Brendan Sullivan en veut à son ancien employeur Archegos. Cet ex-gérant du family office américain, dont la valeur est passée de 36 milliards de dollars à zéro en une semaine fin mars 2021, réclame plusieurs dizaines de millions d’indemnités en justice. Il reproche à Archegos de l’avoir obligé à réinvestir ses bonus dans la firme. Pour appuyer sa plainte, le manager a trouvé une clause dite de look-back dans les contrats de travail du hedge fund : tout salarié quittant la société touchait son plan d’intéressement à sa valeur arrêtée 30 jours auparavant. Brendan Sullivan est parti le 30 mars, quand ses avoirs ne valaient plus rien, mais veut qu’on les lui restitue à leur valeur du 28 février, lorsque celle-ci dépassait 30 millions de dollars. Cela ne coûte rien d’essayer...
Dans sa cartographie des marchés et des risques, le régulateur relève la difficile compréhension de ces produits par le grand public et les risques de vulnérabilité des promoteurs.
Les perspectives économiques des analystes financiers et des investisseurs institutionnels en Allemagne se sont détériorées en juillet bien plus fortement qu’attendu, après une modeste amélioration en juin, selon les données publiées mardi par l’institut de conjoncture allemand ZEW. L’indicateur économique avancé ZEW a chuté à -53,8 en juillet, contre -28 le mois dernier. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un recul de l’indice à -41 pour juillet. L’opinion des analystes financiers et des investisseurs institutionnels sur la situation économique actuelle de l’Allemagne s’est fortement dégradée, l’indice correspondant étant tombé à -45,8 en juillet, contre -27,6 en juin.
La politique budgétaire des pays de la zone euro en 2023, le plan d’investissement de l’UE pour se passer des hydrocarbures russes et l’aide financière à l’Ukraine étaient aussi à l’agenda de la réunion des ministres des Finances mardi.
Les perspectives économiques des analystes financiers et des investisseurs institutionnels en Allemagne se sont détériorées en juillet bien plus fortement qu’attendu, après une modeste amélioration en juin, selon les données publiées mardi par l’institut de conjoncture allemand ZEW.
BNP Paribas Asset Management a annoncé ce 11 juillet avoir levé plus de 700 millions d’euros pour son deuxième fonds de dette senior en immobilier commercial,BNP Paribas European Real Estate Debt Fund II.Cela portele total des actifs de BNP Paribas AM en dette immobilière senior à plus d’un milliard d’euros à travers deuxfonds.Le lancement d’unetroisièmestratégie de dette junior est prévued’ici lafin de l’année.
Edmond de Rothschild AM vient de recruter Alexis Bossard et Guillaume Laconi en tant qu’analystes-gérants actions. Basés à Paris, ils sont rattachés à Caroline Gauthier et Jacques-Aurélien Marcireau, coresponsables de la gestion actions. Le premier va cogérer le fonds Edmond de Rothschild SICAV Green New Deal, un fonds actions internationales axé sur la thématique du changement climatique, aux côtés de Kevin Net. Il arrive du Crédit Mutuel CIC Asset Management, où il était gérant actions européennes depuis sept ans. Le second va cogérer le fonds Edmond de Rothschild SICAV Tricolore Rendement, fonds d’engagement soutenant les entreprises françaises depuis plus de 20 ans, aux côtés d’Ariane Hayate. Il arrive de CA Indosuez Gestion, dont il était dernièrement responsable de la gestion actions Europe & Impact. Par le passé, il a également été gérant actions européennes chez Flinvest et Neuflize OBC AM.
Nouvelle directrice générale pour le groupe Anaxago. La plateforme d’investissement privé vient de promouvoir Chloë Brun, qui était jusqu’ici directrice juridique. Elle remplace à ce poste le cofondateur François Cabrone, qui reste président. La juriste, titulaire du barreau, est entrée au sein du département juridique d’Anaxago en 2017, avant d'être promue en 2020.
