Vanguard a lancé deux ETF ESG sur les Bourses de Milan et de Londres. Il s’agit des fonds ESG Developed Europe All Cap UCITS ETF et ESG North America All Cap UCITS ETF. Le premier réplique l’indice FTSE Developed Europe All Cap Choice et offre une exposition aux actions de grande, moyenne et petite capitalisations des pays européens développés. Le second suit l’indice FTSE North America All Cap Choice et couvre les titres de grande, moyenne et petite capitalisations des Etats-Unis et du Canada.
Quaero Capital a annoncé le recrutement de Claudia Eftimie en tant que responsable du développement commercial pour la Suisse alémanique et leLiechtenstein. Elle remplace Daniel Ritz, qui quitte l’entreprise pour des raisons personnelles mais continuera à conseiller Quaero Capital de façon indépendante, précise un communiqué. Claudia Eftimie vient d’Oddo BHF Asset Management où elle était senior sales Switzerland Claudia Eftimie a débuté sa carrière en tant qu’analyste actions auprès de Lombard Odier & Cie, puis de Julius Baer. Elle a rejoint le groupe Syz en 2004, où elle a assuré pendant près de huit ans la promotion et le développement commercial des fonds Oyster dans différents marchés. Après avoir participé à la création et dirigé une marque de maroquinerie de luxe en Asie, elle retrouve Bellevue Asset Management en 2015 comme senior sales Switzerland, avant de rejoindre Decalia en tant que region head pour leur gamme de fonds. Plus récemment, elle est recrutée par Oddo BHF Asset Management en qualité de senior sales Switzerland. Claudia Eftimie est diplômée en économie de la Hochschule St Gallen. Certifiée CFA, elle détient également un CAS (Certificate of Advanced Studies) en développement durable de l’Université de Zurich.
Selon des calculs de Bloomberg et d’un bureau d’analyse, le titre de la société de gestion britannique Abrdn pourrait sortir de l’indice FTSE 100 lors du calcul trimestriel de ses composants. L’action Abrdn a perdu plus de 37% depuis le début de l’année. Des résultats indicatifs devraient être publiés ce mardi par FTSE Russell après la fermeture des marchés. Outre un premier semestre difficile commun à la plupart des sociétés de gestion dans le contexte actuel, la société semble en outre avoir du mal à convaincre de l’efficacité de sa transformation ces dernières années.
La concentration du secteur de la gestion d’actifs ne profite pas aux investisseurs, notamment dans la gestion active, selon le directeur général du groupe américain Affiliated Managers Group (AMG), Jay Horgen, interrogé par le Financial Times. «On ne peut pas consolider le talent», estime-t-il. «Nous ne pensons pas que la concentration soit bonne pour les clients, nous ne pensons pas qu’elle soit bonne pour les associés de la société, et nous ne pensons pas qu’elle soit bonne pour les employés de la société. Je ne sais pas trop pour qui cela est bon au final», poursuit le dirigeant. «Vous pouvez créer de la valeur pour les actionnaires au détriment des employés, des associés et des clients». AMG, qui gère 691 milliards de dollars d’actifs, acquiert des participations dans des sociétés de gestion (AQR, Paranassus et Petershill) mais les laisse opérer de manière indépendante.
La société de gestion suisse Empira Group va ouvrir un bureau à Stockholm, en Suède, dans les semaines à venir. Elle a recruté Christoffer Andersson, un ancien d’Artisan Partners, pour être managing director et responsable des relations avec les clients nordiques. Il sera chargé de lancer et développer l’activité d’Empira auprès des investisseurs institutionnels en Scandinavie. Empira propose de l’immobilier coté et de la dette et gère 7 milliards d’euros. Ces derniers mois, la société s’est fortement développée à l’étranger, ouvrant des bureaux en Autriche, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Arnaud d’Anterroches a rejoint HSBC Global Asset Management (Switzerland) en tant que directeur commercial senior, selon son profil Linked-In. L’intéressé vient d’Asteria Investment Managers, où il était partner et responsable du développement. Il y officiait depuis juillet 2020. Avant cela, Arnaud d’Anterroches a travaillé chez Credit Suisse où il était directeur de la distribution, toujours à Genève en Suisse. Il a aussi été chez Franklin Templeton et Schroders.
