La filiale du groupe écossais Aberdeen en Allemagne, Aberdeen Asset Management Deutschland, ne veut plus entendre parler des fonds immobiliers ouverts au public. Après ses déconvenues avec les fonds immobiliers Degi Europa et Degi International dans le sillage de la crise financière de 2008, Aberdeen a décidé de ne plus s’intéresser aux fonds immobiliers ouverts, en tout cas dans l’immédiat, a indiqué Hartmut Leser, président du directoire de la filiale allemande au Börsen Zeitung. Aberdeen, qui gère quelque 4,5 milliards d’euros dans l’immobilier, concentre ses efforts sur la clientèle institutionnelle.
Man Group, le gestionnaire britannique coté en Bourse, a annoncé le rachat de Silvermine Capital pour un montant pouvant aller jusqu'à 70 millions de dollars. Spécialiste des loans sur le marché américain, avec 3,8 milliards de dollars d’encours, Silvermine sera intégré à la division GLG de Man. Le gestionnaire alternatif est convenu de verser 23,5 millions de dollars en cash, avec deux paiements complémentaires de 16,5 millions et 30 millions après un an et cinq ans en fonction du niveau de commissions de gestion de Silvermine.
Les prix à la consommation dans les 18 pays de la zone euro ont baissé de 0,2% par rapport au mois d’octobre et augmenté de 0,3% en rythme annuel, comme prévu par les économistes, montrent les statistiques publiées mercredi par Eurostat, qui confirment l’estimation préliminaire. Hors énergie et produits alimentaires de base, les prix à la consommation ont augmenté de 0,7% sur un an.
L’Allemagne, qui veut présenter en 2015 son premier budget équilibré depuis près d’un demi-siècle, prévoit de ramener l’année prochaine ses émissions de dette publique à un plus bas depuis 2002, a annoncé mercredi l’agence allemande de gestion de la dette. La Finanzagentur compte émettre pour 199,5 milliards d’euros d’emprunts l’an prochain contre 212 milliards cette année. Les émissions se feront sur le marché obligataire à hauteur de 147 milliards d’euros environ et sur le marché monétaire pour quelque 38,5 milliards d’euros. L’agence lèvera aussi de 10 à 14 milliards d’euros de titres indexés sur l’inflation.
Le China Securities Journal, qui se fonde sur une source proche du dossier, indique que Pékin envisage de ne plus rendre obligatoire l’utilisation du ratio de prêts sur dépôts, qui mesure la capacité des banques à financer elles-mêmes les prêts accordés. Dans le projet de réforme bancaire en préparation, ce ratio serait simplement utilisé comme un indicateur destiné à suivre l’évolution du secteur.
Il y a un large consensus au sein du conseil des gouverneurs de la BCE pour faire davantage face «aux risques de désinflation», déclare au quotidien Benoît Coeuré, membre du directoire, ajoutant que ce qui a fonctionné aux Etats-Unis ou au Japon n’est peut-être pas reproductible en Europe. Il juge que la baisse des prix du pétrole est une bonne nouvelle, à condition qu’elle n’entraîne pas d’effets collatéraux négatifs. Mais «si les Etats ne prennent pas les mesures qui s’imposent, individuellement et collectivement, pour investir et réformer leurs économies (...), cela rend notre action moins crédible et à long terme moins efficace», prévient-il.
Les volumes d'émission pourraient dépasser 250 milliards d'euros en 2015, selon Natixis. Un éventuel programme d'achat de la BCE soutiendrait le marché
L’indice PMI «flash» composite de la zone euro, qui mesure l’activité dans le secteur privé, a progressé à 51,7 en décembre, contre un consensus à 51,5, après avoir touché en novembre un plus bas de 16 mois à 51,1. L’indice des services est remonté à 51,9 après 51,1, dépassant les attentes qui le donnaient à 51,5, et celui du secteur manufacturier a atteint 50,8 après 50,1, alors que le marché l’attendait à 50,5.
Fitch a annoncé hier soir la dégradation, de AA+ à AA, de la note de crédit qu’elle accorde au fonds européen de stabilité financière (FESF). Cette baisse reflète la dégradation de la note de la France par l’agence vendredi dernier. Fitch confirme en revanche la note AAA accordée au mécanisme européen de stabilité (MES), le successeur du FESF. La perspective accolée à la note du MES n’est plus négative mais stable.
