L’Union Bancaire Privée (UBP) vient d’annoncer la nomination de Karrie Fung en tant que managing director et directrice des produits structurés en Asie à partir du 5 juillet. Basée à Hong Kong jusqu’à fin août, elle s’installera ensuite à Singapour. Elle sera rattachée à Roger Meier, directeur commercial et responsable de la négociation clients en Asie. Au sein de ce poste, elle sera chargée d’épauler les services du wealth management et de l’investissement, afin de créer des solutions des produits structurés pour des clients asiatiques. Karrie Fung était professeur à l’université de Heilbronn en Allemagne entre 2020 et 2022. Elle a auparavant travaillé chez BNP Paribas, où elle a été responsable commerciale pour des solutions cross asset entre 2010 et 2018. Elle a été responsable des solutions aux clients de la banque privée et de la création de l’équipe singapourienne. Elle a travaillé comme responsable commerciale pour des dérivés actions chez JP Morgan et Fortis Bank. Elle a été responsable pour des clients de la banque privée à Hong Kong et à Singapour.
Groupama Asset Management, société de gestion de l’assureur français éponyme, a procédé à l’absorption de sa filiale italienne Groupama Asset Management SGR, qu’elle détient entièrement et basée à Rome ainsi qu'à Milan, a appris NewsManagers. Le projet de fusion transfrontalière a été déposé fin juin.Sollicité, Groupama AM précise à NewsManagers qu’il s’agit d’une formalité juridique à vocation de simplification opérationnelle et administrative qui amène le gestionnaire à transformer sa filiale en succursale.L’ensemble des équipes est maintenu dans ses fonctions. Les ambitions sur le marché italien sont elles aussi maintenues et se renforcentavec le déploiement d’une équipe dédiée à la distribution et installée à Milan, indique Groupama AM. La société de gestionaccompagne la Compagnie d’Assurance Italienne depuis cette année, dans le déploiement de la solution de gestion déléguée dans le cadre du développement des unités de compte.
La société de gestion italienne Azimut vient d’acquérir 20 % de Diaman Partners, une société de gestion spécialisée sur les stratégies quantitatives et les cryptoactifs, qui opère sous la supervision de la Malta Financial Service Authority, selon Il Sole 24 Ore. Le gestionnaire devient gérant par délégation d’Az RAIF II Digital Assets, un fonds d’investissement alternatif ouvert de droit luxembourgeois qui offre une exposition indirecte aux cryptomonnaies en investissant dans des ETP.
Rothschild & Co Asset Management Europe vient de lancer un fonds d’actions internationales sur le thème de la blockchain. Appelé R-co Thematic Blockchain Global Equity, le nouveau produit est investi dans des entreprises «pour lesquelles la technologie blockchain constitue un vecteur d’innovation et de croissance», selon un communiqué. Cinq principaux thèmes d’investissement ont été identifiés : les infrastructures blockchain, le transport et la logistique, les actifs numériques et les fintechs, les pistes d’audit et les chaînes d’approvisionnement, le Web 3.0 et le métavers. La sélection de titres s’appuie sur une analyse fondamentale approfondie visant à évaluer le potentiel de croissance des entreprises et leur degré d’exposition à la technologie blockchain. Il en résulte une exposition internationale et plurisectorielle, tant aux valeurs cycliques que de croissance, au travers de «pure players» ou d’acteurs «traditionnels» ayant mis au point des applications blockchain concrètes. Le portefeuille, géré par Edouard Bilbault, peut investir pour moitié dans des petites et moyennes capitalisations. Il intègre également une poche de valeurs non cotées avec une attention particulière portée aux projets d’introduction en Bourse. Ce fonds vient compléter la gamme de stratégies thématiques de Rothschild & Co AM Europe, qui se compose de cinq autres fonds.