Invesco vient de lancer Invesco Metaverse, un fonds d’actions internationales géré activement qui offre aux investisseurs une exposition au marché du métavers. Le nouveau produit est investi dans des entreprises de grande, moyenne et petite capitalisations issues de la chaîne de valeur du métavers. Cela englobe de nombreux secteurs distincts et interdépendants qui contribuent à faciliter, créer ou tirer parti de la croissance des mondes virtuels immersifs, indique Invesco. Sur le plan thématique, le fonds se concentrera sur sept domaines : les systèmes informatiques et d’exploitation de nouvelle génération; le matériel et les dispositifs permettant d’accéder au métavers; les réseaux pour l’hyperconnectivité; les plateformes immersives développées avec l’intelligence artificielle; la blockchain; les outils d'échange nécessaires pour assurer l’interopérabilité et les services et les actifs qui faciliteront la numérisation de l'économie réelle. Le portefeuille vise en outre une diversification géographique, avec des sociétés basées aux États-Unis, en Asie, au Japon et en Europe. Le fonds n’est pas géré par rapport à un indice de référence, mais sa performance est comparée à l’indice de référence MSCI AC World (Net Total Return). Invesco Metaverse sera géré conjointement par Tony Roberts, gérant, et James McDermottroe, gérant adjoint, qui appartiennent tous les deux à l'équipe Asia & Emerging Markets Equities d’Invesco, basée au Royaume-Uni. «On estime que, d’ici 2030, la réalité virtuelle et augmentée pourrait générer 1.600 milliards d’euros au sein de l'économie mondiale », a commenté Tony Roberts, gérant chez Invesco, citant des chiffres de PWC.
La gestion passive va accueillir un nouveau compétiteur. Morgan Stanley Investment Management va lancer quatre ETF ESG d’ici la fin de l’année, selon un document transmis au régulateur américain, la Securities and Exchange Commission (SEC). Il s’agit des fonds Calvert International Responsible Index ETF, Calvert US Large-Cap Core Responsible Index ETF, Calvert US Large-Cap Diversity, Equity and Inclusion Index ETF, et Calvert US Mid-Cap Core Responsible Index ETF. Calvert est un spécialiste ESG acquis par Morgan Stanley en 2020 à l’occasion du rachat d’Eaton Vance. Il sera chargé de la supervision de ces fonds. Les détails des tickers ou des frais de ces véhicules n’ont pas été dévoilés. Morgan Stanley IM est l’un des derniers grands acteurs américains à entrer dans la gestion passive. Pour y arriver, la société de gestion américaine a recruté Anthony Rochte, l’ancien dirigeant de Goldman Sachs Private Bank, en tant que directeur mondiale des ETF en mars cette année. Morgan Stanley IM a également nommé Allyson Wallace, l’ancienne directrice de l’architecture produit et de la plateforme iShares du gérant BlackRock, comme directrice mondiale des ETF capital markets.
