Robeco vient de recruter David Thomas en tant que gérant de portefeuille senior pour sa future stratégie d’investissement axée sur la biodiversité, RobecoSAM Biodiversity Equities. Il va intégrer l'équipe déjà en place, et collaborera avec le département d’investissement thématique «Recherche durable et Actionnariat actif». David Thomas arrive d’Ellerston Capital, où il était gérant de portefeuille, en charge de la gestion de multiples stratégies, dont un portefeuille pour l’un des plus grands fonds souverains au monde. Par le passé, il a travaillé pour des sociétés internationales telles que Price Waterhouse Coopers, Macquarie Bank, Morgan Stanley et CLSA. La future stratégie sera gérée de manière active avec un portefeuille concentré et diversifié. L’univers d’investissement sera composé d’entreprises qui soutiennent l’utilisation durable des ressources naturelles et des services écosystémiques, ainsi que des technologies, produits et services qui aident à réduire les menaces sur la biodiversité ou contribuent à la restauration des habitats naturels. Le fonds relèvera de « l’Article 9 » du règlement SFDR.
Le milliardaire et fondateur du hedge fund américain Point72, Steve Cohen, a retiré son investissement de la start-up de trading de crypto-monnaies Radkl, selon un porte-parole de Radkl cité par Bloomberg. Radkl bénéficiait du soutien financier de Steve Cohen depuis septembre dernier tandis que le segment des crypto-monnaies gagnait de l’intérêt au sein même de la finance traditionnelle. L’année 2022 est beaucoup plus difficile pour le secteur. Radkl a perdu au moins deux directeurs cette année selon le décompte de Bloomberg.
Les actions françaises étaient largement plébiscitées par les fonds actions internationales à la sortie du premier semestre 2022 selon une étude de Copley Fund Research. Le fournisseur de recherche américain a analysé la composition de 365 fonds actions internationales actifs aux encours cumulés de 907 milliards de dollars au 30 juin 2022. La recherche révèle une exposition moyenne de 4,2% à la France des fonds actions internationales étudiés à fin juin 2022, ce qui en faisait la quatrième exposition moyenne en termes de pondération derrière les Etats-Unis (54,5%), le Royaume-Uni (6,2%) et le Japon (4,7%). Près de 90% des 365 fonds analysés – soit 328 fonds – avaient une exposition aux titres français au 30 juin 2022, ce qui plaçait le marché français troisième derrière les Etats-Unis (99,8%) et le Royaume-Uni (95,9%). Dans son étude, Copley Fund Research a comparé les expositions pays des fonds avec celles du fonds indiciel coté (ETF) MSCI ACWI EUR HDG Ucits qui réplique la performance de l’indice MSCI ACWI en couvrant à 100% les expositions aux devises des marchés développés par rapport à l’euro. D’après le fournisseur de recherche, les fonds actions internationales n’ont jamais autant été surpondérés dans leur exposition française par rapport à celle de l’ETF (+1,48%) en huit ans de données analysées. Il indique que 64,8% des fonds actions internationales analysés étaient surpondérés sur les actions françaises par rapport à l’exposition de l’ETF fin juin. «La majorité des expositions à la France en portefeuille sont de l’ordre de 2 à 6%», note l’étude. La plus grosse exposition aux actions françaises enregistrée à fin juin était celle d’un fonds au style de gestion «croissance intensive» (aggressive growth). Il s’agit du fonds PGIM Jennison Global Opportunities (17,52% sur 5 titres) distribué par PGIM Investments mais géré par Jennison Associates. Suivaient les expositions de deux fonds value, le fonds Global Value (13,93% sur 6 titres) de Sanlam Asset Management et le fonds Equity World de Value Square (13,87% sur 13 titres). LVMH, titre le plus investi devant Sanofi et Schneider Electric En termes de titres, LVMH Moet Hennessy était le titre français le plus investi par les fonds actions internationales fin juin. Environ 30% des fonds analysés le détenaient pour une exposition moyenne de 0,45%. C’était aussi la plus grosse conviction française pour un certain nombre de fonds actions internationales, dont le Mundoval Fund et le fonds Invesco Global Growth qui détenaient des positions respectives de 6,3% et 5,8% sur LVMH. «Sanofi et Schneider Electric figurent dans le second groupe, étant détenus par respectivement 26,3% et 25,5% des fonds et étant surpondérés par rapport au benchmark par les gérants actions internationales actifs. En réalité, les 15 titres français les plus détenus