D’anciens agents de la CIA forment désormais des gérants de fonds à l’art de l’interrogation, rapporte le Financial Times. Le mois dernier, Jupiter Asset Management a recruté d’anciens employés de l’agence américaine d’intelligence en tant que consultants pour donner à ses gérants de portefeuilles un avantage sur leurs concurrents. Maarten Slendebroek, le directeur général de la société de gestion, explique que l’objectif est d’enseigner aux gérants les tactiques des interrogatoires. Les exercices visent par exemple à aider les employés de Jupiter à identifier lorsqu’un dirigeant ment ou lorsque les clients sont mal à l’aise.
Stella Kong a quitté Standard Chartered Private Bank où elle était responsable régionale adjointe de la banque privée pour la Grande Chine et l’Asie du Nord, rapporte Asian Investor. L’intéressée avait rejoint la banque en 2010 après deux ans en tant que vice-présidente de la Grande Chine de Sarasin Rabo Investment Management.
3i Infrastructure a signé un accord pour investir 200 millions d’euros environ dans TCR, aux côtés de Deutsche Asset Management. Basé à Bruxelles en Belgique, TCR est le plus grand fournisseur indépendant d’équipements d’assistance au sol dans les aéroports et intervient dans près de 100 aéroports.3i Infrastructure et Deutsche AM vont chacun acquérir près de 50% de TCR, le solde étant conservé par l’équipe de management, précise un communiqué. 3i Infrastructure et Deutsche AM rachètent les parts des actionnaires actuels, Chequers Capital et Florac.
La banque italienne Gruppo Mediolanum a enregistré au premier trimestre des souscriptions nettes dans les fonds de 604 millions d’euros. Le total des encours gérés et administrés est ressorti à 70,85 milliards d’euros, en hausse de 2 % par rapport au 31 mars 2015.Banca Esperia, la banque privée du groupe, a dégagé un bénéfice net de 1,2 million d’euros et ses encours sous administration se sont élevés à 17,095 milliards d’euros, en repli de 5 % par rapport au 31 mars 2015 et de 1 % par rapport au début de l’année.
Banca Generali Private Banking vient de recruter deux banquiers privés de Credito Valtellinese (Creval), rapporte Bluerating. Il s’agit de Gianmario Grassi et Lorenzo Levati, qui affichent chacun un portefeuille clients de 150 millions d’euros.
La société de gestion italienne Arca SGR a dégagé en 2015 un bénéfice net de 27,8 millions d’euros, soit 10 millions d’euros de plus que l’an dernier. Il a aussi été décidé le versement d’un dividende de 0,20 euro par action, soit un total de 10 millions d’euros.
Warren Buffett a déclaré samedi aux actionnaires de Berkshire Hathaway que sa société continuerait de bien se porter que le pays soit dirigé par Donald Trump ou Hillary Clinton, rapporte le Wall Street Journal. L’investisseur, qui a choisi le camp d’Hillary Clinton, a déclaré que l’impact de Trump sur Berkshire ne serait pas le principal problème de l’entreprise.
La Française a enregistré l’an dernier une collecte record de plus de 4,1 milliards d’euros, a indiqué le Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE) le 29 avril dans un communiqué, à l’occasion de la publication de ses résultats annuels. Les actifs sous gestion de la filiale du groupe CMNE s'élevaient fin 2015 à plus de 52,5 milliards d’euros. Durant l’année sous revue, «La Française a connu en 2015 une croissance soutenue de son pôle immobilier. Elle a développé de nouvelles expertises avec ACOFI et poursuivi ses relais de croissance à l’international (création de la succursale anglaise de LFI, partenariat stratégique avec Fred Alger Inc. gérant d’actions américaines, joint-venture avec la banque suisse Gonet,...)», souligne le communiqué.