Plus de six mois après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la liste des fonds actifs et indiciels cotés (ETF) exposés à la Russie s’est considérablement réduite. D’après les données du fournisseur américain de recherche sur les fonds Copley Fund Research, quelque 145 fonds investis activement en actions émergentes sur un total de 253 suivis sont parvenus à se délester de leur exposition russe entre fin 2021 et fin juin 2022. Ces débouclages se sont faits essentiellement dans la foulée du début du conflit russe en Ukraine, avant la fermeture totale de la Bourse de Moscou. Elle a rouvert depuis, mais interdit le trading aux investisseurs étrangers. En termes absolus, le cumul des expositions à la Russie coupées par ces 145 fonds sur la période s’élève à 9,4 milliards de dollars (9,1 milliards d’euros). Les fonds actions émergentes dont la gestion est basée sur un style croissance ou croissance intensive ont représenté 83% des sorties de la Russie (7,8 milliards de dollars en termes absolus) sur le premier semestre 2022. Selon Copley Fund Research, un fonds de Pictet Asset Management, «Pictet Global High Yield Emerging Equities», a soldé une exposition russe de 10,7% entre fin 2021 et fin juin 2022, suivi par le fonds «Kon Tiki» de Skagen qui s’était déjà débarrassé de son exposition de 9,5% à la Russie fin avril. Le fonds actions émergentes du gestionnaire britannique Baillie Gifford est aussi parvenu à déboucler ses positions russes (9,5%). Les données fournies par Copley Fund Research montrent que quatre gérants français ont également soldé les positions russes de leurs fonds actions émergentes entre fin 2021 et fin juin 2022. Carmignac a ainsi coupé les positions russes qui représentaient 6,8% de son fonds Emerging Discovery, BNP Paribas AM celles qui représentaient 4,5% de son fonds Emerging Equity. En outre, Comgest a soldé les 3,6%, 3,4% et 3% de positions russes qu’il détenait respectivement dans ses fonds Emerging Markets Plus, GEM Promising Companies et Emerging Markets. Enfin, le fonds Strategic Emerging d’Edmond de Rothschild AM a clôturé son exposition russe qui formait 3,6% de son portefeuille. Côté dette, la boutique française Hugau Gestion a récemment pu liquider les deux obligations Gazprom qu’elle détenait dans son fonds Monéterme et qu’elle avait été forcée de cantonner. Le Danois Jyske Invest a de son côté annoncé, le 11 août, avoir revendu la dette souveraine russe émise en rouble de son fonds obligataire marchés émergents.«Nous ne savons pas qui est l’acheteur mais un marché s’est créé»,a déclaré Finn Beck, directeur senior de Jyske Invest au quotidien économique Børsen. Suspension de longue durée Plusieurs gérants ont liquidé ou sont en train de liquider leurs fonds actions totalement exposés aux titres russes ou ceux qui l’étaient en grande partie via des fonds actions est-européennes(ou Europe émergente). C’est le cas de Jupiter AM, de Danske Invest et de Nordea IM. Pour son Russia Fund, Nordea espérait dans une communication fin avril pouvoir procéder à un premier paiement aux porteurs de parts au 31 août. BlackRock a de son côté liquidé deux ETF dédiés à la Russie en attendant de pouvoir rembourser ultérieurement ses porteurs de parts. D’autres gérants ont maintenu et prolongé la suspension de leurs fonds et ETF dédiés aux titres russes ou aux actions est-européennes avec un fort biais russe. La liste inclut notamment Pictet Asset Management, East Capital, Raiffeisen Capital Management, NN Investment Partners ou encore Amundi qui a dû suspendre trois fonds ouverts. Ces fonds resteront suspendus tant que leur valorisation ne peut être évaluée correctement. A l’occasion de la présentation à la presse des résultats du deuxième trimestre d’Amundi, sa directrice générale Valérie Baudson a indiqué que le résidu d’exposition russe de la firme était de moins de 0,01%. Cantonner ou ne pas cantonner? L’option d’un cantonnement des actifs russes, autorisé par de nombreux régulateurs (France, Irlande, Royaume-Uni, Luxembourg...) est envisagée par certaines sociétés. L’Autrichienne Erste AM a indiqué à Reuters y penser pour son fonds Europe émergente. Début août, une initiative du gestionnaire américain Pimco suggérait qu’il n'écartait pas l’idée de cantonner l’exposition à la dette souveraine russe de ses ETF obligataires via un mécanisme deside-pocket. Dans un avis aux actionnaires, Pimco a proposé d’amender les règles de ses fonds Ucits de manière à pouvoir utiliser le mécanisme de cantonnement si le besoin s’en