Agé de 84 ans, l’ancien président de la Généralité de Catalogne Jordi Pujol, devenu la figure de proue du mouvement indépendantiste durant les 23 années où il fut au pouvoir, devra se présenter en janvier prochain devant la justice après avoir reconnu l’été dernier qu’il avait placé à l'étranger, pendant plus de 30 ans, des fonds non déclarés hérités de son père. Tout comme son épouse et trois de ses enfants, il sera appelé à témoigner en tant que suspect dans une enquête pour fraude fiscale et blanchiment d’argent, a fait savoir hier la Cour suprême de Catalogne. Jordi Pujol n’a pas dit combien d’argent avait ainsi été dissimulé au fisc espagnol, mais selon certains médias, il pourrait s’agir de plusieurs centaines de millions d’euros. L’affaire a provoqué une onde de choc en Espagne, particulièrement en Catalogne, dont le gouvernement régional milite pour l’organisation d’un référendum sur l’accession à l’indépendance.
La banque centrale suédoise a indiqué hier réfléchir à d’autres mesures si les prix à la consommation restaient trop bas, tout en laissant à zéro son taux directeur. «De telles mesures, si elles se révèlent nécessaires, pourraient être présentées lors de la prochaine réunion de politique monétaire», note la Riksbank dans un communiqué. En novembre, les prix en Suède ont baissé de 0,1% sur un mois et de 0,2% par rapport au même mois de 2013.
BlackRock France vient de recruter Stéphane Rotceig en tant que responsable commercial en charge du segment « Sélectionneurs de Fonds et Multi-Gérants ». Il exercera ses fonctions au sein de l'équipe de distribution France dirigée par Pierre Seydel, responsable mondial de la distribution pour la France, la Belgique et le Luxembourg.
Suite à la crise ont vu le jour des fonds de type UCITS, mais cherchant à répliquer les stratégies de gestion alternative des hedge funds. Le succès commercial est jusqu'ici au rendez-vous, mais les profils de performance de ces newcits sont-ils vraiment alternatifs ?
Dans le cadre du renouvellement de ses mandats arrivant à échéance, l’Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) lance un appel d’offres ouvert pour l’attribution de trois mandats de gestion financière. A l’issue de cet appel d’offres, les sociétés de gestion sélectionnées se verront attribuer un mandat « Actions Pacifique ISR » dont l‘objectif de gestion sera d’obtenir une performance supérieure sur le long terme à celle du MSCI Pacific. La sélection des valeurs devra reposer sur une analyse fondamentale des entreprises et sur des contacts réguliers avec le management des sociétés. En cohérence avec la décision du conseil d’administration de mettre en œuvre une politique de placements 100% ISR, les investissements devront être réalisés dans une perspective de long terme et se conformer au dispositif ISR de l’ERAFP. Les émetteurs seront évalués au regard du référentiel ISR propre à l’ERAFP et sélectionnés selon le principe du best in class. L’accent sera entre autre mis sur le respect par les entreprises en portefeuille des standards internationaux en matière de droits de l’Homme, droits du travail, d’environnement et de comportement sur les marchés. Les investissements seront réalisés dans les pays du MSCI Pacific (Australie, Hong Kong, Japon, Nouvelle-Zélande et Singapour). A titre indicatif les montants confiés au démarrage pour ce lot seront de l’ordre de 400 millions d’euros répartis sur deux gérants. Le troisième Titulaire se verra attribuer un Mandat stand-by. Les mandats seront d’une durée initiale de cinq ans avec la possibilité pour l’ERAFP de reconduire le Marché pour trois périodes successives d’un an chacune. Le dossier de consultation est disponible sur www.achatpublic.com. Le retour des dossiers de candidature est fixé au 23 janvier 2015.
La banque centrale suédoise a indiqué mardi réfléchir à d’autres mesures si les prix à la consommation restaient trop bas, tout en laissant à zéro son taux directeur. «De telles mesures, si elles se révèlent nécessaires, pourraient être présentées lors de la prochaine réunion de politique monétaire», note la Riksbank dans un communiqué. En novembre, les prix en Suède ont baissé de 0,1% sur un mois et de 0,2% par rapport au même mois de 2013.