La société de gestion indienne Axis Asset Management, septième en termes d’encours au niveau local et détenue à 25% par le gestionnaire britannique Schroders, se trouve dans le viseur du régulateur indien des marchés financiers Securities & Exchange Board of India (Sebi), rapporte Bloomberg. La Sebi a déclenché une vaste enquête sur la base de soupçons concernant deux anciens gérants du fonds Axis Mutual Fundqui auraient eu recours à la pratique illégale du front-running pour certaines de leurs opérations sur le fonds en 2020. Début juillet, Axis AM avait indiqué dans un communiqué que les deux ex-gérants avaient été licenciés fin mai par Axis AM à la suite d’une enquête interne menée à partir de février dernier.
Amundi vient de promouvoir Pierre-Henri Desjardins comme directeur de cabinet (chief of staff) et directeur operationnel de la plateforme obligataire, selon un poste LinkedIn de celui-ci. Il était précédemment responsable des projets de front office et du support depuis trois ans. Avant cela, il a travaillé presque sept ans chez Alpha FMC, et a cogéré un fonds de hedge funds pendant quatre ans chez Opportunité SA.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a confirmé le report de l’entrée en vigueur de l’obligation concernant la prise en compte des préférences ESG de la clientèle, du 2 août 2022 au 1er janvier 2023, comme plusieurs sources l’avaient indiqué à L’Agefi Actifs le 13 juillet. Le règlement général du régulateur va être modifié par voie d’arrêté, pris par Bercy, pour prévoir une autre date que celle initialement prévue par le règlement délégué de MiFID II. En effet, si l’acte délégué est d’application directe pour les prestataires de services d’investissement (PSI), les conseillers en investissements financiers (CIF) sont sous un régime français, et sous la houlette de l’AMF, qui peut décider certains ajustements. «Les nouvelles dispositions du règlement général de l’AMF sur la durabilité visant les CIF seraient applicables au 1er janvier 2023, commente l’AMF. Les modifications du règlement général concernées, y compris leur entrée en application, sont soumises à leur homologation par voie d’arrêté pris par le ministre chargé de l’Economie. Cette entrée en vigueur au 1er janvier 2023 permettra aux CIF de mieux se préparer aux nouvelles exigences, y compris dans le contexte de la finalisation en cours des orientations révisées de l’Autorité européenne des marchés financiers [l’Esma] sur l’aspect des préférences de durabilité des clients.» Ça reste au 2 août pour l’assurance Les guidelines de l’Esma à venir et – très certainement – l’interprétation que fera l’AMF de l’acte délégué permettront aux CIF ainsi qu’aux autres professionnels d’être mieux armés pour prendre en compte les préférences en termes de durabilité de leurs clients. La dérogation s’applique uniquement pour les produits financiers et pas à la distribution d’assurance, qui est aussi concernée par l’obligation. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) ne s’étant pas manifestée de son côté, les intermédiaires en assurances (IAS) et les agents généraux d’assurance y seront donc tenus à la date initialement prévue du 2 août. A charge pour eux d’avancer à tâtons en élaborant des questionnaires pertinents et en conciliant la nouvelle réglementation avec leur devoir de conseil, et avec les autres appétences du client et les éléments de son profil.
Audacia peut avoir le sourire. La société de gestion créée en 2006 par Charles Beigbeder a bouclé son fonds d’amorçage dédié aux technologies quantiques à 91 millions d’euros. Baptisé Quantonation Ventures, ce véhicule a ainsi dépassé son objectif initial fixé à 50 millions d’euros. En trois ans, la holding amorcée en amont de ce fonds a constitué un portefeuille de 21 participations et compte déjà deux sorties. Elle a notamment investi dans des projets lancés par des universités comme le MIT, l’Ecole Polytechnique, l’Ecole normale supérieure, l’Institut d’Optique, Oxford, Waterloo ou Sherbrooke. Quantonation Ventures investit dans des entreprises, de l’amorçage à la série A. Il compte à ce jour deux lignes à son portefeuille: le développeur et producteur de processeurs quantiques Pasqal, qui a fusionné en fin d’année dernière avec Qu&Co, ainsi que le créateur du premier ordinateur quantique photonique Quandela.