Le fournisseur d’ETF WisdomTree a enregistré au premier trimestre une décollecte nette de 5,4 milliards de dollars sur le marché américain après des sorties nettes de 2,6 milliards de dollars au quatrième trimestre 2015. Les actifs sous gestion ont ainsi diminué de plus de 14% d’un trimestre sur l’autre pour s'établir à 44,3 milliards de dollars. Sur un an, les encours ont reculé de plus de 11 milliards de dollars.Sur le marché européen, en revanche, la bonne dynamique des trimestres précédents se poursuit. Les actifs sous gestion ont progressé de 14,4% au premier trimestre 2016 pour s'établir à 885 millions de dollars à fin mars. Les entrées nettes se sont élevées à 193,3 millions de dollars après 205,3 millions de dollars au quatrième trimestre 2015.Le bénéfice net du trimestre ressort à 12,1 millions de dollars, contre 20,5 millions de dollars au quatrième trimestre 2015 et 12,1 millions de dollars au premier trimestre de l’année précédente. Des résultats qualifiés de «solides» qui ont incité la société à approuver une augmentation de 60 millions de dollars de son programme de rachats d’actions pour le porter à 100 millions de dollars.
Standard Life Investments étoffe sa gamme de fonds sur le marché français. Depuis le début de l’année, le gestionnaire d’actifs d’origine écossaise a en effet enregistré trois nouveaux produits actions à destination de la clientèle français : le European Smaller Companies Fund, le European Equity Unconstrained Fund et, enfin, le Global Equity Unconstrained Fund. « Ce lancement de nouveaux fonds sur le marché français témoigne de la volonté du groupe d’accélérer son développement en Europe continentale et en France en particulier en rendant plus de fonds disponibles aux investisseurs, afin de construire encore plus notre présence locale », souligne Roger de Passe, responsable de l’activité pour la France, la Belgique et le Luxembourg chez Standard Life Investments. En France, nous proposons déjà nos produits multi-assets de la gamme GARS, ainsi que des stratégies obligataires absolute return. Désormais, notre offre long only s’enrichit avec l’enregistrement de ces fonds actions. »Ces trois fonds sont des véhicules gérés activement, basés sur une analyse fondamentale des valeurs en portefeuille et des convictions fortes portées par une équipe de recherche et d’analystes. Chacun de ces trois nouveaux fonds « ont un portefeuille concentré de 40 à 50 valeurs », indique Ross McSkimming, Investment Director en charge des actions chez Standard Life Investments. Quelques mois après leurs lancements, ces fonds ont d’ores et déjà reçu un accueil plutôt favorable de la part de la clientèle française. « Nous avons beaucoup de retours positifs sur ces fonds actions malgré les turbulences sur les marchés depuis le début de l’année, évoque Roger de Passe. Nous avons eu de bons retours à la fois de la part des clients institutionnels et des clients ‘wholesale’, notamment de la part de fonds de pension pour le fonds European Smaller Companies. Mais ces produits sont surtout destinés à une clientèle « wholesale », à savoir les distributeurs. »Dans le cadre de la construction des portefeuilles de ces fonds, le gestionnaire d’actifs se concentre tout particulièrement « sur des entreprises sujettes à des changements et des évolutions, qu’il s’agisse de changements internes – nouveau produit, nouveau marché, nouvelle direction – ou de changements externes », explique Ross McSkimming. « Nous étudions les multiples facettes de ces changements, ce qui implique beaucoup de rendez-vous avec les directions de ces entreprises », ajoute Ross McSkimming. Pour y parvenir, Standard Life Investments peut compter sur une équipe de gérants qui ont également la casquette d’analystes. « Ils sont donc pleinement impliqués dans la vie des fonds et dans leurs relations avec les investisseurs, poursuit Ross McSkimming. Notre équipe dédiée aux actions d’Europe continentale compte 12 personnes mais ils peuvent s’appuyer sur les 60 gérants en charge des actions au sein du groupe à l’échelle mondiale. »Après avoir enregistré 3,5 milliards d’euros de collecte nette en Europe continentale en 2015, Standard Life nourrit désormais de fortes ambitions sur les actions européennes, notamment grâce au lancement de ces trois nouveaux fonds en France. « Les actions européennes s’inscrivent pleinement dans le cadre de la stratégie de diversification de la société, tant en termes de zones géographiques que de clientèle, indique Roger de Passe. Il s’agit de montrer au marché que nous ne sommes pas seulement des spécialistes du multi-assets mais que notre expertise est bien plus large. » Reste désormais à Standard Life Investments à transformer l’essai.