faisait sentir et protéger ses investisseurs d'éventuelles difficultés de liquidité. Cependant, interrogé par le média ETF Stream, Pimco a expliqué que sa proposition d’amender les règles de ses fonds Ucits visait à refléter la politique révisée de la Banque centrale d’Irlande permettant la création de side-pockets. Le gestionnaire a assuré qu’il n’avait pas, pour le moment, l’intention de cantonner des actifs de ses fonds, dont ses ETF. Trois d’entre eux sont exposés à la dette russe. A savoir, l’ETF Pimco Emerging Markets Advantage Local Bond Index Ucits à hauteur de 5,6% ainsi que les ETF Pimco Euro Low Duration Corporate Bond Ucits et Pimco Euro Short Maturity Ucits à hauteur de 0,43% et 0,09% respectivement. Rares sont les société de gestion qui ont utilisé en pratique l’option de cantonnement à travers les side pockets. Schroders a été la première au Royaume-Uni. Elle a cantonné les actifs russes de son fonds actions Europe émergente, et l’a rouvert en juillet avec des encours d’environ 200 millions d’euros. C’est moitié moins qu’avant l’invasion de l’Ukraine, d’après les données de Morningstar. Perspectives baissières L’Américain Van Eck a, lui, dû suspendre la cotation de deux ETF actions russes en mars dont l’un était le plus gros ETF russe du marché avant le conflit. Leur suspension se poursuit. Le gestionnaire passif a publié, courant juillet, une mise à jour sur la situation du trading des titres russes sur son site internet. «La liquidité des titres russes reste extrêmement limitée et les investisseurs étrangers continuent d’être empêchés de faire du trading sur le marché russe local. La Bourse de Moscou n’a fait aucune annonce concernant de futurs plans sur une réouverture du trading pour les investisseurs non-russes», résume Van Eck. Enfin, les fonds Europe Emerging Equity et Russia Equity de BNP Paribas AM, gérés par sa filiale de gestion nordique Alfred Berg, restent eux aussi dans l’attente d’une réouverture du trading du marché russe aux étrangers. Dans un commentaire émis en juillet, la firme précisait que le marché des actions russes n’était baissier que de 13% en euros sur la première moitié de 2022, mais cette diminution était de 41% en roubles sur la période.
Katia Coudray n’est plus directrice générale d’Asteria Investment Managers, société genevoise spécialisée dans l’investissement à impact social créée par la banque Reyl, a révélé Le Temps la semaine dernière. L’intéressée occupait ce poste depuis le lancement de la société en 2019, rappelle Finance Corner. Elle a été remplacée par Jon Duncan, chief impact officer du groupe Reyl. Il semblerait que Katia Coudray ne quitterait pas le groupe Reyl. Cela fait suite à la perte par Obviam, filiale d’Asteria dans la microfinance, d’un mandat de 800 millions de francs suisses confié par le Sifem. Le mandat aurait été confié à ResponsAbility. La décision a été contestée par Asteria et BlueOrchard.
Credit Suisse accélère dans son processus de réorganisation qui a vu un nouveau directeur général prendre sa tête cet été. La banque suisse a annoncé plusieurs nominations ce lundi 22 août. Ainsi, Dixit Joshi est nommé nouveau directeur financier du groupe et Francesca McDonagh nouvelle directrice d’exploitation (Chief Operating Officer). Il intègrent tous les deux le comité exécutif. De même, Michael J. Rongetti devient chef par interim de la division Asset Management. Tous les trois seront placés sous la supervision du nouveau directeur général Ulrich Körner. Par ailleurs, Francesco De Ferrari, directeur général de la division gestion de fortune (Wealth Management), est désigné CEO pour l’Europe, le moyen orient et l’Afrique (EMEA). Dixit Joshi rejoint le Credit Suisse et prendra le poste de directeur financier le 1er octobre 2022. Il remplacera David Mathers, qui a décidé de démissionner après plus de 11 ans dans ce rôle, comme cela a été communiqué précédemment. Au cours des cinq dernières années, Dixit Joshi a occupé le poste de trésorier du groupe Deutsche Bank. Francesca McDonagh, dont la nomination au poste de responsable de la région EMEA avait été annoncée précédemment, prendra ses nouvelles fonctions de Chief Operating Officer à compter du 19 septembre 2022. Francesca McDonagh a récemment occupé le poste de CEO à la Bank of Ireland après avoir occupé plusieurs postes de direction au sein du groupe HSBC. Elle sera basée à Zurich, tout comme Dixit Joshi. Michael Bonacker a été nommé responsable de la transformation, et dirigera la refonte du modèle opérationnel et des coûts.