L’obligation pour les CIF d’évaluer l’appétence ESG de leurs clients entrera en vigueur au 1er janvier 2023 et non au 2 août 2022. Bercy actera le report par arrêté.
Le graphique ci-contre présente les marges bénéficiaires des sociétés cotées des indices du MSCI Europe et du MSCI USA respectivement. Un proxy du cycle d’affaires mondial est également représenté en aire grisée.
Juin a été marqué par une forte volatilité des taux d’intérêt et une nouvelle correction des actions. Les perspectives économiques ont continué d’être affectées par une inflation érodant le pouvoir d’achat des ménages – le ralentissement de la consommation américaine en témoigne – et par des contraintes d’approvisionnement fortes alors que les banques centrales ont amorcé leur resserrement monétaire.
Le banquier Iqbal Khan va bien prendre seul la tête de la gestion de fortune mondiale d’UBS, a annoncé ce mercredi la banque suisse, confirmant une information de Bloomberg. Son codirecteur, Tom Naratil, a décidé dans le même temps de quitter ses fonctions. Il est remplacé pour celles de président de la gestion de fortune dans les Amériques par Naureen Hassan, qui était jusqu’ici vice-présidente de la Federal Reserve Bank of New York. Elle intègre à ce titre le comité exécutif de la banque.
LBO France a annoncé ce 12 juillet le recrutement d’unresponsable ESG et d’un managing director dans l’équipe relations investisseurs. Le premier poste a été attribué à Stanislas de Kertanguy, qui arrive dudu département développement durable. de PwC France. Il est rattaché à la directrice générale, et a pour mission d’accompagner les équipes dans la mise œuvre des feuilles de route sur les thématiques ESG, climat et impact afin que ces thématiques irriguent l’ensemble des activités de la plateforme. Il sera particulièrement associé à la mise en œuvre du fonds Impact Newstone dédié aux start-ups de l’immobilier et de la construction, positionné sur trois thématiques spécifiques à savoir la transition énergétique et environnementale, l’inclusivité et l’urbanisation, et les infrastructures durables. Le second poste revient à Feng Zhao. Il a précédemment travaillé pour le Groupe Edmond de Rothschild en Chine, dans les divisions de private equity et d’asset management. Il accompagnera le développement des relations avec les investisseurs étrangers, notamment en Asie, sous la responsabilité de Sophie Chateau, partner en charge des relations investisseurs.
La société de gestion Allianz Global Investors vient d’annoncer la nomination de Grégory Kergelen au poste de commercial institutionnels. Il sera chargé de la prospection et du suivi des clients institutionnels, dont des assurances, des mutuelles, des fonds de pension et des caisses de retraite. Il sera rattaché à Véronique Boyer, directrice commerciale institutionnels. Grégory Kergelen arrive de NN IP France, où il était principal business development manager depuis 2019. Auparavant, il a été senior sales manager dédié aux investisseurs institutionnels français chez Scor Investment Partners entre 2015 et 2019. Il a démarré sa carrière chez BNP Paribas AM en 2000 comme gérant de portefeuilles privés, avant d’être promu au rang de sales manager pour la distribution externe en 2005. Il a été nommé sales manager pour la France en 2015. AllianzGI gérait plus de 637 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 mars 2022.
BlackRock vient de nommer Christopher Kaminker en tant que directeur adjoint de BlackRock Sustainable Investing (BSI). Il sera chargé de l’innovation des produits axée sur la recherche dans les thématiques de la transition énergétique, la biodiversité et la résilience climatique à l’échelle mondiale. Basé à Londres, il sera rattaché à Paul Bodnar, directeur mondial d’investissement responsable. Christopher Kaminker arrive de Lombard Odier, où il était directeur de la recherche et la stratégie d’investissement responsable depuis 2019. Au sein de ce poste, il développait l’offre de la finance durable. Auparavant, il a travaillé comme directeur de la recherche d’investissement responsable chez le groupe nordique SEB. Il a également été économiste principal et conseiller de la politique pour la finance durable à l’OCDE. La société de gestion américaine a également nommé Emily McGlynn, spécialiste dans l’économie des ressources naturelles, ainsi que Benjamin Attia, spécialiste des systèmes énergétiques. Ils vont rejoindre l’équipe de la recherche climatique et de la durabilité au sein de BSI.