Constituée le 23 février 2016, l’association Synergies CGP a annoncé la semaine dernière regrouper 27 cabinets de conseillers en gestion de patrimoine (CGP) sur le territoire et représente des encours financiers conseillés de 557 millions d’euros à fin avril 2016. L’organisation, qui a pour but de formaliser et d’organiser des synergies entre conseillers en gestion de patrimoine membres et anciens membres du GIE Consultys, permet aux cabinets membres de bénéficier de relations privilégiées avec leurs partenaires fournisseurs (banques, compagnies d’assurance, plateformes, sociétés de gestion, promoteurs…), indique un communiqué.
Pioneer Autriche a annoncé le lancement d’un nouveau fonds de fonds de droit autrichien. Le portefeuille du Pioneer Funds Austria - Global Balanced Target Income Plus se veut diversifié et investira dans des fonds actions et des fonds obligataires du monde entier. Le produit vise un versement de dividendes bi-annuel. L’exposition aux actions du portefeuille est de minimum 20 % et sera limitée à 50 %, précise un communiqué. La poche obligataire sera principalement constituée de titres Investment grade ou BB+. L’exposition au secteur des matières premières est quant à lui limité à 10 %
OppenheimerFunds vient de recruter Sharon French en tant que responsable des solutions beta. L’intéressée vient de BNY Mellon où elle était conseillère stratégique senior auprès du CEO et président de la gestion d’actifs, avec une spécialisation sur la croissance des ETF et du multi classes d’actifs. Elle a également travaillé au sein de BlackRock.Chez OppenheimerFunds, Sharon French « sera chargée de faire croître l’activité smart beta de la société en s’appuyant sur le succès des ETF Oppenheimer Factor Weighted ainsi que de concevoir de nouveaux produits multi factoriels pour aider à répondre à la demande des clients », indique un communiqué. Elle sera basée à New York et rejoindra l’équipe senior leadership, sous la direction d’Art Steinmetz, président et directeur général d’Oppenheimer Funds.
Barry Wittlin, un ancien trader pour compte propre chez Merrill Lynch, a décidé de fermer son hedge fund au bout de neuf ans d’activité. Barry Wittlin va liquider les actifs de WCG Management et rendre l’argent aux clients d’ici à fin juin, selon une lettre aux investisseurs obtenue par l’agence Bloomberg.WCG Management, basé à New York, mettait en oeuvre une stratégie macro. Les actifs du fonds s’élevaient à 3,4 milliards de dollars à fin décembre 2015. L’essentiel de ces actifs logeait dans le WCG Strategies Fund, un véhicule gérée pour le compte de Brevan Howard Asset Management.
Porto Rico a annoncé lundi matin avoir trouvé un accord avec des créanciers de la Banque gouvernementale de développement, fixant les bases d’un accord de restructuration de la dette. Ces créanciers portent environ 935 millions de dollar d’obligations de la structure. Ils se sont donnés 30 jours afin de signer un accord définitif, permettant ainsi de repousser à fin mai l'échéance de dette de la Banque de développement. Dimanche soir, Alejandro Garcia Padilla, le gouverneur de Porto Rico, avait annoncé un moratoire sur cette échéance de 422 millions de dollars due initialement aujourd’hui. Ce défaut ouvrait la voie à une possible saisie des actifs de la banque en vue d’une résolution. Le Congrès américain, qui dispose d’un fort pouvoir de supervision sur le territoire, n’a toujours pas passé de législation pour encadrer la restructuration des 70 milliards de dollars de dette de l’île.