Les recrutements de commerciaux ont sérieusement repris dans les sociétés de gestion depuis quelques mois. Après la tétanie provoquée par l’épidémie de Covid et les confinements pendant presque deux ans, un mercato semble s’être enclenché. «Depuis presqu’un an et un peu partout, l’accent est mis sur les forces commerciales dans les sociétés de gestion. Alors que pendant le Covid et avant, les recherches s’orientaient plutôt vers les fonctions de risques, de compliance ou d’analystes ESG », note Renaud Pechoux, associé fondateur du cabinet de recrutement Themis. Par exemple, Aurélia Lovadina, ancienne directrice de la distribution externe pour la France de Natixis Investment Managers, a rejoint la nouvelle plateforme de private equity Altaroc, en tant que directrice de la distribution. Aussi en partance de Natixis IM, Estelle Castres, patronne notamment de la clientèle institutionnelle, a rejoint BlackRock en mars pour prendre la tête notamment de sa structure française. Frédéric Lejeune a pris les rênes du britannique JO Hambro en France après l’ouverture d’une succursale. Et de nombreuses autres sociétés ont continué de recruter comme Comgest ou Eleva. Mais pour les chercheurs de têtes, ce n’est pas seulement la fin du Covid qui a relancé les recrutements. Le hard Brexit dans les services financiers, qui a consisté à refuser le passeport européen aux acteurs basés au Royaume-Uni en a surpris plus d’un. «Un certain nombre d’acteurs financiers anglo-saxons ne s’attendait pas à l’application d’un hard Brexit, note Wendy Cochran, associée fondatrice de Newen Search. Beaucoup de sociétés de gestion ont réalisé qu’elles devaient avoir des commerciaux sur place, en Europe continentale, pour pouvoir développer et couvrir la clientèle européenne.». Paris a souvent été choisi comme «hub» commercial ou de gestion, tandis qu’Amsterdam était préféré pour les activités de trading et Francfort pour les activités de banque d’affaires. Recrutements du private equity Autre phénomène significatif: la montée en puissance des sociétés de private equity ou d’actifs réels, qui débarquent sur le marché français. «Les sociétés de capital investissement créent aussi un appel d’air en matière de recrutements de commerciaux car elles ont de forts besoins et il y a de nouveaux entrants sur le marché. Elles vont du coup de plus en plus recruter chez les sociétés de gestion traditionnelles qui, à leur tour, ouvrent des postes », confirme Wendy Cochran. KKR, BlackStone n’ont pas caché leur ambitions de grandir encore et de conquérir de nouveaux segments de clientèle. Et les commerciaux ne se font pas prier pour cela. «Beaucoup de commerciaux des sociétés de gestion traditionnelles veulent aller dans le private equity car c’est une classe d’actifs recherchée par les investisseurs», appuie Renaud Pechoux. Ils sont ainsi attirés par des bonus potentiels plus dodus grâce à de la collecte plus importante et des salaires fixes parfois même revalorisés. Certaines sociétés de gestion étrangères auraient revu les salaires d’embauche à la hausse de 10 à 20% en l’espace d’un an! «Certains fonds de private equity vont jusqu’à donner du carried interest à des commerciaux. Je ne suis pas sûr que cela se faisait avant», ajoute Renaud Pechoux. Reste à savoir si la tendance se poursuivra face au retournement enregistré sur le premier semestre en termes de collecte par certaines sociétés de gestion. Aux Etats-Unis déjà, plusieurs grands gestionnaires ont annoncé un gel des recrutements. «Pour l’instant, le ralentissement annoncé aux Etats-Unis ne se fait pas sentir en France. Mais cela arrivera à un moment », prédit Wendy Cochran.
L’investissement socialement responsable se porte à merveille outre-Rhin. Selon les statistiques de la BVI, ces fonds ont augmenté leurs encours de 48% sur un an pour atteindre 718 milliards d’euros. La progression s’est faite exclusivement sur le segment retail, et majoritairement grâce à l’effet marché. Les encours ont augmenté de 231 milliards d’euros, pour atteindre 575 milliards (+67%), avec seulement 40 milliards d’euros de collecte. Les fonds articles 8 et 9 représentent désormais 44% de ce marché. Les véhicules institutionnels, les Spezialfonds, ont eux à peine gagné 2 milliards d’euros, pour atteindre 143 milliards.
