Le groupe bancaire suisse BCV a annoncé ce 21 juillet le recrutement de Christian Steinmann pour prendre la direction générale de la banque privée. Il va remplacer, à partir de novembre prochain, Gérard Haeberli, qui a fait valoir ses droits à la retraite. Christian Steinmann arrivera de Credit Suisse, où il est depuis 2020 responsable régional Suisse romande et responsable de la gestion de fortune pour la même zone. Il a débuté sa carrière auprès de l’Administration cantonale des impôts du Canton de Vaud en 1987, avant d’entrer en 1995 au Credit Suisse dans le domaine de la planification patrimoniale pour la clientèle de banque privée et PME. Après diverses fonctions managériales au sein de la division de banque privée, Christian Steinmann a repris en 2013 la responsabilité de l’ensemble de la clientèle privée pour la région du Grand Lausanne, puis en 2017 la banque privée pour la région Suisse romande.
Pedro-Antonio Arias a quitté la tête de Sienna Investment Managers (IM), a appris NewsManagers. Son passage dans la filiale luxembourgeoise du Groupe Bruxelles Lambert a été bref, mais en même temps particulièrement intense. Il était arrivé en septembre 2020, en provenance directe du groupe Amundi dont il était une des grandes personnalités, en tant que patron des actifs réels et alternatifs. En l’espace de quelques mois, il a construit chez l’ex-Sienna Capital, alors essentiellement dédié à la fortune des familles Frère et Desmarais, une plateforme de gestion pour compte de tiers de plus de 30 milliards d’encours. Le tout à coup d’acquisitions sur le territoire français. Celle tout d’abord d’Etoile Properties dans l’immobilier en août 2021. Avec ses 7 milliards d’euros de valeur en bureaux, hôtels et centres logistiques pour une clientèle institutionnelle internationale, elle avait permis à Sienna de quasi tripler ses encours et d’ouvrir une succursale à Paris. L’activité a été baptisée Senia Real Estate. A peine un mois et demi plus tard, s’en est suivi l’annonce de négociations exclusives avec Malakoff Humanis Gestion d’Actifs (MHGA) en vue d’en prendre la majorité du capital. Le groupe change alors de dimension en approchant les 30 milliards d’euros d’encours et en faisant entrer au capital de sa filiale française le groupe Malakoff Humanis. L’entité est rebaptisée Sienna Gestion. Puis vient un peu plus tard, le rachat d’Acofi Gestion, une société de gestion alors indépendante et spécialisée dans la dette privée d’entreprises et rebaptisée récemment, Sienna Private Credit. Si la communication de Sienna IM a confirmé le départ de Pedro-Antonio Arias, elle reste muette sur ses raisons. Le dirigeant aurait quitté le groupe physiquement il y a quelques mois. En attendant le recrutement à venir de son successeur, c’est Bernard Delpit, directeur général adjoint de GBL et ancien directeur financier de Safran, qui assure la direction de Sienna IM.
La banque suisse EFG International a présenté des résultats financiers en hausse pour le premier semestre 2022. Le résultat opérationnel grimpe de 3% en année glissante à 601,8 millions de francs suisses (607,8 millions d’euros), et le bénéfice net de 40% à 115 millions. Sous la pression de la baisse des marchés mondiaux, la gestion d’actifs a vu ses encours reculer de 9,4% pour atteindre 155 milliards de francs suisses, passant sous le niveau de fin 2020. La collecte nette reste positive avec + 1,7 milliard, mais ralentit par rapport à 2021, année durant laquelle elle est ressortie à +4,2 milliards.
Franklin Templeton vient de signer un accord avec la plateforme de transactions de l’italien Directa pour distribuer 19 ETF de la gamme Franklin LibertyShares. Cet accord permet aux investisseurs particuliers italiens d’accéder à l’ensemble des ETF de la gamme Franklin LibertyShares qui sont cotés à la Bourse de Milan, via la plateforme en ligne de Directa.
Certains membres de l’association européenne de la gestion d’actifs lui reprochent d’accueillir à son conseil des représentants de gestionnaires issus de pays tiers de l'Europe.