Axa IM compte faire goûter les investisseurs individuels fortunés au non coté. Sa filiale de gestion alternative, Axa IM Alts vient de nouer un partenariat stratégique avec la plateforme de distribution de fonds iCapital, spécialisée sur le segment de la gestion de fortune. Cet accord comprend également un référencement de ces fonds sur la plateforme Allfunds, qui est elle-même un partenaire stratégique d’iCapital. Au travers de cette nouvelle offre, Axa IM va désormais distribuer auprès de banquiers privés des solutions d’investissement jusqu’ici commercialisées auprès d’investisseurs institutionnels. L’une des mesures les plus importantes pour adresser ce marché a été l’abaissement du ticket d’entrée, à 125.000 dollars d’investissement par véhicule, comme nous l’a précisé Axa IM. La plateforme new-yorkaise, qui opère ici en marque blanche, fournira également un système d’appels de fonds pour le private equity et du reporting sur mesure dans un outil digital intégré. Le premier fonds référencé sera le Global Health Private Equity, une stratégie en actions non-cotées dans le domaine de la santé, et plus précisément sur les entreprises de dispositifs médicaux, de biophamarceutiques, de vaccins et de diagnostiques. Le processus d’investissement est aligné sur les Objectifs de développement durable des Nations unies numéros 3 (accès à la santé), 5 (égalité entre les sexes), et 10 (réduction des inégalités). Lancé en mars, et doté de 500 millions de dollars d’encours, ce fonds est également le premier catégorisé «article 9" au sens de la réglementation SFDR à intégrer la plateforme iCapital. Axa IM Alts compte actuellement 188 milliards d’euros d’encours sous gestion répartis entre la dette immobilière privée (88 milliards), la dette privée et le crédit alternatif (84 milliards), et enfin les infrastructures, le private equity et les hedge funds (16 milliards).
Après un crochet par l’Allemagne, Emergence revient en France. Le fonds de place d’accélération de sociétés de gestion entrepreneuriales a alloué 35 millions d’euros au fonds Eiffel NOVA Midcap ISR de la société de gestion française Eiffel Investment Group. Il s’agit du quatrième investissement pour son compartiment Emergence Europe, lancé en juillet 2021, après ceux dans les boutiques françaises Gay-Lussac et BDL Capital Management et, dernièrement, dans l’allemande First Private Investment Management. Au total, avec ce dernier placement, 185 millions d’euros ont déjà été investis. Il s’agit aussi du deuxième investissement d’Emergence dans un fonds d’Eiffel. Le fonds avait choisi la société française pour son tout premier investissement il y a dix ans. En l’occurrence, Eiffel Investment Group avait bénéficié d’une enveloppe de 30 millions d’euros. Un cinquième investissement en préparation Cette fois ci, Emergence et NewAlpha Asset Management, gérant délégataire de la Sicav, ont choisi le FCP Eiffel NOVA Midcap ISR. Lancé en juillet 2019, ce fonds est investi dans des actions cotées de PME et ETI européennes où l’innovation est un levier de création de valeur. Le périmètre d’investissement comprend près de 6.000 entreprises peu couvertes par les analystes financiers, en privilégiant les secteurs des technologies, de la santé et de l’industrie. Les sociétés en portefeuille (40 aujourd’hui) sont sélectionnées par l’équipe de gestion dirigée par Emilie Da Silva sur la base d’une analyse de type private equity qui prend en compte des critères extra-financiers. Le fonds dispose d’ailleurs du label ISR. L’apport d’Emergence dope les encours du fonds à 76 millions d’euros à fin juin 2022, sachant qu’Eiffel Investment Group gère au total 4 milliards d’euros d’encours. «Cet investissement va nous permettre de donner une impulsion forte au développement d’Eiffel NOVA Midcap ISR, notamment auprès des investisseurs institutionnels, pour dépasser le seuil des 100 millions d’euros d’encours», se réjouit Emilie Da Silva, directrice de la gestion actions d’Eiffel Investment Group. Un cinquième investissement doit être réalisé pour le compartiment Europe d’ici à la fin de cette année. Le fonds ayant réuni un total de 220 millions d’euros lors de son dernier closing en juin, la somme restant à allouer est de 35 millions d’euros. Plusieurs dossiers sont à l’étude par NewAlpha AM, aussi bien en France qu’au sein de l’Union européenne.