Le jeune gestionnaire suisse ESG-AM vient de réaliser deux recrutements en gestion et en analyse ESG, a appris Finews. Susanne Kundert, qui était jusqu’ici directrice du crédit spécialisé chez Swisscanto Invest, est nommée gérante et cofondatrice partner. Paula Krol, qui arrive de l’Organisation internationale du travail, est nommée experte ESG. Le gérant d’actifs, qui possède une licence de gestion depuis 2021, gère actuellement 150 millions de francs suisses d’encours.
Le gérant écossais abrdn vient d’ouvrir un centre d'étude sur la durabilité pour les Amériques. Dénommé abrdn Sustainability Institute, Americas, ce centre est calqué sur l’institut créé en 2021 pour l’Asie-Pacifique. Il devra notamment fournir de nouveaux produits et aider abrdn à être plus influente sur les sujets préoccupant ses clients et dans son engagement auprès des entreprises dans lesquelles elle est investie. La direction de l’institut a été confiée à Fionna Ross. L’intéressée travaille pour abrdn depuis quatorze ans. Elle était dernièrement analyste ESG senior pour les actions américaines. Dans ses nouvelles fonctions, elle est rattachée à l'équipe de spécialistes d’investissement durable deDanielle Welsh-Rose, et au directeur des investissement dans les Amériques, Ralph Bassett.
Handelsbanken Fonder vient de recruter Rikard Forssmed en tant que gérant pour Handelsbanken Amerika Småbolag, un fonds spécialisé dans les petites capitalisations américaines, selon un poste sur LinkedIn. Rikard Forssmed arrive de Swedbank Robur où il gérait le fonds Swedbank Robur USA depuis 2016. Il travaillait au sein de la société de gestion suédoise depuis 20 ans. Il a commencé sa carrière chez Swedbank en 2001 comme trader pour actions et dérivés, avant d’être nommé directeur du trading en 2005 chez Swedbank Robur. Ensuite, il a été nommé gérant et analyste financier sur les matières premières entre 2007 et 2016. Handelsbanken Fonder compte 88,6 milliards d’euros d’encours sous gestion tandis que Swedbank Robur gère 158,1 milliards d’euros.
En pleine période de vacances estivales, la collecte de fonds s’est fortement ralentie entre le 11 et le 17 août. Selon le Flowshow, le rapport de BofA Global Research sur la collecte hebdomadaire des fonds, les fonds investis sur les actions ont reçu 7,9 milliards de dollars sur la période en net, contre seulement 0,5 milliard pour les fonds obligataires, et une décollecte de -5 milliards pour les fonds monétaires. Les mouvements ont été très faibles sur la grande majorité des stratégies. Dans l’obligataire, les fonds de dette d’entreprises investment grade ont reçu 4,8 milliards de dollars, tandis que ceux investissant sur la dette souveraine ont rendu 5,2 milliards. Les autres sous-classes ne dépassent pas le milliard, dans un sens ou l’autre. Pour les véhicules en actions cotées, ceux couvrant les États-Unis ont la vedette avec une collecte de 9,2 milliards de dollars. Les fonds d’actions européennes ont rendu 2,2 milliards, et ceux de japonaises 0,6 milliard. Sur les stratégies américaines, seules trois catégories dépassent le milliard de collecte : les fonds de grandes capitalisations (+5,2 milliards), de style croissance (+1,6 milliard) et de petites capitalisations (+1,1 milliard).
L’affaire des fonds Alpha continue de faire des vagues chez l’assureur allemand Allianz. Son régulateur, la BaFin, lui a demandé d’améliorer ses contrôles internes et de clarifier les responsabilités au sein de son département de conformité, selon le magazine allemand WirtschaftsWoche, relayé par Les Echos. La BaFin aurait notamment des doutes sur la qualité du contrôle des risques, notamment en raison du grand nombre de filiales. Le régulateur ne s’est pas encore officiellement exprimé à ce sujet.