Le gendarme des marchés a infligé à RBC Investor Services Bank France une sanction de 500.000 euros assortie d’un avertissement pour exercice lacunaire du contrôle dépositaire et suivi irrégulier et défaillant de certains flux de liquidités. Le montant correspond à la sanction réclamée fin juin par le Collège de l’Autorité des marchés financiers. L’AMF a notamment relevé plusieurs manquements dans le contrôle des ratios d’investissement et de composition de l’actif des OPCVM dont RBC était dépositaire.
La société de gestion française Amundi vient d’annoncer ce 21 juillet la transformation d’un fonds ETF actions de grandes capitalisations italiennes afin d’y intégrer les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). L’ETF dénommé Amundi FTSE MIB UCITS ETF deviendra désormais Amundi Italy MIB ESG – Ucits ETF DR. Il s’agit d’un premier ETF répliquant le nouvel indice MIB ESG développé par Euronext. Ce fonds investira dans 40 valeurs phares du marché italien basé sur les meilleures pratiques ESG parmi les 60 sociétés italiennes cotées sur Borsa Italiana. Les outils de sélection des entreprises sont les filtres d’exclusion, notamment au regard du respect des principes du Pacte Mondial des Nations Unies ainsi que les sociétés impliquées dans des activités controversées. Cet ETF vise également à fournir une meilleure note d’intensité de carbone pondérée par rapport à son univers d’investissement. Classé sous article 8 sous le règlement européen Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR), ce véhicule affiche des frais courants de 0,18%.
Jupiter vient de recruter Rafael Serrano en tant que directeur commercial institutionnel pour l’Europe. L’intéressé vient de Boussard & Gavaudan, où il a travaillé pendant sept ans et couvert les clients en Allemagne, Finlande, Suède, Espagne et Royaume-Uni. Chez Jupiter, Rafael Serrano sera basé à Madrid et rattaché à Warren Tonkinson, responsable mondial de la distribution. Il sera responsable de la croissance de l’activité institutionnelle de Jupiter en Europe continentale. Ce recrutement fait suite à la réorganisation de l’activité institutionnelle de Jupiter en 2020 et à une série de nominations clés dans l’équipe Global Institutional Sales.
BlackRock acquiert Vanguard Renewables, une entreprise basée à Boston qui transforme les déchets alimentaires et le fumier en gaz naturel renouvelable, rapporte le Wall Street Journal. La transaction est valorisée à 700 millions de dollars et la société de gestion américaine pourrait dépenser plus de 1 milliard de dollars de plus pour financer l’expansion de Vanguard Renewables, selon une personne proche du dossier. Vanguard Renewables n’est pas affilié à Vanguard, la société de gestion concurrente de BlackRock.
Rififi à l’Efama. L’association européenne de la gestion d’actifs a vu l’un de ses principaux membres, la BVI qui représente le secteur en Allemagne, quitter l’association. Elle l’a notifiée en début d’année, mécontente de l’influence grandissante des acteurs non européens, et principalement anglo-saxons, au sein du groupement de lobbying européen et de ses instances de décision, a appris NewsManagers de source proche. L’incident, rapporté aussi par Financial News, serait en lien avec son souhait d’une répartition plus équitable entre l’influence des membres des pays issus de l’Union européenne (UE) et celle de membres issus de pays tiers. Le même mécontentement a été émis par l’association italienne de la gestion Assogestioni. Actuellement, 27 associations nationales européennes sont membres de l’Efama, y compris l’Investment Association du Royaume-Uni, et ce, malgré le Brexit. La portée de l’association se veut toutefois européenne dans sa globalité, bien qu’elle ait un mandat spécial pour l’UE. La Suisse est par exemple membre alors qu’elle ne fait pas partie de l’UE. L’Efama compte aussi 59 membres sociétés de gestion individuelles, y compris des sociétés dont l’origine n’est pas du tout européenne. C’est le cas par exemple de BlackRock, Fidelity, Pimco, ou encore Ninety One. Alors qu’aucune association non européenne n’est membre. Droit de vote Le président actuel de l’Efama est Naïm Abou-Jaoudé, directeur général de Candriam, ex-Dexia AM, rachetée il y a quelques années par un groupe d’assurance américain. Le conseil est composé par ailleurs de sept représentants de sociétés de gestion dont un des sièges est occupé par un représentant de l’américain BlackRock. " Les membres anglo-saxons arrivent dans une position dominante à cause de la gouvernance de l’Efama. Pour certains sujets, les membres de l’Union européenne ne peuvent pas se positionner contre leur avis», note une source proche qui assure que ce cas de domination anglo-saxonne n’existe pas dans les associations nationales. Interrogée, l’Efama indique «travailler en étroite collaboration avec la BVI et nos membres pour trouver une proposition qui convienne à toutes les parties et qui permette à la BVI de réintégrer l’Efama dans un avenir proche. La BVI fait partie de la famille de l’Efama depuis près de 50 ans, et nous espérons que cette mesure est temporaire». La BVI de son côté n’a pas souhaité répondre à nos questions.