Selon la version définitive de l’indice Markit, l’activité manufacturière a touché un plus bas d’un an en avril en France à 48,0, contre 49,6 en mars. Soit le deuxième mois consécutif sous le seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité. La composante production de l’indice, qui avait affiché une progression mineure en mars, est retombée à 48,3. Les nouvelles commandes ont connu un quatrième mois consécutif de recul, à 45,6.
L’agence de notation DBRS a maintenu vendredi la note BBB du Portugal, un soulagement pour les autorités de Lisbonne puisque cette note est la seule en catégorie d’investissement dont dispose encore le pays et qu’elle lui permet de rester éligible aux rachats de dettes de la Banque centrale européenne. DBRS précise que sa note BBB est assortie d’une perspective stable. «La note reflète l’appartenance du Portugal à la zone euro, la structure de maturité favorable de la dette publique et la réduction des vulnérabilités après une correction importante du déficit courant sur les dernières années», précise l’agence dans un communiqué.
Echaudé par ses investissements dans Volkswagen ou Glencore, le fonds souverain du Qatar réduit son exposition en Europe et fait davantage appel à des gérants extérieurs, ont confié des sources proches du dossier à Reuters. Le fonds a lancé une évaluation interne après la chute de certaines valorisations et celle des prix du pétrole et du gaz qui a fortement impacté les revenus des exportations du Qatar, ont dit les sources. Cette «revue» a conclu que QIA était «surinvesti» en Europe et devait moins investir en direct.
La Chine a supprimé dimanche la taxe professionnelle que payaient encore certains secteurs d’activité pour la remplacer par la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), désormais étendue à la totalité de son économie. Le Premier ministre Li Keqiang avait annoncé en mars devant l’Assemblée nationale populaire que cette réforme, la plus ambitieuse en matière de fiscalité depuis trois décennies en Chine, serait appliquée à compter du 1er mai. Expérimentée depuis le tournant réformateur de 1979, la TVA a commencé à s’appliquer à certains secteurs particuliers en 2012. Les quatre derniers secteurs à l’avoir adoptée dimanche sont la construction, l’immobilier, la finance et les services dits vitaux, parmi lesquels l’alimentation, la santé et le tourisme.
Les fonds investis en actions ont subi des rachats au cours de cinq des six dernières semaines et les sorties nettes ont atteint 6 milliards de dollars (5,24 milliards d’euros) sur la seule semaine au 27 avril, en dépit du net rebond des Bourses depuis la mi-février, montre une étude publiée vendredi par Bank of America Merrill Lynch Global Research. Les fonds dédiés aux actions européennes ont subi une douzième semaine consécutive de décollecte avec des retraits nets de 4,8 milliards de dollars sur la période, le montant le plus élevé depuis octobre 2014, selon l'étude qui reprend des données d’EPFR Global
La croissance de l’activité dans le secteur des services a ralenti en avril par rapport mars, montre l’indice officiel des directeurs d’achats publié dimanche. L’indice est revenu à 53,5 le mois dernier, contre 53,8 en mars et 52,7 en février. Quant à l’activité manufacturière, elle a certes enregistré en avril un deuxième mois d’amélioration consécutif mais elle a ralenti par rapport à mars, ce qui suscite des doutes sur la soutenabilité de la récente reprise de la deuxième puissance économique mondiale. L’indice officiel des directeurs d’achat (PMI) du secteur s’est établi à 50,1 après 50,2 en mars.
Le régulateur des marchés chinois (China Securities Regulatory Commission) a exigé des bourses de Dalian, Shanghai et Zhengzhou qu’elles enrayent la spéculation excessive qui règne depuis quelques semaines sur les matières premières, notamment le minerai de fer. Les marchés à terme doivent rester concentrés sur leur premier rôle de service de l'économie réelle et le régulateur ne veut pas qu’ils deviennent un «terreau fertile pour les spéculateurs de court terme», indique la CSRC dans un texte publié sur son site internet.