La députée européenne Danuta Hübner, rapporteure de la Commission des affaires économiques et monétaires (Econ) du Parlement européen (PE), a publié fin juillet deux rapports sur la proposition de révision de la Commission européenne (CE) des réglementations MIF2 (directive et règlement MIFIR) sur les marchés financiers. Elle juge cette révision indispensable pour l’Union des marchés de capitaux (CMU), mais identifie «certains points à améliorer» pour la rendre «efficace» et mieux proportionnée. Bases de données post-négociation La députée revient sur la création d’une base dedonnées post-négociation consolidée (consolidated tape, CT). Dès 2007, MIF1avait instauré une concurrence entre les Bourses historiques (MR) et des plateformes de négociation alternatives (MTF), mais ainsi fragmenté les marchés et la liquidité. En 2018, MIF2avait tenté d’y remédier en imposant de publier gratuitement, après 15 minutes de délai, les données sur les transactions auprès des brokers, des fournisseurs de donnéeset des CTafin de mieux évaluer la qualité de l’exécution (par les investisseurs) et de la liquidité (par les intermédiaires). Faute d’avoir vu émerger un modèle viable, la CE a proposé en novembre de créer 4 CT (actions, ETF, obligations, dérivés) privées sélectionnées par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) pour publier l’ensemble des données post-négociation, «en temps quasi-réel», dans des «formats standardisés comparables» et à un «coût raisonnable». Sur le point le plus controversé, le rapport recommande une publication à la fois des données post- et également pré-négociation pour les actions(seulement post-trade pour les autres actifs). «L’efficacité de la CT sera proportionnelle à la valeur qu’elle apporte à ses utilisateurs (...) pour éclairer les décisions de trading», justifie Danuta Hübner, sachant que ces derniers ont déjà une visionpost-trade complète sur les actions. Mais cette mesure suscite toujours l’opposition desBourses historiques, qui risquent de perdre leurs revenus liés aux données pre-trade. Larapporteure propose deux exemptions à la contribution obligatoire pour les petites Bourses - moins de 1% du total des échanges quotidiens moyens (ADTV) dans l’Union européenne (UE) - ou dont le marché national est peu fragmenté,«ce qui pourrait rendre la base de données assez peu représentative et ‘consolidée’ aux yeux de l’utilisateur final», regrette John Keogh, directeur de Susquehanna International. Les petites Bourses pourront toujours choisir de contribuer pour obtenir leur part des revenus, potentiellement plus intéressante que celle des grandes Bourses. Les MTF seraient aussi intégrés au partage des revenus dont la CE les excluaient étonnamment. Enfin, «le rapport propose d’introduire les différentes bases selon une approche progressive - en commençant par les obligations, puis les actions, les ETF et les dérivés - avec pas plus de six mois entre la nomination d’un fournisseur et le lancement du produit», souligne Pedro Pinto, directeur en charge de MIF auprès de l’Association des marchés financiers européens (AFME), accueillant positivement cette propositiondu rapport parlementaire. Les amendements maintiennent une publication des données prix et volumes des instruments «non actions» le plus vite possible, avec un report maximum jusqu’à la fin de la journée pour le prix, mais la possibilité d’un report jusqu'à 4 semaines (au lieu de 2 pour la CE) - avec un calibrage précis de l’Esma - pour les très grandes transactions sur les obligations pour lesquelles ce délai peut affecter la liquidité. Dark-pools La transparence pre-trade sur les échanges d’actions reste soumise à 4 exemptions : grande taille des ordres (LIS), prix négocié entre parties ouvia un système de gestion des ordres, ou prix importé en provenance d’une plateforme de référence (reference price, RPW). MIF2 avait tenté en vain de ramener les échanges des «dark-pools» vers des MR et MTF transparents en suspendant pour six mois l’exemption RPW au-delà d’un double seuil (double volume-cap, DVC) peu cohérent. La CE a proposé de limiter le RPW pour un titre donné à un seuil de 7% des volumes échangés pendant douze mois sur l’ensemble des «dark-pools» européens, et la taille des ordres concernés à 2 fois leur taille standard de marché pour ce titre (SMS, autour de 10.000 euros). Le risque étant d’annuler