La plate-forme de change FXCM, destinée aux investisseurs particuliers, a indiqué mardi qu’elle arrêtait les transactions sur le rouble alors que la devise russe a perdu jusqu'à 25% de sa valeur dans la journée. La société justifie sa décision par le fait que les principaux traders sur ce marché anticipent la mise en place d’un contrôle des changes en Russie. Mardi après-midi, au sortir d’une réunion au sommet, le ministre de l’Economie russe a cependant indiqué que le gouvernement n’avait pas l’intention d’instaurer un contrôle des changes.
Dans un contexte d’allongement de la durée de vie, les fonds de pension et autres investisseurs institutionnels pensent réussir à atteindre leurs objectifs de long terme, mais ils s’attendent à rencontrer des difficultés pour générer des revenus réguliers à court terme ainsi que pour répondre à leurs contraintes de passif, selon une étude de Natixis Global Asset Management réalisée auprès de 642 investisseurs institutionnels représentant des encours totaux de 31.000 milliards de dollars. Ils mentionnent les pressions qui les obligent à se concentrer sur des objectifs de performance à court terme, ainsi que leur besoin d’équilibrer la croissance et la protection de leurs actifs, mais poursuivent prudemment leur recherche de moyens innovants afin générer du revenu et de l’alpha. « L’allongement de la durée de vie représente un enjeu important pour les institutionnels, et en particulier les fonds de pension, qui gèrent aujourd’hui dans leurs portefeuilles une partie importante des futurs revenus à la retraite de la population mondiale » explique John Hailer, PDG de Natixis Global Asset Management, Amériques et Asie. « Notre approche de construction de portefeuilles durables place le risque comme premier facteur de détermination de l’allocation d’actifs, ce qui permet de donner aux investisseurs une perspective plus large les aidant à supporter les changements sur les marchés et à générer les rendements qu’ils recherchent». L’étude relève que 87 % des sondés estiment pouvoir répondre à leurs engagements de long-terme, mais pour 52 % des investisseurs interrogés, la majorité des autres institutionnels n’y arriveront pas. Les investisseurs sont 80% à trouver difficile de générer des rendements stables à court terme, et 60% d’entre eux s’attendent à rencontrer des difficultés dans la gestion du passif. 81% des investisseurs institutionnels pensent qu’il est difficile de réduire l’impact de la volatilité, et plus de trois quarts (77%) sont inquiets à propos de leur capacité à gérer les risques extrêmes (tail risk). Les quatre grandes menaces pouvant potentiellement peser sur les performances au cours de la prochaine année sont : les évènements géopolitiques, les problèmes économiques en Europe, le ralentissement de la croissance en Chine et la hausse des taux d’intérêt. Les institutionnels anticipent en moyenne des performances annuelles de 6,9% après inflation. Plus de la moitié des investisseurs (55%) pensent que les classes d’actifs traditionnelles sont trop fortement corrélées pour fournir des sources de rendement distinctes. Les marchés devenant plus efficients, ils recherchent de nouvelles sources de performance. Par conséquent, la plupart se sont détournés (dans une certaine mesure) de l’allocation d’actifs traditionnelle pour s’intéresser aux stratégies alternatives, ou décorrélées : 81 % estiment que les produits alternatifs sont adaptés aux portefeuilles institutionnels et 60 % jugent que ces stratégies sont de bonnes sources de performances et pour 71 % d’entre eux, les produits alternatifs sont nécessaires pour que les investisseurs institutionnels puissent gérer leur passif et le risque de longévité. Pour de nombreux investisseurs, la gestion dite ESG peut représenter à la fois une source de performance et une manière de réduire le risque. L’étude souligne que 54 % estiment que la gestion ESG présente des avantages en termes de croissance à long-terme et d’alpha et pour 55 % des investisseurs, la gestion ESG permet de