Blackstone est en train de finaliser la levée d’un fonds immobilier, Blackstone Real Estate Partners X, qui a déjà réuni 24,1 milliards de dollars, rapporte le WSJ. Blackstone engage environ 300 millions de dollars de son propre capital et a déjà alloué 5,9 milliards de dollars supplémentaires aux investisseurs, ce qui portera le fonds à 30,3 milliards de dollars lorsqu’il sera finalisé, selon des sources proches du dossier. La société a levé le fonds, qui devrait être le plus grand véhicule traditionnel de capital-investissement de l’histoire, en trois mois seulement. Le nouveau fonds immobilier sera 50% plus grand que son prédécesseur, un véhicule de 20,5 milliards de dollars levé en 2019. Avec les fonds dédiés à l’immobilier en Asie et en Europe, Blackstone disposera d’un trésor de guerre de plus de 50 milliards de dollars pour faire des investissements opportunistes.
Natixis Investment Managers vient d’embaucher Helen Yang en tant que représentative et directrice de la Chine, a appris Finews. Base à Pékin, elle sera rattachée à Fabrice Chemouny, directeur de l’Asie Pacifique. Elle sera chargée de la direction de l’activité en Chine, à Hong Kong et à Macao. Helen Yang arrive du conglomérat bancaire Fosun International. Auparavant, elle a travaillé pour China Ping An Insurance Overseas et le State Administration of Foreign Exchange.
La licorne tricolore annonce ce jeudiune nouvelle levée de fonds de 600 millions de dollars (585 millions d’euros), composée d’une Série F de 400 millions de dollars en fonds propres et de 200 millions de dollars en dette. Le financement cumulé de Contentsquare s’élève aujourd’hui à 1,4 milliard de dollars. L’entreprise fondée et dirigée par Jonathan Cherkivend des données comportementales d’utilisateurs recueillies sur leur téléphone portable. Ce sixième tour de table est mené par le fonds d’investissement Sixth Street. Outre des investisseurs existants - Bpifrance, Canaan, Eurazeo, Highland Europe, KKR, SoftBank Vision Fund 2 et des fonds et mandats gérés par BlackRock, LionTreearejoint la liste des investisseurs. Le financement par dette bancaire est porté par BNP Paribas, Crédit Agricole Corporate & Investment Bank, Goldman Sachs, JP Morgan et Société Générale. Depuis la dernière levée de fonds de 500 millions de dollars, réalisée en mai 2021, la valorisation de Contentsquare a doublé, atteignant désormais 5,6 milliards de dollars. La licorne de 1.500 collaborateurs a réalisé au total six levées de fonds.
State Street Global Advisors vient de recruter Jennifer Taylor en tant que responsable dette émergente et gérante senior dans la division Global Fixed Income Beta Solutions. L’intéressée vient de Janus Henderson où elle a bâti et géré l’activité de dette émergente à Londres. Précédemment, elle a travaillé pour Thames River Capital et JP Morgan. Chez SSGA, Jennifer Taylor dirigera une équipe de gérants en stratégies dette émergente totalisant environ 35 milliards de dollars. Cela couvre à la fois des fonds et des mandats en devises fortes et locales. Jennifer Taylor est basée à Londres et rattachée à Abhishek Kumar, responsable des stratégies monde, EMEA et APAC.