par les fonds actions internationales sont surpondérés par rapport au benchmark», observe l’étude. La plus grosse exposition à un titre français unique, tous fonds actions internationales analysés, revenait au fonds Global Equity Ucits du gestionnaire britannique GuardCap qui était exposé à hauteur de 6,4% à EssilorLuxottica au 30 juin 2022. En termes absolus, la position du Fundsmith Equity Fund dans L’Oréal était la plus élevée à la même date, représentant 1,45 milliard de dollars d’encours du fonds qui en comptait 27,8 milliards au 30 juin 2022. Sanofi et Capgemini, gagnants de la rotation Copley Fund Research pointe que Sanofi et Capgemini ont particulièrement profité de la rotation d’allocation des fonds actions internationales sur le premier semestre 2022. Quelque 4,1% et 3,3% des fonds analysés ont respectivement pris des positions ou renforcé leurs positions sur cette période. Les deux plus grosses positions initiées par les fonds actions internationales sur le marché français durant le premier semestre sont à l’initiative des fonds BL Equities Dividend et de DWS Croci Global Dividends qui ont chacun pris une position de 2,3% respectivement sur Hermes International et Kering. Les fonds actions internationales se sont aussi renforcés sur Veolia, TotalEnergies, Essilor Luxottica, Air Liquide et Euroapi. A l’inverse, ils ont réduit voire coupé leurs positions sur BIC, Rexel, La Française des Jeux, Dassault Systèmes, EDF, Atos et Sartorius Stedim Biotech. Parmi les plus larges clôtures de positions françaises du premier semestre 2022, Copley Fund Research enregistre celle du fonds Franklin Mutual Beacon Fund qui a coupé sa position de 2,8% dans Michelin et celle du fonds FP Wheb Sustainability qui s’est délesté de sa position de 2,7% sur Orpea. Le fonds International Equity Ucits de St. James’s Place a lui coupé LVMH à hauteur de 2,7%.
Les fonds indiciels cotés (ETF) obligataires iShares de BlackRock sur l’investment grade et le haut rendement (high yield) européens voient leurs échanges atteindre un niveau record selon Bloomberg. D’après les données compilées par l’agence, les deux ETF s'échangent à hauteur d’un montant cumulé de 62,7 milliards d’euros, soit le montant le plus élevé à ce stade de l’année, toutes années confondues. La semaine dernière, les volumes d'échanges sur ces ETF ont excédé ceux observés en 2020 quand la pandémie a poussé les traders à ajuster leurs positions en masse, relève Bloomberg. Le responsable de la stratégie obligataire iShares pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique, Vasiliki Pachatouridi, souligne que beaucoup d’investisseurs institutionnels ont utilisé des ETF obligataires pour la première fois depuis 2020. Ce, dans le but de générer des rendements actifs à travers des vues spécifiques sur la duration crédit ou le prêt de leurs parts d’ETF.
Les gestionnaires d’actifs, hedge funds en tête, ont acheté du pétrole américain en très grande quantité ces dernières semaines, relève Reuters. Dans la semaine du 18 au 26 juillet, les gestionnaires d’actifs ont acheté l'équivalent de quatre millions de barils de pétrole à travers les six contrats futures et options sur le pétrole lesplus importants du marché. Sur le diesel américain, les achats des gérants ont représenté l'équivalent de 9 millions de barils.
La société de gestion américaine Allspring Global Investments (anciennement Wells Fargo Asset Management) a nommé, ce lundi, Christian Pachtneren qualité de responsable des ventes pour l’Europe germanophone. Il occupait précédemment le poste de managing director et de président des relations avec les consultants dans le monde chez Allianz Global Investors, où il a aussi exercé les fonctions de responsable du service client en Amérique du Nord. Christian Pachtner a par ailleurs pourRCM Capital Management, Dresdner Bank AG et la filiale allemande de JP Morgan. Allspring gérait 476 milliards de dollars d’actifs au 30 juin 2022.
Selon une étude de Copley Fund Research, les actions françaises représentaient la troisième plus grosse exposition pays des fonds actions internationales à fin juin 2022.
Le fournisseur d’ETP (Exchange-Traded Products) Jacobi Asset Management vient de recruter Martin Bednall comme directeur général. Il remplace Jamie Khurshid, qui devient président. Il dirigeait l’activité d’ETF de FinEx Capital Management depuis six ans. Martin Bednall est un ancien d’iShares chez BlackRock, dont il a codirigé la région EMEA (Europe, Middle East and Africa).