limiter les risques, notamment les pertes liées à d’éventuels contentieux, conflits sociaux ou catastrophes écologiques. Pour 2015, les institutionnels se méfient d’une hausse des taux d’intérêt et privilégient la classe d’actifs actions. « Même si ils perçoivent les actions comme la classe d’actifs à privilégier en 2015, les investisseurs institutionnels restent prudents », tempère John Hailer. L’étude révèle entre autres que 67 % des investisseurs s’attendent à des difficultés au cours des trois prochaines années en raison des hausses de taux et 81 % estiment que la gestion de la volatilité sera complexe durant cette période. Face à la hausse des taux, les trois principaux choix de positionnement cités pour les portefeuilles sont les suivants : réduire les obligations à duration longue vers des titres plus courts (61%) ; réduire l’exposition au marché de taux (46 %) ; et renforcer l’utilisation des stratégies alternatives (36 %). Pour 46 % des investisseurs, les actions seront la classe d’actifs la plus robuste en 2015 – avec les actions américaines en tête par rapport aux autres régions. De plus, 28 % des participants estiment que la gestion alternative enregistrera les meilleures performances, avec le private equity en tête du podium au sein de cette catégorie. Seuls 13 % s’attendent à voir les obligations en première position, suivies par l’immobilier (7 %), l’énergie (3 %) et le marché monétaire (2 %). « En matière d’allocation d’actifs, l’immobilier et les stratégies dites « value » sont plébiscitées par les institutionnels mondiaux pour l’an prochain : 40% prévoient d’augmenter leur part dans les portefeuilles. Les actifs générant des revenus réguliers (immobilier, infrastructures, fonds « high dividend »…) sont également en bonne position et cités par 36 % des participants à l’étude », ajoute Christophe Point, directeur de NGAM Distribution France, Suisse Romande et Monaco.
Le gestionnaire d’actifs européen Candriam Investors Group (ex-Dexia AM), filiale de New York Life Management, a recruté Caroline A. Chartier à la tête de la communication Corporate. A ce titre, elle aura la responsabilité de la communication Corporate internationale et agira en tant que porte-parole de la société de gestion pour ses activités d’investissement socialement responsable (ISR), une activité qui représente environ 20 % de ses actifs gérés. Comptant plus de 15 ans d’expérience dans le domaine de la communication d’entreprise et la communication financière, Caroline Chartier a débuté sa carrière chez Brunswick Group à Londres avant de rejoindre Credit Suisse Asset Management en tant que vice-présidente mondiale de la communication et des relations médias entre 2000 et 2003. De 2003 à 2014, elle a géré sa propre société britannique Ermis Financial Communications, une agence représentant des hedge funds, des fonds de fonds, des gestionnaires de risques, des administrateurs de fonds et autres prestataires du secteur.
Cathay Capital, société de gestion active dans le private equity à la fois en Europe et en Chine, a annoncé lundi le bouclage définitif de son nouveau fonds Sino-French (Midcap) Fund pour un montant total de 500 millions d’euros, rapporte L’Agefi. Le quotidien note que ses deux principaux «limited partners», à savoir Bpifrance et China Development Bank, ont investi chacun 100 millions d’euros dans le nouveau véhicule. «Grâce à ce soutien, nous avons pu élargir notre base géographique, avec 15% d’investisseurs en provenance du Moyen-Orient que nous ne touchions pas jusqu'à présent. En France, la taille du fonds nous a permis de rentrer dans le radar des grosses compagnies d’assurance et caisses de retraite», souligne Edouard Moinet, cofondateur de Cathay Capital Private Equity. Au total, les institutionnels représentent 80% des montants levés, contre 20% pour les family offices et entrepreneurs. Le nouveau Sino-French Fund a vocation à prendre des tickets de 15 à 50 millions d’euros dans des PME françaises (40%), chinoises (40%) et européennes (20%, surtout allemandes).