Le gérant d’actifs allemand DWS a annoncé ce 12 juillet le lancement d’un nouveau fonds au sein de sa gamme Xtrackers. Il s’agit d’un ETF ESG axé sur le marché des actions chinoises. Dénommé Xtrackers MSCI China A ESG Screened Swap UCITS ETF, ce véhicule réplique l’indice MSCI China A Inclusion Select ESG Screened. Il s’agit d’une version filtrée ESG de l’indice MSCI China A Inclusion, qui offre une exposition au segment des actions A de l’indice MSCI China. La méthodologie conduit à l’exclusion d’environ un quart des sociétés de l’indice MSCI China A Inclusion. Sont notamment exclues les entreprises impliquées dans la fabrication d’armes controversées ou nucléaires, ou qui génèrent plus de 5% de leurs revenus grâce aux armes conventionnelles, au tabac ou à l’extraction du charbon et des sables bitumineux. Celles qui ont obtenu une notation ESG MSCI « CCC » ou qui enfreignent le Pacte Mondial des Nations unies sont retirées de l’indice. L’ETF remplit les conditions requises pour être classé article 8 selon la réglementation SFDR. Le fonds est coté à la Deutsche Börse et à la Bourse de Londres. Des cotations sur d’autres Bourses européennes sont prévues.
La société genevoise de gestion d’actifs Quaero Capital vient de recruter Olivier Ken en qualité de gérant de portefeuille. Basé à Paris, il rejoint Martina Turner, gérante du fonds Quaero Capital Funds (Lux) – Accessible Clean Energy et assurera la gestion d’une nouvelle stratégie dédiée à la transition vers une économie neutre en émission carbone. Olivier Ken arrive d’Ecofi Investissements. Il a commencé sa carrière chez Jefferies & Company comme vendeur institutionnel, avant de rejoindre en 2010 la Financière de Champlain en tant que gérant de fonds, puis entre chez Ecofi Investissements en 2016 en qualité de gérant actions globales.
Credit Suisse AM vient de recruter Jamie Lewin comme directeur des processus d’investissement et de leur supervision, a appris Finews. Basé à Londres, il est rattaché à Filippo Rima, le directeur des investissements de Credit Suisse AM. L’intéressé arrive de BNY Mellon, où il dirigeait les solutions d’investissement. Par le passé, il a travaillé comme stratégiste allocataire pour UBS.
Le gérant suisse GAM vient de recruter Magnus Jahnke comme directeur commercial pour les pays nordiques, a appris AMWatch. Il arrive de Jupiter Asset Management, chez qui il occupait un poste équivalent depuis six ans. Par le passé, il a travaillé chez Lancelot AM comme sélectionneur de fonds, et Nordea IM, tant dans la sélection de fonds que des fonctions commerciales.
Les hedge funds n’ont pas réussi à couvrir leurs investisseurs durant la baisse de juin. Le principal indice investissable du secteur, le HFRI 500 Fund Weighted Composite Index, a perdu 2,6% en juin, la plus forte baisse depuis mars 2020. La chute a principalement touché les fonds exposés aux marchés émergents (-4,90%), les stratégies actions (-4,54%), et les spécialistes event driven (-4,14%). Rares sont les processus d’investissement qui ont su rester positifs. On retrouve toutefois les fonds de trading macro (+1,71%), de forex (+1,76%) et surtout actions santé (+2,17%). Sur les six premiers mois de l’année, la macro est à l’honneur, avec +34 % pour les fonds de commodités, et +18,8% pour les fonds systématiques diversifiés. Au global, les gains se sont davantage concentrés dans les sociétés de grandes tailles, car la même composition d’indice pondérée par les encours, le HFRI Asset Weighted Composite Index, n’a baissé que de -0,9% pour le mois et a gagné +1,55% jusqu’à la mi-année 2022.