Intesa Sanpaolo n'échappe pas à la baisse généralisée des encours chez les gestionnaires d’acitfs. Malgré une collecte nette de 10,7 milliards d’euros entre avril et juin 2022, la banque italienne a vu ses encours passer de 463 milliards à 436,5 milliards d’euros. Sa division de gestion d’actifs a vu sa croissance reculer une nouvelle fois, avec un résultat opérationnel en baisse de 4,4% à 242 millions d’euros sur le deuxième trimestre. Grâce à une taxation plus faible que sur le début de l’année, Intesa Sanpaolo réussit tout de même à délivrer un résultat net en hausse pour cette activité, avec 157 millions d’euros (+8,3%).
Kirao AM vient de recruter Franck Ramsamy comme commercial. Le jeune diplômé de l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci avait déjà travaillé quelques mois chez Kirao AM durant ses études, et avait ensuite enregistré une expérience chez Tikehau.
Le gérant alternatif UBS O’Connor, filiale de la banque éponyme, vient de procéder à trois nominations pour reprendre les fonctions de directeur général et directeur des investissements de Kevin Russel.Blake Hiltabrand, l’actuel codirecteur des stratégies event-driven,va prendre la direction générale. La direction des investissements a été transmise au responsable EuropeBernard Ahkonget au directeur crédit pour la multistratégieCasey Talbot.
La collecte nette des fonds d’investissement durables dans le monde s’est encore amoindrie durant le second trimestre 2022. Selon les données du fournisseur de recherche et agence de notation de fonds Morningstar, les fonds durables ont drainé 32,6 milliards de dollars de nouveaux capitaux sur la période, soit une chute de 62% par rapport aux 87 milliards de dollars collectés au premier trimestre 2022 et de 78% par rapport aux 150,3 milliards de dollars collectés au quatrième trimestre 2021. Les encours mondiaux des fonds durables ont diminué de 13,3% à 2.465 milliards de dollars fin juin. Morningstar note que cette baisse est moins prononcée que celle de 14,6% observée sur le marché des fonds dans son ensemble – qui a décollecté de 280 milliards de dollars sur la période d’après l’agence – au deuxième trimestre. L’Europe reste largement en tête de la collecte des fonds durables en affichant 31 milliards de dollars de flux nets, en baisse de 57% néanmoins par rapport au premier trimestre 2022. Il s’agit de la faible collecte nette trimestrielle pour les fonds durables en Europe depuis le début de la pandémie de Covid-19, souligne Morningstar. Les fonds durables américains ont subi, eux, leur premier trimestre de décollecte en cinq ans, ayant enregistré des rachats nets d’1,6 milliard de dollars au deuxième trimestre 2022, dont 1,2 milliard sur les fonds durables gérés activement. En outre, les fonds durables ont collecté respectivement 1,5 et 1,1 milliard de dollars au Canada et en Asie hors Japon. La collecte est légèrement positive en Australie/Nouvelle-Zélande et au Japon (0,6 et 0,2 milliard de dollars). Quelque 245 nouveaux fonds durables, dont 128 en Europe, ont été lancés dans le monde au deuxième trimestre 2022 (contre 242 au premier trimestre). BNP Paribas dans le top 3 de la collecte, Carmignac dans le top 3 de la décollecte En Europe, à fin juin 2022, les encours sous gestion des fonds durables s’élevaient à 2.030 milliards de dollars, en recul de 13,5% par rapport à mars 2022. BlackRock domine le classement de la collecte des fonds durables européens avec 5,9 milliards de dollars d’entrées nettes au deuxième trimestre 2022, suivi par UBS (3,4 milliards de dollars) et BNP Paribas (2,9 milliards de dollars). En agrégé, pour le top 10, la collecte a quasiment été divisée de moitié par rapport au premier trimestre 2022. Le podium des plus grosses décollectes en Europe, côté gérants, est composé de KLP (-3-3 milliards de dollars), Goldman Sachs en incluant NN IP (-2,6 milliards de dollars) et Carmignac (-739 millions de dollars dont -504 pour le seul fonds Carmignac Patrimoine qui a décollecté de 1,4 milliard sur le premier semestre 2022 selon les données cumulées de Morningstar). Côté fonds, en Europe, c’est un ETF de BNP Paribas AM, BNPP E JPM ESG Govt Bd IG 3-5Y, qui se classe premier de la collecte nette des fonds durables sur le deuxième trimestre avec près de 1,5 milliard de dollars d’entrées nettes sur la période. Il est suivi par un tracker de BlackRock, Blackrock ACS World ESG Equity Tracker, et du fonds de BlackRock, ACS World ESG Insights Equity qui ont respectivement attiré 1,4 et 1,1 milliard de dollars. La plus grosse décollecte enregistrée en Europe sur les fonds durables est venue de NN IP avec le fonds NN Duurzaam Aandelen qui a enregistré près de 2,8 milliards de dollars de sorties, en particulier d’investisseurs institutionnels qui ont transféré leurs actifs dans des mandats internes similaires au fonds.