l’intérêt du RPW et de déplacer les transactions hors UE, Danuta Hübner suggère de supprimer le seuil de volumes. Elle évoque une habilitation del’Esmaafin de calibrer la taille limite des ordres concernés. La mesure serait plus juste, pas forcément plus simple à mettre en œuvre. La rapporteure suit la même logique pour les internalisateurs systématiques (SI), ces systèmes qui permettent un apport de liquidité via le compte propre de l’opérateur sans obligation de cotation et ni de transparence pre-trade au-dessous d’une certaine taille SMS, afin d’éviter de renvoyer les investisseurs des SI européens vers des SI britanniques. «Ses amendements proposent aussi de découpler le statut des SI et leurs obligations de reporting en introduisant la possibilité pour un participant de marché de s’enregistrer comme ‘designated reporting entity’ (DRE), ainsi qu’une approche qualitative - et non uniquement quantitative - pour la définition des SI, ce qui pourrait clarifier les rôles», estime Pedro Pinto. Pas de paiement pour flux d’ordres Enfin, Danuta Hübner conserve une position ferme - pourtant contestée par l’Allemagne - pour l’interdiction du paiement pour flux d’ordres (PFOF) dans l’Union- comme au Royaume-Uni et au Canada. Elle suggère que les régulateurs nationaux arrêtent d’interpréter les règles en recommandant des éclaircissements sur les exigences techniques liées à la meilleure exécution.
BlackRock a annoncé le lancement d’un nouvel ETF aux Etats-Unis, dénommé BlackRock Future Financial and Technology ETF. Le véhicule est géré activement par la franchise Fundamental Equity (FE) de BlackRock et cherche à maximiser le rendement en investissant dans des sociétés proposant des technologies innovantes et émergentes qui entraînent des perturbations au sein du secteur des services financiers. «Rien qu’aux États-Unis, l’utilisation des fintechs a augmenté de 30 % pendant la pandémie», explique Vasco Moreno, gestionnaire principal de l’ETF. «Grâce à ce véhicule, les investisseurs bénéficient d’un accès direct aux entreprises mondiales qui sont à l’origine de la prochaine source de croissance et qui mènent la révolution numérique dans des domaines couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, tels que les systèmes de paiement, la banque, les investissements, les prêts, ainsi que les assurances et les logiciels.» Son indice de référence est le MSCI ACWI Index et il affiche un ratio de frais de 0,7%.
Après les banques, c’est au tour des sociétés de gestion de veiller à l’utilisation des outils de communication comme Whatsapp par leurs salariés, rapporte Reuters. Le basculement vers le télétravail pendant la pandémie de Covid 19 a poussé le régulateur américain (SEC) à mener une enquête sur les banques de Wall Street à propos de leur surveillance des communications digitales entre salariés et clients. Le régulateur souhaite en effet vérifier si toutes les conversations importantes sont bien enregistrées via les canaux officiels. Cette surveillance de la part des régulateurs provient de la crise financière de 2007 et 2009 et vise à éviter l’insider trading ou front running ou trading basé sur une information confidentielle ainsi que pour assurer les meilleurs pratiques lors du service aux clients. La SEC et la Commodities Futures Trading Commission (CFTC) ont déjà sanctionné plusieurs banques à ce sujet en 2021, dont Morgan Stanley et JP Morgan, parfois avec des amendes de plusieurs millions de dollars, rappelle Reuters. S’inquiétant d’une telle enquête à leurs portes, les gérants ont augmenté la surveillance des interactions entre les salariés et leurs clients. Amundi, Axa IM, BNP Paribas AM ou encore JP Morgan AM ont déjà déployé des outils pour rassurer les régulateurs, souligne Reuters. Ils utilisent notamment des outils de communication officiels comme Symphony ou Mobius pour mieux gérer ces risques. Les utilisateurs de Symphony ont ainsi doublé depuis le début de la pandémie, avec désormais près de mille institutions financières clientes, et 600.000 utilisateurs. Certains gérants, dont BNPPAM, ont même interdit l’utilisation de Whatsapp pour des communications avec des clients. DWS a lui mis de côté 12 millions d’euros pour couvrir les potentielles pénalités à venir en raison de l’utilisation d’appareils non-autorisés ou de non-respect des exigences en matière d’archivage, assure Reuters.