La Fondation pour la mémoire de la Guerre d’Algérie, des combats du Maroc et de Tunisie a effectué des placements à hauteur de 3 millions d’euros dans des EMTN obligataires émis par deux grandes banques françaises de premier plan, et distribués par Hexagone Finance. «Nous avons décidé de privilégié un risque bancaire européen senior de premier plan risque qui semble en adéquation avec notre objectif de gestion, a déclaré Patrick Remm, trésorier de la Fondation, à la rédaction d’Instit Invest. Nous avons décidé de ne pas diversifier notre risque de crédit sur du risque corporate, car ce n’est pas notre métier.» La Fondation restructure ainsi son portefeuille d’EMTN, les produits dans lesquelles l’institution avait initialement investi, proposés par le Crédit Agricole CIB arrivant à maturité. La Fondation, 7,9 millions d’euros d’encours sous gestion, disposait, à fin 2015, d’un portefeuille constitué à 65% d’EMTN, 26% de SCPI, 8% d’actions et 1% d’autres actifs.
Sarah McPhee a été nommée présidente du fonds de pension suédois AP4, rapporte realtid.se. Elle a travaillé pour le fonds entre 2001 et 2004. Elle était dernièrement directrice générale de SPP.
Le groupe suisse de banque privée EFG International a annoncé la signature d’un accord en vue de racheter à l’italien Unione di Banche Italiane S.p.A. les activités de banque privée au Luxembourg d’UBI Banca International (Luxembourg) S.A. (UBI) représentant environ 3,6 milliards d’euros d’actifs. Les modalités financières de la transaction ne sont pas divulguées.La transaction prendra la forme d’une acquisition au comptant d’UBI Banca International (Luxembourg) S.A. et n’aura pas d’impact matériel sur la situation en matière de capitaux propres réglementaires d’EFG International, annonce un communiqué diffusé le 28 avril.« UBI offre un large éventail de services de banque privée, de structuration de patrimoine, de gestion d’actifs et de banque d’entreprise en faveur d’une clientèle de particuliers et de sociétés basée au Luxembourg », détaille le communiqué. A noter que les succursales de Madrid et de Munich d’UBI de même que ses activités fiduciaires et de banque d’entreprise sont exclues de la transaction.« L’acquisition d’UBI (…) nous permettra de renforcer significativement notre position au Luxembourg et d’améliorer notre rentabilité. Nous entendons établir une franchise de banque privée et de gestion de fortune leader sur le marché national (…) », commente Konstantinos Karoumpis, CEO d’EFG Bank (Luxembourg) S.A. Sous réserve de l’obtention des autorisations réglementaires, la transaction devrait être bouclée dans le courant du premier semestre 2017 et la société sera par la suite associée avec EFG Bank (Luxembourg) S.A.
Une priorité stratégique. La banque privée luxembourgeoise KBL epb souhaite accélérer le développement de ses activités sur le marché français où elle n’a pas encore atteint la taille critique. Après avoir réalisé trois acquisitions majeures au cours des dix-huit derniers mois, la banque veut poursuivre sur la voie de la croissance externe. «Notre modèle de développement nécessite une taille critique de 5 milliards d’euros dans chaque pays où nous sommes présents. Un tel encours nous permet d'être à la fois durablement conforme à la réglementation et durablement profitable», a expliqué Yves Stein, Group CEO de KBL epb, le 28 avril à Luxembourg à l’occasion de la présentation des résultats annuels du groupe.Actuellement, a poursuivi Yves Stein, le groupe luxembourgeois, avec sur le marché français KBL Richelieu, est arrivé à mi-chemin environ de l’objectif des 5 milliards d’euros dans un contexte de contraction des marges en raison des exigences réglementaires croissantes. «On veut augmenter en taille sur le marché français. Et nous sommes convaincus que MiFID II va accélérer la consolidation. L'évolution de la structure de la tarification au Royaume-Uni et aux Pays-Bas est déjà très proche de ce qui va arriver avec la nouvelle directive