L’un est Britannique, l’autre est Allemand. L’un est adepte de l’analyse fondamentale, l’autre est « quant »… Interrogés sur Newsmanagers TV, Jeffrey Taylor et Martin Kolrep affichent néanmoins deux points communs : ils exercent leurs fonctions au sein de la même société de gestion - Invesco AM – et leurs portefeuilles affichent des performances plutôt élevées. Depuis juin 2010, date du lancement de la plateforme amLeague, le portefeuille de Jeffrey Taylor sur la zone euro affiche une performance de benchmark plus 24 points de pourcentage, et celui de Martin Kolrep au sein du mandat Europe de benchmark plus 29 points, selon Vincent Zeller, responsable des relations partenaires d’amLeague. Ce sont les deux meilleurs, a-t-il constaté, non sans préciser que sur la zone euro, la mesure de performances récurrentes qui consiste à déplacer jour après jour la période d’observation confirme que Jeffrey Taylor et Martin Kolrep ont également battu sur deux ans leur benchmark dans 95 % des cas. Hormis Invesco AM, seules Ecofi Gestion dans le mandat de la zone euro, et Roche-Brune dans le mandat européen y sont également parvenues… Dans ce cadre, les deux gérant sont tout d’abord revenus sur les caractéristiques de leur gestion. Martin Kolrep a insisté sur l’aspect systématique de son pilotage, appliqué à un univers d’investissement d’environ 1 000 titres. Jeffrey Taylor pour sa part n’a pas contesté un volet systématique dans sa gestion. Mais il s’est cependant dit avant tout « obsédé par la valorisation des titres », dont ils analysent le potentiel à un horizon de deux trois ans. « On essaie aussi d’anticiper les tendances économiques », a-t-il expliqué, tout en rappelant que l’aspect le plus important de sa gestion consistait à faire du « stock picking ». A la question de savoir si les deux gérants avaient quelques valeurs en commun dans leur portefeuille en dépit de leurs gestions très typées, Jeffrey Taylor et Martin Kolrep ont admis avoir seulement deux valeurs dans ce cas, tout en précisant qu’il s’agissait de très faibles pondérations dans leurs portefeuilles respectifs. Enfin, au jeu des convictions pour 2015, les deux gérants se sont dits confiants. «Certes pour l’économie dans la zone euro et en Europe, la croissance sera modeste, mais elle sera positive», a indiqué Jeffrey Taylor. Et pour ce qui concerne la bourse, le gérant qui table sur un redressement des entreprises cotées, avec une hausse des bénéfices à deux chiffres, attend une progression de la bourse à deux chiffres également, comprise entre 10 % et 20 %. Confiant mais plus prudent, Martin Kolrep table sur une hausse de 10 %, en présence d’une certaine volatilité à l’image de ce qui s’est passé lors du second semestre de cette année. Vous pouvez consulter la vidéo en cliquant sur le lien suivant : http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/lesgerantssexpliquent.aspx?id=969
Invité dans le cadre du club investisseurs d’amLeague, Jean-Charles Grollemund, directeur général de l’IRCEM est revenu sur l’organisation de ce groupe dédié à la protection sociale des emplois de la famille et des Services à la Personne. L’ensemble, qui concerne les 1,6 millions de personnes travaillant au domicile de particuliers, compte trois institutions principales : «une institution de retraite Arrco, une institution de prévoyance et une mutuelle», a exposé le dirigeant, en précisant que le montant des capitaux gérés atteignait de fait un peu plus d’un milliard d’euros. Par grandes poches, l’allocation d’actifs est composé à 75 % en produits de taux, et le solde en actions pour l’institution de prévoyance et la mutuelle. Un chiffre assez élevé qui traduit la confiance du groupe dans les actions tandis que l’institution est soumise aux contraintes réglementaires Arcco pour l’institution de retraite, et, pour l’institution de prévoyance et la mutuelle, à la réglementation Solvabilité 1 – en attendant l’application de Solvabilité 2 en 2016. Sans contraintes réglementaires, alors que sur le plan tactique, l’allocation actions peut atteindre 30 %, Jean-Charles Grollemund imaginerait bien porter à 35 % cette poche. «Cela étant, a tempéré le dirigeant, la prépondérance des produits de taux s’explique aussi par la duration du portefeuille qui est de 4,5 années».Plus en détail, au sein de la poche actions qui ne comprend que des produits de gestion active, le groupe Ircem peut procéder par appels d’offres, investir dans des fonds dédiés ou dans des OPCVM ouverts. En chiffres, 90 % de la gestion des produits de long terme du groupe ont été délégués à la société de gestion d’un organisme paritaire, Federis Gestion d’actifs. En revanche, la trésorerie, et les 10 % restants des produits en question sont gérés en interne et se compose principalement d’investissements réalisés dans la zone euro. «Même si une petite poche est consacrée aux zones émergentes», a néanmoins précisé Jean-Charles Grollemund. Enfin, interrogé sur ses convictions pour 2015, le responsable du groupe veut croire à une performance positive des marchés actions de la zone euro à la fin de l’année. En revanche, sur le plan obligataire, le dirigeant table sur une remontée probable des taux au cours du quatrième trimestre… Une analyse qui, aujourd’hui, justifie que l’allocation stratégique composée à 75 % d’obligations et 25 % d’actions ne soit pas modifiée avant la fin de l’année prochaine. Vous pouvez consulter la vidéo en cliquant sur le lien suivant : http://www.newsmanagers.com/NewsManagersTV/regardsdinstitutionnels.aspx?id=968
Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds d’investissement, se cherche un nouveau directeur général, pour remplacer l’actuel, Pia Nilsson, qui se rapproche de la retraite. L’association, fondée en 1979, représente les intérêts d’un marché pesant 2.900 milliards de couronnes suédoises, soit 309 milliards d’euros.