Amundi a annoncé ce 12 juillet le recrutement de Céline Boyer Chammard au poste de directrice de la transformation durable. Elle intègre à ce titre le comité exécutif. Elle arrive du Boston Consulting Group, où elle a passé 27 ans. Elle était dernièrement managing director et partner à Paris, chargée des institutions financières, des assureurs, et de l’avantage technologique. Elle y était aussi codirectrice Europe pour la finance durable.
Les campagnes y sont trois fois plus nombreuses qu’en 2016-2018. Malgré le contexte mondial les attaques ont progressé de 34% au premier semestre 2022.
L’avenir des investissements alternatifs liquides s’annonce «brillant» de l’avis des spécialistes qui ont composé ce mardi le panel du International Finance Forum de Paris Europlace consacré à l’avenir de cette classe d’actifs. Si le terme de «hedge fund» est très souvent employé pour la définir, le gestionnaire américain Bridgewater Associates, fondé et dirigé par Ray Dalio, ne se voit pas nécessairement comme un hedge fund, indique Jessica Oleson, directrice des partenariats de sub-advisory de Bridgewater. La société, dont le fonds phare est en hausse de 27% depuis le début de l’année, se qualifie d’abord comme un gérant du risque de diversification. Concernant l’avenir «brillant» des hedge funds, Jessica Oleson observe que les investisseurs reconnaissent de plus en plus la diversification et la valeur ajoutée par les stratégies alternatives liquides à condition de choisir la bonne stratégie alternative et le bon gérant. «Nous voyons un mouvement de sortie du modèle des fonds de hedge funds et un mouvement d’allocation plus qualitative vers les hedge funds», dit-elle. Outre leur rôle dans les portefeuilles, les hedge funds en ont un tout aussi important dans les marchés, soutient Emmanuel Gavaudan, co-fondateur et directeur général de Boussard et Gavaudan, qui se concentre sur les stratégies d’arbitrage et compte quelque 3 milliards d’euros d’encours. Les hedge funds ont la capacité de redémarrer des cycles financiers de manière vertueuse selon lui. «En mars 2009, les entreprises ne pouvaient pas lever d’argent, les marchés étaient fermés. Arcelor Mittal a réouvert les marchés avec un instrument financier hybride. Les hedge funds ont investi dans cet instrument qui a connu un grand succès et ouvert la voie à 19 autres émissions similaires dans la foulée pour un montant de 11 milliards d’euros juste pour l’Europe», rappelle-t-il, faisant également référence à la crise Covid de mars 2020 où les obligations convertibles de certaines sociétés désireuses de renforcer leurs bilans ont été massivement souscrites par les hedge funds alors qu’elles ne trouvaient aucun autre financement. «On dit parfois que les hedge funds sont en désaccord avec les régulateurs mais c’est une idée reçue. En 2008, après avoir réalisé que le système bancaire international était trop faible, on a demandé aux marchés des instruments pouvant absorber les pertes des banques. Les AT1 (Additional Tier 1) ont vu le jour grâce aux hedge funds car on leur a confié la mission de fournir un financement du risque que ne pouvaient pas fournir les marchés actions et obligations. Nous étions plus flexibles et agiles. Aujourd’hui, le marché des AT1 représente trois fois celui des convertibles en Europe», développe Emmanuel Gavaudan. La France à la traîne dans l’allocation aux hedge funds Pour leur distribution sur le sol européen, les stratégies liquides alternatives peuvent s’appuyer sur le format Ucits, propagé par la directive AIFMD, qui a constitué aux yeux de Nathanael Benzaken, responsable de la gestion alternative d’Amundi, l’événement le plus important en Europe pour le développement des