UBS Asset Management vient de nommer Hayden Briscoe, directeur des obligations pour les marchés émergents et l’Asie-Pacifique, au rang de directeur de la gestion d’actifs pour Hong Kong, selon Finews.Asia. Il sera rattaché à Raymond Yin, directeur de la gestion d’actifs pour l’Asie-Pacifique. Au-delà de ses nouvelles responsabilités, il gardera son poste au sein du département du fixed income. Hayden Briscoe remplacera Adolfo Oliete, qui occupait ce poste depuis mai. Ce dernier conserve son poste de managing director et directeur des investissements pour l’Asie-Pacifique au sein d’UBS Hedge Fund Solutions, qu’il occupe depuis 2015. Hayden Briscoe est arrivé chez UBS AM en 2016. Auparavant, il a travaillé comme directeur des obligations en Asie-Pacifique chez Alliance Bernstein entre 2009 et 2016. Il a aussi occupé plusieurs postes au sein du département obligataire chez Schroders et Colonial First State Investments.
Le groupe suisse Vontobel a indiqué ce lundi avoir clôturé l’acquisition d’UBS Swiss Financial Advisers, annoncée en décembre 2021. UBS Swiss Financial Advisers était précédemment la filiale de conseil en investissement d’UBS aux Etats-Unis. Elle sera renommée Vontobel Swiss Wealth Advisors dans le cadre d’une fusion avec l’activité de conseil pour clients américains de Vontobel. Le futur Vontobel Swiss Wealth Advisors gérera presque 10 milliards de francs suisses.
Le groupe financier sino-britannique HSBC a présenté un résultat net ajusté de 262 millions de dollars pour son activité de gestion d’actifs au deuxième trimestre 2022, en baisse de 5% par rapport au premier trimestre 2022 selon ses résultats publiés ce matin. En outre, la gestion d’actifs d’HSBC a cumulé 20 milliards de dollars d’entrées nettes, suggérant une collecte nette de 17 milliards de dollars pour le deuxième trimestre 2022 puisque le premier s’était conclu par 3 milliards d’entrées nettes. La collecte s’est faite principalement sur les fonds monétaires, les produits de gestion passive et les fonds de private equity. Les encours de la gestion d’actifs d’HSBC ont baissé de 7% (-45 milliards de dollars) sur la première moitié de 2022, de 630 milliards à 585 milliards de dollars fin juin. HSBC évoque un effet de marché négatif de 33 milliards de dollars et un effet de change négatif de 32 milliards de dollars qu’ont partiellement compensé la collecte sur le premier semestre 2022.
La société de gestion britannique Jupiter Asset Management a fait part d’une décollecte nette de 2 milliards de livres pour le deuxième trimestre 2022. Des sorties qui, cumulées à un effet de marché négatif de 4,5 milliards de livres sur la période (-8,1 milliards de livres sur le premier semestre), ont fait reculer les encours sous gestion à 48,8 milliards de livres à fin juin 2022. Sur le premier semestre 2022, la décollecte nette atteint 3,6 milliards de livres et les encours de Jupiter AM ont diminué de 19,3%. Le gestionnaire affiche un bénéfice net de 202,4 millions de livres pour le premier semestre 2022, dont 200,5 millions de livres de commissions nettes de gestion. Jupiter AM a perdu 10 points de marge opérationnelle sur la première moitié de 2022 passant de 38% à 28%. «Le niveau de nos encours globaux et de notre décollecte nette est décevant et l’amélioration de la performance du groupe demeure la première priorité du conseil d’administration, avec un focus particulier sur l’amélioration de nos flux de clientèle. Les sorties ont été majoritairement enregistrées dans notre stratégie obligataire unconstrained ainsi que dans plusieurs de nos fonds orientés croissance dans un contexte d’aversion au risque grandissante des investisseurs tant sur les actions que sur les obligations», a commenté Andrew Formica, directeur général de Jupiter AM, qui s’apprête à céder sa place à Matthew Beesley tandis que la firme tente de mettre fin à la mauvaise passe qu’elle traverse ces dernières années. Andrew Formica, qui a déclaré vouloir«s’asseoir sur la plage et ne rien faire» en Australie une fois qu’il aura quitté Jupiter AM, voit tout de même des signes d’encouragement sur le segment institutionnel et les fonds durables pour lesquels la collecte du gestionnaire s’est avérée positive. Jupiter AM indique par ailleurs dans son rapport semi-annuel qu’il a passé en revue sa base de coûts et agit en conséquence pour réduire les coûts fixes liés au personnels et les coûts non compensés pour l’année entière 2022. Jupiter AM ajoute avoir identifié des opportunités de réduction de coûts et va travailler à son positionnement pour faire face à un environnement plus difficile à moyen terme.