PGIM Investments vient de recruter Sebastiano Costa en tant que senior relationship manager pour son équipe italienne. L’intéressé sera basé à Milan et rattaché à Alessandro Aspesi, responsable de l’Italie de la société de gestion. Sebastiano Costa vient de Pimco, où il a passé près de huit ans, dernièrement comme responsable de l’activité institutionnelle de l’Italie. Avant cela, il a travaillé chez Lombard Odier IM et Schroders. En avril, PGIM Investments a aussi recruté Claudia Corso en tant que responsable du marketing clients pour l’Italie.
Albarest Partners vient d’annoncer le closing final de son fonds Albacap 1, avec 114 millions d’euros collectés. Parmi les investisseurs, on retrouve notamment Bpifrance et le Fonds européen d’investissement. La stratégie couvre les petites entreprises du quart Sud-Est de la France. Le fonds, qui opère depuis un an et demi, a déjà investi 45% de ses encours dans cinq entreprises. Il vise au final un portefeuille de 12 à 15 participations, avec des tickets allant de 5 à 15 millions d’euros.
La société de gestion HSBC Asset Management vient de nommer Charles Li en tant que directeur de l’activité wholesale en Asie, à partir du 1er septembre. Basé à Hong Kong, il sera rattaché à Thorsten Michalik, directeur mondial de l’activité wholesale, et Daisy Ho, directrice générale pour l’Asie Pacifique et Hong Kong. Au sein de ce poste nouvellement créé, Charles Li sera chargé de la couverture des clients wholesale en Chine, à Hong Kong, à Taïwan, en Inde, au Japon et en Asie de Sud-est. Charles Li arrive d’UBS Asset Management, où il était managing director et directeur de la couverture des clients asiatiques pour la division de la gestion de fortune. Entré chez UBS AM en 2010 comme directeur chargé de la distribution de fonds, il a été promu au rang de directeur exécutif et directeur de la distribution de fonds à Hong Kong en 2013. Il a été nommé directeur exécutif et directeur de la couverture de client pour Asie Pacifique en 2018, avant d’être promu au rang de managing director en 2020. Auparavant, il a été vice-président chez Allianz Global Investors entre 2006 et 2009. Il a travaillé comme responsable du marketing chez PCI Investment Management entre 2003 et 2006 ainsi que responsable clients chez Fortis Investments entre 2000 et 2003.
Le Conseil d’Etat a, le 18 juillet en référé, suspendu la décision de la commission des sanctions de l’AMF du 11 avril qui avait sanctionné un CGP pour avoir fait souscrire à un fonds d’investissement alternatif (FIA) de droit samoran non autorisé à la commercialisation en France. Le régulateur avait infligé àDCT et son dirigeant Didier Maurinune interdiction d’exercer pendant cinq ans et150.000 euros d’amende pour la société,200.000 euros pour Didier Maurin. Le Conseil d’Etat a considéré que le montant de la sanction concernant DCT,«égal à près de la moitié du chiffres d’affaires annuel de la société», était disproportionné et de nature à faire naître un doute sérieux sur sa légalité. Même constat surcelle frappant Didier Maurin, les époux Maurin ayant un enfant mineur à charge, n'étant pas assujettis à l’IFI et ne possédant pas d’autre patrimoine que leur résidence principale sur laquelle un crédit existe. Le montant de la sanction, «supérieur au revenu annuel du ménage, y compris si l’on tient compte des disponibilités que M. Maurin pourrait retirer de la société au titre de son compte courant d’associé, est disproportionnée», écrit le juge des référés. Les autres moyens soulevés par les demandeurs ne sont pas,«en l'état de l’instruction», de nature à faire naître un doute sérieux sur les différents manquements relevés par la commission. Le juge des référés à cependantrelevé que les clients n’avaient pas subi un préjudice du fait de ces manquements et que ni DCT ni Didier Maurin n’en avaient retiré un quelconque gain ou avantage. Dans les faits, il est rarequ’un référé-suspension débouche sur une suspension d’une décision de l’AMF. Un recours au fond devant le Conseil d’Etat est toujours pendant, qui confirmera ou non l’ordonnance de référé.