hedge funds. «L’année 2022 pourrait être un catalyseur pour l’accélération de l’adoption des stratégies liquides alternatives en portefeuille. A date, le secteur est «flat» en moyenne bien que cela cache une grande dispersion de performances entre gérants. C’est une année fantastique pour la macro et les CTA, les fonds long-short s’en sortent bien», constate-t-il. Mais il faudra selon lui plus de produits et plus d’éducation à faire auprès des investisseurs. En France, particulièrement, ajoute Nicolas Gaussel, directeur général de Metori Capital Management, société de gestion quantitative française qui gère environ 800 millions d’euros. «Il y a une différence surprenante en termes d’allocations aux hedge funds entre régions. En Europe, l’allocation des investisseurs institutionnels est proche de 9-10% contre 15-20% aux Etats-Unis. En France, ce chiffre est de 4%, c’est beaucoup trop bas et je ne comprends pas toujours pas pourquoi c’est aussi bas. C’est déroutant dans la mesure où tous les investisseurs cherchant de la performance sur le long terme devraient avoir une allocation similaire à travers le monde. La question est donc de savoir qui a tort dans son allocation entre les deux rives de l’Atlantique», explique-t-il, exposant par ailleurs sa réticence à proposer ses fonds aux investisseurs particuliers même s’il a reçu des demandes. Débat sur les frais Dans l’industrie des hedge funds, les structures de frais peuvent faire l’objet d’âpres négociations entre les investisseurs institutionnels et les hedge funds. Si une baisse a été amorcée dans le secteur, Jessica Oleson indique que Bridgewater n’a pas changé la sienne même si des investisseurs continuent de faire pression sur la firme pour qu’elle les réduise. «C’est à l’investisseur qu’il convient de juger s’il paye un montant juste en termes de frais. De notre point de vue, il faut plus de trois ans pour évaluer un gérant. Nous conseillons aux investisseurs de bien comprendre notre stratégie, de regarder notre historique de performance qui remonte à 1999 et depuis quand notre équipe travaille ensemble». Nicolas Gaussel, chez Metori Capital Management, observe que la plupart des investisseurs sont «prêts à payer desfrais énormes» s’ils trouvent une stratégie qui apporte une vraie valeur ajoutée à leur portefeuille. Les limites de capacités d’encours sous gestion sont un autre élément clé dans les discussions. Bridgewater a fait le choix de fermer son fonds aux investisseurs (hard-close) depuis plus d’une décennie. «Nous avons déjà rendu de l’argent dans le passé, nous pourrions le refaire très prochainement. Les limites d’encours doivent être respectées car nous devons gérer nos coûts de transactions. Or, nous négocions sur 200 marchés différents et nous ne voulons pas compromettre notre budget de risque», précise Jessica Oleson. Chez Amundi, Nathanael Benzaken se méfie des réouvertures de stratégies de hedge funds pour grappiller un ou deux milliards d’encours en plus. Cela se fait en général au détriment de la performance du fonds concerné selon lui.
Les liquidateurs nommés par le tribunal pour le hedge fund en crypto-monnaies Three Arrows Capital ont déclaré que ses fondateurs, Su Zhu et Kyle Davies, ne peuvent pas être localisés et ne coopèrent pas à l’enquête sur ses actifs, rapporte le Wall Street Journal. «Nous ne savons pas où ils se trouvent, aujourd’hui», a déclaré Adam Goldberg, l’avocat des liquidateurs, lors d’une audience au tribunal mardi. Dans une déclaration au Wall Street Journal, Su Zhu et Kyle Davies ont nié l’allégation selon laquelle ils n’ont pas coopéré, étant donné qu’ils ont eux-mêmes demandé la liquidation du fonds spéculatif dans les îles Vierges britanniques.