Le groupe financier américain Principal vient de recruter Robert van Dijk pour diriger son activité au Brésil. Dans ce rôle nouvellement créé, il aura pour mission de faire croître les activités de gestion d’actifs et de fonds de pensions de Principal sur le territoire brésilien. Principal s’appuie entre autres sur son gestionnaire d’actifs local Claritas Investimentos et son fournisseur de plans de pension privés Brasilprev. Robert van Dijk est rattaché à Roberto Walker, président de Principal Latin America, et Pat Halter, directeur général de Principal Global Investors. Il compte plus de 40 ans d’expérience dans la gestion d’actifs et de fortune au Brésil.
Dans le cadre de la publication de ses résultats pour le deuxième trimestre 2022, la plateforme de distribution de fonds espagnole Allfunds a annoncé, ce vendredi, avoir trouvé un accord pour une prise de participation majoritaire dans le capital de MainStreet Partners. MainStreet Partners, fondée en 2008 et basée à Londres, est une plateforme de conseil, de reporting et de scoring sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les termes financiers de la transaction, dont la clôture est attendue dans les prochains mois, n’ont pas été dévoilés.
La société d’investissement a publié vendredi un actif net réévalué (ANR) en légère hausse au deuxième trimestre 2022, tandis que son chiffre d’affaires semestriel a également progressé. Au 30 juin, l’ANR s’est établi à 7,35 milliards d’euros, soit 165,6 euros par action. Il s’inscrit en progression de 1,7% par rapport au 31 mars. Sur la période de janvier à juin, son ANR a reculé de 10,4%, essentiellement en raison de la baisse des marchés financiers. Son chiffre d’affaires consolidé a augmenté de 16,3% à 4,22 milliards au premier semestre. Son ratio ‘loan to value’ est ressorti à 7,8% au 30 juin et devrait s'établir à 5,3% avec l’encaissement au second semestre du dividende payé par Bureau Veritas et du produit de cession de l’immeuble du siège parisien de Wendel.
Les fonds article 8 et 9 représentent désormais plus de la moitié des encours des fonds commercialisés dans l’Union européenne, selon les données de Morningstar. Leurs encours ont pourtant décliné au deuxième trimestre, de 6,4 % à 4.180 milliards d’euros. Mais la baisse des encours des fonds article 6 a été encore plus forte, de 8,9 %. Résultat, les fonds articles 8 et 9 se partagent désormais 50,9 % du marché européen. C’est ce qu’avait prédit Morningstar en début d’année. Depuis le 10 mars 2021, les sociétés de gestion doivent classer leurs fonds dans l’une des trois catégories suivantes en vertu du règlement de l’Union européenne (UE) sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR) : article 6, article 8 ou article 9, en fonction des objectifs de durabilité des produits. Les fonds article 9 sont les plus exigeants. Dans cet ensemble, les fonds article 8 restent largement majoritaires, avec 49,1 % des actifs, tandis que les fonds article 9 représentent 5 % des actifs. Pourtant, ces trois derniers mois ont plutôt été favorables aux articles 9. Les fonds articles 8 ont vu sortir plus de 30 milliards d’euros au deuxième trimestre, après avoir perdu 2,1 milliards d’euros au premier trimestre. En revanche, les fonds article 9 ont enregistré des souscriptions nettes de 5,9 milliards d’euros entre avril et juin, après 10 milliards engrangés sur les trois mois précédents. Parmi les