Le fonds de pension des enseignants de l’Ontario, Ontario Teachers’ Pension Plan et Thoma Bravo LLC ont indiqué qu’ils allaient racheter le groupe américain Riverbed pour un montant de 3,6 milliards de dollars, rapporte l’agence Reuters. Depuis un peu plus d’un an, le principal actionnaire de Riverbed, Elliott Management, pousse Riverbed à la vente en raison d’un ralentissement de son activité et des difficultés rencontrées pour intégrer Opnet, une société de logiciels rachetée en 2012 pour environ 1 milliard de dollars. L’offre de 21 dollars par action en cash représente une prime de 12% par rapport au cours de clôture de Riverbed le 12 décembre.
Le fonds de pension coréen NPS (National Pension Service) envisage d’ouvrir un bureau à Hong Kong ou Singapour dans le courant de l’année prochaine, rapporte Asian Investor.Le fonds de pension, dont les actifs sous gestion s’élèvent à environ 455 milliards de dollars, a par ailleurs présenté en interne un plan quinquennal qui prévoit une amélioration de son approche d’investissement, de sa gestion des risques et de ses infrastructures internes.La proportion des actifs sous gestion investis à l’international devrait notamment passer de 20% actuellement à 25% d’ici à 2019. Les investissements dans les actions globales devraient notamment passer de 11,3% (soit 45,5 milliards de dollars) cette année à au moins 15%, soit 110 milliards de dollars, d’ici à 2019.
L’Association française des investisseurs institutionnels (AF2I) vient de publier le n°38 de la publication dédiée à ses adhérents dans laquelle elle fait notamment le point sur l’actualité des groupes de travail et clubs. Parmi lesquels figure le nouveau club de réflexion ''Economie de la gestion d’actifs’’. «Ce dernier vise à permettre aux adhérents qui le souhaitent, de pouvoir s’informer et échanger régulièrement sur les différents aspects macro-économiques et micro-économiques de la gestion d’actifs, des thèmes d’actualité sans oublier tout ce qu’il faut savoir pour négocier un partenariat équilibré avec son gérant», rappelle l’AF2I.Par ailleurs, l’Association revient sur l'état d’avancement de ses guides, dont celui portant sur les Mandats et Fonds dédiés. «Les travaux de relecture seront sans doute achevés avant la fin de l’année», note l’AF2I qui envisage de joindre, par la suite, à ce guide, un modèle de mandat-type servant d’exemple et d’illustration aux meilleures pratiques retenues.De la même façon, le guide AF2I/AFIC sur l’investissement en non coté est proche de son aboutissement, note l’association, une parution étant envisagée au cours du premier trimestre 2015.En revanche, la date de parution du guide OPCI a pris du retard «compte tenu des effets de la transposition de la directive AIFM, de la trêve estivale et des travaux de parachèvement du plan de comptes de l’OPCI menés à l’ANC», explique l’AF2I. Une nouvelle série de réunions de travail est prévue à partir de ce mois de décembre pour réaliser une relecture du texte produit par le groupe à la lumière des derniers événements, en vue d’une parution au premier semestre 2015.