernières sont peu corrélées aux autres classes d’actifs, peuvent constituer une protection contre l’inflation, et sont portées par l’accroissement de la population mondiale», explique un communiqué. Le fonds sera investi de 75% à 110% de l’actif net en actions internationales de sociétés dont l’activité principale est liée à l’énergie, aux métaux, à l’eau ou à l’agriculture, sans contraintes géographiques. L’exposition aux pays émergents est limitée à 20% et les sociétés dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard d’euros représenteront au maximum 25% de l’actif net. AddAlpha, le modèle propriétaire d’Alphajet Fair Investors classe les sociétés selon 5 critères financiers : la croissance, le momentum, la qualité, le sentiment de marché et la valorisation. L’équipe de gestion, composée de Sébastien Lagarde, gérant principal, et de Thierry Le Clercq et Yassine Oussana, gérants suppléants, sélectionne les titres avec les meilleurs scores AddAlpha tout en veillant à construire un portefeuille diversifié, c’est-à-dire censé minimiser les risques spécifiques. L’univers d’investissement se compose de 1.600 valeurs. Un premier filtre de liquidité le réduit à 1.200 valeurs. Après application de la politique d’exclusion d’Alphajet Fair Investors, l’univers ne comporte plus que 750 valeurs. Le scoring AddAlpha et une étape de contrôle et d’analyse permettent d’arriver à une liste d’achat de 150 à 200 valeurs, dans laquelle est construit un portefeuille comportant de 70 à 100 titres.
DWS a annoncé ce 21 juillet le lancement de quatre fonds indiciels cotés (ETF) dédiés aux «moteurs de l’innovation dans les industries du futur». Ces véhicules, qui font partie de la gamme XTrackers, seront exposés aux fintech, à la génomique et à l’Internet nouvelle génération. Les indices de référence comprennent des actions qui se veulent décorrélées des répartitions sectorielles traditionnelles, avec des exclusions sur des bases ESG. Les actions sous-jacentes sont constituées de sociétés de grande, moyenne et petite capitalisation, issues des marchés développés et émergents. La pondération d’un titre dans l’indice dépend de la capitalisation boursière et de la pertinence de l’action, mesurée par les revenus générés par les thèmes d’investissement sélectionnés, avec une limite à 4,5 %. Sont exclues les sociétés qui dépassent un certain seuil de chiffre d’affaires dans des domaines comme le tabac, les combustibles fossiles et la fabrication d’armes, ainsi que les sociétés dont la notation ESG MSCI est « CCC » et les sociétés impliquées dans des armes controversées ou nucléaires. Le Xtrackers MSCI Fintech Innovation Ucits ETF se concentre sur les sociétés opérant dans le marché du paiement mobile ou numérique, et des plateformes numériques, entre autres. Le Xtrackers MSCI Genomic Healthcare Innovation Ucits ETF inclut notamment des sociétés ayant des activités de diagnostic moléculaire, de biotechnologie agricole et de bio-informatique. Le Xtrackers MSCI Next Generation Internet Innovation Ucits ETF vise à suivre un indice regroupant des sociétés axées sur des domaines tels que le cloud computing, l’internet des objets (interconnexion massive d’appareils), l’apprentissage automatique, les médias sociaux et l’intelligence artificielle. Enfin, le Xtrackers MSCI Innovation Ucits ETF est un produit unique composé de ces trois thèmes, plus celui de la Technologie Autonome et de l’Innovation Industrielle. Les fonds sont cotés sur Xetra depuis le 19 juillet 2022, et sur la Bourse de Londres depuis le 20 juillet 2022.
HSBC GAM vient de promouvoir Bénédicte Mougeot au poste de directrice des actions climat, a appris Citywire Selector. Elle gère les fonds European Equity Green Transition et Circular economy, et va aussi prendre en main le fonds HSBC GIF Global Equity Climate Change, qui était jusqu’ici géré par Angus Parker, sur le départ. Bénédicte Mougeot est gérante chez HSBC GAM depuis 2010. Auparavant, elle a travaillé pour Sinopia AM, racheté par HSBC en 2001.
Alberto Gallo et Aditya Aney, deux anciens d’Algebris, ont lancé Andromeda Capital Management (ACM). Cette société gère «une stratégie d’investissement mondiale centrée sur les thèmes qui transforment les pays, changent les secteurs et bouleversent les structures capitalistiques des entreprises», explique leur site. «Son objectif est d’offrir des rendements ajustés au risque attrayants par le biais d’investissements mondiaux multi-actifs, avec un accent particulier sur le crédit et les taux, ainsi que sur les actions, les devises et les matières premières», peut-on encore lire. La stratégie associe une analyse macro avec des focus approfondis sur les pays, les secteurs économiques et les fondamentaux des entreprises. Alberto Gallo était gérant du fonds Global Credit Opportunities et responsable des stratégies global credit d’Algebris. Arrivé en 2016, il a quitté la société en avril 2022. Aditya gérait aussi le fonds Global Credit Opportunities. La nouvelle de cette création est d’abord parue dans Citywire.
La société de gestion State Street Global Advisors (SSGA) vient d’embaucher Markus Weis au rang de directeur de l’activité SPDR ETF pour l’Allemagne et l’Autriche. Basé à Frankfurt, il sera rattaché à Matteo Andreetto, directeur de l’activité SPDR pour la région européenne. Il remplacera Stefan Kuhn, qui a rejoint Fidelity International ce mars dernier. Markus Weis arrive de Vanguard, où il était responsable commercial senior et directeur adjoint pour l’Allemagne et l’Autriche depuis 2018. Auparavant, il a été directeur de la distribution partie-tierce pour ces régions chez Goldman Sachs Asset Management (GSAM) entre 2008 et 2017. Au début de sa carrière, il a travaillé chez Fidelity Worldwide Investment comme responsable commercial chargé de la distribution entre 2002 et 2007.
La société de gestion genevoise Decalia vient d’accueillir Nicolò Miscioscia comme nouvel associé. Il rejoindra le comité de management à compter de juillet 2022. Nicolò Miscioscia travaille au sein de Decalia depuis sept ans. Il y dirigeait le département Private Markets depuis quelques années. Il remplacera Isabella Pedrazzini au sein du comité de management. Cette dernière a rejoint le conseil d’administration de Decalia.