fonds article 8 ayant subi les plus forts rachats (entre 700 millions et 1 milliard d’euros) sur le deuxième trimestre figurent le M&G (Lux) Optimal Income Fund, le Morgan Stanley Global Opportunity Fund et le Carmignac Sécurité. Les fonds article 9 ayant enregistré les plus fortes collectes sont les ETF iShares MSCI USA ESG Enhanced ETF et Amundi MSCI World SRI PAB, ainsi que le fonds Candriam Sustainable Equity EM. 16 fonds article 9 ont rétrogradé En termes de nombre de fonds, la part de marché des fonds article 8 et 9 a aussi grandi au deuxième trimestre, avec 7.274 fonds (31,3 %) des fonds classés article 8 et 948 fonds (4,1 %) classés article 9. Cela représente un total de 35,4 % de l’univers des fonds européens à fin juin. L’univers continue de s’enrichir grâce aux lancements de fonds: 183 nouveaux fonds au deuxième trimestre, principalement sur les actions. Parallèlement, les sociétés de gestion reclassifient des fonds. Ainsi, sur la période, 652 fonds article 6 sont devenus des articles 8 et 17 sont devenus articles 9. A noter que 16 fonds ont fait machine arrière, passant de l’article 9 à l’article 8. Cela inclut 10 stratégies de NN (désormais au sein du groupe Goldman Sachs) et quatre de Pimco. Ces reclassements sont survenus à la suite d’une approche plus prudente adoptée par les gestionnaires d’actifs à la lumière des récentes clarifications réglementaires. Les sociétés de gestion disposant des plus fortes parts du marché des fonds articles 8 en termes d’encours sont Amundi (4,6 % du marché), devant DWS, JPMorgan et Nordea. En article 9, c’est Pictet qui domine le classement avec une part de marché de près de 9 %, devant Amundi, BNP Paribas et BlackRock. Morningstar a aussi analysé les portefeuilles des fonds articles 8 et 9. Il se trouve que les sociétés détenues par le plus de fonds article 8 sont Alphabet, Microsoft et ASML. Pour les fonds article 9, le top 3 est composé de Schneider Electric, ASML et Vestas. Au total, sur les 9.827 titres détenus dans les portefeuilles articles 8 et 9, 2.853 sont inclus dans les deux catégories, soit un chevauchement de 27 %.
Azimut Alternative Capital Partners et AACP, filiales américaines d’Azimut Group, vont acquérir une participation minoritaire de 20 % dans RoundShield Partners, une société d’investissement européenne gérant 2,9 milliards d’euros. Fondée en 2013, RoundShield est investie dans des situations spéciales adossées à des actifs européens, dont l’immobilier ou les infrastructures. La société dispose de bureaux à Jersey, Londres, Genève, Madrid, Paris et Luxembourg.
La société de gestion affiche un résultat net ajusté de 269 millions d'euros pour le deuxième trimestre et a été affectée par la baisse des marchés à hauteur de 98 milliards d'euros.
Au 1er janvier 2023, entreront en vigueur les modèles de publications périodiques et documents d’information pré-contractuels comme les prospectus, spécifiques au règlement européen sur lapublication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers SFDR. Ainsi, lerégulateur des marchés financiers au Luxembourg, CSSF, a publié une communication ce mercredi pour rappeler aux gestionnaires d’actifs qui géreraient des fonds classés article 8 et 9 au sens de SFDR qu’il s’attendait à recevoir d’ici le 31 octobre 2022 au plus tard les prospectus mis à jour, en conformité avec les standards réglementaires de SFDR, des fonds Ucits et FIA concernés.