« Il faut en France être les mieux-faisants et non les mieux-disants. » Yves Perrier, président d’Amundi et vice-président de Paris Europlace, s’est exprimé en marge du Forum Paris Europlace ce mardi sur le rapport Perrier qui livre des pistes pour fairede la place financière de Paris une référence pour la transition climatique. Selon Yves Perrier, les acteurs de la finance ont « deux à trois ans pour mettre en œuvre » la nouvelle façon d’analyser les sociétés, via le prisme de la transition climatique. « Nous devons faire en deux-trois ans ce qui a été fait en 20 ans pour l’analyse traditionnelle », a-t-il relevé. Pour le président d’Amundi, la réglementation verte actuelle n’est « pas stable ». Un système comptable lui apparaît primordial mais dit-il, l’industrie financière devra aller au-delà de ce qui a été ou sera fait par Bruxelles «pour savoir comment elle doit compter secteur par secteur». Yves Perrier a appelé à normaliser les méthodes et standards d’analyse sous peine de voir se poursuivre les soupçons d'éco-blanchiment (greenwashing) en cas de traitement différent des sociétés par les acteurs de la finance, notamment en termes de notation. Aussi faut-il selon Yves Perrier régler la problématique du climat avant les autres comme celle de la biodiversité car celles-ci dépendent du règlement de la première.
Épopée Gestion, entreprise d’investissement cofondée par Charles Cabillic et Ronan Le Moal, a levé 40 millions d’euros pour son deuxième véhicule de capital innovation, Épopée West Web Valley II. Ce fonds early stage venturesuccède au fonds West Web Valley I. Pour ce nouveau fonds, Epopée Gestion a pu compter sur ses souscripteurs historiques, au premier rang desquels Bpifrance via le fonds French Tech Accélération, Crédit Mutuel Arkéa, Sofiouest, Telegramme, ainsi que sur de nombreux family offices et entrepreneurs privés du Grand Ouest. La société de gestion spécialisée dans le Grand Ouest a aussi vu arriver de nouveaux investisseurs tels que Allianz France, les Régions Bretagne et Normandie. Comme son prédécesseur, Épopée West Web Valley II sera spécialisé dans les startups innovantes et ciblera plus particulièrement les entreprises des filières d’excellence dans lesquelles l’équipe de gestion a acquis des compétences : agriculture, agro-alimentaire, finance-assurtech, distribution, logistique, aéronautique, mer et immobilier, santé, télécoms… Épopée West Web Valley II, dont le hard cap a été fixé à 50 millions d’euros, a vocation à investir des tickets primo-investissements, compris entre 500.000 euros et 2 millions d’euros, en capital et quasi-capital. Avec un objectif d’environ 25 participations, le fonds entend financer des entreprises de rupture promises à une forte croissance, tout en gardant la possibilité de continuer à soutenir financièrement le développement des entreprises de son portefeuille sur une durée de 3 à 7 ans (moyenne à 5 ans). Le fonds Épopée West Web Valley II a par ailleurs aménagé une poche de «very early stage» correspondant à 5% de ses encours afin de rentrer très tôt au capital des entreprises les plus prometteuses du territoire. Cette poche vise à investir des montants maximums de 200.000 euros dans des entreprises dont le produit n’est pas encore sorti ou dont les premiers chiffres d’affaires ne sont pas encore atteints.
Axa IM a annoncé ce 11 juillet la nomination de deux analystes ESG: Mariana Villanueva et Matthieu Firmian. La première travaillera sur des sujets transversaux tels que la biodiversité et l’analyse d’obligations vertes et durables. Le second fournira une analyse thématique sur les sujets ESG, avec un accent particulier mis sur les sujets sociaux, en contribuant aux différentes initiatives d’engagement avec les entreprises. Mariana Villanueva était précédemment analyste crédit pour le groupe Axa. Matthieu Firmian arrive lui d’Aviva Investors France, où il était responsable produit.
Les perspectives économiques des analystes financiers et des investisseurs institutionnels en Allemagne se sont détériorées en juillet bien plus fortement qu’attendu, après une modeste amélioration en juin, selon les données publiées mardi par l’institut de conjoncture allemand ZEW. L’indicateur économique avancé ZEW a chuté à -53,8 en juillet, contre -28 le mois dernier. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un recul de l’indice à -41 pour juillet. L’opinion des analystes financiers et des investisseurs institutionnels sur la situation économique actuelle de l’Allemagne s’est fortement dégradée, l’indice correspondant étant tombé à -45,8 en juillet, contre -27,6 en juin.