Schelcher Prince Gestion vient de recruter Stéphane Dumas pour prendre la direction des risques et des informations. Il arrive de Lutetia Capital, où il était directeur des risques depuis cinq ans. Il a commencé sa carrière dans l’analyse des risques de marché chez Crédit Agricole Indosuez, avant de rejoindre en 2001 Systeia Capital Management. Il a ensuite évolué au sein de HSBC Global Asset Management dans la gestion des risques, entre 2008 et 2016.
L’Institut de la finance durable, qui doit remplacer l’initiative Finance for Tomorrow, ne devrait pas voir le jour avant le 1er janvier 2023, a annoncé aux Echos Arnaud de Bresson, le délégué général de Paris Europlace. Sa création était pourtant prévue pour demain, date du sommet Paris Europlace International Financial Forum. Mais Paris Europlace, au sein duquel est né Finance for Tomorrow, souhaite prendre son temps pour organiser la gouvernance de cet institut, qui doit d’ailleurs être piloté par Yves Perrier, l’ancien patron d’Amundi. Le coût de la gestion opérationnelle de cet institut bloque aussi les avancées. Selon un document interne que s’est procuré Les Echos, le budget s'élèverait à 6 millions d’euros par an contre 2 millions pour Finance for Tomorrow. Cela se ferait notamment par l’augmentation des cotisations des membres les plus importants.
L’investisseur milliardaire William Ackman, qui avait levé 4 milliards de dollars pour son Spac (special purpose acquisition company), a annoncé aux investisseurs qu’il leur rendrait leur argent, n’ayant pas trouvé d’entreprise à introduire en Bourse, rapporte Reuters. Il s’agit d’un revers majeur pour le gérant de hedge funds qui avait initialement prévu que sa société chèque en blanc prenne une participation dans Universal Music Group. Le Spac, appelé Pershing Square Tontine, avait levé 4 milliards de dollars en juillet 2020 auprès d’investisseurs prestigieux comme Baupost Group, Ontario Teachers et T. Rowe Price Group. Il s’agissait de la somme la plus importante jamais levée pour ce genre de véhicule.
Abrdn lance une plate-forme appelée Eclipse, qui se présente comme la première à donner aux investisseurs institutionnels une exposition passive aux stratégies de hedge funds par le biais d’indices bâtis par Hedge Fund Research, rapporte le Wall Street Journal. La famille d’indices HFRI 500 inclut un indice équipondéré de 500 hedge funds avec différentes stratégies, ainsi que huit indices spécifiques à une stratégie. Eclipse investira physiquement dans les composants des indices du HFR. Eclipse sera géré par les plus de 40 personnes de l'équipe des stratégies d’investissement alternatives d’Abrdn. Ce groupe supervise actuellement environ 14 milliards de dollars d’actifs.
Abn Amro Investment Solutions (AAIS), la société de gestion d’actifs d’Abn Amro, a finalisé le déploiement d’Aladdin, la plateforme technologique conçue par BlackRock pour les activités de gestion de portefeuille et gestion des risques en Europe. « Grâce à cette implémentation, AAIS franchit une étape stratégique en optimisant et upgradant son infrastructure technologique, ses outils et ses process », indique un communiqué. Abn Amro Investment Solutions a engagé un plan stratégique à l’horizon 2026, avec les priorités suivantes : développer son offre d’investissement et commerciale, notamment pour les tiers distributeurs, renforcer les équipes d’AAIS et se concentrer sur l’innovation, la technologie et les données. « Il s’agit d’une étape importante de notre développement. En effet, la combinaison du subadvisory et de la technologie nous aidera à créer de nouvelles propositions de valeur pour nos clients, en les aidant à répondre au plus près encore des objectifs des utilisateurs », commente François-Xavier Gennetais, directeur général d’Abn Amro Investment Solutions. AAIS a également externalisé son activité de middle office. Cela permettra à la société de se développer et de se concentrer davantage sur des activités génératrices de valeur ajoutée.