Le métier asset management de BNP Paribas a subi une légère décollecte de 700 millions d’euros au deuxième trimestre. Sur l’ensemble du premier semestre, les rachats atteignent 6,9 milliards d’euros. La seule gestion d’actifs (c’est-à-dire en ne comptant pas l’immobilier et Principal Investments) a vu sortir 400 millions d’euros sur le deuxième trimestre et 7,1 milliards sur le semestre. Les encours sous gestion du métier asset management sont ressortis à 531 milliards d’euros, en hausse de 2,4 % sur un an, mais en repli de 4 % sur trois mois. Sur ce total, la seule gestion d’actifs représente 499,7 milliards d’euros. L’ensemble du pôle Investment & Protection Services, auquel appartient le métier asset management, affiche des encours de 1.197,6 milliards d’euros, en retrait de 0,6 % sur un an et de 3,7 % sur trois mois. Ce pôle comprend aussi l’assurance et le wealth management. Ce pôle affiche une collecte nette de 9 milliards d’euros. Le produit net bancaire d’IPS, à 1.723 millions d’euros, est en augmentation de 2,2% par rapport au deuxième trimestre 2022. Le résultat avant impôt s’établit à 729 millions d’euros, en hausse de 1,1% par rapport au deuxième trimestre 2021. Sur l’ensemble du premier semestre, les revenus progressent de 1,0%, par rapport au premier semestre 2021. Ils sont portés par la hausse des revenus de Wealth Management et du métier Immobilier. Ils enregistrent l’impact de la baisse des marchés financiers sur le résultat financier de l’Assurance partiellement compensée par des plus-values dans le métier Assurance. Les revenus de l’Asset Management sont quasi-stables dans un environnement de marché très défavorable. À 1 411 millions d’euros, le résultat avant impôt d’IPS est en baisse de 5,6% par rapport au second semestre 2021. Il se compare à une base élevée au premier semestre 2021 liée à une cession en Asset Management.
La société de gestion américaine Franklin Resources, maison mère de Franklin Templeton, a publié ses résultats trimestriels pour la période courant de mars à juin 2022 ce jeudi. L’entreprise présente un résultat net ajusté de 416 millions de dollars (407,3 millions de d’euros) pour le trimestre, en baisse de 15% par rapport au trimestre précédent. Ses encours ont fondu de 7% sur le trimestre (- 97,7 milliards de dollars) et de 11% depuis le début de l’année, s’élevant à 1.379,8 milliards de dollars au 30 juin 2022. Franklin Resources enregistre un effet de marché négatif et de distribution de 135,5 milliards de dollars couplé à des rachats de 19,8 milliards de dollars sur les fonds de long terme. Seule l’acquisition de Lexington Partners, avec l’ajout de 57,2 milliards de dollars, compense mais pas suffisamment ces pertes. La décollecte nette totale (fonds monétaires inclus) de Franklin Resources atteint 38,2 milliards de dollars pour le premier semestre 2022. Côté produits, les fonds obligataires et actions de Franklin Resources ont décollecté respectivement à hauteur de 4,3et 9,2 milliards de dollars tandis que les entrées nettes respectives des fonds alternatifs et multi-actifs se portaient à 2,1 et 1,6 milliards de dollars sur la période. Les commissions de gestion de Franklin Resources ressortent à 1,63 milliard de dollars pour le deuxième trimestre 2022, en baisse d’1% par rapport à mars 2022.
La société de gestion Amundi, filiale du Crédit Agricole, a annoncé un résultat net part du groupe ajusté de 269 millions d’euros pour le deuxième trimestre 2022 (593 millions d’euros pour le premier semestre 2022) lors de la publication de ses résultats vendredi 29 juillet. Un chiffre légèrement en-deçà du consensus d’analystes FactSet (276 millions d’euros) mais qui «se maintient à un haut niveau», a jugé Valérie Baudson, directrice générale d’Amundi, lors de la présentation des résultats à la presse ce jeudi. La baisse de 17% du résultat net d’Amundi par rapport au premier trimestre 2022 s’explique par la baisse marquée des marchés et le retour à la normale attendu des commissions de surperformance (24 millions d’euros sur le trimestre). La firme a subi un effet de marché négatif de 97,8 milliards d’euros sur la période (-145 milliards sur le premier semestre), ce qui se traduit par une diminution d’encours sous gestion de 4,8% sur le trimestre. Au 30 juin 2022, les encours d’Amundi ressortaient à 1.925 milliards d’euros. Les joint-ventures asiatiques tirent la collecte Durant le deuxième trimestre 2022, Amundi a collecté à hauteur de 1,8 milliard d’euros, portant à 5 milliards d’euros sa collecte nette sur les six premiers mois de l’année. Un indicateur qui montre la robustesse du gestionnaire dans un contexte défavorable