européenne qui constitue un véritable changement de paradigme», a estimé Yves Stein. Dans ce contexte, la banque privée peut faire de la croissance organique, de la croissance «semi-organique», c’est-à-dire recruter des équipes, mais elle espère bien pouvoir faire également une opération de croissance externe, le groupe estimant pouvoir se développer sur un rythme de deux acquisitions par an avec, si besoin, le soutien de son actionnaire qatari, Precision Capital. «Si l’acquisition dépasse notre capacité de financement , notre actionnaire est prêt à nous accompagner et à faire une augmentation de capital», a lancé Yves Stein. Il ne s’agit pas non plus de réaliser des opérations à 1 milliard d’euros, plutôt de 300 à 350 millions d’euros plus, a précisé Yves Stein. Les opérations de croissance externe réalisées ces dernières années semblent en tout cas porter leurs fruits. En Allemagne notamment, le groupe, avec son fer de lance Merck Finck, a vu ses encours progresser l’an dernier de quelque 25% à environ 10 milliards d’euros. En Belgique, où le groupe a racheté les opérations d’UBS Belgium, les encours tutoient la barre des 10 milliards d’euros. Et l’achat en cours aux Pays-Bas d’Insinger de Beaufort, banque privée basée à Amsterdam qui devrait fusionner avec Theodoor Gilissen, la filiale néerlandaise de KBL epb, devrait donner naissance à une entité forte de plus de 20 milliards d’euros d’encours. En attendant, les résultats de l’exercice écoulé ne peuvent que conforter l’actionnaire sur la justesse de la stratégie mise en œuvre. L’an dernier, KBL epb a réalisé un résultat net part du groupe de 81 millions d’euros, en progression de 22% par rapport à l’année précédente. Le produit net bancaire a progressé à 549 millions d’euros contre 539 millions l’année précédente. Et les actifs sous gestion en banque privée ont augmenté de 3,7 milliards d’euros ou 8% pour atteindre 49 milliards d’euros. Les actifs en conservation sont pour leur part restés stables autour de 43 milliards d’euros, le groupe poursuivant une stratégie de développement de services à forte valeur ajoutée. Les premiers mois de 2016 ont toutefois été un peu plus chaotiques. «En faisant le point sur toutes les réussites récentes de notre groupe, nous devons toutefois admettre que le premier trimestre 2016 a été difficile pour notre secteur d’activités, témoignant des conditions de financement prévalant sur les marchés», a reconnu Yves Stein. Il n’empêche. «Notre groupe continuera toutefois ses investissements à long terme, notamment pour des acquisitions stratégiques, l’amélioration de ses activités opérationnelles et informatiques, ainsi que la formation et le développement professionnel de ses employés», a insisté Yves Stein. Et preuve que le marché français est véritablement au centre des priorités du groupe, Marc Lauwers, COO et Deputy Group CEO, a souligné que KBL Richelieu était l’une des deux entités, avec Banque Puilaetco Dewaay Luxembourg, à initier le projet de refonte complète du modèle opérationnel et informatique, qui devrait s'étaler sur plusieurs années, avec l’appui de la banque privée suisse Lombard Odier. Pour KBL Richelieu, la migration vers la nouvelle plateforme intégrée devrait intervenir début juillet. Last but not least, Yves Stein a signalé au passage la solide performance de «Richelieu Investment funds», la gamme de fonds maison lancée en janvier 2015, qui a enregistré l’an dernier plus de 525 millions d’euros d’entrées nettes...
Le fonds souverain norvégien a indiqué qu’il a essuyé un rendement négatif de 0,6% au premier trimestre 2016, indique L’Agefi. Les pertes de Norges Bank IM s'élèvent à 85 milliards de couronnes, réduisant la valeur du fonds à 7.079 milliards de couronnes (753 milliards d’euros) à fin mars. En cause, les actions (59,8% du portefeuille) et l’immobilier (3,1%). Leurs performances sont négatives de respectivement 2,9% et 1,3%. L’obligataire, qui représentent 37% des actifs, a rapporté 3,3%.