Cinven a annoncé lundi la clôture de son premier fondsStrategic Financials Fund, dédié au secteur financier. Le véhicule a récolté 1,5 milliard d’euros. Il cible l’assurance et la réassurance vie et dommages, la distribution d’assurance, la gestion de fortune ou encore les financements spécialisés adossés à des actifs, en Europe. LeStrategic Financials Fund a déjà procédé à trois investissements: le courtier en assurance Miller, en mars 2021, aux côtés du fonds de Singapour GIC; Compre, un spécialiste du rachat de portefeuilles d’assurance vie, en avril 2021; et en février dernier, IFGL, un assureur vie quifournit des produits d'épargne longue à une clientèle internationale.
Allianz France développe un programme d’investissements dans les régions françaises pour soutenir le développement économique local. Ce programme représente un premier engagement de 32,5 millions d’euros (au 11 juillet 2022), à travers des investissements directs dans cinq fonds de private equity régionaux : Epopée West Web Valley II, dans les régions Grand-Ouest et Bretagne ; IRD Gestion «FE2T», dans la région Hauts-de-France et les régions limitrophes ; NCI «Reprendre & Développer 5», dans les régions Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Hauts-de-France et Ile-de-France ; Smalt «Sud Horizon», dans la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur ; et Smalt «RUNaissance» à La Réunion. Ce programme sera prochainement complété d’un sixième investissement dans le fonds «Cap Innov’Est 2 (CIE 2)», dans la région Grand-Est.
La Commission des sanctions de l’AMF vient d’infliger une amende de 200.000 euros à la société de gestion 123 Investment Managers pour ne pas avoir disposé de procédures opérationnelles relatives à la commercialisation et à la diffusion d’informations commerciales et règlementaires à destination des tiers; pour ne pas voir diffusé une information claire, exacte et non trompeuse sur les caractéristiques des fonds qu’elle gère et sur les frais prélevés; pour ne pas avoir disposé d’une procédure relative aux conseils reçus de tiers; et pour ne pas avoir réalisé de contrôle sur la gestion conseillée. En revanche, la Commission a retenu qu’123 Investment Managers n’avait pas manqué à son obligation d’agir de manière honnête, loyale et professionnelle en n’informant pas ses clients, au cours de la période contrôlée, de l’existence d’un conseiller intervenant auprès du fonds ou de la société de gestion.
Northern Trust Asset Management vient de recruter Philip Vernardis en tant que vice-président senior et directeur de l’engagement actionnarial («stewardship») pour la région EMEA, selon un post sur LinkedIn. Philip Vernardis arrive de State Street Global Advisors (SSGA), où il était vice-président et directeur mondial du reporting et de l’engagement actionnarial depuis 2019. Il a rejoint SSGA en 2016 comme responsable de l’engagement des actifs. Il était également membre du groupe de travail des «Investment leaders» au sein du Cambridge Institute for Sustainability Leadership ainsi que membre du comité de l’investissement responsable chez The Investment Association entre 2019 et 2022. Auparavant, il a travaillé comme responsable de l’analyse ESG chez Fidelity International entre 2013 et 2016. Au début de sa carrière, il a travaillé comme analyste de la gouvernance dans les entreprises chez Manifest Information Services en 2010, avant d’être promu au rang de directeur adjoint de la recherche sur la gouvernance en 2012.
UBS réfléchit à laisser Iqbal Khan seul aux commandes de la gestion de fortune, selon Bloomberg. A travers cette possible réorganisation, Tom Naratil, qui codirige actuellement cette division avec Iqbal Khan, se concentrerait sur son autre fonction de directeur de la gestion de fortune dans les Amériques. Aucune décision définitive n’a été prise et ces plans pourraient encore changer, selon Bloomberg. Cette promotion pourrait faire d’Iqbal Khan un potentiel successeur de Ralph Hamers à la direction générale du groupe. Il est arrivé chez UBS à son poste actuel en 2019, après avoir été la victime d’un scandale de filatures chez le concurrent Credit Suisse, qui aura forcé le directeur général d’alors, Tidjane Thiam, à la démission.
Les investisseurs ont retiré 50 milliards de dollars des fonds de dette émergente depuis le début de l’année, rapporte le Financial Times, citant des données de JPMorgan. Il s’agit de la décollecte la plus forte pour ces fonds en 17 ans au moins. La hausse de l’inflation, le resserrement monétaire et l’invasion de l’Ukraine ont fait fuir les investisseurs.