La Banque Postale Asset Management (LBPAM) a présenté ce 20 juillet ses nouvelles ambitions en matière de neutralité carbone de ses portefeuilles. Le gérant d’actifs compte aligner 80% de ses encours totaux sur une cible de décarbonation compatible avec les objectifs de l’Accord de Paris dès 2030.Cette annonce fait suite à celle deLa Banque Postalequi a publié fin 2021 sa propre trajectoire de décarbonation. Pour suivre l’avancée de ses travaux, LBPAM, tout comme sa maison-mère, va utiliserla méthodologie de « portfolio coverage» établie par la Science-Based Targets initiative (SBTi) pour les sociétés financières. En 2030, l’objectif de 80% des encours totaux alignés se traduira en une cible d’investissement de 90% des encours éligibles dans des sociétés dont les trajectoires de décarbonation auront été validées par la SBTi comme compatibles avec les scénarios de réduction d’émissions nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris. Chaque gérant de fonds se verra attribuer des objectifs spécifiques.LBPAM a complété cet objectif par une politique d’exclusion, une politique d’engagement, et une politique d’analyse et de sélection.En matière d’exclusion, le gérant n’investira plus dans les entreprises dont le chiffre d’affaires est exposé à plus de 20% aux énergies non conventionnelles (gaz de schistes, pétrole issu des sables bitumineux et pétrole lourd, forages marins très profonds, ressources issues de la zone Arctique) et dans les projets dédiés à ces énergies. Il exclura également les nouveaux projets dans les énergies fossiles, ne refinancera aucun projet existant dans ces énergies dont le mix énergétique n’est pas aligné avec celui préconisé par le scénario Net Zero de l’Agence internationale de l’énergie , et exclura les entreprises du secteur qui n’ont pas engagé leur transition énergétique.Côté engagement, le gérant demandera aux pétrolières et aux gazièresd’adopter une stratégie de transition alignée sur un scénario 1,5°C transparente et crédible, reposant sur six piliers :Des objectifs de réduction des émissions de GES exhaustifs, transparents et alignés avec l’objectif de neutralité carbone mondiale à 2050;Une réorientation du modèle d’affaires vers les énergies et services décarbonés, notamment la fin de l’exploration et du développement de nouveaux champs, avec un point d’étape en 2025.A partir de cette date, l’arrêt des investissements d’exploration de nouvelles réserves pétrolières et gazièresainsi que l’approbation du développement de nouveaux champs pétroliers et gaziers, deviendront un critère de cession au cas par cas des portefeuilles;Une transparence sur l’exposition de la société aux risques climatiques et une stratégie de transition énergétique permettant de les maitriser;Une vigilance particulière quant au développement des énergies non conventionnelles;Une politique d’influence favorable à la transition énergétique;Une gouvernance claire et cohérente.Enfin, LBPAM va analyser tout investissement dans les projets et entreprises du secteur au regard de son niveau d’alignement avec la transition énergétique. Ces analyses, fondées sur un modèle de notation propriétaire comportant une trentaine de critères, alimenteront la sélection de ses investissements.
BNP Paribas Securities Services (BNPP2S) vient de sélectionner deux partenaires fintechs,Fireblocks et Metaco,afin de développer une offre de conservation de titres dédiée aux actifs digitaux réglementés. La filiale titres de BNP Paribas a pour ambition de proposer à ses clients une plateforme multi-actifs, qui, quand le cadre réglementaire le permettra, offrira à ses clients une vue unique et qui se veut complète de tous leurs actifs,traditionnels et digitaux. Fireblocks est sur la partie infrastructures sur les wallet et la tokenisation. La banque française avait déjà travaillé avec cette fintech récemment sur la numérisation d’une obligation non cotée d’EDF. Metaco avait été aussi sélectionnée récemment par la banque avec l’intention d’intégrer la plateforme de la fintech en matière de conservation d’actifs digitaux bancaires au sein de ses propres infrastructures.