où ses pairs affichent dans leur grande majorité des décollectes nettes. «La collecte est restée positive grâce à la diversité de nos relais de croissance et de nos activités», note Nicolas Calcoen, directeur général délégué d’Amundi. Les joint-ventures asiatiques ont soutenu cette collecte, attirant 13,1 milliards d’euros d’entrées nettes sur le deuxième trimestre 2022. Ces flux ont permis de compenser des sorties nettes respectives de 2,3 et 9,1 milliards d’euros sur les segments retail hors joint-ventures et institutionnel. La firme souligne un contexte de réduction de risque dans les portefeuilles pour expliquer les sorties sur la clientèle institutionnelle. Si, sur le semestre, le segment retail, tiré par les distributeurs tiers, a engrangé des flux positifs de 11,9 milliards d’euros, les clients institutionnels ont retiré 28,5 milliards d’euros des fonds d’Amundi. En termes de produits, Amundi a enregistré une décollecte de 10 milliards d’euros sur les actifs moyen-long terme au deuxième trimestre 2022 après une collecte de 21 milliards au premier trimestre. Dans le détail, le gestionnaire a enregistré des rachats nets de 9,5 milliards d’euros sur sa gestion active, en particulier sur les fonds diversifiés (-6,1 milliards d’euros) et obligataires (-7 milliards d’euros). Les fonds actions ont vu des entrées nettes de 3,6 milliards d’euros. La gestion passive, notamment grâce à l’intégration des produits de Lyxor acquis fin décembre 2021 par Amundi, a collecté 0,8 milliard d’euros et la gestion actifs réels et alternatifs 0,3 milliard d’euros. Interrogée sur la décollecte des actifs moyen-long terme au deuxième trimestre, Valérie Baudson a indiqué qu’Amundi «anticipe une poursuite de cette tendance au second semestre si l’environnement macro-économique ne s’améliore pas». Par ailleurs, la directrice générale d’Amundi a démenti les informations publiées par Bloomberg jeudi sur le possible établissement d’une activité de fonds mutuels entièrement détenue par le gestionnaire en Chine, où elle vise 250 milliards de dollars d’encours d’ici 2025. «La Chine est une zone qui nous intéresse beaucoup. Nous n’avons cependant aucun nouveau projet sur la table et nous sommes concentrés sur nos joint-ventures avec BOC Wealth Management (filiale de Bank of China) et Agricultural Bank of China», a répondu Valérie Baudson. Rachat d’actions à hauteur de 0,5% du capital Les effets de l’intégration de Lyxor se sont aussi ressentis sur le résultat d’exploitation ajusté d’Amundi de 53,1% à fin juin 2022, «l’un des meilleurs de l’industrie» selon Valérie Baudson, Lyxor ayant contribué à ajouter deux points à ce coefficient d’après Nicolas Calcoen. L’intégration de l’ex-gestionnaire de Société Générale a aussi permis de limiter la baisse trimestrielle des commissions nettes de gestion à 4,3% (733 millions d’euros au deuxième trimestre 2022). Sur un an glissant, les commissions nettes de gestion sont en hausse de 4,6% à périmètre constant. Quant aux revenus d’Amundi Technology, fournisseur de solutions logicielles et de plateformes de gestion de portefeuille d’Amundi, ils sont en progression de 24,5% par rapport au premier trimestre 2022, ressortant à 12 millions d’euros. La société de gestion espère que cette unité contribuera, à horizon 2025, à hauteur de 150 millions d’euros au niveau du groupe. Enfin, Amundi a annoncé un programme de rachat d’actions d’un montant plafonné à 60 millions d’euros sur un maximum d’un million d’actions dans le cadre des plans d’attribution d’actions de performance. Ces rachats représenteront au maximum 0,5% du capital. «Ce programme est destiné à couvrir les plans d’actions de performance déjà attribués. Afin d'éviter une dilution des actionnaires existants, Amundi a décidé de ne pas émettre de nouvelles actions, mais de racheter les actions qui seront livrées à partir de 2023», précise la société de gestion.
Axa Investment Managers vient de nommer Gideon Smith responsable mondial d’Axa IM Equity QI, à compter du 1er août 2022. Il succède à Paul Flavier, qui rejoindra le groupe Axa le 1er août 2022. Gideon Smith est actuellement co-directeur de la gestion d’Axa IM Equity QI, avec la responsabilité conjointe du processus d’investissement, de la gestion de portefeuille et des activités de recherche Core. Il a rejoint Axa IM en 1998 où il a occupé plusieurs postes, notamment celui de directeur de la gestion Europe, responsable mondial de la gestion de portefeuilles et directeur des services clients. Basé à Londres, Gideon Smith sera rattaché à Mark Hargraves, responsable mondial d’Axa IM Equity, et sera responsable de l’activité Equity QI dans le monde.