Robeco vient de recruter Aliki Rouffiac en tant que gérante de portefeuilles durables dans son équipe solutions durables multi-actifs. L’intéressée vient de Pictet où elle était gérante multi-actifs. Chez Robeco, elle sera basée à Londres et rattachée à Colin Graham, responsable des stratégies multi-actifs et coresponsable de l’équipe solutions durables multi-actifs.
Changement de stratégie en Asie pour Vontobel. La banque suisse a décidé de se concentrer sur les intermédiaires financiers plutôt que de servir ses clients fortunés en direct à Hong Kong, a appris Finews. Ces clients auront la possibilité d'être transférés chez LGT. Un transfert des employés dans la même société est également à l'étude.
Suite à la proposition de directive de la Commission européenne sur le devoir de vigilance des entreprises en matière de durabilité (corporate sustainability due diligence directive ou CS3D), l’association Europeanissuers fait connaître ses réserves. Le projet précise le devoir de vigilance en matière de respect des droits de l’homme et de protection de l’environnement qui incombe aux entreprises, en particulier quand leurs chaînes de valeur sont mondiales. Le lobby des émetteurs déplore le projet de demander des audits au niveau des établissements individuels et non pas consolidé, ce qui irait à l’encontre de la pratique où les sociétés mères jouent un rôle prépondérant. En outre, CS3D veut couvrir toute la chaîne de valeur, amont et aval, ce qui ne correspond pas, selon Europeanissuers aux lignes directrices fixées par l’OCDE privilégiant les opérations amont (supply chain) : en réclamant une analyse de l’impact aval, la position de la Commission est jugée irréaliste. Les émetteurs mettent aussi en évidence la difficulté à faire co-exister les codes de conduite réclamés aux entreprises et qui s’imposeraient aux partenaires commerciaux. Surtout, l’absence de critère objectif pour déterminer l’impact de l’activité des entreprises serait rédhibitoire pour leur imposer des exigences, l’association préconisant de considérer les intentions de l’entreprise pour pivoter vers un modèle durable. Plus largement, les émetteurs mettent en avant la responsabilité essentielle des Etats pour favoriser l’impact positif des activités des entreprises tout en préservant leur compétitivité.
L’Association française de la gestion, qui a récemment changé de président, a accueilli deux nouveaux membres récemment. Il s’agit de Millennium Capital Management France et de Maitice Gestion. Millennium Capital Management France est une structure issue du hedge fund new yorkais Millennium Management Global Investment, installée en France depuis 2019 mais qui a fait évoluer son activité en 2021. Maitice Gestion est un nouveau venu sur le marché de la gestion des OPCVM. La société a été constituée sous forme de SAS en janvier dernier et a obtenu récemment son agrément AMF. Elle a été fondée par des anciens gérants d’Inocap.
Le gestionnaire d’actifs multi-stratégies Ardian a recueilli jusqu'à présent environ 10 milliards de dollars de la part des investisseurs pour son dernier véhicule d’achat de participations secondaires dans des fonds de capital-investissement, rapporte le Wall Street Journal. Il prévoit un premier closing début octobre. La société basée à Paris a un objectif de 15 milliards de dollars pour son Ardian Secondaries Fund IX et le total final pourrait être plus élevé, selon des sources proches du dossier.
Pimco a acquis plus de 1 milliard d’euros de prêts venant de banques ayant soutenu le rachat par Apollo d’une société française de paiement, rapporte le Financial Times. La semaine dernière, un groupe de banques emmenées par Barclays et Bank of America a vendu plus de 1 milliard d’euros de dette contractée pour le rachat par Apollo de l’activité de terminaux de paiements de Worldline, Ingenico, selon des sources proches du dossier. Pimco a été le seul acquéreur de ce prêt.